CHANDON
19 avril 1312. Sa mort fut suivie d'une troisième révolte des bourgeois. — 4. Jean, dernier sire de Champvent, épousa Catherine de Neuchâtel, dont le frère, Louis, hérita de la seigneurie, f vers 1330. — 5. Hugues, f 1339, chanoine de Lausanne et doyen deVevey en même temps que seigneur de la Mothe ; dernier mâle de sa famille. — Reymond : Dignitaires. — Le même : Origine de l'organisation municipale de Lausanne. [M. R.] CHANCY (C. Genève, Rive gauche. V. DGS). Anciennes formes : Chancie, Chancier, de fundus cantiacus. On a trouvé à Chancy même et dans les environs, à Marterey et Montagny, un grand nombre de substructions romaines, de tuiles, de poteries et de tombes romaines et barbares. Au lieu dit La Tuilerie, un four antique a été mis à jour. Enfin, plusieurs auteurs croient reconnaître sur les rives du Rhône les restes du retranchement de César construit de Genève au Vuache en 58 av. J.-C. En 1302, Amédée, comte de Genevois, reconnaît au prieur de Saint- Victor les droits de juridiction sur Chancy au même titre que les autres terres de la Champagne. C'est à Chancy, près du pont, qu'eut lieu en 1491 une bataille entre Philippe, comte de Bresse, partisan de l'évêque Antoine Champion, et les troupes de Charles de Seyssel, autre prétendant au siège épiscopal. Chancy et le reste de la Champagne relevait de Genève comme terre de Saint- Victor, mais la souveraineté de Chancy, ainsi que celle d'Avully, ne furent données à la République qu'en 1604 par Henri IV. Cette donation n'ayant pas été enregistrée par le parlement, la question ne fut réglée définitivement qu'en 1749. En 1769, Chancy fut le théâtre de troubles causés par un gentilhomme savoyard, Copponex, qui s'y était retiré, célèbre à cause de ses brigandages. (Voir art. Copponex.) L'église, dédiée à saint Genix, fut agrandie au XVIIe s. ; elle a subsisté jusqu'en 1903 et dans les derniers temps servait de mairie. La paroisse protestante suivit les mêmes destinées que Cartigny et Valeiry jusqu'en 1754, puis devint une paroisse indépendante. Le nouveau temple date de 1840. Registres de baptêmes dès 1598, de mariages dès 1601, de décès dès 1695. Chancy était important comme point de passage sur le Rhône, sur la route de Genève à Lyon par le Fort de l'Écluse. Un bac et plus tard un pont de bois y furent établis. Ce pont, construit en 1424 par Pierre et Humbert de Rossillon, appartenait à ces seigneurs qui possédaient sur la rive droite une maison forte appelée le château de Vert. Détruit et reconstruit à plusieurs reprises, le pont fut définitivement ruiné les 1er et 19 nov. 1589 par les Genevois. Un bac ou « traille » a subsisté là jusqu'en 1858, date à laquelle un pont fut reconstruit. — Voir Montandon : Genève des origines aux invasions barbares. — Arch. de Genève : P. H. et T. et D. — MDG XXXII. — Journal de Jean du Villars. ■ — HC. ■ — ■ Gaudy-Le Fort : Promenades. [L. B.]
CHANDIEU Famille noble du Dauphiné, fixée au
XVIe s. au pays de Vaud.
Armes : de gueules au lion d'or paré d'azur. Elle prétend remonter à Gérard, comte de Lyon et de Forez au Xe s. ; les premiers nobles de Chandieu apparaissent en 1012 ; la filiation s'établit à partir d'Etienne, chevalier, sire de Chandieu en 1200, dont le descendant direct est — 1.
