CHARPENTIER
Nancy et entra dans le Pays de Vaud, mit le siège devant Grandson le 19 février 1476, mais y fut complètement battu le 2 mars. Cet échec, suivi de ceux de Morat, le 22 juin, et de Nancy, le 5 janvier 1477, amenèrent l'effondrement de ses espérances et sa mort. Nancy dont il voulait faire la capitale de son royaume retourna au duc René, grâce aux Suisses. — Voir Dierauer II. — ADB. — Amédée Renée dans Nouvelle biographie générale 9. — Articles Berne et Bourgogne (Guerres
DE). [H. Br.]
CHARLES-QUINT. Voir Empire germanique.
CHARLÉTI. Famille originaire de Chamonix qui s'établit à Saint-Maurice avec Jean, bourgeois en 1444. — 1. Pierre, fils du précédent, notaire, était secrétaire du duc de Savoie en 1486. — 2. Pierre, notaire, syndic de Saint-Maurice 1599. — 3. Joseph-François, docteur en médecine, officier en France 1726, châtelain de Saint-Maurice 1728. — 4. Louis-Nicolas, * 1673, frère du n° 3, chanoine, puis abbé de Saint-Maurice le 24 septembre 1721. En cette qualité, il reçut la croix des SS. Maurice et Lazare, dressa une nomenclature des princes-abbés et rassembla les actes de l'abbaye en trois vol. in-folio, f 9 déc. 1736. — Avec son neveu Joseph- François, établi à Sion comme médecin, la famille s'éteignit au XVIIIe siècle. — Voir J. Bertrand : Le Valais intellectuel. — Généalogie de la famille. [Ta.]
CHARLOTTENFELS. Villa entre Schaffhouse et Neuhausen, propriété de Henry Moser. Son père, Heinrich Moser, constructeur du barrage Moser, dans le Rhin, et auteur des travaux d'adduction des eaux 1865, acheta en 1846 la propriété et la maison zum Schwanenfels et construisit, sur l'emplacement de cette dernière, la villa Charlottenfels 1850-1854, qu'il appela ainsi en l'honneur de son épouse Charlotte Mayu. Henry Moser y conserva pendant longtemps sa fameuse collection orientale qui est depuis 1922 l'ornement du Musée historique de Berne. Il a fait de toute la propriété de Charlottenfels une fondation pour des buts d'utilité publique en 1909. [H. Werner.]
CHARMEY (ail. Galmiz) (C. Fribourg, D. Gruyère V. DGS). Vge et Com. dont le nom s'étendait autrefois à toute la vallée. La commune actuelle comprend une trentaine de hameaux, et le village même s'appelait jadis Fêdière. Charmey formait une seigneurie dès le XIe s. et dépendait des seigneurs de Corbières qui en prirent parfois le nom. Girard de Corbières, seigneur de Charmey, fut le fondateur de la Valsainte en 1295. Le château s'élevait à l'endroit appelé La Motta ; les derniers vestiges disparurent au début du XIXe s. A Charmey existait en outre le manoir des seigneurs de Pré La paroisse s'est détachée avant 1228 de celle de Broc ; elle eut pour collateur le prieur de Lutry, puis dès 1577 l'État de Fribourg. L'église, reconstruite en 1567 et en 1736, était dédiée d'abord à la Sainte Croix ; elle est placée aujourd'hui sous le vocable de saint Laurent. Population ; 1910, 1270 hab. Registres de paroisse dès 1761. — Dellion : Dictionnaire. — Diesbach : Reg. fribourg. — Hisely : Hist. du comté de Gruyère, dans MDG IX-XI. [h. S.]
CHARMEY (C. Fribourg, D. Lac). Voir Galmiz.
CHARMILLOT, Paul, * 19 octobre 1865 à Saint- Imier d'une famille originaire de Rebeuvelier, avocat; colonel d'infanterie. Membre du tribunal administratif du canton de Berne 1910, du Conseil des États 1919. [A. Sch.]
