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CÉRÉSOLE

un représentant dans le Conseil de la pieve de Locarno et ensuite du bailliage. Le couvent de Disentis (confirmation par le pape Lucius III en 1185) et l'évêque de Côme avaient des droits et des biens dans la commune, qui les racheta au XVIe s. En 1531, Centovalli, Intragna, l'Onsernone et Ascona tentèrent de se séparer de la pieve de Locarno pour former une juridiction à part, avec Ascona comme chef-lieu ; mais les XII cantons s'y opposèrent. La commune des Centovalli fut dissoute par décret du 31 mars 1838 : les villages dits de Solivo, formèrent une commune avec Borgnone, Lionza, Costa et Camedo (commune de Borgnone) ; ceux dits de Ogivo, en formèrent une autre avec Palagnedra, Bordelli, Monado (commune de Palagnedra). Rasa devint une commune autonome le 6 décembre 1864, mais forme encore une vicinanza avec Palagnedra. Au spirituel, Centovalli appartint d'abord à la paroisse de Locarno, puis la vallée forma une seule paroisse, celle de Palagnedra, d'où se détachèrent Borgnone en 1630, Verdasio vers 1640 et Rasa en 1644. D'après Stumpf, les Centovalli donnaient au XVIe s. une forte émigration de ramoneurs dans tous les pays d'Europe ; il appelait la vallée Kaemifàgertal. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Monitore di Lugano 1923. — BStor. 1880, 1882, 1886, 1894. — Leggi del C. Ticino. — Urkundenregister. [C. Trezzini.]

CEPORINUS, Jac. Voir Wiesendanger.

OEPPI. Famille originaire de Morbio-superiore (Tessin), dont une branche se fixa à Delémont au XVIIIe s., où elle acquit le droit de bourgeoisie. Un rameau, établi à Porrentruy au siècle suivant, en devint également bourgeois. Armoiries : d'azur au lion d'argent sur trois monts de sinople, accompagné en chef de trois étoiles d'or. [A. Ceppi.]

CERAUNELATEUS. Voir SCHURTANNER, Jak.

CERCLES ET CLUBS GENEVOIS. La définition ordinaire du mot cercle est insuffisante pour les cercles genevois qui font leur apparition vers 1720 ou 1725. Ces sociétés furent en effet très vite amenées à se mêler de politique et devinrent rapidement les instruments des partis auxquels elles rendirent les plus grands services. Ils fournirent notamment aux adversaires de l'aristocratie au pouvoir des lieux de rendez-vous à l'abri des oreilles indiscrètes. Il n'est pas exagéré de dire que si les cercles n'avaient pas existé, les conditions des luttes politiques à Genève au XVIIIe s. auraient été profondément modifiées. Bien que ses partisans eussent aussi leurs cercles, le gouvernement ne tarda pas à se sentir gêné par ces sociétés envahissantes. Cependant ce fut seulement après la révolution de 1782 qu'il crut devoir ou put enfin les supprimer par un article de l'Edit de Pacification. Cette suppression fut du reste plus apparente que réelle. Les cercles se reconstituèrent presque aussitôt sous forme de coteries dans les cafés dont on avait permis l'ouverture en nombre illimité pour les remplacer. Ils furent rétablis légalement par l'Edit du 10 février 1789 et depuis lors, n'ont plus été inquiétés, mais, au XIXe s. le changement des mœurs en a peu à peu fait perdre l'habitude. Aujourd'hui, leur nombre est assez restreint et la plupart sont redevenus de simples sociétés d'agrément. Il existe cependant encore quelques cercles politiques : le Cercle démocratique, le Cercle du Faubourg (radical), le Cercle Indépendant, etc. où les différents partis tiennent leurs assises au moment des votations importantes et des élections.

