‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 248 sur 425 · CHERASCO (PAIX DE · texte numérisé non relu

CHERASCO (PAIX DE

CHERNEX

<jén. II, 1 13. — Armoriai genevois. — Sordet : Dicl. des familles genevoises. [H. Da.]

Nom de différentes familles vaudoises, dont une, à Lausanne, y a donné des orfèvres et des jurisconsultes aux XIVe et XVe siècle. [M. R.]

CHERASCO (PAIX DE). Parmi les divers traités signés en 1631 à Cherasco en Piémont, il faut, mentionner ceux qui furent conclus entre l'Autriche et la France, les 6 avril et 19 juin. Le premier stipulait que les places fortes de Suze et d'Avigliano seraient occupées au nom de la France par des garnisons suisses jusqu'à ce que les Autrichiens se fussent, retirés de l'Italie et des III Ligues. A la suite de l'opposition faite par l'Espagne, l'empereur ne ratifia pas ce traité, et dans celui du 19 juin, la France renonça à l'occupation des deux places fortes par la Suisse ; elle consentit en outre à ce quo les troupes ennemies se retirassent en même temps de l'Italie et des Grisons. Ce nouveau traité convenait à Milan ; quoique le Splùgen lui fût enlevé, il lui laissait le passage par la Valteline. Toutefois, il déçut les Grisons, qui avaient envoyé un député spécial à Cherasco, puisqu'ils n'obtinrent pas la restitution des pays sujets qu'ils avaient espérée. — Voir AS I, V, 2. — Dumont : Corps diplorn. VI. — Rott : Représ, diplom. IV. — Jecklin : Materialien. — Cérésole : La république de Venise et les Suisses. — Lavisse : Hist. de France VI, 2. [A. R.J

CHER BU IN. Vieille famille payernoise mentionnée déjà en 1295 sous la forme Charboen. Plusieurs de ses membres optèrent pour Corcelles en 1803, lors de sa séparation de Payerne. [B.]

CHERBULIEZ. Famille originaire de Novalles près de Grandson, où on la trouve déjà dans le premier tiers du XVIe s., ce qui exclut la possibilité qu'elle soit venue de France à l'époque du Refuge. — 1. David, maîtrecharpentier, reçu habitant de Genève en octobre 1698. — 2. Jean-Louis-ANDRÉ, helléniste et latiniste, 1795- 1874, professeur de littérature grecque et latine à l'académie de Genève 1840. Membre fondateur de l'Institut national genevois et premier président de la section de littérature. Son principal ouvrage est un mémoire malheureusement inachevé sur La Ville de Smyrner et son orateur Aristide (MIG IX et X). — 3. Antoine-Elisée, 29 juillet 1797-7 mars 1869, frère du n° 2, publiciste, membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques de Paris, chevalier de l'ordre des SS. Maurice et Lazare, docteur en droit et avocat 1826, juge au tribunal de l'Audience, puis civil 1831, professeur de droit public et d'économie politique à l'académie de Genève 1835. Du Conseil représentatif 1831, de l'Assemblée constituante de 1842, du Grand Conseil même année. Professeur d'économie politique et de statistique à l'École polytechnique de Zurich 1855. D'opinions fortement conservatrices en politique, il s'était démis de tous ses emplois à Genève après la révolution de 1846. Principaux ouvrages : Dissertation sur les causes naturelles du droit positif, 1826 ; Théorie des garanties constitutionnelles, 2 vol. 1843 ; Précis de la science économique et de ses principales applications,

2 vol. 1862. Collaborateur à la Biblioth. Universelle et au Journal des Économistes. — 4. Gaspard- Louis -Joël, libraire et éditeur, frère des nos 2 et 3, 1806-1870. Fondateur en 1830 de la Revue critique des livres nouveaux, auteur de : Genève, ses institutions, ses mœurs, son développement moral et intellectuel, 1867. — 5. Marie- Isaline (Mme Tourte-Cherbuliez), sœur des trois précédents, 1793- 1863. Auteur de romans et de nouvelles pour la jeunesse. — 6. Charles- Charles-Victor Cherbuliez. V^cto'''J1^ du ?,° 2' *9 D'après une eau-forte de JUll. 1829-1" JUll. 1899,

Page 1