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BELFORT

wile. — Armoiries : d'argent à un canot du même chargé de deux rameurs sur un lac d'azur. Jusqu'au XIVe s., les droits de justice, appartinrent aux seigneurs de Beinwil, et après leur extinction aux Truchsess de Wolhusen ; en 1415 à Berne (haut bailliage de Lenzburg). En 1269 Beromunster acquit le droit de patronage de l'évèque Eberhard de Constance en échange du droit de collation à Bornas. Beinwil ressortissait à la paroisse de PfàfFikon ; en 1528, après l'introduction de la Béforme, il fut incorporé à Gontenschvvil, une annexe de Pfaffikon, et, en 1529, à la nouvelle paroisse de Reinach. On démolit la chapelle de Beinwil dans les années 1840. Il n'est plus possible de déterminer avec certitude l'emplacement du château. — Voir U. Ber. — Araovia XXVI et XXVII. — Merz : Burganlagen. — AHS 1905. [O.-M.]

BEL, BELLI. Famille originaire de Loisin (Chablais), qui devint genevoise par Jaquemin, marchand, bourgeois en 1477. Celui-ci fut du Conseil des Cinquante en 1508 ; f avant 1526. — Son fils Jaques, du Conseil des Deux-Cents en 1527 fut jugé en 1538 pour avoir trahi Genève. — Voir Galiffe et Gautier : Armoriai. — Arch. d'Etat Genève : P. C, n° 320 ; Analyses des actes notariés. [M. L. G.]

BEL. Famille de Payerne, mentionnée pour la première fois en 1590. — 1. Pierre, ingénieur et topographe, * à Payerne en 1742, f en 1813. Inspecteur de la route de Lignières (Vaud) à Rolle, il a dressé en 1783 une importante carte de la route de Berne à Genève avec indication des distances, et en 1787 une autre carte de la route de Berne à Zurich et à Zurzach, les deux avec l'indication des pierres milliaires. — SKL. — [M. R.] — 2. Philippe, receveur 1803, secrétaire municipal puis syndic de Payerne 1832- 1839. [B.]

BELA von THUN, habitante de la ville de Berne, appelée aussi von Burqdorf et Schappelerin, fit don en 1326 au chapelain de l'Ordre teutonique, Ulrich Brôwo, de sa maison sise dans la Junkerngasse (n° 49), afin qu'il l'utilisât pour le salut de son âme. Brôwo y fonda alors en 1331 une congrégation de sœurs, appelées les religieuses du Brôwenhaus ou les religieuses blanches, qui se vouèrent au soin des malades. La congrégation fut dissoute en 1562 par la mort de la dernière sœur. — Voir SBB I, 561. — FRB V, VI. — Turler : Bern; Bilder, 39. — BT I, 1892. [H. T.]

BEL-AIR (C. Vaud, D. et Corn. Lausanne. V. DGS). Campagne près de Cheseaux où l'archéologue Fréd. Troyon trouva en 1838 le célèbre cimetière gallo-helvète et burgonde contenant plus de 300 tombes, sur lesquelles il publia d'importantes notices en 1841 et 1856. — Voir Troyon : Description des tombeaux de Bel-Air. — Le même : Monuments de l'antiquité barbare. — DHV. [M. R.]

BELART. Famille argovienne de Brugg. — 1. ■ fAKOB, * 1734, f 1817, de Brugg, fut major d'un bataillon argovien sous le gouvernement bernois, nommé en 1798 inspecteur des milices d'Argovie par le Directoire helvétique. — Voir ASHR III, 242. — S. Heuberger : Die Révolution in Brugg, dans Brugger NeujahrsbUitter 1898. —2. JULIUS, 1842-1890, pasteur à Brugg, 1842-1890; il desservit aussi l'asile d'aliénés de Kônigsfelden. — Voir TRG 1891. — Brugger Neujahrsbldtter 1891. — ■ Schweizerisches Protestantenblatt 13, 1. [E -E. F.]

