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CHOLLET

1728- 1782, iils du n° 3, notaire et. procureur, dizenier, membre du Conseil des Deux-Cents, secrétaire du Consistoire, contrôleur, commandeur de l'Arc. — 5. Jean-Jacques, 1736-1792, fils du n° 3, notaire et procureur ; contrairement ail reste de sa famille, il se joignit au parti des Représentants, fut nommé l'un des 24 commissaires de la bourgeoisie en 1776 et de leur Comité de sûreté en 1781, membre du Conseil des Deux-Cents, commandeur de l'Arc.

— 6. Georges-Louis, 1758-1843, fils du n°4, ministre de l'hôpital, puis pasteur à Cartigny (destitué en 1794 par les révolutionnaires, rétabli en 1795), à Genève, Jussy, Céligny, et de nouveau Genève ; vice-président de la Direction de l'Hôpital, doyen de la Compagnie des pasteurs et professeurs, docteur en théologie. — 7. Georges, 1761-1828, fils du n° 5, notaire et avocat, de l'Assemblée nationale, du Conseil municipal sous l'Empire, député au Conseil représentatif. — 8. Jacques-Denis, 1799-1859, fils du n° 6, ministre du Saint-Évangile 1821, Dr es sciences, professeur de philosophie rationnelle 1824-1848, secrétaire de la Compagnie des pasteurs 1829-1838, pasteur à Genève 1839-1844, modérateur 1840, 1852, membre du Consistoire 1842-1847, recteur de l'académie 1844-1846. Comme

botaniste, il a collaboré au Prodromus et publié de nombreuses monographies. — 9. Louis-James, 1831-1911, filsdun0 8, pasteur de l'Église suisse à Londres 1855-1863. à Vernier 1863-1903, membre du Consistoire 1871 - 1875, 1879-1891. Il a exercé une grande influence par ses instructions religieuses et ses prédications. Sa réputation d'orateur lui attira de fréquents appels en Suisse et à l'étranger. Il collabora aux Éirennes religieuses et publia plusieurs volumes de sermons et conférences. Il exerça aussi une grande activité dans l'œuvre de la Croix -Bleue. — 10.

petit-fils du n° 6, major

Louis-James Choisy.

D'après un portrait de collection Maillart.

la

Georges-Louis, 1837-1880,

dans l'armée nord américaine, se distingua dans les batailles de North Anna River et de YVeldon Railroad (Virginie). — 11. Jacques-EuGÈNE, 1866, fils du n° 9, pasteur de l'Église huguenote de Cantorbury 1889-1890, suffragant 1890, puis pasteur de Plainpalais 1898-1910, Dr en théologie, professeur d'histoire ecclésiastique 1909, doyen de la Faculté de théologie 1914- 1922, auteur de Paschase Radbert, 1888 ; La théocratie à Genève au temps de Calvin, 1898 ; L'État chrétien calviniste à Genève, au temps de Théodore de Bèze, 1902 ; Précis d'histoire générale du christianisme, 1917. Il a fondé le musée historique de la Réformation et l'Institut des Ministères féminins. — 12. François-Louis • lit Frank, * 1872, petit-fils du n° 8, élève de Thomson, chef d'orchestre et professeur de violon au Conservatoire d'Athènes 1897-1907, fondateur des Écoles populaires de musique, compositeur et musicographe. — 13. Louis-Frédéric, * 1877, fils du n° 9, prof, de langue et de lit I .anglaises 1919, auteur de Alfred Tennyson, 1912; Sainte-Beuve, l'homme et le poète, 1921. — Voir Gai. : Not. VI. -- LLH. — AGS 1907. — Gubernatis : Dict. des écrivains du jour. — A. de Candolle : Not. sur J .- D. Choisy. - Guillot : Louis-James Choisy. [H. Da.]

CHOLÉRA EN SUISSE (LE). C'est dans les années de 1830 à 1838 que le choléra asiatique a fait pour l.i première fois son apparition en Europe. A l'exception di' quelques épidémies locales, importées de la Lombardie dans le Tessin, à Lugano, à Mendrisio et dans les alentours (juillet-octobre 1836), la Suisse fut épargnée. La seconde grande épidémie, en 1847, n'effleura que