Cercles politiques des Représentants. Au cours de leurs longues luttes contre les Négatifs, les Représentants se répartirent en douze divisions présidées chacune par deux commissaires et qu'on convoquait dans des locaux séparés toutes les fois qu'il y avait lieu de consulter le parti en corps ou de prendre une résolution commune. Ces grandes assemblées qui paraissent avoir eu des cercles ordinaires pour noyaux constituent ce qu'on a appelé les cercles politiques des Représentants ou les douze cercles. Ils fonctionnèrent de 1766 à 1768 et de 1777 à 1782. Époque de la révolution. Clubs. Cette période marque l'apogée des cercles. Ceux du parti révolutionnaire qui prennent le nom de clubs de 1793 à 1795 ou 1796 pour imiter les clubs français du même temps, exercèrent notamment sur les événements l'influence la plus

décisive. La révolution de déc. 1792 et l'insurrection de 1794 sont proprement leur ouvrage. [E.-L. B.l

CERENTINO (C. Tessin, D. Valle Maggia. V. DGS) Commune et paroisse, qui doit son origine probablement à l'alpiculture. En 1253, on ne parle pas de Cerentino, mais de Guarino, aujourd'hui Gorino, hameau de la commune. En 1500, Cerentino appartenait à la Roana superior, prenait part à la rébellion du Val Maggia contre les Français et se trouvait parmi les villages condamnés. En 1484, il envoya 25 soldats à la défense de la frontière de Bosco contre les Valaisans descendus dans le Val d'Ossola. Au spirituel, Cerentino fit d'abord partie de la paroisse de Cevio, dont il fut séparé en 1513 pour constituer une paroisse autonome. A la fin du XVIe s., le curé alternait sa demeure tantôt à Cerentino tantôt à Bosco. Une église était déjà consacrée à Cerentino en 1464. Les différentes chapelles dans les hameaux de la commune remontent : celle de Collinasca à 1761, restaurée en 1894, celle de la Casa dei Torri à 1680, de Gorino à 1739, de Camanoglio à 1601, de Cauzzi à 1636, de Corte di Sotto à 1858. Les confréries remontent à 1658 et 1683 ; les registres paroissiaux à 1682 (ceux des décès à 1740). Patrie du colonel et ingénieur Pietro Morettini. Pop.: 1596, 600 hab. (avec Bosco); 1801, 365; 1900, 209; 1920, 173. — Monti : Atti. — Pometta : Corne il Ticino. — Buetti : Notizie storiche religiose. [C. T.]

CÉRENVILLE, de. Famille qui serait originaire de Lorraine, se fixa dans le canton de Vaud au milieu du XVIIIe s. et y acquit la bourgeoisie de Paudex en 1766. Elle s'allia à la famille de Polier par le mariage en 1761 de Charles A.-R. (ci-après) avec Jeanne-A.-L.- Éléonore de Polier. Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 d'argent, semés de fleurs de lys de sable, aux 2 et 3 d'argent plein, une bande de sable bordée d'argent brochant sur le tout. — 1. Charles-Alexandre-Raymond, serait né à Nancy le 28 octobre 1728 ; fut col. lt. et adjudant général au service de Pologne ; f à Yverdon le 14 sept. i 796. — 2. Henri, 1808-1871, avocat, député au Grand Conseil 1862-1871, lieutenant-colonel d'artillerie. — 3. Edouard, fils du n° 2, 1843-1915, médecin réputé, professeur de médecine à l'université de Lausanne 1890- 1898, professeur honoraire dès 1898. — 4. Henri, frère du n° 3, * 1848, juge d'instruction du canton de Vaud 1877-1886, député au Grand Conseil 1874- 1877. — 5. Bernard, fils du n" 3, 1878-1915, historien, sous - archiviste de l'État de Va.ud, auteur du Système continental et la Suisse. — 6. Max, fils du n° 4, * 1875, député au Grand Conseil dès 1901 et président de cette assemblée en 1917, conseiller national 1917-1922, directeur de la Compagnie d'assurances La Suisse. [M. R. et M. G.]

