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CHABERT

au XVIIIe s. par la famille Polier, de Lausanne, et qui passa dès lors en différentes mains. M. Duvergier de Hauranne, ministre français sous Louis-Philippe, le vendit en 1866 à l'État de Vaud qui y construisit un asile d'aliénés pouvant recevoir 540 malades, et qui fut ouvert le 27 mars 1873. — DHV. [M. R.]

CÉSAR, Caius Julius. Le fondateur de la monarchie romaine a joué un rôle décisif dans l'histoire de notre pays. C'est dans la première année de sa préfecture sur les deux Gaules, 58 avant J.-C, qu'eut lieu la tentative d'émigration en Gaule des Helvètes et des tribus qui leur étaient alliées : les Rauraques, Tulinges, Latoviques et Boïens (voir les articles Bibracte et Helvètes). Ce fut probablement César qui fonda Julia Equestrium dans la partie Sud-Ouest du territoire helvète, sur l'emplacement du celtique Noviodunum (Nyon). (Voir Mommsen dans MAGZ 10). Il dut échouer dans sa tentative de soumettre le Valais pour la possession du Grand Saint-Bernard. Son légat, Servius Galba, soumit les trois peuplades qui y étaient fixées : les Nantuates, les Véragres et les Séduniens en automne 57 avant J.-C, mais les deux dernières de ces tribus l'obligèrent bientôt à quitter le pays. — Voir H.-F. von Mulinen : Divico oder die von C. den Ostgalliern und Sudgermanen gegenùber vertretene Politik. — F. Frôhlich : Die Glaubwùrdigkeit Caesars in seinem Bericht uber den Feldzug gegen die Helvetier dans Progr. der aargauischen Kantonschule 1902-1903. — H. Bircher : Bibracte. — A. Klotz : Der Helvetierzug dans Neue Jahrbùcher fur das klassische Altertum, vol. 35. — J. Wassmer : Der Auszug der Helvetier in neuer Beleuchtung dans Schweizerische Rundschau XIX. — MAGZ 24, 164. [C. B.]

CÉSAR, Joseph, 1848-1915, * à Buix (Jura bernois), instituteur 1868, dirigea l'école d'application annexée à l'École normale de Porrentruy jusqu'à sa suppression (1876). Il enseigna ensuite à l'Ecole normale, devint inspecteur des écoles primaires du XIIe arrondissement, et enfin professeur de français à l'École cantonale de Porrentruy, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. — Pierre, frère du précédent, 1853-1911, étudia la théologie à Berne, devint curé de Charmoille en 1878 et passa à la paroisse catholique chrétienne du vallon de Saint- Imier en 1884. A publié de nombreuses études historiques, des nouvelles et des romans : Le forgeron de Thalheim ; Au moulin de la mort ; L'instituteur ; Notice sur VErguel, etc. [A. Sch.J

CES ATI, Antonio, docteur en médecine, de Vigevano (province de Milan) ; en 1674 il rédigea sur les sources de Saint-Moritz (Grisons) un mémoire qui fut publié dans V Hydrographia helvetica de J.-J. Scheuchzer, p. 260 et suiv. — Voir J. Robbi : Quellenbuch fur die Gemeinde St. Moritz, 146. [L. J.]

CESSONS, Pierre de. Voir Sessons, de.

CETTI, GianDomenico, * 14 mai 1780 à Lugano, t 23 février 1817, étudia la médecine et la chirurgie à Bologne, et eut comme maître de langues étrangères le célèbre Mezzofanti. Sous la République helvétique il fut secrétaire de la préfecture de Lugano. Polyglotte, il traduisit quelques classiques russes, ce qui lui valut des distinctions de l'empereur Alexandre et du pape Pie VII (1815). Il traduisit en italien l'histoire de la lutte et de la destruction des républiques démocratiques de la Suisse par Zschokke en l'augmentant de notes et d'un appendice sur l'état de l'ancienne et la nouvelle Confédération (1805). Il laissa aussi des sonnets. — Baroffio : Storia del C. Ticino. [C. T.]

CEVIO (C. Tessin, D. Valle Maggia. V. DGS). Corn, et paroisse, chef-lieu du district de Valle Maggia et du cercle de la Rovana. Il apparaît déjà comme chef-lieu du Val Maggia, lors de la séparation de cette vallée, de Verzasca et de Mergoscia d'avec Locarno, vers 1403- 1406, pour former une juridiction à part. Il devint le siège du vicaire ou podestat, du Conseil général et du tribunal de cette nouvelle juridiction. Sous la domination suisse, il était le siège de la juridiction de la vallée inférieure, et le bailli, avec son lieutenant résidait alternativement à Cevio et à Sornico, chef-lieu de la juridiction de Lavizzara. C'est dans l'église paroissiale de Cevio qu'avait lieu la prestation du serment du bailli et

des habitants de la vallée inférieure. Cevio nommait le chancelier du bailliage, lorsque Schwyz fournissait le bailli. Au début du XVe s. Cevio et Bosco, et peut-être tout le val Rovana, eurent avec Maggia, Coglio, etc., une guerre dont on ne connaît pas le motif. La paix fut signée vers 1403-1404. Vers le commencement du XVIe s., Cevio appartenait à la Boana superior ; il prit part à la rébellion du Val Maggia contre les Français et en fut puni. La commune actuelle de Linescio fut réunie à Cevio de 1803 à 1858. Au spirituel, Cevio serait, d'après la tradition, la troisième paroisse qui fut constituée dans la vallée. Elle embrassait les paroisses actuelles de Cevio, Bignasco, Cavergno (détachées en 1483), Brontallo, Menzonio (détachées 1506), Linescio (1757), Cerentino (1513), Bosco (sous-paroisse

Chapelle de la Madonna del Ponte à Cevio. D'après une photographie.

1253), Campo, Cimalmotto et Niva (1513). L'église fut élevée au rang d'église prévôtale en 1690, L'église paroissiale de Saint-Jean-Baptiste fut agrandie et restaurée en 1875 et au début du XXe s. La chapelle de Santa Maria del Ponte remonte à la fin du XVIe s.; celle de S. Defendente au XVIIe s. ; celle de N. D. du Bon Conseil au XVIIIe s.; celle de S. Antonio à 1673. Population: 1591, 100 ménages; 1765, 484 hab. ; 1900, 398; 1920, 331. Registres de baptêmes et de mariages dès 1617, de décès dès 1648'. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Weiss : Die tess. Landvogteien. — Monti : Atti. — Buetti : Note storiche religiose. — Monitore di Lugano, 1921. — Rivista arch. comense 1911. — BStor. 1885. [C. Trbzzini.1

CHABERT. I. En 1298, on trouve à Genève — 1. Etienne Chabert, damoiseau, de Villette. — 2. Bernard, f 1235, évêque de Genève, plus connu sous le nom de Bernard Chabert. Issu d'une famille française, il succéda en 1206 à Nantelmus. (Voir art. Bernard.) Blavignac donne dans son Armoriai genevois les armes de ce prélat d'après Besson : d'azur à une marque de maison formée d'un écusson évidé d'or surmonté d'une croix de même à deux traverses. — Galiffe et de Mandrot : Armoriai genevois.

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