passagèrement le Tessin (district de Mendrisio, fin aoûtoctobre 1849). Dans la suite, en 1854, elle prit tout à coup une extension plus considérable dans diverses parties de la Suisse. Le 12 août 1854, le choléra fit son apparition à Aarau et se propagea vers le Nord au delà de Frick jusqu'à Œschgen et vers le Sud jusqu'à Menziken ; de même à l'Ouest dans les villages soleurois de Stùsslingen et de Dullikon. L'épidémie dura douze semaines ; à Aarau, elle fit 81 victimes, dans le canton d'Argovie 261. A Zurich, l'épidémie fut très limitée, et de même à Genève (2 décès). A partir du 20 août, elle reprit de nouveau dans le Tessin, où elle dura jusqu'en octobre et régna surtout dans le Mendrisiotto et dans le district de Lugano (17 décès à Lugano). Dans le Valais, à Collombey et à Monthey, il y eut en septembre quelques cas isolés. En 1855, le choléra reparut de tous côtés aux frontières de la Suisse. Il fut importé de l'Alsace et éclata à Bâle le 27 juillet ; jusqu'à sa disparition, au commencement d'octobre, il fit 205 victimes. Il occasionna l'épidémie de Bâle-Campagne au commencement d'août qui se propagea dans les districts d'Arlesheim de Liestal, de Waldenbourg etde Sissach ; jusqu'à la, mi-novembre, il y eut de 230 à 240 décès. Le 29 août, une épidémie d'intensité moyenne éclata à Zurich et dans les alentours ; 114 personnes y perdirent la vie. Le 10 août, l'épidémie de l'année précédente reparut dans les mêmes contrées du Tessin et presque en même temps dans l'extrême Ouest de la Suisse, à Genève, où il y eut environ 50 décès, fin août-fin octobre ; en revanche, il n'y eut pas un seul décès dans le territoire du canton d'Argovie. En 1864, on constata une reprise isolée de l'épidémie à Morcote (Tessin), qui fut entièrement isolé jusqu'à la disparition de la maladie. En 1866, deux personnes arrivées à Bâle y moururent du choléra. En 1867, le choléra sévit avec intensité dans toute l'Italie, d'où il pénétra de nouveau dans le Tessin ; toutefois, il ne dura qu'un mois environ, fin juillet- fin août, dans les villages du district de Mendrisio limitrophes de la frontière et occasionna 112 décès. Il fut importé dans le Valais au commencement d'août, mais se localisa à Martigny et aux alentours et n'occasionna que peu de décès. Toutefois, c'est dans la ville et dans le canton de Zurich que l'épidémie, importée également d'Italie, éclata dans la même année avec le plus de violence ; du 30 juillet jusqu'en octobre, 499 personnes y succombèrent. En dehors de la ville, il y eut des cas isolés dans de nombreuses communes des districts de Bùlach, de Dielsdorf, d'Uster, de Meilen, d'Affoltern, de Horgen et de Pfàffikon. Des cas furent observés à la mi-septembre à Lachen, à Schindelleggi et à Feusisberg (canton de Schwyz). Le choléra fut encore transmis à la fabrique de papier de Kriegstetten (Soleure) par un envoi de chiffons d'Aussersihl ; de là, il se répandit dans les alentours jusqu'à Subigen et à Deitingen. Du 21 septembre au 12 octobre, on enregistra 12 décès. L'année 1884 fut la dernière où le choléra sévit avec intensité, surtout dans l'Europe méridionale. Dans le Tessin, on réussit cette fois à se préserver de la contagion ; cependant, une voyageuse de Marseille en mourut à Versoix près Genève. Dans la seconde moitié d'août, six hommes, détenus dans la prison de Saint-Antoine à Genève, furent atteints par l'épidémie et en moururent. Toutefois, elle ne se répandit pas plus loin. — Voir H. Lebert : Die Choiera in der Schweiz. — C. Zehnder : Die Choiera... — Le même : Bericht iiber die Ch. — Epidémie des Jahres 1867 im Kt. Zurich. — O. Gass dans le Baselbieter Kirchenbote 1923, n°9. — Communications des Obmann cantonaux. [H. Tr.]

CHOLEX, CHOLAY, de. Famille noble, probablement d'origine savoyarde, qui apparaît dans le pays de Neuchâtel aux XVe et XVIe s. Armoiries : de gueules au griffon d'or. A donné — Philibert, chanoine de Neuchâtel 1485, curé d'Engollon, protonotaire apostolique. — Biogr. neuch. I. [L. M.]

CHOLLET. Nom de famille des cantons de Fribourg, de Neuchâtel et de Vaud.