CERESIO (CERESIUS). Nom donné au lac de Lugano. La dénomination Ceresius lacus se trouve pour la première fois dans Grégoire de Tours. Au moyen âge, le lac de Lugano s'appelait lacus luanus ; il ne semble pas qu'il ait porté, comme on l'a prétendu, le nom de Gauni lacus. La région du Ceresio était très peuplée déjà à l'époque préhistorique par les Ligures et les Gaulois ; plus tard par les Romains. Les Francs y auraient battus les Longobards vers 584 lors de l'expédition du roi Childebert. En 1462, le gouvernement du duc de Milan fit étudier le projet d'un canal du Ceresio, de Riva San Vitale à Olona et Milan. — Brentani : Lugano c il Ceresio. — Anastasi : Il lago di Lugano. — - BStor. 1888; [C T.]

CÉRÉSOLE. Famille vaudoise, originaire de Cerisola (province de Cuneo, Italie). — 1. Vincent, * 1773, lui médecin dans l'armée française d'Egypte, et mourut de la peste à Alexandrie en 1800. — 2. Auguste, 1801- 1870, fils posthume du n° 1. Après avoir commencé la carrière des armes comme protégé de Napoléon, il se fixa en Suisse, devint bourgeois de Vevey en 1822, puis fut pasteur en Allemagne et dans le canton de Vaud. — 3. Victor, 1831-1892, fils aîné du n° 2, consul suisse à Venise et historien. — 4. Paul, * 16 nov. 1832, f 7 janvier 1905, fils du n° 2. Avocat à Vevey, puis a Lausanne, chef du parti libéral, puissant orateur, il s'allia aux radicaux avancés que dirigeait Eytel, et renversa en 1861 le régime radical issu de la révolu-

(1ER IN ASC A

CERLIER

tion de 1845.

186G, date à

Membre du laquelle le

Paul Cérésole.

D'après une photographie.

Conseilîd'État de 1862 à parti radical revint au pouvoir, juge, fédéral de 1867 à 1870. Entré au Conseil national en 18G(i, il devint membre du Conseil fédéral en 1870, et fut président de la Confédération en 1873. Il prit une grande part à l'élaboration de la Constitution fédérale de 1872, qui fut rejetée par le peuple, et fut mêlé aux affaires du Kulturkampf. Il quitta le Conseil fédéral à la fin de 1875 et prit la direction d'une compagnie qui se proposait de percer le tunnel du Simplon. Il rentra au Grand Conseil vaudois en 1878 et au Conseil national en 1893, et prit part à tous les débats importants de l'époque.

Il joua en outre, comme chef de la Ire division dès 1878 et commandant du 1er corps d'armée dès 1891, un rôle considérable dans les affaires militaires. Était abbé de la confrérie des vignerons de Vevey lors de la fête de cette dernière en 1899. — 5. Alfred, 1842-1891, frère du n° 4, pasteur aux Ormonts, à Vevey et à Blonay, l'un des fondateurs du Foyer romand, auteur des Légendes des Alpes vaudoises et du Journal de Jean-Louis. — 6. Alfred, * 1864, fils du n° 4, juge, puis président du Tribunal cantonal en 1905 et 1917. — 7. Ernest, * 1868, frère du n° 6, juge aux tribunaux mixtes d'Egypte. ■ — Rec. gén. vaud. [M. n.] CERINASCA (C. Tessin, D. Bellinzone, Com. Arbedo). Hameau où l'on a découvert, d'octobre 1896 à novembre 1897, 167 tombeaux des premier et second âges du fer. Le contenu de 160 tombeaux a été acquis par le Musée national de Zurich ; celui des sept autres par le Musée de Berne. On y découvrit aussi des inscriptions en caractères étrusques . — Ulrich : Die Grdberfelder in der Umgebung v. Bellinzona. — Rivista archéologie^, comense 1911 et 1916. [C. T.]

CERISIER, dit de Seyssel. Famille d'origine savoyarde ayant donné un syndic à Genève, Eustache, en 1415 et 1416, date de sa mort. Armes : d'or au chef d'azur chargé d'une étoile d'or à 8 rais [C. R.]

