‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 26 sur 425 · BEHAIM · texte numérisé non relu

BEHAIM

BEINWIL AM SEE

extraordinaire 1882 et ordinaire de 1883 à 1888 à Bâle rc.Ro.)

BEHAIM ou BEHEM. Famille saint-galloise. Voir B(FHM.

BEHN ESCHENBURG, Hans, * 10 janvier 1864 à Zurich, directeur général de la fabrique de machines d'Œrlikon dès 1913. Bourgeois d'Œrlikon en 1908. [F. B.l

BEINHEIM, Heinrich von, chroniqueur bâlois du XVe s., fils naturel du baron Heinrich von Fleckenstein, porta le nom de son village natal, Beinheim II naquit à la fin du XIVe s., étudia à Vienne et à Heidelberg, devint licencié en droit canon, 1428. et officiai de l'évêque dp Râle, Johann von Fleckenstein. Secrétaire du concile 1431, avocat et avocat conseil de Bâle dès

Stalles du XVI<= siècle dans l'église de Beinwil.

1436, bourgeois de cette ville 1437, diplomate habile et à plusieurs reprises député du Conseil. Il est l'auteur d'une chronique des évêques de Bâle de 1365 à 1458, et d'une chronique de Bâ\e de 1444 à 1452. — Voir Bas. C. V, 329. [C. Ho.]

BEINWIL (C. Argovie, D. Mûri. V. DGS). Vge et com. comprenant aussi Wiggwil, Brunnwil, Winterswil, Walenswil et le château de Horben. Dans les Acta Murensia (vers 1064 et plus tard) sont cités Brunnwile, Wecwile et Wicwilare, Walaswile, Waliswile et Walenwilare ; Beinwile 1239, Bainwilare 1242. Tou" ces noms de localités dérivent de noms de personnes : métairie de Bruno, de Wigo ou Wigilo. de Walah, de Winithari, de Baio. — Armoiries : d'azur au tilleul de sinople : l'écu est surmonté d'un chapeau de la liberté Au milieu du XIe s., le couvent de Mûri possédait des biens dans quelques-uns de ces villages. Le 20 janvier 1239, l'évêque de Constance confirma au couvent de Cappel la donation faite par le chevalier Hartmann de Visel, de propriétés à Beinwil et du droit de patronage de l'église du lieu. Ce droit, ainsi que l'église, passèrent à l'évêque de Constance en 1242, mais revinrent à Cappel en 1269 et restèrent en possession du couvent jusqu'à sa suppression en 1527. La haute justice ainsi que les droits de souveraineté sur ce qui fut appelé plus

tard le Freiamt, appartenaient aux Habsbourg, auxquels succédèrent, dès 1415, les cantons suisses. Après la suppression du couvent de Cappel en 1527, ses droits sur Beinwil passèrent à Zurich, puis aux Holdermeier de Lucerne, et, en 1614, au couvent de Mûri. En 1798, la juridiction de Mûri prit fin et le couvent ayant été supprimé en 1841, ses biens passèrent au canton qui régla la question des revenus dans les communes intéressées. Ce fut aussi le cas pour Beinwil. Le premier curé de Beinwil aurait été au XIIe s. un certain Burchardus, de Langenmatt près Mûri. Il devint le centre d'une série de légendes, et l'église de Beinwil avec le tombeau de Burkhart devint un lieu de pèlerinage très fréquenté. Au commencement du XVIe s., une querelle de longue durée éclata entre Beinwil et l'abbé de Cappel à propos des offrandes et des dons provenant de la chapelle de saint Burkhart. La diète s'en occupa en 1504, 1506 et 1517. Lors de la Réformation, les Bernois pillèrent et saccagèrent quelques églises du Freiamt, entre autres celle de Beinwil, lors de leur passage après la bataille de Cappel en 1531. Les catholiques victorieux les obligèrent à payer un dédommagement de 3000 couronnes, dont Beinwil reçut pour sa part 300 fl. La chapelle de saint Burkhart, avec son chœur orné de stalles gothiques, est évidemment l'église primitive autour de laquelle fut construite une église plus grande. Cette dernière fut reconstruite en 1567, 1619-1621, 1796-1798. En 1803, Beinwil devint une commune politique du nouveau canton d'Argovie, avec cinq communes civiles qui ne furent réunies que le 24 mai 1890. Registres de paroisse dès 1773. — Voir UZ. — Regesten von Rappel. — AS I, II. — Arch. d'Etat Aarau. — Gfr. 39, p. 81 et suiv. — Argovia 26, 92. — A1IS 1915, p. 57. — Kiem : Gesch der Benedictiner-Altei Muri-Gries. — Huber : Ziige ans dem Leben...des sel. Priesters Burkhardus. [Placid Butler.]

BEINWIL (C. Soleure, D. Thierstein. V. DGS). Couvent de bénédictins fondé au commencement du XIIe s. par Notker von Pfeffingen, Udelhard von Saugern (Soyères), Rourcard de Fenis, évêque de Râle, et Ulrich von Egisheim. Dès sa fondation, il reçut des biens importants, entre autres le village actuel de Beinwil, et des droits sur les localités voisines II fut pillé à plusieurs reprises : le 31 octobre 1445 par Peter von Mdrsburg, le 26 nov. 1491, le 13 mars 1499, et en 1525 parles paysans soulevés. Il fut abandonné en 1527 et le domaine géré dès lors, jusqu'en 1633, par un administrateur délégué par Soleure. Un gymnase subsista cependant et une école populaire fut instituée en 1555. En 1589 Soleure fit venir des moines d'Einsiedeln et en 1622 de Rheinau. Le 15 août 1633 Fintan Kieffer devint le vingtième abbé du couvent, qui fut transféré en 1648 à Mariastein. Ce couvent délégua à Beinwil deux de ses pères, l'un comme administrateur et l'autre comme curé. L'avouerie avait passé de la famille de Soyères aux comtes de Thierstein, et, à l'extinction de ceux-ci, à la ville de Soleure en 1519; celle-ci avait déjà acquis en 1427 les droits de haute justice sur Oberbeinwil. — Voir P. W Beerli : Das alte Beinwil, dans Basler Nachrichten 9 février 1921. — Geschichte der Abtci Beinwil, Rauracis 1831. — Quiquerez dans AHVB V. — E. F. v. Mùhnen : Helvetia sacra. [F. E.]

BEINWIL, von. Famille originaire du village de Beinwil sur le lac de Hallwil (Lucerne). — 1. Johann, bourgeois de Sursee 1298 et 1320. — 2. Peter, son frère, religieux du chapitre de chanoines de Beromunster, t en 1331; il est peut-être identique à Peter, curé de Birmenstorf et chapelain à Sursee en 1329. — 3. Ulrich, ammann de Willisau J323, avoyer 1330.

— 4. Elisabeth," était prieure du couvent de femmes de Neuenkirch en 1317. — 5. Peter, du Grand Conseil de Lucerne en 1455. — Voir Gfr. et Urkunden von Beromunster. [P.-X. W.]

BEINWIL AM SEE (C. Argovie, D. Kulm. V. DGS). Com politique Anciennes formes: 1036 Beinwile; 1045 Peinuwilare ; 1153 Beinwilare ; 1173 Pein-

Page 1