A. Canton de Fribourg. Vieille famille originaire de la Gruyère. Armoiries : d'azur au sautoir d'or accosté de 4 croisettes du même. Variante, de sinople. Le plus ancien membre connu de cette famille est

GHOLLET

OHOUET

Nicolet dit Guillet de Cerniat, * vers 1340, f avant le 1er mars 1401. De lui descendent les branches dites de Cormagens, d'Angstorf, de Grolley et du Guintzet. Son arrière petit-fils changea le nom de Guillet contre celui de Chollet en 1490. Nicod, * vers 1453, originaire d'Écharlens, est l'auteur de la branche dite Chollet- Wild. De Nicolet descendent — 1. Loys, reçu bourgeois deFribourgen 1544, f avant le 2 mars 1569. — 2. Pierre, arrièrepetit-fils du n°l, du Conseil des Deuxr Cents 1645, bailli d'Illens 1654, maître de la Bonne Maison de Bourguillon 1671, f le 8 avril 1682; reçut six poses de forêt pour services rendus lors de la bataille de Villmergen. — 3. Philippe, frère du n° 2, pharmacien, du Conseil des Deux-Cents 1663, du Conseil des Soixante 1682, banneret 1686, f 10 avril 1703. — 4 Philippe-Nicolas, fils du n° 3, * 30 août 1659, f 27 avril 1737, capucin sous le nom de Donat 1678, gardien, senior de la Province. — 5. Jean-Udalric, fils du n° 3, * 18 février 1672, du Conseil des Deux-Cents 1693, des Soixante 1713, grandsautier 1709, bailli de Gruyère 1715, banneret 1738, t 1746. — 6. Philippe, neveu du n° 3, des Deux-Cents 1679, des Soixante 1695, bailli de Bellegarde 1688. avoyer d'Estavayer 1702, f 13 janvier 1703. — 7. Jean- JACQUES-Ignace, fils du n° 5, * 13 avril 1696, f 9 juillet 1766, des Deux-Cents 1719, des Soixante 1754, grandsautier 1736, bailli de Gruyère 1741, banneret 1760. — 8. Joseph-ALOYS, fils du n° 5, f 27 février 1763, des Deux-Cents 1725, des Soixante 1744, maître de l'Hôpital 1734, bailli de Surpierre 1746, banneret 1751, du Conseil secret 1751. — 9. François-Pierre-NicoLAS, fils du n° 7, * 15 janvier 1734, t 1er août 1811, des Deux- Cents 1755, conseiller 1776, bailli de Châtel-Saint-Denis 1771, créé baron par acte du 13 septembre 1779. — 10. François-Jacques, fils du n° 8, * 7 septembre 1736, f 6 avril 1808, des Deux-Cents 1759, bailli de Cheyres 1784, des Soixante 1788, conseiller 1791, trésorier 1795, qualifié de baron 1788. — 11. Jean-Antoine, fils du n» 9, * 2 février 1771, des Deux-Cents 1795 et 1814. créé baron 1779, officier au service de France dans le Régiment de Diesbach. — 12. Pierre, fils du n° 10, 1763- 1839, des Deux-Cents 1789 et 1814, grand sautier 1796 et 1803,'"épousa en 1788 Caroline, baronne de Raesfeldt. — 13. Emmanuel, * 27 janvier 1805, f 5 janvier 1856, capitaine au service de Naples. — 14. Charles- Ignace- Aloys- Adrien dit Louis, petit-fils du n° 9, * 5

nov. 1825, f 22 mai 1902, syndic de Fribourg 1858- 1886, légua 150 000 fr. à la Chambre des Scolarques, 100 000 à l'hôpital de Tavel, 50 000 à l'orphelinat de la ville de Fribourg, etc. — 15. Charles-Joseph, *11 janvier 1817, capitaine au service du Saint-Siège.

De Nicod (1453) descendent— 1. Jean, dernier abbé du monastère d'Humilimont, f 1er juillet 1580. — 2. Claude, arrière-petit-fils de Nicod, reçu dans la bourgeoisie de Fribourg 1591, f avant 1613. — 3. Georges-Antoine, * le 27 oct. 1726, f 2 oct. 1790, des Deux- Cents 1751, bailli de Romont 1759, Seelenmeister 1780, des Soixante 1785, conseiller 1787. — 4. Simon-Joseph-Udalric-Bonaventure, petit-fils du n° 3, * 13 juil. 1789, du Grand Conseil 1816, préfet de Corbières 1822, de Farvagny 1828, de Romont 1831, Juge de paix de Fribourg 1838. — 5. Jean- Philippe-Hubert, frère du n° 4, * 2 nov. 1793, capitaine au service de Naples 1822-1828. — 6. Joseph-Charles- Victor-MARCEL, petit-fils du n° 4, * 26 octobre 1855,

DHBS II — 33

Louis Chollet (no 14).