CERISOLA (BATAILLE DE). La bataille de Cerisola en Piémont, le jour de Pâques 14 avril 1544, mit fin à la grande rivalité entre l'empereur Charles- Quint et le roi François Ier dans le Nord de l'Italie. La bravoure des régiments suisses au service du roi (7500 h. sous les ordres du colonel Wilhelm Frôlich) décida de la victoire qui assurait à François Ier ses conquêtes en Savoie, de Chambéry à Turin, faites en 1536. La bataille était aussi importante pour Berne, à qui elle assurait également ses conquêtes du pays de Vaud en 1536. Genève se vit délivré de la menace continuelle du duc de Savoie Charles III, qui s'était placé aux côtés de l'empereur. — Voir Leupold : Die Schweizertruppen in der Schlacht von Ceresole. — Stallwitz : Die Schlacht bei C. [H. Tr.]

CERJAT, de. Famille vaudoise qui remonte aux deux frères Guillaume et Jaquet «ou Cerjat », vivant à la fin du XIIIe s., et qui a donné plusieurs générations de magistrats à la ville de Moudon, spécialement sous le régime bernois. Armoiries : d'azur au cerf passant de gueules accompagné en chef d'une étoile d'argent. — 1. Jaquet, propriétaire à Moudon en 1299, co-fondateur de l'autel Saint-Georges dans l'église delà B. Marie à Moudon. — 2. Bolet, t vers 1370, fils du n° 1, un des plus gros personnages de son époque. — 3. Bodolphe, fils du n° 2, écuyer de l'évêque Guillaume de Menthonay, pourvu

en 1415 d'une lettre d'armoiries (impliquant la noblesse) de l'empereur Sigismond. — 4. Jean, 1434, qui fut la souche des seigneurs de Denezy, de Mézières et d'Allaman, dont lu descendance subsiste encore. — 5. Humbert, 1420-1487, premier seigneur de Combremont, conseiller de la duchesse Yolande de Savoie, au moment des guerres de Bourgogne, bailli de Vaud en 1478. — 6. Louis, fils dun°5, seigneur de Combremont et de Syens en 1507, souche d'une branche qui s'éteignit au XVIIe s. — 7. Nicolas, seigneur de Lignerolle et d'Allaman, impliqué en 1720 dans un procès de juridiction, reçut à Lignerolle les officiers du gouvernement bernois à coups de fusil et d'eau bouillante et eut pour ce motif ses biens confisqués. — 8. Charles-Sigismond, f 1848, lieutenant-colonel au service d'Angleterre. — 9. Elisabeth, 1768-1847, sœur du n° 8, co-fondatrice de l'asile des aveugles de Lausanne. [M. R.]

CERJAULAZ (C. Vaud, D. Moudon). Grand domaine que le curé de Chapelle donna en 1547 à la ville de Moudon et où l'on a trouvé en 1849 un cimetière burgonde. — DHV. [M. R.]

