‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 253 sur 425 · CHOISY · texte numérisé non relu

CHOISY

une fabrique à Lausanne. En 1845, David Sprùngli fait de même à Zurich. Pour lutter contre la concurrence, Daniel Peter fait de nouvelles recherches et obtient en 1875 le chocolat au lait qui, adopté ensuite par les autres maisons, fonda à l'étranger le renom des chocolats suisses et provoqua l'essor de l'industrie chocolatière dans notre pays. A Berne, Rod. Lindt & fils débutent dans cette industrie en 1879. Jacques Klaus, au Locle, ajoute à sa confiserie, en 1883, une entreprise de chocolats. Tobler, Villars, Maestrani, etc., se font une réputation à leur tour.

Aux lents progrès de l'industrie du chocolat pendant la première partie du XIXe s. succéda une période de développement rapide, conséquence de l'augmentation croissante de la demande de l'étranger. Simultanément, les diverses entreprises particulières tendent à se transformer en sociétés anonymes et plusieurs fusionnent pour augmenter leur rendement. Les plus grosses maisons fondent à l'étranger des usines, des succursales, des entrepôts généraux.

En 1870, l'industrie chocolatière suisse occupait approximativement 130 ouvriers, et, en 1912, 5500. Le capital investi dans cette industrie a passé de 1901 à 1920, de 10,7 millions à 66,5 millions. En 1887, la Suisse exportait 4730 quintaux de chocolat (poudre de cacao et pâte de chocolat non comprises), pour une valeur de 1 819 000 francs et en 1913, 159 143 quintaux pour une valeur de 54 726 000 fr. Ces chiffres se sont encore accrus pendant la guerre de façon formidable pour s'effondrer après l'armistice.

Pour défendre leurs intérêts, les chocolatiers suisses ont formé en 1903 l'Union libre des fabricants suisses de chocolat, qui s'intitula en 1912 Chambre syndicale des fabricants suisses de chocolat et qui, à cette date, réunissait 14 entreprises. — Voir Ed.

Schiess : L'industrie chocolatière en Suisse. — Bulletin de statistique suisse IV, 4 ; V, 3. [je-ve A.]

CHODAT, Roberl-Hippolyte, botaniste, d'une famille de Moutier- Grandval, * 6 avril 1865. Après de nombreux voyages d'études en Europe, devint privatdocent à l'université de Genève 1888, professeur extraordinaire 1890, professeur ordinaire de botanique et directeur de l'institut botanique 1891, recteur 1908- 1910, directeur du jardin alpin et du laboratoire de biologie alpine La Linnea à Bourg-Saint-Pierre. Organisateur des voyages botanistes avec les étudiants dans la région méditerranéenne et dans l'Amérique du Sud. Chevalier de la Légion d honneur, membre correspondant des principales sociétés botaniques d'Europe. A fourni plus de 400 publications scientifiques dans le domaine des ferments oxydants, la physiologie et l'anatomie des plantes, la paléontologie végétale et la géobotanique. Ouvrages principaux : Principes de botanique, 4 éditions : Algues vertes de la Suisse, 1902 ; Étude critique et expérimenne/-SWr le polymorphisme des algues, 1909. — Voir DSC. — Julliard et Aubert : Cat. des ouv. pub. par l université de Genève. [H. Drnkinger.]

CHOËX (C. Valais, D. et Corn. Monthey. V. DGS^. Au XIIIe s., Aymon de Savoie, atteint de la lèpre, se retira à Choëx et y fit construire un château, sur l'emplacement duquel la tradition place l'église actuelle.

Avant d'y mourir en 1242, ce prince fit don de Choëx à l'abbaye de Saint- Maurice, à qui il appartint jusqu'en 1798. Un châtelain représentait l'abbé dans ce village. Après 1798, Choëx fut incorporé à la commune de Monthey ; au spirituel, il dépend toujours de l'abbaye de Saint-Maurice. — Voir de Rivaz : Topographie. — Gremaud. — Rameau : Châteaux du Valais. [Ta.]

CHOFFAT. Famille originaire de Lobschez près Soubez (Franches-Montagnes). — Joseph, 1797-1869, fondateur du journal L Helvétie, préfet du district. — Léon-Paul, 1849-1919, géologue. Il fut élève de Heim à Zurich en 1871, et en 1878, au congrès géologique de Paris, Carlo Ribeiro l'engagea comme collaborateur dans ses recherches sur les formations jurassiques du Portugal. Choffat resta quarante ans dans ce pays, voué à l'enseignement et à l'étude de la géologie. Lauréat du prix Visquenel (Soc. géologique de France) 1900. La liste de ses œuvres compte 185 numéros. — Joseph, * 1866, entra au service diplomatique de la Confédération en 1890, ministre de Suisse à Buenos-Ayres 1899-1910, ministre plénipotentiaire à Vienne en 1910, démissionne en janvier 1915. [A. Sch.]

CHOINDEZ (C. Berne, D. Moutier, Com. Courrendlin. V. DGS). Vge dont le nom provient de l'ail. Schwende, lieu où une forêt a été coupée. Avec Gerla-

Choindez. Photographie prise d'avion en septembre 1921 à l'altitude de 4000 m. par

l'Ad Astra-Aero, Zurich.

fingen, Choindez est le principal centre sidérurgique de la Suisse, avec le seul haut-fourneau du pays, installé en 1846. Les usines Louis de Roll, à Choindez, occupaient plus de 700 ouvriers en 1913 ; le haut-fourneau produisait 22 000 tonnes de fonte annuellement. — Voir Die L. v. RoWschen Eisenwerke und die jurassische Eiseninduslrie. [P.-O.B.]

CHOISY. Famille genevoise, originaire de Saint- Sigismond en Faucigny. Armoiries : d'azur au sautoir d'or, accompagné en chef d'un croissant, en fasce et en pointe de trois besants, le tout' d'argent. — 1. Etienne, vicaire de la Madeleine 1439-1462. — 2. Louis, 1553-1640, se fixa à Genève où il fut reçu bourgeois en 1594. — 3. Jean-Jacques, 1687-1755, notaire et avocat, du Conseil des Deux-Cents, secrétaire des appellations ; a imprimé divers factums. — 4. Jean-Louis,

Page 1