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CHABLAIS

CHÀFFA (TOUR DU)

II. Famille de Castres en Languedoc. Une des branches s'était transportée à Annonay et a donné Antoine, qui se réfugia à Genève pour cause de religion à l'époque de la Réforme et obtint sa bourgeoisie en 1547. De la branche demeurée à Castres descendait — Jean, réfugié à Genève lors de la Révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Cette famille posséda les bourgeoisies de Coppet et de Cotions au Pays de Vaud. Elle n'a plus de représentants à Genève. Armes : d'or au chabot de gueules en pal (variante). [H. Da.]

CHABLAIS. Étymologie : capu(t) lacus = tète du lac (comp. Capolago). Le territoire connu sous ce nom, et qui est actuellement entièrement dans le département français de la Haute-Savoie, était au moyen âge plus étendu. Il s'étendait de Martigny à Évian et comprenait au Nord les districts vaudois actuels de Vevey, Aigle et Pays-d'Enhaut. Il paraît avoirété en partie tout au moins compris dans les possessions de l'abbaye de Saint-Maurice. Au commencement du XIIe siècle, le Chablais passa sous la domination de la Savoie, qui plaça plus tard un bailli au château de Chillon. Le Petit Charlemagne réunit au Chablais, au milieu du XIIIe s., les biens du comte de Genevois sis entre l'Arve et la Dranse. Ces deux territoires, le vieux et le nouveau Chablais, furent définitivement réunis à la suite du traité d'Annemasse, le 22 novembre 1287, et reçurent le titre de duché. En 1536, les Bernois s'emparèrent d'une partie du Chablais qu'ils durent restituer par la paix de Lausanne, du 30 octobre 1564. — DHV. \M. R.]

CHABLE. Famille vaudoise de Château-d'Œx et de Vaugondry qui a probablement une origine commune avec la famille Chabloz. Un rameau acquit la commune de Neuchâtel en 1869 et un autre celle de Colombier (Neuchâtel). — Robert, * 1887 à Neuchâtel, médecin, spécialiste pour les maladies de la peau, privat-docent (1920), puis professeur d'hygiène (1922), d'anatomie et de physiologie humaine (1923) à l'université de Neuchâtel. Président du cartel romand d'hygiène sociale et morale ; co-rédacteur des Acta dermato-venereologica de Stockholm ; a publié : Éducation sexuelle et maladies vénériennes, 1921 ; Jusqu'au mariage, 1923 ; collaborateur aux Archiv fur Dermatologie und Syphilis, Revue médicale de la Suisse romande, Revue Suisse d'hygiène, etc. [L. M.]

CHABLE (LE) (C. Valais, D. Entremont, Corn. Bagnes. V. DGS). Chef-lieu de la commune de Bagnes, il fut le siège dès le XIIe s. du représentant des princesabbés de Saint-Maurice dans la vallée de Bagnes,- et de plusieurs familles nobles, entre autres de celle des Bagnes. Le vidomnat ayant été revendu à l'abbaye de Saint-Maurice, l'abbé Garetti fit reconstruire la maison du monastère au Châble et y mourut en 1410. C'est là que les princes-abbés ou leurs châtelains à Bagnes tinrent cour de justice jusqu'à la Révolution. L'église paroissiale primitive, du XIIe s., a été remplacée à la fin du XVe s. par l'édifice actuel. — Voir Gremaud. — de Rivaz : Topographie. — Rameau : Châteaux valaisans. — Borcard : Hist. du Valais. [Ta.]

CHABLIÈRE (C. Vaud, D. et Com. Lausanne) Campagne au Nord-Ouest de Lausanne, que la famille de Constant possédait au XVIIIe s., et où elle réunissait une élite intellectuelle. L'écrivain Benjamin Constant en fut le propriétaire. — DHV. [M. R.]

CHABLOZ (LE) (C. Vaud, D. Lausanne). Nom ancien d'un territoire, situé au Nord de Lausanne, entre le bois de Sauvabelin et la Louve (flon de Belle vaux). C'est là qu'en 1240, les troupes de Berne et de Morat, venues au secours de l'évoque de Lausanne, Jean de Cossonay, dans sa guerre contre Philippe de Savoie qui lui disputait l'évêché et occupait la Cité, construisirent une tour de bois (castellum) d'où elles tirèrent sur le palais épiscopal et la Cité. — Cart. de Lausanne. [M. R.]