CERLIER (ail. Erlach) (C- Berne, D. Cerlier. V. DGS). Petite ville et paroisse. Anciennes formes : Erilacho 1185 ; Cerlei 1214 ; Cerlie 1228 ; Erliaco 1266 (nom d'origine celto-romaine, fundus Cxruliacus). Armoiries : de gueules à un arbre (aune) de sinople accompagné d"un croissant et d'une étoile d'or. La partie inférieure de la ville se trouve sur l'emplacement d'un endroit depuis longtemps disparu et appelé Sunkort. Cerlier et son château furent construits dans la deuxième moitié du XIe s. par Bourcard de Fenis, évêque de Bâle de 1072 à 1107. Cerlier appartint d'abord à la maison de Fenis-Neuchâtel, dont il forma le plus ancien domaine ; il passa en 1222 à la branche cadette et fut rattaché au domaine du comte de Nidau. Bodolphe II de Neuchâtel-Nidau, « comte de Cerlier », remit le 27 mai 1265 Cerlier à Pierre de Savoie, et le reprit de lui en fief. L'année suivante, il accorda à son nouveau fief une charte de franchise. A l'extinction de la maison de Neuchâtel, 1395, Cerlier fit retour à la Savoie qui, en 1407, en inféoda Jean de Chalon-Arlay. La fille de ce dernier, Marie, épousa en 1416 Jean de Fribourg, qui devint comte de Neuchâtel en 1424, et lui apporta Ceriier en dot. Jean de Fribourg lui-même obtint l'inféodation de Cerlier en 1456 de la part de Louis de Savoie. Lors des guerres de Bourgogne, Cerlier fut occupé par Berne, comme terre de Savoie, en 1474 ; en 1484, cette seigneurie lui était définitivement adjugée. Dès lors, Cerlier devint le siège d'un bailliage de son nom, dont les autorités résidèrent jusqu'en 1798 au château. Cerlier est une des petites villes les plus remarquables de l'ancienne campagne bernoise. Son château, qui a perdu une aile à la suite d'un écroulement, se compose d'un bâtiment d'habitation et d'une tour ronde. Depuis 1874, il abrite un asile pour garçons. La vieille ville, ou Junkerngasse, présente un des spécimens les plus intacts d'une rue à arcades du moyen âge. En 1841 et 1900, elle a perdu quelques bâtiments intéressants : la chapelle Saint-Imer, la Maison du proviseur et l'école latine. Huit maisons de la rangée Sud, détruites dans l'incendie de 1915, furent reconstruites dans l'ancien style. L'hôtel de ville date de la fin du XVe s. L'incendie de 1660 détruisit seize maisons dans la basse ville, parmi lesquelles plusieurs étaient remarquables. Après l'incendie de la porte de la ville, en 1891, un nouveau beffroi fut construit à côté de l'école. Cerlier possède quelques maisons remarquables, celle de 1589, dans la rue principale, le manoir des d'Erlach, plus tard propriété des May, la maison de la famille Schaufelberger et la propriété dite Biiri sur la route de Fenis. L'église paroissiale, dédiée à saint Ulrich, était dès le XIIe s. à la collation de l'abbaye de Saint-Jean. Elle comprend une tour romane, un chœur gothique et une nef construite en 1679. Elle contient des vitraux armoriés du XVIIe s., et les pierres tombales d'anciens baillis. La cure date de 1674. Des chapelles existaient aux portes de la ville, près des routes d'Anet et de Fenis ; elles ont été supprimées à la Béformation. La léproserie a été désaffectée en 1761. L'hôpital de Soleure possédait vers 1400 de grands biens à Cerlier ;

CERLIER (BAILLIAGE)

CERNIAT

ses dernières vignes furent vendues en 1839. Des compagnies fondées au XVIIe s. existent encore, le Musikkollegium et la corporation des vignerons, tandis que celle des pêcheurs est éteinte. Population : 1558, 80 ménages ; 1764, 427 hab. ; 1900, 848 : 1920, 830.

— Voir BT II, 1901.— von Mulinen : Beitrâge V.

— Biirgerhaus in der Schiveiz V. — Friedji : Bârndiitsch (vol. Ins). — Arch. locales. — Matile. — ■ Art. Anet. [E. B.J

CERLIER (BAILLIAGE) (ail. Erlach) C. Berne. V. DGS). L'ancienne seigneurie de Cerlier, telle qu'elle parvint à Berne en 1474, comprenait les communes de

La Neuveville. — Voir art. Cerlier (ville). — G. Stauffer : Beschreibung der ehemaligen Grafschaft... Erlach. — E. Friedli : Die Landwirtscltaft im Ami Erlach. [E. B.]

CERNESIO (C. Tessin, D. Lugano, Com. Barbengo. V. DGS). Hameau où au commencement du XXe s. on découvrit une mine de plomb argentifère, qui ne fut pas exploitée. La famille Martinetti y bâtit une église de 1891 à 1894 sur les dessins de Constantino Maselli. En 1602 il surgit un conflit de juridiction sur Cernesio entre les paroisses de Barbengo et de Carona. Le hameau fut attribué définitivement à Barbengo. [C. T.]

Cerlier vers 1S40. D'après une aquatinte de J. Suter.

