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CHENU

et les comtes de Savoie pour liquider des contestations et difficultés entre les Fribourgeois et les sujets de la baronniede Vaud. Chénens fut rattaché aux anciennes terres ou 24 paroisses jusqu'en 1798, puis fut successivement incorporé au district de Romont (1798-1803), au district de Fribourg (1803-1848), au district de la Sarine dès 1848. Une chapelle, dédiée à Notre-Dame, y est mentionnée au début du XVe s. ; elle fut reconstruite en 1584, 1629 et 1643. — Kuenlin : Dictionnaire. — Dellion : Dictionnaire I. — MDR XII, XXXV. — Rec. dipl. IV, VII. — ASHF IV, VI, VII, X. — Rœmy : Chronique fribourgeoise. [G. Cobpataux.]

CHÉNENS, de. Famille noble fribourgeoise mentionnée dès le XIIe s. Elle paraît avoir acquis la bourgeoisie de Fribourg au XIIIe s., et a donné plusieurs membres du Conseil : Nicolas, 1344 ; Nicolas, 1398- 1411 ; les frères Nicod et Janni, 1414-1423. — 1. Pe- TRUS,' curé de Guin 1283-1304. — 2. Anne, abbesse de la Maigrauge 1346-1359. Cette famille se signala par ses largesses aux couvents d'Hauterive, des Cordeliers de Fribourg, de la Fille-Dieu, etc. — Voir Gumy : Regeste d'Hauterive. — Arch. d'État de Fribourg : Daguet, répert. alph. ; Fonds de la Fille-Dieu ; Livres de bourgeoisie. — Fleury : Le couvent des cordeliers de Frilourg. [G. Corpataux.]

CHENEVARD. Nom de différentes familles vaudoises, citées à Payerne en 1444, à Lausanne en 1553, à Bière en 1597, à Corcelles-le-Jorat en 1615. A cette dernière famille appartenait le dragon Jean-Pierre Chenevard qui, le 26 janvier 1798, défendit l'escorte française dans l'attaque de Thierrens. — RHV 1899, 1903,

CHENEVIÈRE. Famille originaire de l'Arbresle, près de Lyon, reçue à la bourgeoisie genevoise en 1631. Armes : d'azur à deux mains jointes en foi avec des poignets d'argent, surmontées d'un cœur de même, accompagnées d'un croissant entre deux étoiles en chef et d'un croissant en pointe, le tout d'argent. — 1. Isaac, 1672-1712, fit partie d'une compagnie envoyée en Suisse en 1712, f dans le combat de Sins, 21 juillet. — 2. Jean, 1676- 1746, du Conseil des Deux-Cents 1738, roi de l'Arquebuse 1725. Son portrait se trouve à la salle des Rois à l'Hôtel de l'Arquebuse. — 3. Nicolas, 1750- 806, pasteur à Saconnex 1783, à Genève 1789. Membre es assemblées politiques, député à l'Assemblée nationale depuis 1793, il montra une modération qui faillit le faire incarcérer, surtout quand il vint en aide aux prêtres catholiques expulsés de France et réfugiés à Genève. Il composa en 1792, à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de J.-J. Rousseau, un Hymne à la jeunesse studieuse, chanté à Saint- Pierre à la fête des Promotions de 1797. — [H. Da.] — 4. Pierre, 1766-1849, membre de la Grande Cour de justice civile et du Département de la Force publique 1794. Pendant l'insurrection de cette année-là, il fit partie du premier tribunal, du Comité militaire et du second tribunal. C'était un révolutionnaire modéré. — [E.-L.

Burnet.] — 5. Jean-Jacques-Caton, 1783-1871, fils du n° 3, docteur en théologie, pasteur à Marseille 1807, à Dardagny 1810, à la ville 1813-1851, professeur de théologie 1817-1865, plusieurs fois recteur de l'Académie 1825-1858 ; auteiir de nombreux ouvrages et opuscules, entre autres Essais théologiques, 1831, 1838, six vol. ; Dogmatique chrétienne, 1840 ; Sermons, 1855.

Jean-Jacq.-Caton Chenevière.

D'après un portrait à l'huile

d'Artus (coll. Maillart).