CHABLOZ. Famille vaudoise de Château-d'Œx, fixée aussi à Vaugcndry. Un rameau de la famille de Vaugondry s'est établi dans le canton de Neuchâtel, où il acquit la commune de Travers et a donné — Frédéric-Louis dit Fritz, 1841-1905. Il fut d'abord instituteur à La Sagne, puis secrétaire de chancellerie et enfin secrétaire de direction à la Compagnie de la Suisse- Occidentale-Simplon. Il a laissé plusieurs études histo-

riques, entre autres sur la Sagne, la Béroche et les Sorcières neuchâteloises, et collaboré au Musée Neuchâtelois et à la Bibliothèque populaire de la Suisse romande. Il a également collaboré à des journaux politiques et signé plusieurs de ses articles du pseudonyme de Pierre Dif. — Voir MN 1905. — Messager boiteux de Neuchâtel, 1906. — Quotidiens neuchâtelois. — [L.M.] — Alfred, architecte, dessinateur et peintre, * 1866 à Genève. — SKL. [C. R.]

CH ABOD , CHABOT. On trouve à Genève plusieurs individus de ce nom venus d'Écorens au Pays de Gex (Etienne, reçu bourgeois en 1460), de Chambéry (1484) et de Menthonex en Bornes (Faucigny) à laquelle appartient Michel, reçu bourgeois en 1512 — François, son fils, du Conseil des Deux-Cents 1545, auditeur 1551, capitaine d'artillerie 1554, fut condamné en 1556 à être écartelé après avoir été décapité pour avoir dit que Calvin passait aux Français ce qu'il ne pardonnait pas aux Genevois. Il put s'enfuir de la ville. Armes : un bélier rampant. Au XVIIe s. figurent dans les actes des DE Chabot, du Pays de Gex et de Savoie, cette dernière famille titrée comtes de Saint-Maurice, etc. (voir Foras : Armoriai de Savoie). Enfin au Pays de Vaud vivait une famille noble de ce nom, venue du Dauphiné qui posséda au XVIIe s. la seigneurie de Bossey, près Nyon, s'allia avec des familles de la contrée et disparut au siècle suivant. [H. Da.]

CHABREY (C. Vaud, D. Avenches. V. DGS). Dépendance de la commune de Villars-le-Grand, Chabrey fut constitué en commune indépendante au XVIIe s. — DHV. [M. R.]

CHABREY. Famille originaire de Saint-Etienne près de Bonneville en Faucigny, reçue à la bourgeoisie genevoise en 1535, éteinte au XVIIIe s.

Armes : d'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée en chef d'un cœur et en pointe de trois étoiles du même. — 1. Dominique, 1537-1617, fut investi douze fois de la charge de syndic et de premier syndic, trésorier de la République, du Conseil de guerre en 1589. Il fut chargé à plusieurs reprises de missions diplomatiques ; le 22 novembre 1600, il fut député avec Michel Roset et Savyon auprès d'Henri IV à L'Éluiset pour lui rappeler sa promesse de céder à Genève le Pays de Gaillard larque

Dominique Chabrey.

D'après une gravure sur cuivre

(coll. Maillart.)

Gex et le mandement de Il fut le premier à remplir la charge de scho- — 2. Ésaie, 1594-1671, plusieurs fois syndic, auteur d'un manuscrit intitulé : Remarques sur la guerre de Genève en 1589. — 3. Dominique, 1610-1669, docteur en médecine, médecin du duc de Wurtemberg, recueillit, étant à la Cour de ce dernier, le manuscrit du grand ouvrage de botanique de Jean Bauhin. Fixé ensuite à Yverdon, il le fit paraître en 1651 ainsi que plusieurs traités de botanique de sa composition, beaucoup moins remarquables. Il est le premier Genevois qui ait écrit sur cette science. — 4. Abraham, 1618- 1696, seigneur du Brassus au Pays de Vaud. — Voir Galiffe : Not. gén. III, 119. — Gautier : La Médecine à Genève. — Montet : Dict. biogr. — Senebier : Hist. litt. de Genève II, 31, 223. — Heyer : L'Église de Genève. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [H. Da.]

CHACON, ALVAREZ Y MOYA, DON MlGUEL, ambassadeur d'Espagne en Suisse du 18 mars 1908 à avril 1913. [L. S.]

CHAFFA (TOUR DU) (C. Fribourg, D. Gruyère, Com. Riaz). La tour du Chaffa fut construite sur les pentes du Gibloux probablement par les évêques de Lausanne afin de protéger l'extrême limite de leur châtellenie de Bulle. Elle ne pouvait servir de résidence

CHAIGNON

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