Bretiège, Cerlier, Champion, Gâserz, Anet, Locraz, Monsmier, Mullen, Treiteron, Tschugg et Fenis. Dans le peuple, elle était appelée Obergericht. Après l'introduction de la Béforme, les paroisses de Cerlier, Champion, Anet et Fenis furent réunies au chapitre de Nidau Parmi les 65 baillis bernois qui administrèrent Cerlier de 1476 à 1798, il faut mentionner : Niklaus Manuel (1523, 1528) et Johann Rudolf von Sinner de Ballaigues (1776- 1781). Pendant la guerre des paysans, 1653, le bailliage de Cerlier resta fidèle au gouvernement et ses troupes marchèrent au secours de ce dernier. Il eut à souffrir de gros dommages par suite des inondations de l'Aar, de la Thielle et du lac de Bienne ; ainsi en 1550, 1579, 1649, 1052, 1816 et 1856. Pendant la République helvétique, Cerlier fut le chef-lieu du district du Seeland. En 1799 et 1802 eurent lieu dans le district des mouvements contre le gouvernement helvétique. En 1803, le bailliage de Cerlier fut restauré et augmenté des communes de Siselen et Finsterhennen, qui auparavant dépendaient de Nidau, et du bailliage de Saint-Jean, comprenant l'ancien couvent de ce nom et la commune de Chules. En 1816, on réunit encore à Cerlier les localités de La Neuveville, Diesse, Nods, Lamboing et Prêles, qui appartenaient autrefois à l'évêché de Bâle et qui, en 1798, étaient devenues françaises. Mais en 1847, elles furent détachées de Cerlier et formèrent dès lors le district de

CERNEUX-PEQUIGNOT (LE) (C. Neuchâtel, D. Locle. V. DGS). Com. et paroisse.

Armoiries : d'argent à une terrasse de sinople plantée de sapins de même et figurant une clairière au milieu de laquelle se trouve une charrue primitive de sable. Village français, le Cerneux- Péquignot fut rattaché au canton de Neuchâtel par le traité de Paris du 30 mai 1814. La délimitation de la frontière eut lieu en 1818, et le 20 février 1819, le maire de la Brévine, D.-G.

Huguenin, prenait officiellement possession du village au nom des autorités neuchâteloises. En 1820, il fut érigé en paroisse et commune et rattaché à la juridiction de la Brévine ; l'année précédente, le 6 octobre, un bref du pape avait détaché le Cerneux-Péquignot du diocèse de Besançon pour l'incorporer à celui de Lausanne. L'église, dédiée à la Vierge a été bâtie en 1690 et restaurée en 1906. Population : 1819, 300 h. ; 1920, 374. Registres de baptêmes dès 1792,' de mariages dès 1793, de décès dès 1803. — Voir R. Comtesse : La nouvelle frontière et le Cerneux-Péquignot, dans MA7 1899. [L. M.]

CERNIAT (C. Fribourg, D. Gruyère. V.DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Semia (1288), Sernya

CERNIAZ

CERY

(1345), Serniat (1380), Cernia (1396), Cernyat (1452), Sernyaz (1552), diminutif dérivant du latin circinus, ancien français cierne, qui désignait, à l'origine, une ou plusieurs fermes entourées de clôtures. Cerniat faisait partie de la seigneurie de Corbières, passa en 1553 sous la domination de Fribourg, fut incorporé au bailliage de Corbières (1553-1798), au district ou arrondissement de Gruyères (1798-1848), enfin au district de la Gruyère (1848). Une grande partie du territoire de Cerniat appartenait à la Valsainte, couvent de Chartreux fondé en 1295 par Girard Ier de Corbières. La commune n'eut son administration propre qu'à partir du XVIIe s. Au point de vue religieux, Cerniat releva du prieuré de Broc jusqu'en 1615, date de son érection en paroisse. L'église, placée sous le vocable des saints Jean et Paul, martyrs, fut consacrée le 21 septembre 1615 ; elle fut reconstruite après l'incendie de 1838, ainsi que le presbytère. Les registres paroissiaux, détruits par le feu en 1838, ont été partiellement reconstitués : le registre des baptêmes commence à 1764, celui des mariages à 1674, celui des décès à 1839. Cerniat est la patrie et le lieu natal de Joseph-Frédéric Charrière, fabricant d'instruments de chirurgie (1803-1876). — Voir D. A. Courtray : Hist. de la Valsainte. — Nicolas Peissard : Hist. de la seigneurie et du bailliage de Corbières, dans ASHF IX. — Jaccard : Essai de toponymie. — Kuenlin : Diction. I.

