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CELLERIER

le fleuve en dehors de Cornavin. — Voir F. Barbey : La route du Simplon. — G. Autran : L'inspexteur divisionnaire Céard. — 2. Robert-Louis-Astolphe, 1781-1860, fils du précédent, reçu citoyen genevois en 1814, docteur en droit de Paris 1806, procureur général 1815- 1827, membre du Conseil Représentatif 1819 et de la Constituante de 1841. De 1828 à 1842, il fit partie de la Chambre des Travaux publics et y rendit de grands services. Il s'occupa en 1835 de l'organisation des secours en cas d'incendie et fut nommé la même année major des sapeurs-pompiers, qu'il forma avec une intelligence remarquable et dont il devint le colonel quand ils furent organisés militairement. En 1847, il publia un ouvrage sur la question des secours contre l'incendie qui eut un grand succès même à l'étranger. En l'honneur de son père, il avait retracé les principales phases et les difficultés de la création de la route du Simplon, dans un volume enrichi de planches, intitulé : Souvenirs du Simplon (1837). — Voir Galiffe : Not. gén. VII, 31. — Sordet : Dict. des fam. genevoises. — Révérend : Armoriai du premier Empire. [H. Da.]

CEBERG. Voir Ze Berg.

CÉCINA. Voir C/ecina.

CÉLÉRIER. Famille genevoise originaire de Lyon. Armes : d'argent à 3 guivres de sinople. — 1. François, reçu bourgeois le 2 avril 1589, du Conseil des Deux- Cents 1593. — 2. Théodore, fils du précédent, avocat au Parlement de Paris, * 3 octobre 1582, du Conseil des Deux-Cents 1623. Publia en 1642 un recueil de tous les traités d'alliance qu'avaient fait les Suisses. — ■ Voir Galiffe : Not. gén. VI. [H. Denkinger.]

CELER IN A (C. Grisons, D. Maloja, Cercle Ober- Engadin. V. DGS). Vge, Com. et paroisse. 1139 ad Selatannum ; 1313 Schellarin ; 1358 Celrina ; 1370 Schzelerina ; en vieux romanche Tschlarina ; en romanche actuel Schlarigna. D'après deux documents du 22 janvier 1139, dont l'authenticité est d'ailleurs contestée, les comtes souabes de Gamertingen possédaient, outre des droits à Zuoz et Samaden, des maisons, des champs, des pâturages et des serfs à Celerina, qu'ils cédèrent alors à l'évêché et à l'église Notre-Dame de Coire. L'évêché acquit aussi à Celerina des droits de dîme. Par la suite, en se développant, Celerina devint une communauté qui faisait partie de la corporation économique de la Haute-Engadine. A ce titre, le village jouissait de certains droits, notamment en ce qui concernait la police des eaux et forêts, la conduite des transports. Par un jugement arbitral du 19 juin 1527, Celerina acquit la juridiction civile pour les affaires ne dépassant pas 15 florins. Par la convention du 24 mai 1538, les communautés de Samaden, Bevers, Pontresina et Celerina procédèrent au partage et au bornage de leur territoire jusqu'alors commun et prirent ainsi rang de communes autonomes. Au spirituel, Celerina dépendit d'abord de Zuoz, puis de Samaden. Son église, dédiée à saint Jean (aujourd'hui église du cimetière), est mentionnée pour la première fois le 21 octobre 1320. Plus tard, on construisit encore l'église dédiée à la Vierge, à Cresta, l'église de la Sainte- Trinité, à Celerina, et en 1669 l'église principale actuelle, appelée autrefois il bel taimpel. En 1577, le village passa à la Réforme, grâce surtout à l'influence du pasteur Niklaus Kesal (Cheisel) de Valendas, natif de Celerina. Les écrivains Baptist Frizzoni, Zaccaria Palliopi et Giovanni Mathis sont originaires de Celerina. Registres de baptêmes dès 1612, de mariages dès 1609, de décès dès 1608. — Voir Robbi : Ils terms, dans les Annalas délia Societad rhaetoromanscha XXXI, p. 143. — Regest. de C. — Mohr : Cod.dipl. I,n°3 117 et 118. — Campell I, p. 67. — Sererhard : Einfalte Delineation I, p. 66. — Lechner : Das Obereng. — Meuli : Entstehung der autonom. Gem. im Obereng. — Moosberger : Die Biind. Allmende. — Chalender Ladin 1919, p. 51. — Nùscheler : Golteshduser. [A. G.]

