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CHAIS

seigneuriale et n'était sans doute habitée qu'en temps de guerre. Les chevaliers de Bulle portèrent également le nom de du Chaffa depuis qu'ils avaient reçu cette tour et les terres environnantes en fief des évêques de Lausanne. Le premier connu est Rodolphe (seconde moitié du XIIe s.). La famille se divisa en deux branches, dont l'une s'éteignit vers le milieu du XIVe s. et l'autre au commencement du XVe s. — Voir ASHF III, 24, 28. — MF II, 37. — Arch. d'État Fribourg. [J. Jordan.]

CHAIGNON, de. Famille de la Franche-Comté qui a fait souche en Valais avec — Pierre, résident du roi de France en Valais de 1744 à sa mort survenue le 6 décembre 1787. Il avait épousé Louise de Quartery qui, à plusieurs reprises, fut chargée des affaires de la Légation. Sa descendance s'éteignit à la fin du XIXe s. — Généalogies de Quartery, de Bons et d'Oddet. [Ta.]

CHAILLET. Nom de deux familles neuchâteloises, l'une originaire de la Coudre et l'autre d'Auvernier. La première portait au XVe s. le nom de Chaillet alias Gaudet. Bourgeoises de Neuchâtel dès le XIVe s., répandues dans le canton de Vaud au XVIIe s. Armoiries : d'azur à deux jaillets adossés d'or, posés en pal.

I. Famille d'Auvernier. — 1. David, prédicateur à Lyon 1565, secrétaire de l'ambassade envoyée à Turin, en février 1566, par les princes protestants d'Allemagne en faveur des Vaudois. Pasteur à Corcelles 1569-1574, à Colombier 1574-1577, à Neuchâtel 1577-1591, date de sa mort. A publié un Traité de la fin et usage des miracles 1566, et une traduction du procès Jetzer par Nicolas Manuel, fils. On a aussi de lui une lettre sur Le déluge arrivé en la ville de Neufchastel le huitième jour d'octobre 1579, adressée à Musslin, pasteur à Berne, et publiée à plusieurs reprises. — 2. Abram, 1604-1685, maire delà Côte 1663-1681 et 1682-1685. Il a laissé des Mémoires qui ont été publiés en partie dans le MHN et dans le MN à partir de 1880. Anobli le 12 novembre 1670. Armoiries : de gueules à deux jaillets adossés d'or, posés en pal, au chef d'argent chargé de trois roses ou de trois quintefeuilles de gueules. — 3. Jean-Henri, fils du n° 2, conseiller d'Etat et maire de la Côte 1685, f 1690. — 4. Ferdinand, fils du n» 3, maire de la Côte 1709, conseiller d'État 1714, f 1724. — 5. Jean-Frédéric, frère du n° 4, maire de La Chaux-de-Fonds et conseiller d'État 1722, maire de la Côte 1724-1744, t 1754. — 6. Jean-Frédéric, fils du n° 4, 1709-1778. Il fut d'abord officier au service de Sardaigne qu'il quitta en 1746 avec le grade de lieutenant-colonel. Rentré à Neuchâtel, il devint conseiller d'État en 1752. Lors de la querelle sur la non-éternité des peines suscitée au pasteur Ferdinand- Olivier Petitpierre, 1760-1761, il prit parti pour ce dernier avec Ferdinand Ostervald, fut destitué de ses droits de bourgeoisie, se retira à Morat de 1761 à 1762, puis envoya sa démission de conseiller d'État l'année suivante. En 1765, il fut un des chauds défenseurs de Rousseau contre le pasteur de Montmollin, et dans l'affaire des Fermes, 1767-1768, prit le parti de la bourgeoisie de Neuchâtel. — 7. Jean-Frédéric, fils du n° 6, 1747- 1839, entra au service de France. Capitaine au régiment de Jenner, appelé plus tard de Châteauvieux, il se retira en 1791, après avoir fait la campagne de Corse 1784- 1786. Rentré dans la vie civile, il se consacra à l'étude de la botanique. Il fut en relations avec nombre de botanistes, entre autres avec Auguste-Pyrame de Candolle. On lui doit la découverte de 148 espèces de plantes et son nom a été donné à la famille des Chailletiacées. Chaillet a légué son herbier au Musée de Neuchâtel. — 8. Henri-David, 1751-1823, pasteur et critique littéraire, pasteur à Neuchâtel 1789-1806. Chaillet est surtout connu comme critique littéraire. Collaborateur dès 1772 au Journal helvétique, il se chargea de la rédaction, de 1780 à 1784, époque où cette revue cessa de paraître. Pendant ces quelques années, il fut presque seul à remplir le Journal helvétique ; ses articles de critique et ses études littéraires sont remarquables pour l'époque. Il fut l'ami de Madame de Charrière, et prit la défense des Lettres neuchâteloises. — Voir Ph. Godet : Hist. littéraire de la Suisse française. — V. Rossel : Hist. littéraire de la Suisse romande. — Ph. Godet : Mme de Charrière et ses amis. — G. Beaujon : H. D. Chaillet. — 9. Georges, fils du n° 6, 1757-1835, un des fondateurs et mem-

Henri-David Chaillet.