— Dellion : Diction, des paroisses III. [Jeanne Niquille.] CERNIAZ (C. Vaud, D. Payerne. V. DGS). Sernia

en 1453. Hameau avec chapelle dépendant au moyen âge de la paroisse de Dompierre. On y a trouvé en 1899, au lieu dit au Château, un important cimetière burgonde du VIIIe et IXe s. — DHV. [M. R.]

CERNIER (C. Neuchâtel, D. Val-de-Ruz. V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : d'argent à l'épervier au naturel, chargé en cœur d'un écu de gueules au pal d'argent chargé de trois chevrons de sinople. Cernier, mentionné pour la première fois en 1324, devint chef-lieu du Valde-Ruz en 1877 et siège du tribunal de la justice de paix et de la préfecture. Au spirituel, il se détacha en 1875 de Fontaines pour former une paroisse autonome. L'église, du XVe s. a été restaurée en 1892. L'école cantonale d'agriculture y a été installée en 1885. Population : 1779, 262 ; 1850, 678 ; 1900, 1355 ; 1920, 1564. — Voir MN 1875, p. 182.

— Quartier-la-Tente : Le Canton de Neuchâtel, le Valde-Ruz. [L. M.]

CERRI, CERRO. Famille déjà mentionnée au XVe s. à Sonvico. On trouve aussi des Cerri à Ascona. Armoiries des Cerri ou Cerro d'Ascona : d'or à une tour de gueules surmontée d'une croix latine du même. — 1. et 2. Zano et Togno Cerri, de Sonvico, étaient, en 1483, parmi les délégués de Sonvico pour régler un conflit qui avait surgi entre la commune et le monastère de S. Carpoforo de Côme à propos des dîmes et cens que le monastère avait à Sonvico et dans sa Castellanza. — 3. Gian-Antonio Cerro, d'Ascona, * 5 juin 1693, t 16 avril 1744, prévôt d'Ascona 1721. — 4. Vincenzo Cerri, * 18 juillet 1746 à Ascona, f à Milan 24 mai 1800, médecin du grand hôpital de Milan. A publié plusieurs dissertations, entre autres : De opinionis fallacia circa paestantiam in tabe humano lacti tributam. — 5. Leopoldo-Giuseppe, prêtre, * 21 octobre 1769, f à Sementina 1er décembre 1808 ; de 1798 à 1806 premier recteur de l'église de Minusio, de 1806 à sa mort curé de Sementina. A laissé un court exposé des révolutions d'Italie et de Suisse en 1798. — Oldelli : Dizionario. — Verga : Intorno alVospedale maggiore di Milano nel sec. 18. — BStor. 4883, 1892. — Monitore di Lugano 1921. [C. T.]

CERRO, CERRUS, CERNIS de URIOLO, Alberto. Homme politique du XIIIe s., témoin au traité de paix, du 30 mai 1261. entre l'abbé et les gens de Disentis, d'une part, et les Orelli, le Val Blenio, etc., de l'autre. Bailli de la Léventine pour les chanoines de Milan de 1265-1270 à 1290. A la suite du don de la tota fictaritia sur Blenio et la Léventine fait par les chanoines de Milan à l'archevêque Othon Visconti, 1280-1290, Cerro organisa la révolte contre les Visconti et les chanoines.

Aidé par des troupes de la Léventine et de Blenio, d'Allemands, probablement d'Urseren et d'Uri, et peut-être aussi des gens du Val Maggia et du Val d'Ossola, il chassa de la Léventine vers 1290 les autorités milanaises et gouverna la vallée pendant environ six mois. Othon répondit par l'excommunication et l'interdit sur la Léventine, et imposa aux rebelles une taille de 2000 lb. Cerro fut vaincu et condamné ; il perdit Yavogadria, soit sa place de bailli. Cependant la révolte de Cerro ne fut pas inutile, puisque, en 1292, la Léventine était de nouveau sous la domination des chanoines. — Meyer : Blenio und Leventina. — Pometta : Moti di libertà nelle terre ticinesi. [C. Trezzini.]