BELEME, de. Famille originaire de Normandie, établie au XIVe s. à Lausanne où elle a donné des commerçants importants et des ecclésiastiques, entre autres Guy, chanoine de Lausanne 1315, t 28 janvier 1327. — Voir Reymond : Dignitaires de Lausanne, p. 269. [M. R.l

BELFAUX (ail. Gumschen) (C. Fribourg, D. Saline. V. DGS). Com. et paroisse mentionnée pour la première fois en 1137. Anciennes formes: Belfagi, Gumschen, Gumeschon 1283, Bellfozen 1299, Bellfoz, Bolfo. Armoiries : d'or à la biche de sable posée sur

un mont à trois coupeaux de sinople, une croix pattée de gueules en chef à senestre. La paroisse comprend les villages de Belfaux, Autafond, Chésopelloz, Corminbœuf, Lossy-Formangueires, La Corbaz, Cutterwil, Cormagens. L'église, dédiée à Saint- Etienne, fut réduite en cendres entre 1470-1474, et un crucifix de bois, échappé au désastre, devint un objet de dévotion et de pèlerinage. L'église actuelle a été consacrée en 1865. Belfaux fut le quartier général du général Dufour lors du Sonderbund. C'est là qu'il reçut la soumission de Fribourg. Registres des naissances dès 1749, des mariages dès 1663, des décès dès 1801 — Voir Kuenlin : Dict. du canton de Fribourg. — Dellion : Dict. des paroisses. [Dubey.] BELFORT (C. Grisons, D. Albula, Cercle Belfort,

Ruines du château de Belfort. D'après une photographie.

Com. Brienz. V. DGS). Ruine de château à la limite des anciennes demi-juridictions d'Ausser- et Inner-Belfort. La date de sa construction est inconnue. Ce château fut le siège des premières générations d'une branche des barons de Vaz. A l'extinction de la famille, il passa avec la juridiction du même nom aux comtes de Toggenbourg, puis en différentes mains, et en 1477 à Sigismond d'Autriche. Sous Frédéric VII de Toggenbourg, l'administration de la juridiction de Belfort avait été remise en 1428 aux Beeli, de Davos, qui habitèrent le château en qualité de baillis jusqu'à sa destruction par les gens des Ligues pendant la guerre de Souabe en 1499. Le dernier bailli fut Nicolaus Beeli, 1471- 1499 [A. Mooser.J

BELFORT (HAUTE JURIDICTION). Elle se composait d'Inner-Belfort avec les communes d'Alvaneu, Schmitten et Wiesen, et d'Ausser-Belfort avec Lenz, Brienz et Vazerol, Surava. Par la loi du 1er avril 1851 sur la division du canton en districts et cercles, la juridiction de Belfort, moins Wiesen, dévint le cercle du même nom, troisième du district d'Albula ; Wiesen passa au district de Bergiin. — Inner-Belfort était peut-être à l'origine une seigneurie relevant d'un ancien château près d'Alvaneu ; à ce moment, les