— 6. Louis-Charles, 1813-1877, fils du n° 5, pasteur à Saconnex, 1840-1847 ; a publié en 1835 : Farel, Froment et Viret. Il fut un des fondateurs des Étrennes religieuses. Après sa mort, on a publié de lui un volume de Sermons et fragments divers, précédés d'une notice biographique, 1880. — Voir Ernest Naville : Charles Chenevière. — JG, 30 nov. 1906. — 7. Arthur, 1822- 1908, frère du n° 6, banquier et homme politique, membre du Conseil municipal 1857-1864, député à l'Assemblée Constituante 1862, du Grand Conseil 1862-1888, conseiller d'État 1864-1871, président de ce corps 1867, 1869, conseiller national 1878-1884. En 1864, il fut élu comme candidat du parti démocratique contre James Fazy, le chef du parti radical tout puissant jusqu'alors. Cette nomination amena, au moment de sa proclamation, une collision sanglante. Mis à la tête des finances de la République, il sut y déployer toutes ses qualités d'homme d'affaires. On lui doit en partie la loi sur l'Hospice général, 1868. Il fonda en 1868 l'importante maison de banque de son nom ; il s'intéressa aussi très spécialement à la Caisse d'Epargne. En 1870, le Conseil fédéral l'envoya à Paris pour secourir les Suisses ayant eu à souffrir du siège. — Voir JG, 22 janv. 1908. — Le Genevois, 21 janvier 1908. — PS, 5 février 1908. — 8. Edouard, 1848- 1916, membre du Conseil municipal de Genève, du Grand Conseil, chirurgien-accoucheur très renommé. — 9. Adolphe, 1855-1917, fils du n° 7, homme de lettres, étudia à Paris. Il est l'auteur de nombreux romans, nouvelles, contes, etc. ; collaborateur à la Revue des Deux-Mondes, chevalier de la Légion d'honneur. Ses principaux écrits sont : Contes indiscrets, 1887 ; Double faute. 1891; Henri Vernol, 1892; Honneur de femme, 1893; Roman d'un inquiet, 1900; Idylle rouge, 1903 ; Carnets de chasse. — Voir Semaine littéraire, 14 juillet 1917. — La Suisse, 9 juillet 1917. — PS, 25 juillet 1917. — 10. Jacques, * 1886, fils du n° 9, homme de lettres, fit partie, avec son père, de l'Agence des prisonniers de guerre instituée par Gustave Ador en septembre 1914, membre du Comité international de la Croix- Rouge. A publié : Les Beaux jours, vers, 1909 ; L'Ile déserte, roman, 1917 ; La Chambre et le jardin, vers, 1913 ; Les premiers souvenirs, poème, musique de Jaques-Dalcroze, 1918 ; Jouvence ou la Chimère, 1922. Il fut avec Pierre Girard un des auteurs de la Fête de la jeunesse et de la joie de Jaques-Dalcroze en 1923. — Voir DSC. — Galiffe : Not. gén. V, 293. — AGS II, 793. — Sordet : Dict. des fam. genevoises. — France protestante. — Rivoire : Bibliographie. — Armoriai genevois. — SKL. — Arch. de Genève. [H. Da.]

CHENIT (LE) (C. Vaud, D. La Vallée. V. DGS). Com. et cercle formant la moitié du district de La Vallée, soit la partie en amont du lac de Joux, et comprenant une quarantaine de villages et de hameaux, groupés en deux paroisses, le Sentier et le Brassus. Le nom de Chenit, qui se rapporte à des arbres secs tombant de vieillesse, est mentionné pour la première fois en 1513, date qui doit marquer le commencement de la colonisation de la région. Le Chenit forme une commune depuis la séparation d'avec celle du Lieu, le 16 octobre 1646. Un petit temple en bois était déjà desservi dès 1612 par le diacre du Lieu. Le poste de pasteur du Sentier fut créé en 1764, celui de pasteur du Brassus en 1637. Les membres d'une société de fusiliers du Chenit, constituée en 1661, prirent une part importante dans la campagne de Villmergen en 1712, et se transformèrent en abbaye militaire en 1721. — DHV. [M. R.]

CHENU. Famille de Saint-Jeoire en Faucigny, admise à la bourgeoisie genevoise en 1523 et 1536, éteinte. Armes : d'argent au chêne arraché de sinople, accosté de deux étoiles du même. Elle a donné plusieurs membres aux Conseils des Deux-Cents et des Soixante. D'autres personnes du même nom, venues du mandement de Nantua, obtinrent la bourgeoisie en .1509 et en 1536. — Michel, f 1568, moine de l'ordre de Saint- Jean, embrassa la Réforme, fut reçu bourgeois en 1536 en récompense de ses services à la guerre, du Conseil des Deux-Cents 1544. C'était un homme violent qui se compromit dans la sédition de Perrin. — Galiffe : Not.

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