CERTARA (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse. Sartara en 1591. Dans la première moitié du XVe s. Certara devait fournir au duc de Milan 28 soldats et du matériel de guerre. Il apparaît déjà alors comme commune, bien que en 1473 on parle de la commune de Colla et Certara. Au spirituel, Certara fit partie de la paroisse de Colla jusqu'au mois de décembre 1899, époque où il fut constitué en paroisse autonome. Cependant, en 1591 déjà, il avait un bénéfice, le baptistère et le cimetière. Population : 1591, environ 100 hab. ; 1870, 171 ; 1920, 159. — BStor. 1888, 1890. — Monti : Atti. [C. T.]

CERTENAGO (C. Tessin, D. Lugano, com. Montagnola. V. DGS). Vge de la paroisse de S. Abbondio, mentionné en 1225. Le monastère de S. Abbondio de Côme y possédait de nombreuses propriétés dans le XIIIe s. La chapelle de Saint-Mathias fut ouverte au culte en 1695. — BStor. 1915. — Monitore di Lugano, 1921. [C. T.]

CERTOUX. Voir Perly-Certoux.

CERUTI, Zerutus, ancienne famille noble de Sessa, mentionnée au XVe s. Aujourd'hui on trouve des Ceruti à Croglio et ailleurs. — Giovan-Maria, tailleur de pierre de la région de Lugano. De 1695 à 1697 il dirigea les travaux de construction extérieurs de l'Hôtel de Ville de Zurich. — SKL. [C. T.]

CERVENS, de, dit du Vernay. Très ancienne famille de Savoie dont une branche a donné deux syndics à Genève au XVe s. [C. R.]

CERVENT, SERVANT, de. Famille d'origine savoisienne fixée à Saillon (1203), à Riddes (1316), à Ayent, vers 1340, et à Conthey dès 1376. — Jean, vice-bailli du Chablais 1416, puis bailli du Chablais et Valais. Il prit part à la guerre de Rarogne et mourut, croit-on, dans une rixe entre les gens de Savièse et de Conthey. — Pierre, banneret de Conthey 1515. — Pierre, capitaine de Conthey 1597, dernier cité de la famille. — Voir de Rivaz -.Topographie. — Gremaud. [J.-B. B.]

CERVIN (LE) (C. Valais. V. DGS). Le Cervin ou Matterhorn ou Monte Cervino, était appelé autrefois Grosses Horn {Mons Sylvius, voir Zermatt in alten Zeilen, SAC 1923). Déjà en 1858, l'on tenta, sans succès, son ascension par l'arête Sud-Ouest sur le versant italien. En 1860, les Parker, partant de Zermatt, arrivèrent à 3500 m. sur la face Est. Le 14 juillet 1865, après de nombreuses tentatives, Whymper parvenait au sommet du Cervin par l'arête Nord-Est. Malheureusement la descente tourna au désastre. Le 17 juillet suivant, deux guides de l'abbé Gorret gravissaient la cime par l'arête Sud-Ouest ; ascension renouvelée le 14 août 1867 par Cranfurd Grove, le 25 juillet 1868 par Elliot, mais par le versant Nord-Est. Depuis lors, la grimpée du Cervin (4505 m.) a été faite souvent, non sans causer plus d'un accident mortel : Moseley en 1879 ; Borckhardt et Gâhrs en 1890 ; Seiler 1893 ; miss Bell et le Dr Black en 1901. Le passage du Cervin de la vallée de Breuil, en Italie, à Zermatt date de 1868 ; la première ascension d'hiver, du 16 mars 1882, par le versant Sud. L'ascension du Cervin a fait la fortune de Zermatt et provoqué la création du chemin de fer Viège-Zermatt. — Th. Wundt : Das Mat'.erhorn. — G. Rey : Le Mont Cervin. — Coolidge : Il Cervino nella storia fino al 1800. — Ch. Gos : L'histoire du Cervin par l'image. [Ta.]

CERY- (C. Vaud, D. Lausanne, Com. Prilly. V. DGS). Anciennement Siriez, Sery. Domaine constitué

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