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BELLALUNA

trois communes d'Alvaneu, Schmitten et Wiesen étaient groupées en une paroisse? et une union forestière. A la fin du moyen âge, Belfort ne formait qu'une juridiction. La séparation dut être causée par l'immigration des Walser de Davos dans Inner- Belfort ; selon un acte du 5 février 1438 aux arch. d'Alvaneu, Rodolphe de Mont fort et Heinrich von Sax-Misox reconnurent aux Walser, établis depuis le château de Belfort à Davos, les mêmes droits que le comte Hugo de Werdenbcrg avait accordés à ceux de Davos par la charte de 1289. Les conflits des Walser avec leurs seigneurs étaient jugés à Davos, tandis que les procès qui naissaient entre eux étaient du ressort des anciennes juridictions. Peu à peu, tous les habitants d'Inner-Belfort furent mis au bénéfice des mêmes franchises. Inner-Belfort se racheta en 1448 de l'impôt annuel de 14 livres, dernier reste de l'ancienne sujétion. En 1471, les deux juridictions de Belfort, ainsi que celles de Klosters, Davos, Churwalden, St. Peter et Langwies passèrent à l'Autriche. Inner-Belfort tenta au milieu et à la fin du XVIe s., ainsi qu'en 1008, d'avoir son ammann et sa propre juridiction. L'affaire fut portée devant le tribunal de Davos. Le jugement, du 3 mai 1613, reconnut, aux Walser les droits que leur conférait l'acte de 1438, mais ne se prononça pas sur la légitimité d'une juridiction indépendante. Le 27 juin 1614 fut rendu à Maienfeld un jugement sur un conflit entre le bailli autrichien Gôrg Altmannshausen et les trois juridictions de Davos, Inner-Belfort et Langwies. Les habitants de ces dernières se plaignaient entre autres que l'Autriche eût commencé à les qualifier de sujets quoiqu'ils fussent libres, dans un Etat libre. Le jugement reconnut les prétentions des trois juridictions ; il constitue ainsi la reconnaissance définitive de la juridiction d'Inner-Belfort et sa séparation d'avec Ausser-Belfort. Toute la population d'Inner-Belfort fut ainsi mise sur le même pied que les Walser de Davos ou Langwies.

Ausser-Belfort dépendait à l'origine du château de Belfort. Il était peuplé de sujets de l'évêque dépendant du tribunal de Greifenstein à Ober Lenz, Vazerol, Brieiiz, Surava. L'évêque de Coire percevait sur eux des cens fonciers, la dîme et les impôts ; il était représenté par un fonctionnaire à la tour près de Brienz. En 1537, les sujets de l'évêque à Ausser-Belfort ainsi que les sujets de Greifenstein (à Bergiin, Filisur, Latsch, Stuls) achetèrent le château de Greifenstein avec les revenus et les droits afférents pour 2300 fi. En 1593, Lenz et Vazerol se rachetèrent aussi des charges épiscopales pour 810 fi. A l'instar des Walser d'Inner- Belfort, les habitants d'Ausser-Belfort cherchèrent à former une juridiction autonome pour se libérer de leur dépendance de Greifenstein et surtout de la juridiction criminelle autrichienne, alors en mains du bailli de Castels. L'Autriche n'admit pas leurs prétentions et un tribunal arbitral institué à cet effet par les III Ligues en 1594 reconnut les droits de l'Autriche et régla les compétences du tribunal existant. La liberté personnelle des sujets de l'évêque fut formellement reconnue. Les X juridictions se rachetèrent en 1652 de l'Autriche, pour 21 500 fi. Un tribunal civil fut alors institué à Ausser-Belfort, composé d'un ammann et de sept juges, tandis que celui d'Inner-Belfort comptait douze juges. Une seule Cour criminelle jugeait les causes de tout le pays de Belfort. — Voir C. Muoth : Aemter bûcher, p. 116-117. — P.-C. Planta : Die currâtischen Herrschaften, p. 466-467. — F. Sprecher : Rhàtische Chronik, p. 290 et 326. — Amtliche Gesetzessammlung des Kt. Graubùnden I, p. 40. — Wagner und Salis : Rechtsquellen des Kt Graubùnden X, G. B., p. 27. — Regestes des communes de Lenz, Alvaneu, etc. — P. Lorenz : Zur Geschichte des Hochgerichtes Greifenstein, p. 84. — Voir aussi le Landbuch de 1791 (aux archives du tribunal de Belfort). [L. Joos.]

BELI. Famille. Voir Beeli.

BELJAQUET, Louis, bourgeois de Genève, maître principal au Collège de Rive 1518-1523, exerça la médecine depuis 1532 en tout cas. Membre du Conseil des Soixante à diverses reprises. Le Petit Conseil le consulta fréquemment pour des questions d'hygiène, de poli-

tique et de théologie. — Voir Arch. d'Etat Genève Galiffe Mns, Analyses des actes notariés, Sér. I. — Gautier : Médecine. [C. It.]