Antoine, baron de Chandieu et d'autres lieux, * en 1534, qui embrassa la religion protestante, fut à 20 ans pasteur à Paris, puis aumônier et ambassadeur de la cour de Navarre. Obligé de quitter la Antoine de Chandieu. France pour cause de re-
D'apres un portrait à l'huile à ligion, il se fixa à Genève, la Bibliothèque publique de puis à Lausanne où il Genève. donna un cours de théo-
logie de 1573 à 1579, se retira ensuite à Aubonne, fut rappelé en France par Henri IV, fonctionna comme maître de camp à la bataille de Coutras en 1587, revint à Genève où il acquit la bourgeoisie et mourut le 23 février 1591. Sous son nom et celui de Sadeel, il a publié vingt opuscules de controverse et d'histoire (1563-1590), que son fils Jean a réunis en 1592 en un volume. — 2. Jean, fils aîné du n° 1, colonel d'infanterie et maréchal de camp en France. — 3. Jaques, seigneur de Lurbigny, fils du n°l, ambassadeur d'Henri IV à Genève et commandant en 1589-1590 des troupes genevoises en guerre avec le duc de Savoie. — 4. Esaie, 1576-1646, fils du n° 1, acquit en 1614 la seigneurie de Chabottes en Maçonnais et, en 1627, par son mariage avec Marie de Dortaus, les seigneuries de Lisle, Villars et la Coudre au pays de Vaud. — 5. Paul, fils du n° 4, 1622-1690, seigneur de Villars et de Corcelles par sa femme Louise Polier ; reçu bourgeois de Lausanne le 18 octobre 1652. — 6. Charles, dit le marquis de Chandieu, petit-fils du n° 2, émigra de France à Berlin en 1686 et fut maréchal de la noblesse prussienne en 1705, f 1712. — 7. Frédéric, frère du n° 6, fut naturalisé bernois en 1667, et acquit par mariage les terres de Grevilly en France, La Chaux et Cuarnens au pays de Vaud. — 8. Charles, 1659-1728, fils du n° 5, entra au service de France, fit la campagne des Flandres où il se couvrit de gloire, devint brigadier en 1696, maréchal de camp en 1704, lieutenant-général en 1722 ; il fit construire le château de LTsle, d'après les plans de Le Nôtre, imités de ceux de Versailles. — 9. Esaie, fils du n° 8, 1700-1776, entra à 17 ans dans la compagnie de son frère aux gardes suisses, devint brigadier en 1745, se distingua notamment à la bataille de Fontenoy, fut nommé maréchal de camp en 1748. — 10. Charles-Barthélémy, 1735-1773, fils du n° 9, brigadier au service de France. — 11. Charles- Ésaie, 1697-1787, dit M. de Chabot, fils du n° 7, seigneur de la Chaux et d'Ittens, officier au service de France, mort le dernier mâle de sa famille. — 12. Pauline, 1760, t 1840, qui épousa Jean-Samuel de Loys, conseiller d'État du canton de Vaud, dont les descendants unissent le nom de Chandieu à celui de Loys. — De Montet : Dictionnaire. — de Sévery : La vie de société dans le pays de Vaud. — Charrière : Les fiefs nobles de Cossonay. [M. R.] .
CHANDOLIN (C. Valais, D. Sierre. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Excandulins, Eschandulins: viendrait de escandulina =tavillon. Colonisé par Anniviers et par Loèche, qui y avait des mayens, Chandolin, qui aurait été primitivement une forêt, forma peu à peu, au XVe s., une agglomération rattachée à la communauté du val d'Anniviers, quartier de Saint- Luc. Au siècle suivant, il figurait parmi les bourgeoisies de la vallée, avec règlement depuis 1558. Après avoir relevé du vidomnat d'Anniviers, il revint à l'évêché comme partie intégrante de la châtellenie d'Anniviers. Chandolin avait une chapelle sous le vocable de sainte Barbe, qui relevait de l'église de Sainte-Euphémie de Vissoie. Il s'en sépara en 1802 pour former paroisse avec Saint-Luc. Enfin, en 1884, il devint paroisse autonome. — Archives locales. [Ta.]
CHANDOLIN (C. Valais, D. Sion, Com. Savièse. V. DGS). Vge mentionné au XIIIe s. Le 16 mai 1798, il fut le théâtre de la résistance contre l'aile gauche de l'armée française qui y commit des excès. — Gremaud I, II, VIII. [Ta.]
CHANDON. Ruisseau qui se jette dans le lac de Morat et qui sépare, sur une partie de son parcours, le canton de Vaud du canton de Fribourg. 11 séparait au moyen âge le pays de langue romane et de droit romain du pays de langue et de droit allemands. [M. R.]
CHANDON (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Vge et Com. Ancien siège paroissial de Léchelles-Chandon. Anciennes formes : Chandon-le-Creux ; Candone, 1123 ; Chandum ; Chandon-lo-Crô, 1441 ; Chandon-lou-Craou, 1480. Station romaine, ancienne seigneurie. L'église et les dîmes de Chandon appartenaient à l'abbaye de Payerne en 1123 ; le droit de patronage passa à l'État de Fribourg lors de la Réforme, puis au Clergé de N. D. de Fribourg qui, en 1593, l'abandonna à la paroisse.
CHANDOSSEL