D'après un portrait des Familles

bourgeoises de Neuchâtel.

DHBS II

bre de la direction de la Caisse d'Épargne en 1812, député aux Audiences 1816, conseiller d'État 1825- 1831. — La famille Chaillet d'Auvernier s'est éteinte en 1914. [L. M.]

II. Famille de la Coudre. Un rameau de cette famille acquit la bourgeoisie de Morat avec Théodore, 1629-1684, qui acquit aussi l'indigénat de Chiètres, où l'église renferme son tombeau. A ce rameau appartiennent :

— 1. Jean -Théodore, petit- fils du précédent, 1685-

1774, médecin, étudia à Genève, à Bâle et à Pise, médecin du roi à Neuchâtel 1731.— 2. Samuel- Frédéric - Balthasar, 1775-1843, fut emmené comme otage lors de l'occupation de Morat par les troupes helvétiques en décembre 1802, lieutenant-colonel et commandant de place à Morat 1803,

maire de Morat et député au Grand Conseil de Fribourg 1823, auteur du code civil fribourgeois. — 3. Rodolphe - Nicolas, 1785-1849, officier du régiment Frohberg au service d'Angleterre 1806, prit part aux combats de Fuentes, Salamanca et Vittoria, adjoint au trésorier de l'Ile de France et directeur de la police au même lieu 1818-1824, vice-consul anglais à Magador, au Maroc. Il mourut près de Morat, dernier de sa famille. [E. B.]

Un descendant de Théodore précité, Jean, acquit en 1746 une partie de la mayorie d'Arnex dans le canton de Vaud, et prit le nom de Chaillet d'Arnex. A sa mort, survenue en 1747, cette seigneurie passa à son frère Henri, t 1765, conseiller d'État 1748, anobli 1753, avec concession d'armoiries : écartelé, au 1 d'argent à la tête d'aigle arrachée de sable, couronnée et armée d'or, au 2 d'azur à deux jaillets adossés d'or, au 3 de gueules à la croix potencée d'argent, au 4 d'argent à la serre d'aigle arrachée de sable, armée d'or ; le tout en une bordure d'or. — La famille se défit d'Arnex en 1788 et s'éteignit vers 1870. — Voir Biogr. neuch. I. — Quartierla-Tente : Familles bourgeoises de Neuchâtel. [L. M.]

CHAILLY (C. Vaud, D. Lausanne. V. DGS). Carliacus en 943. Hameau qu'en 943 Christine, parente de l'évêque de Lausanne, Libon, donna au chapitre cathédral. Celui-ci le fit administrer par deux vidomnes et construisit une tour aujourd'hui démolie. La commune de Lausanne y possédait dès le moyen âge les pâquiers communs. [M. R.]

CHAILLY (C. Vaud, D. Vevey, Corn. Châtelard. V. DGS). Hameau au-dessus de la Com. de Montreux, propriété de l'évêque de Sion, puis dépendance des seigneurs du Châtelard. Il y avait là une chapelle Saint- Adrien, dépendante de l'église de Montreux. [M. R.]

CHAIS, CHAIX. I. De nombreux réfugiés de ce nom, originaires du Vivarais, du Dauphiné, de la Provence, etc., vinrent anciennement à Genève ; une seule famille y subsista jusqu'à la fin du XVIIIe s., elle s'est éteinte en Hollande dans les mâles à la fin du siècle suivant. Venue du Forest de Saint-Julien, près de Gap, elle fut admise à la bourgeoisie en 1664. Armes : de gueules au chevron d'or accompagné en pointe d'un cœur de même, au chef d'azur chargé de 3 étoiles d'argent. — Charles, 1700-1785, pasteur à La Haye 1728, chargé d'affaires de la République, il soutint les intérêts de sa patrie en 1735 auprès du Grand-Pensionnaire entre autres, lors de l'élaboration du traité de Vienne,

Septembre 1923

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