BELJEAN

famille de La Sagne (Neuchâtel), issue de Bel Jean Tochenet, vivant au début du XVIe s. Dans la suite, elle acquit l'indigénat des Ponts-de-Marlel et de Brot. Armoiries : d'azur à une étoile d'argent enclosée dans un chevron d'or et accompagnée de trois monts du même en pointe. [L. M.]

BELL. Familles des cantons de Bâle et de Lucerne.

A. Canton de Bâle. Famille originaire du comté de Saarwerden en Lorraine. En 1718, Laurenz, se fixa comme hôtelier de la Couronne au Petit Huningue dont il devint bourgeois. Un de ses descendants, Samuel, boucher, acquit la bourgeoisie de Bâle en 1816. — Samuel, 1840-1920, petit-fils de Samuel précité, fut le fondateur, avec ses fils Samuel et Rodolphe de la boucherie Bell, la plus grande entreprise de ce genre du continent. En 1907, Samuel Bell Sôhne A.-G.; en 1911, Bell A. G. [C. Ro.]

B. Canton de Lucerne. Famille originaire de Prato dans le Val Maggia, devenue bourgeoise de Lucerne en 1755. Armoiries : d'azur à un arbre de sinople arraché d'or, accosté de deux étoiles d'or à six rais et surmonté d'une colombe d'argent volante. — 1. Christof, 1788-1849, directeur des postes de 1816 à 1842 et de 1848 à 1849, membre du Grand Conseil en 1817, de la Constituante en 1830—2. August, 1814- 1870, fondateur de la grande industrie à Kriens, orfèvre à Aarau et à Genève, inventeur du four cylindrique système Bell, fonda divers ateliers et fabriques parmi lesquels la filature de soie de Kriens. — 3. Aloïs-FRIEDRICH-Josef^ 1827-1901, archiviste d'Etat 1848-1871, publia avec J. Schneller : Beitrag zur Geschichte der Burgunderkriege, dans Gfr. 23, p. 54 ; membre du Conseil d'éducation 1867-1871, du Conseil d'Etat 1871-1887, avoyer 1874, 1878 et 1881 ; colonel à l'état-major général en 1867, commandant de brigade lors de l'occupation des frontières en 1870-1871, commandant des soldats français internés dans le canton de Lucerne, auteur de la loi militaire lucernoise du 5 mars 1878. — Voir Vaterland 1901, n° 191. — Luzerner Tagblatt 1901, n° 193. — Gfr. 56 XXXVI. — 4.THEODOR, fils du n» 2,* 1840, ingénieur, membre du Grand Conseil 1871, du Conseil d'administration des C. F. F. en 1900, docteur honoris causa du polytechnicum de Zurich le 26 mars 1918, président des fabriques Theodor Bell & Cle, à Kriens. — Voir Die industrielle und kommerzielle Schweiz, 533-564. — ■ Der neue Dorfbrunnen in Kriens 1918, p. 16-24. [P.-X. W.J

BELLACH (C. Soleure, D. Lebern. V. DGS). En 1307 Bellacho. Localité où l'on a découvert des restes de l'époque préromaine, des vestiges de constructions romaines avec aqueduc, une tombe contenant des vases d'argent. La Vénus de Soleure, en marbre de Carrare, fut trouvée en 1580 à l'Ouest de cette ville près de Bellach, probablement sur le territoire du bailliage de Lebern. Bellach faisait partie de l'ancien district de la ville de Soleure et appartient à la paroisse d Oberdorf. Kaspar Schwarz, de Brugg, y introduisit en 1856 la filature mécanique du coton. [F. E.]

BELLALUNA. Mine de fer dans les Grisons. Voir Mines.

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August Bell. D'après un bas-relief.

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