CÉLIGNY (C. Genève. V. DGS). Com. et paroisse enclavées dans le canton de Vaud, comprenant le village de Céligny et les enclaves de la Grande et Petite Coudre. Formes anciennes du nom : Siliniacum 1163 ; Silignie 1200 ; Gilinie 1311 ; Celignie 1344 ; Cilignier 1387 == fundus Siliniacus, domaine d'un Silinius, gentilice romain. Sur le domaine de Murât, on a retrouvé les fonde-

ments d'une villa romaine et divers objets, entre autres une pierre tombale (Musée épigraphique de Genève). L'évêque de Genève avait juridiction omnimode sur le territoire de la commune, reconnue en mars 1319 par les nobles et habitants. L'abbé de Bonmont et le chapitre de Genève y avaient aussi des droits qui donnèrent lieu à des conflits juridiques avec la République de Berne jusqu'à la Révolution française. La paroisse, avant la Réforme, faisait partie du décanat d'Aubonne. En 1490, la commune, par suite des guerres, n'avait plus que onze feux (30 feux en 1414). Pour leur sauvegarde, les habitants demandèrent protection au duc de Savoie dont les terres étaient limitrophes. Ils s'engagèrent à cette occasion à payer une redevance annuelle de deux coupes d'avoine chacun. En 1536, Céligny avec le reste du mandement de Peney fut incorporé à la République de Genève. Le temple gothique a été restauré et agrandi au milieu du XVIIe s. Population : 422 hab. Registres de paroisses dès 1798. — Voir arch. de Genève : P. H. [H. Denkinger.]

CÉLIGNY (NOBLES DE). Famille autochtone établie dans le village du même nom. — Falco, témoin en 1163 (R. G. n° 373). Ont été mestraux de l'évêque de Genève au XIIIe et au XIVe s. Famille éteinte en la personne de Michelette de Céligny, vivante en 1495, épouse d'Hudric Bornand, d'Hermance. Leurs descendants prirent le nom de Bornand dit de Céligny. Armes : d'azur à la croix d'argent chargée de cinq coquilles de gueules. — Voir Arch. de Genève : Tableau gén. mns. par Léon Mathey. — Mulinen : Armoriai (Mns.). [H. D.]

CELIO, ZELIO. Famille tessinoise d'Ambri (Quinto). Armoiries : une fasce chargée de deiix fleurs de lys, au chef chargé d'un serpent posé en fasce (émaux inconnus). — 1. Francesco- Antonio, t 24 janvier 1818. Membre du Grand Conseil helvétique pour le canton de Bellinzone 1798 ; la même année est envoyé comme député au directoire d'Aarau pour obtenir des garanties pour le Tessin dans son union avec la République helvétique. Député au Grand Conseil 1803-1818, du Petit Conseil 1803-1807, membre du tribunal cantonal 1807. Partisan de la réunion de la Léventine au Tessin (1814), il est nommé, le 6 juin 1815, au Conseil d'État, à la place laissée vacante jusqu'à la solution de cette question. — ■ 2. Guglielmo, prêtre, * 13 septembre 1802 à Ambrl, f à Airolo 3 février 1879. Professeur au Séminaire de Pollegio 1822-1826, curé de Prato-Leventina 1826-1834, curé d'Airolo de 1834 à sa mort, député au Grand Conseil 1844-1855, vicaire capitulaire de la Léventine 1860. — Franscini-Peri : Storia délia Svizzera italiana. — Barofflo : Storia d. C. Ticino. — Dotta : I Ticinesi. [C. T.]

CELLARIO, Francesco (Franciscus Cellarius). Un des nombreux Italiens convertis à la Réforme qui cherchèrent un refuge et des fonctions de pasteur dans les vallées grisonnes où l'on parle italien ou romanche. Ayant pris part en juin 1568, comme pasteur de Morbegno, au synode rhétien de Zuoz, il fut saisi à son retour en Valteline, au bord du lac de Côme, par des émissaires de l'Inquisition, traîné à Milan, de là à Rome, et brûlé à petit feu comme hérétique le 20 mai 1569 ; cela malgré toutes les réclamations et les suppliques adressées à Rome par les envoyés des Grisons, lesquels protestaient aussi contre la violation de leurs frontières, Cellario ayant été arrêté sur territoire grison, et songèrent à entreprendre une expédition dans le Milanais.— Voir Camenisch : Carlo Borromeo und die Gegenreform. im Velllin, p. 85 [C. Camenisch.]

CELLARIUS. Voir Borrhaus, Martin.

CELLERIER. Famille genevoise originaire de Crans (Vaud), a donné des théologiens et des savants. Bourgeois le 15 février 1790. — 1. Jean-Isaac-Samuel, * à Crans 1753, f à Genève 1844. Ministre du Saint-Évangile 1776, quelque temps précepteur en Hollande et en France, pasteur à Satigny 1783-1814. Rod. Tœpffer l'a pris pour modèle dans son roman, Le Presbytère, et Mme de Staël parle de lui dans son livre de l'Allemagne IVe, p. IVe c. A publié : Discours familiers d'un pasteur de campagne, 1820 ; Homélies, 1823 ; Nouveaux discours, 1827 ; un Catéchisme et un Recueil de prières pour le culte dominical, 1845. — 2. Jacob-Élisée, fils du précédent, 1785-1862, pasteur à Satigny 1814, profes-

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