CHARMOILLE (ail. Kalmis) (C. Berne, D. Porrentruy. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : 1136, Calmillis ; 1173, Charmayles ; 1241, Chalmis ; 1238, Calmis ; 1266, Charmallies ; 1340, Chermoilles ; 1386, Charmoilles. D'après Quiquerez, on a trouvé en ce lieu des tuiles antiques, des monnaies romaines, des poteries, des tuiles à rebords et les traces d'un castellum avec un petit camp. Charmoille est mentionné pour la première fois en 1136, et en 1145 ; l'évêque de Bâle, Ortlieb, céda l'église de Charmoille à Lucelle. La famille d'Asuel avait certains droits sur Charmoille et elle porta même ce nom parmi ses titres. Lorsque Rodolphe de Habsbourg vint au secours d'Imier de Ramstein, pour forcer Renaud de Bourgogne à lui rendre la ville de Porrentruy, il établit son camp près de Charmoille (1283). C'est de
là qu'il donna à Lucelle la charte qui plaçait l'abbaye sous la protection de l'empire. Comme la plupart des villages d'Ajoie, Charmoille fut engagé en 1386 au comte de Montbéliard, mais revint à l'évêque de Bâle en 1461. En 1516, Christophe d'Utenheim établit une fonderie à Charmoille. Elle fut probablement détruite pendant la guerre de Trente Ans, pendant laquelle le village fut envahi à deux reprises par les troupes de Bernard de Saxe-Weimar. Charmoille faisait partie de la mairie d'Aile. Dès les temps les plus reculés, il ne forma qu'une paroisse avec Asueî, Fregiécourt et Pleujouse (voir art. Baroche), la seule de l'Ajoie qui appartînt à l'église de Bâle. L'église n'est pas très ancienne, à part la tour qui semble dater du XIIe s. et dont l'architecture a été bien endommagée lors de reconstructions. Le maîtreautel est dédié à saint Etienne. Collateur : l'abbé de Lucelle. Charmoille est le lieu natal du théologien Georges Gobât (1600-1679). L'ancien prieuré de Miserez dépend de la commune de Charmoille. Population : 1764 1239 hab. ; 1850, 599 ; 1910, 507 ; 1920; 562. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices I. [G. a.]
CHARMOILLE (NOBLES DE). Une famille de ce nom existait au moyen âge. — Hugues, qui était apparenté à la famille de saint Bernard de Clairvaux, fut un des fondateurs de l'abbaye de Lucelle, ce qui explique la présence de ce personnage à la fondation de la dite abbaye. D'après Trouillat, Jean et Adenotus de Charmoille servaient comme officiers à la cour du roi de France, Philippe-le-Hardi (1274), Sanctius sous Philippe-le-Bel (1295). — En 1315, parmi les officiers de Louis-le-Hutin figurait Nicolas de Charmoille. — La famille d'Asuel, dont plusieurs membres ont pris le nom de Charmoille, s'est éteinte en 1480. — Voir art. Asuel. — Trouillat. — Vautrey : Notices I. [G. A.J
CHARNAVALLI. Famille originaire de Saint-Gingolph, dont Pierre, notaire, s'établit à Martigny à la fin du XVe s. — François, fils du précédent, notaire, châtelain de Saillon 1525. — Voir de Rivaz : Topographie. — Rameau : Châteaux du Valais. [Ta.]
CHARNEX. VoirCHERNEX.
CHARPENTIER. Famille d'Estavayer-le-Lac, issue de Pierre, originaire de Normandie, qui fut reçu bourgeois en 1697. Elle a donné des gouverneurs et un curé d'Estavayer. Éteinte au XIXe s. — Voir Dellion : Dictionnaire. — Grangier : Annales d'Estavayer. [H. V.]
CHARPENTIER, Pierre, avocat, * à Toulouse, f 1612 à Pont-à-Mousson, professeur de droit civil à Genève 1566-1570, puis chargé du département des Affaires des Huguenots à Paris. Il trouva une retraite sûre chez Pomponne de Bellièvre pendant la Saint- Barthélémy et tenta, dans sa lettre à F. Portus, 1572, de rejeter la faute des massacres sur quelques protestants. Avocat du roi au Grand Conseil, il donna ensuite dans la Ligue et recevait en 1603 une pension de 2000 livres du duc de Lorraine. — Voir France Protestante, 2e édition. [C.R.]
CHARPENTIER, Jean de, d'une famille française fixée en Saxe, où il naquit le 7 décembre 1786. Il étudia à l'école des mines de Freyberg (Saxe), fut attaché à l'administration des mines de Prusse, passa en France en 1808. Il fut chargé en 1813 par le gouvernement vaudois de la direction des salines de Bex, qu'il réorganisa complètement. Des travaux d'endiguement du Rhône, en 1831, l'amenèrent à capter et à utiliser la source thermale de Lavey. Pendant son séjour à Bex, il s'adonna à la botanique et à la géologie, et s'intéressa notamment à la question des glaciers. Il fut le premier à affirmer que les blocs erratiques, déposés dans le Plateau et sur le
Jean de Charpentier.
D'après un portrait de
Au Peuple vaudois.
GHARPIGNY