D'après une photographie.

peintre, auquel fut confiée la décoration des grands magasins du Louvre à Paris, du Théâtre à Genève, de la salle d'audiences du Palais fédéral à Lausanne, de la Salle de réception de l'ancien Palais fédéral à Berne, etc La famille de Chollet a donné à Fribourg 5 conseillers, 19 membres du Conseil des Soixante, 49 membres du Conseil des Deux-Cents, 8 membres du Conseil des secrets, 2 juges d'appel, 1 trésorier, 1 Baumeister, 1 bourgmestre, 1 directeur de l'artillerie, 1 commissairegénéral, 7 bannerets, 1 chancelier, 27 baillis, etc. Elle a fourni à l'Église 4 chanoines, plusieurs curés et religieux. — Archives cantonales Fribourg : Raemy, recueil de généalogies. [R^emy.]

B. Canton de Neuchâtel. Famille de Chézard-Saint- Martin mentionnée dès la fin du XIVe siècle. [L. M.]

C. Canton de Vaud. Famille fixée à La Rogivue et à Moudon en 1514. A donné — Pierre, médecin, l'un des chefs du mouvement révolutionnaire à Moudon en 1798, député au premier Grand Conseil en 1803. [M. R]

CHOMEL. Plusieurs personnes de ce nom se réfugièrent à Genève au XVIe et au XVIIe s. venant du Dauphiné. — Isaac, d'Annonay, reçu habitant de Genève en 1684. Il eut entre autres pour descendants, les graveurs et peintres Jean-François-Gabriel, 1810- 1876, Jean, 1839-1877, et Francis, 1835-1895, cités dans SKL. [C. R.]

CHOPY, Antoine. * à Narbonne, 1674-1760, étudia la théologie à Paris, renonça à la religion catholique romaine et vint en 1708 à Genève où il fut nommé régent au collège 1713-1753. Il fit des vers français et latins, et publia en 1730 une carte du lac de Genève et des environs qui lui valut des lettres gratuites de bourgeoisie. Peintre, il a fait des miniatures et des vignettes pour les livres imprimés par les libraires Bousquet et Barillot. — Voir France protestante. — Senebier : Hist. litt. de Genève III, 245. — SKL. [H. Da.]

CHOQUARD. Famille d'origine française, naturalisée de Lôwenbourg (Jura bernois) au milieu du XIXe s. — Joseph, * 22 juillet 1855 à Porrentruy, industriel, député au Grand Conseil 1881-1895, au Conseil national 1890-1895 et dès 1901, préfet de Porrentruy dès le 1er janvier 1914. [G. A.]

CHOSSAT. Flamille genevoise, originaire de Boffres, en Vivarais. — 1. Etienne, reçu habitant de Genève en 1754. — 2. Jean-César-Etienne, 1753-1831, fils du n° 1, membre du Conseil représentatif et du Conseil d'Instruction publique, Dr en médecine, membre-correspondant de l'Académie de Médecine de Paris. — Voir Hec. des lois. — Genève suisse 98, 468. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [C. R.]

CHOUDENS, de CHOUDENS. Famille du Pays de Gex dont quelques membres vinrent, à diverses épo- ! ques, se fixer à Genève. Armes : d'argent à trois cœurs de gueules. De la branche cadette, de Bernex, issue de celle de Thoiry, furent plusieurs seigneurs d'Aire-la- Ville et co-seigneurs de la Bâtie-Mellié. — 1. Claude, de Thoiry, notaire et commissaire d'extentes de l'Évêché de Genève sous Pierre de la Baume, eut une lignée que distinguèrent plusieurs membres du Conseil des Deux-Cents, notaires et pasteurs, parmi lesquels —

2. Philippe, rétabli dans la bourgeoisie (perdue pour cause d'absence) « en considération de son mérite personnel et de son mariage avec une citoyenne ». —

3. Un autre Claude, de Thoiry, eut trois descendants qui devinrent magistrats distingués en Russie : —

4. Antoine-Philippe-Henri. — 5. Henri, son fils, 1812-1857. — 6. Michel-Marc-Paul-Henri, son petitfils, * 1848. — 7. Antoine, dit Antony, * à Paris, 1849, de la même branche que les nos 4, 5, 6, compositeur de musique. — Voir Galiffe : Not. gén. VII,48. [C. R.]

CHOUET. Famille de Châtillon-sur-Seine. — 1. Jean, tué au siège de Bonne au service de Genève, laissant deux fils Pierre et Jacques, reçus bourgeois de Genève le 24 février 1603. — 2. Léonard, conseiller 1683, trésorier général, f 1691. — 3. Jean-Louis, fils du n° 2, magistrat très distingué, auteur, du Journal de la Guerre de 1712 (Villmergen). — 4. Jean-Robert, 1642- 1731, homme d'État, historien, philosophe, fit ses études à Nîmes, fut professeur à Saumur, puis à Genève ; il eut pour élève Bayle et enseigna le premier à Genève

Novembre 1923

CHOULEX

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