CHRISTEN
la philosophie de Descartes. Il fut plusieurs fois syndic.
— Voir Galiffe : Not. gén. — De Montet : Dictionnaire.
— Borgeaud : L'Académie de Calvin. — France protestante (avec la liste de ses œuvres). [C. R.]
CHOULEX (C. Genève, Rive gauche. V. DGS). Ancien fief, Com. et paroisse. Autrefois Cholay, de Caulius, gentilice romain, possesseur d'un fonds portant son nom. Berceau d'une famille noble éteinte au XVIe s , citée déjà au XIIIe s., dont Humbert, qui fit construire Roillebot (voir art. Batie-Cholex). Population actuelle : 462 hab. avec celle de Bonvard, de Chevrier, de La Capite, des Briffods, de Miolan, de Pressy compris dans son territoire, qui fut reconnu genevois en 1816. Registres de paroisse dès 1632. — Voir Arch. de Genève. [C. R.]
CHOULLAT, CHOULAT. Famille bourgeoise de Porrentruy dont plusieurs membre remplirent des charges municipales dès le XVe s. — Pierre-François, * 1684, devint de bonne heure un des maîtres bourgeois de Porrentruy. Il prit parti pour le peuple dans la longue querelle qui divisa le pays d'Ajoie et se termina par la sanglante répression de 1740. Il défendit aussi les droits de la ville contre les empiétements de l'évêque Sigismond de Reinach. Comme Riat, Pétignat et Lion, Choullat fut condamné à mort. Mais à l'instance d'officiers français, sa peine fut commuée en détention perpétuelle. De 1740 à 1744 Choullat fut incarcéré au château de Porrentruy, puis remis en liberté provisoire. En 1751, il fut autorisé à résider chez son beau-frère, le curé-doyen de Rouffach, où il mourut. — Edmond, * 1880, avocat, député au Grand Conseil 1910, vice-président 1923. [P. F.]
CHOUPARD. Famille éteinte d'Auvernier, bourgeoise de Neuchâtel en 1595. — Jean-Louis, 1669- 1740, pasteur à Lignières, 1697-1699, diacre à Neuchâtel 1699-1726, pasteur dans la même ville 1726-1740. Anobli 1727. A collaboré au Dictionnaire de Moreri et laissé plusieurs volumes mns. sur l'histoire neuchâteloise, qui sont déposés à la Bibliothèque de Neuchâtel.
— Biogr. neuch. I. — Quartier-la-Tente : Familles bourgeoises. [L. M.]
CHOUSON, SCHAUSON. Voir Saint-Nicolas.
CHOVIN, Jacques-Antony. Graveur, * 1720 à Lausanne, t 1776, travailla à Bâle vers le milieu du siècle, où il fit entre autres un grand nombre de planches pour les Merkwùrdigkeiten der Landschaft Basel, de Daniel Bruckner. Il grava aussi en 1744 la Danse des morts de Hans Holbein en 43 feuilles. — Voir SKL. — Thieme-Becker : Kûnstlerlexikon. [C. Ro.]
CHRÉTIEN ÉVANGÉLIQUE. Nom d'un journal religieux, à tendances libérales, publié par la maison Bridel à Lausanne de 1858 à 1897. [M. R.]
CHRÉTIENNE (ALLIANCE) (Christliche Vereinigung). Après que les cantons protestants se fussent unis au moyen de la « Combourgeoisie chrétienne » avec des communautés de même confession en dehors de la Confédération, telles que Constance et Mulhouse, les V cantons catholiques conclurent avec l'Autriche, le 22 avril 1529 à Waldshut, une alliance défensive, l'Alliance chrétienne. Ils durent s'en retirer déjà le 24 juin de la même année, après la conclusion de la première paix de Cappel. — Dierauer III, 121. — F. Rohrer : Das christliche Burgrecht und die christl. Vereinigung. [E. R.]
CHRIST. Famille des cantons de Bâle et des Grisons. A. Canton de Bâle. Famille de huguenots venue au XVIIe s. de Nancy par Markirch ; Tobie Chrétien, commerçant, devint bourgeois en 1622 et acquit une grande considération. La famille fut représentée au Grand Conseil dès 1731, au Petit dès 1788. Armoiries : de gueules à un dextrochère vêtu de fer issant d'un nuage et tenant une croix d'argent; — 1. Franz, 1688-1744, professeur de droit 1721-1744, chancelier de la ville 1722, avocatconseil de la ville 1734. — 2. Hieronymus, 1729-1806, fils du n° 1, bailli de Munchenstein, plus tard conseiller et membre du Conseil des Treize, adversaire de Pierre
j Ochs et du mouvement révolutionnaire ; il rentra en 1798 dans la vie privée. — 3. Hieronymus, 1753- 1827, fils du n° 2, était avant la Révolution colonelquartier-maître au régiment Salis-Samaden, plus tard commissaire de guerre bâlois. — 4. Adolf, 1807-1877, fabricant de rubans, juge et conseiller, directeur de l'église, de l'école et de la justice, fut le promoteur d'une série d'œuvres philanthropiques et membre dès 1840, puis président du comité de la Mission bâloise.
