C H ALLANT
pour que Genève y fut comprise. Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages théologiques et historiques et d'articles de revues ; il était associé à la Société des
Arts de Dublin et à la Société des sciences de Harlem. — Voir Bec. gén.
suisse I, 73. — Senebier :
Hist. littéraire, III, p. 55, 285. — Armoriai genevois.
— Sordet : Dicl. des familles genevoises. — Grenus : Fragments bioqr. et histor. p. 213. [H. Da.]
II. Famille d'Aouste (Drôme). — 1. Georges- Pierre - Paul - Joseph- Raymond, * à Madrid, 19 octobre 1784, t à Mornex, 24 juillet 1834, naturalisé Genevois en 1823, professeur de dessin. — 2. Paul- Georges - Gabriel-Émile, 1808-1901, géographe, membre correspondant des sociétés de géographie de Londres, Paris et New- York, auteur de nombreux ouvrages et manuels de géographie. — 3. Émile-Georges, * 1855, professeur de géographie. — Voir : Bec. gén. suisse I, 83. — SKL. — AS G, X, 52. [C. R.]
CHALAIS (C. Valais, D. Sierre. X.DGS). Gom. et paroisse. Anciennes lormes : Charler et Chaléx aux XIIe, XIIIe, XIV* s. Vers 1200, Chalais qui relevait de la seigneurie épiscopale de Sierre, forma une chàtellenie
Paul-Georges-Gabriel- Emile
Chaix. D'après un portrait de la
collection Maillart.
Ruines du château de Chalais. D'après une photographie
et une paroisse. A cette époque, Boson de Sierre aurait reçu, dit-on, ce territoire en fief de l'évèché et construit la tour qui porte son nom. Ses fils et petit-fils prirent le le nom de Chalais et furent les vassaux du prince-évêque de Sion et du comte de Savoie. Vers 1260, le château passa aux Bluvignoud, puis en différentes mains, et enfin aux de Chevron, qui prirent le titre de vidomne, et de qui l'évêque Hildebrand de Riedmatten acheta Chalais vers 1570. Dès lors l'évêque se fit représenter à Chalais par un châtelain, qui dans la suite fut nommé par la commune. Au XVIIe s. Vercorin s'unit à Chalais, mais continua à former une paroisse. Au militaire, Chalais faisait partie de la bannière de Sierre, et au spirituel releva primitivement de la paroisse de Saint- Giniez de Villa. Après 1200, il constitua, sous le vocable de saint Gall, une paroisse avec Chippis, qui s'en sépara vers 1856. L'église, du XIIIe s., agrandie au XVIe s., s'élevait sur l'emplacement du cimetière actuel. La nouvelle date de 1855. — Voir Rameau : Les châteaux du Valais. — Gremaud. — de Rivaz : Topographie. — Archives locales. [Ta.]
CHALET À GOBET (C. Vaud, D. et Com. Lausanne. V. DGS). Auberge très connue qui appartient à la commune de Lausanne et qui dessert la place d'armes de Mauvernay. C'était primitivement une ferme que possédait en 1500 un notable de Lausanne, Henri Gobet, qui avait été syndic de la ville et qui fut condamné à mort et exécuté pour de nombreux actes de rébellion envers l'évêque. Ses biens furent confisqués et devinrent après la Réforme la propriété de la ville de Lausanne. La ferme fut transformée en auberge et servit de relai pour voyageurs après la disparition de l'hôpital voisin de Sainte-Catherine. [M. R.]
CHALET DE LA FONTAINE (C. Vaud, D. Mouden). Maison de la commune de Chapelle, près de Possens, où l'on a trouvé au XVIIIe s. des antiquités romaines, notamment des amphores, qui, depuis, ont été dispersées. [m. r ]
CHALEX (EN) (C. Vaud, D. Aigle). Point de séparation des paroisses d'Aigle et d'Ollon en 1267. C'est là qu'avaient lieu les exécutions capitales pour le mandement d'Aigle. — DHV. [M. R.]
CHALEY, Joseph, * 1795 à Ceyzerieu (Ain), prit part aux campagnes de 1813, 1814 et 1815, devint médecin à Lyon, puis ingénieur. Avec l'ingénieur Séguin il construisit plusieurs ponts suspendus dans le midi de la France et, seul, les deux ponts suspendus de Fribourg. Le Grand Pont fut construit de 1832 à 1834 et celui du Gottéron de 1839 à 1840. Chaley mourut le 15 avr. 1861 en Tunisie. — SKL (avec bibl.). [G. Cx.J CHALIBERTUS.CHALYBAEUS.VoirSTEHELiN.
CHALIÈRES (C. Berne, D. et Com. Moutier. V. DGS). Village disparu dans la première moitié du XVIIe s., détruit par la peste. Il se trouvait sur la rive gauche du ruisseau du même nom, à mi-chemin entre Moutier et Perrefitte. Anciennes formes : Sholiers (1441), Sarrière, Charrière. Il n'en subsiste qu'une petite église, qui sert de temple à la paroisse réformée de langue allemande du district de Moutier. Elle se trouve dans le cimetière de la paroisse de Moutier. — Voir Trouillat : Monuments. [P.-O. B.]
CHALLANDES, CHALLANDE. Famille de Fontaines (Xeuchâtel), bourgeoise de Valaogin en 1400 déjà. — 1. Louis, 1788-1848, avocat à La Chaux-de-Fonds, puis maire de La Sagne 1830, de La Chaux-de-Fonds 1832-1844, trésorier général 1844-1848, député au Corps législatif dès 1831, juge au Tribunal souverain dès 1833. — 2. Isidore, 1814-1884, lieutenant-colonel, naturaliste, créateur d'un musée alpestre à Neuchâtel, qui porta son nom, puis fut incorporé au musée d'histoire naturelle de cette ville. Voir Messager boiteux de Neuchâtel 1849, 1885. — [L. m.] — 3. Richard, * 1840 à Mels (Rheintal), d'abord négociant, s'associa avec les frères Maggi pour l'exploitation d'une grande minoterie à Zurich et s'en retira après quatorze ans pour se consacrer à la carrière militaire, où il parvint au grade de colonel. En 1899, il quitta Zurich pour se fixer à Berne ; par une donation du 2 septembre 1899, il fit présent au Musée historique de cette ville de sa riche collection d'armes (670 numéros), de meubles et de curiosités, f 13 octobre 1899. — Voir SBB IV. [K.-R.]
CH ALLANT, de. Famille issue des anciens vicomtes d'Aoste, dont plusieurs membres jouèrent un rôle important en Suisse romande. Armoiries :
d'argent au chef de gueules à la bande de sable brochant. Vers 1218, Boson obtint en fief la petite seigneurie de Saint-Pierre de Clages dans le Valais.
— 1. Boniface, évêque de Sion du 15 décembre 1289 au 18 juin 1308. Il releva l'autorité épiscopale dans le Valais, en s'appuyant sur les communes naissantes, conclut un traité de combourgeoisie avec Berne et construisit Tourbillon. En 1295, il vendit la vidamie de Montreux à Girard d'Oron. — Gremaud. — Rameau : Châteaux valaisans. — 2. Jean, seigneur de Cossonay