— 5. Hermann, * 1833, avocat et notaire, membre de la Cour d'appel, botaniste renommé, auteur de Das Pflanzenleben der Schweiz, 1879, 1882, éd. française en 1883, 1907 ; Zur Geschichle des alten Bauerngarlens, 1916, 1923; Die Rosen der Schweiz, 1873 ; Die Farnkrduler der Erde, 1897 ; Die Géographie der Famé, 1910, etc. — Voir AGS I. — Festschrift Herm. Christ 1833- 1923, avec bibliographie. [C. Ro.]
B Canton des Grisons. Famille de conseillers de la ville de Coire, venue en 1570 du Lugnez et de Kublis, répandue aussi à Davos et Guarda, éteinte à Mons. — 1. Andréas, premier prévôt de corporation à Coire en 1641. — 2. Thomas, prévôt de corporation 1665. — 3. Nicolaus, officier au service de la Sardaigne 1742-1744.
— 4. Nicolaus de Sanz, fils du n° 3, de Luzein, 1732- 18 février 1799, capitaine-lieutenant au régiment Salis, au service de Sardaigne, se distingua plusieurs fois et fut créé par le roi chevalier de l'ordre des SS. Maurice et Lazare, et plus tard comte ; il était en 1798 colonel et chef d'un régiment qui porta son nom. Il prit le titre de Sanz de la ruine de Sanz ou Sansch près de Kublis, et passa au catholicisme. — Voir Chronik der Familie Planta, 336. — P.-C. Planta: Der rhâtische Aristokrat.
— BM 1916, p. 145, 208. — 5. Rudolf de Sanz, frère du n° 4, soldat et officier en Sardaigne dès 1766, t au commencement du XIXe s. — Voir les mns. B 472 et 473 à la bibliothèque cantonale de Coire. — 6. Johann-Baptist, 1759-16 juin 1829, fut durant 40 ans organiste de la Martinskirche, membre de la municipalité de Coire 1800-1801 ; en 1799, il s'opposa autant que possible aux déportations commises parles Français. Trésorier de la ville 1814-1820. — Voir Churer Ztg. 1829, n» 50. — 7. Johann-Paul, fils du n° 6, 1786- 1844, officier en France, fit les campagnes d'Espagne et de Russie, se rendit en Amérique lors des Cent jours, revint en 1819 et fut quelque temps rédacteur de la • Churer Ztg. après 1833. — 8. Ludwig, frère du précédent, 1791-1876, entra d'abord au service piémontais, puis étudia à Berlin le droit et la philosophie, fut rédacteur du Schweiz. Volksblatt à Zurich en 1821, puis lieutenant-colonel à l'état-major général ; il fonda à Coire le journal Der Morgenstern, qui dura un an, devint juge d'instruction à Glaris 1842-1856, rédacteur des Rheinquellen à Coire 1856, de la Glarner Ztg. 1860. Il publia des écrits de polémique politique, des poèmes patriotiques et un drame : Arnold von Winkelried. — R. Christoffel : Aufder Schwelle einer neuen Zeit, p. 210. — JHGG 1917. — 9. Paul, 1836- 14 janvier 19;,8, recteur et professeur à l'école cantonale de Coire 1864-1869 et 1887-1889, professeur de théologie et recteur de l'université de Zurich. — Voir LL. — Archives de la ville de Coire : Livres officiels. [L. J. et M. V.1
CHRISTELER (CHRISTELLER). Ancienne famille de La Lenk et de Gessenay. En 1361, Christan. Armoiries : de gueules à trois monts de sinople portant un messager de la foi chrétienne tenant une crosse. — Hans-Peter, greffier et préfet de Schwarzenbourg 1831. — Christian, 1813-1897, maître primaire et disciple de Fellenberg à Hofwil, plus tard grand conseiller. — Voir FRB VIII. — Gempeler-Schletti : Heimatkunde des Simmentals. [R. M.-V. et K.-R.]
CHRISTEN. Nom de familles des cantons de Bâle- Campagne, Berne, Grisons, Lucerne, Unterwald et Uri, dérivé du prénom Christian.
A. Canton de Bâle-Campagne. Cristan, Crystan, Cristen. Famille de Waldenbourg et des environs, dès 1547 à Itingen. — Jakob, géomètre, * 12 août 1825, fit le levé topographique de tout le canton de Bâle pour la carte Dufour. des relevés cadastraux et un projet de chemin de fer Sissach-Olten. Membre du Grand Conseil 1856, du tribunal de Sissach 1857, du gouvernement