‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 28 sur 425 · BELLAMY · texte numérisé non relu

BELLAMY

Famille venue de Lullier (Savoie), reçue à la bourgeoisie genevoise en 1616 et 1617. Plusieurs de ses membres furent orfèvres. Armoiries :

écartelé, aux 1 et 4, d'argent au lion de gueules couronné du même, aux 2 et 3, d'azur au soleil d'or. — 1. Jean-François, 1728-1769, pasteur à Londres 1754-1755, à Bossey 1759, à Saconnex 1753, à Genève 1768. — 2. Pierre, 1757-1832, membre du Conseil des Deux-Cents 1791, auditeur 1792, de l'Assemblée nationale 1793, banni parle Tribunal révolutionnaire 1794, membre du Con seil Représentatif 1814. -- 3. Jean-Joseph-Isaac, orfèvre, 1761-1835, fit partie de l'Assemblée nationale 1793, du Conseil Législatif 1796, du Conseil Représentatif 1814. — 4. Jean, 1791-1852, du Conseil Représentatif 1834, de la Constituante 1841, du Grand Conseil 1842, colonel de milice. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 41. — Armoriai genevois. — Heyer : L'église de Genève, 424. — SKL. — Covelle : LB. — Sordet : Dict. des familles genevoises (Mns). — Rivoire : Bibliographie. [H. Da.]

BELLANI, Gerolamo, * à Lugano 1822, f 1880, peintre. Il étudia à l'académie Brera à Milan et à Paris, fit les travaux de décoration du palais des Ercolani à Bologne et du théâtre de Cento. A Lugano, il peignit le plafond de l'ancien théâtre, aujourd'hui détruit, décora l'ancienne salle municipale à la rue de l'hôpital (aussi détruite) ; à Beliinzone, il décora la salle des séances du Conseil d'Etat. En 1878 professeur de dessin au lycée cantonal jusqu'à sa mort,. — Voir SKL. — ALBK. — Bianchi : Artisti ticinesi. [C.Trezzini.] BELLARIPA. Voir Bellerive.

BELLASI ou BELLASIO. Ancienne famille bourgeoise de Lugano, mentionnée aussi à Mendrisio dès le début du XVIIIe s.

Armoiries : écartelé, aux 1 et 4, d'argent à trois bandes de gueules, aux 2 et 3, d'azur à un pin arraché de sinople accosté de deux étoiles d'or (Variantes). — 1. En 1591, un Bellarius, de Lugano, était chancelier du sénat de Milan. — 2. Carlo, de Lugano, capitaine au service de l'empereur Ferdinand III, 1637-1657. — 3.

Francesco-Maria, 1608-1671, docteur en philosophie et en droit civil et canon, secrétaire du cardinal Bocci aux nonciatures de Lucerne 1628-1630, et de Vienne 1630-1634, pendant, vingt ans provicaire de Guillaume-Léopold, archiduc d'Autriche, pour le grand évêché de Passau, doyen de Vienne, pénitencier de la cathédrale de Milan pour les Allemands, conseiller de l'empereur Ferdinand III 1657, archiprètre de Lugano 1664-1671. — 4. Giovanni-Pietro, archiprètre de Lugano de 1671 au 12 août 1718. — 5. Giulio, archiprètre de Lugano d'août 1718 au 17 avril 1749. — 6. Giovanni-Battista, * 1710, archiprètre de Lugano de 1749 à sa mort le 10 août 1781. — 7. Giuseppe, f 1780, notaire et chanoine de Balerna. Les archives de l'évêché de Côme possèdent de lui des manuscrits historiques importants. — 8. Felice, de Lugano, un des plus ardents partisans de la Cisalpine en 1798, prit part à l'assaut de Lugano le 15 février ; le lendemain il fut envoyé en ambassade à Lugano par les Cisalpins. Arrêté le même jour il fut relâché le 23 février à la demande de Milan, et le 4 mars soumis à un impôt extraordinaire de 3000 lires. Le 12 juin 1799 ses biens étaient mis sous séquestre ainsi que ceux de tous les principaux partisans de la Cisalpine. — Voir AHS 1914, 11H6. — BStor. 1879, 1889, 1892. — Motta : Nel primo Centenario délia indipendenza del Ticino. — Baroffio : Dell' Invasione francese. — Franscini-Peri : Storia délia Svizzera italiana. [C. Trezzini.]

BELLAZUN, Rudolf. Doyen de la cathédrale de Coire, f le 5 avril 1524 assassiné à Pavie au retour de Rome, dota la cathédrale d'un revenu de 40 Relier. - \ oir Ch.-Mod. Tuor : Reihenfolge der residierenden Domherren in Chur, dans JHGG, 1904, 30. [L. J.]

BELLECHASSE (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS sous Grand marais). Pénitencier cantonal fribourgeois avec colonie agricole. Le domaine de Bellechasse fut dénommé ainsi en 1886 par son propriétaire Alphonse de Boccard. L'Étal de Fribourg en fit l'acquisition en 1898 et le 1er janvier 1899 y transférait des détenus condamnés pour simples délits. La construction d'un établissement pénitentiaire sur Bellechasse fut décidée en 1915 et inaugurée en 1917-1918. L'établissement comprend : un pénitencier et une maison de force pour hommes, un pénitencier pour femmes et une colonie de travail. — Voir Th. Corboud : Rapp. historique et statistique sur les prisons et pénitenciers de Fribourg. — Léon Bongard : Le domaine de Bellechasse... — Bull, du Grand Conseil de Fribourg 1895, 1898, 1915, 1916. — Rapp. du pénitencier de Bellechasse. [R^îmy.]

BELLEFOIMTAINE (C. Berne, D. Porrentruy, Com. Saint-Ursanne. V. DGS). Groupe de bâtiments industriels qui tire son nom d'une source abondante jaillissant des flancs du Lomont-Mont-Terrible. Le 16 octobre 1564, l'évèque de Bâle accorda une concession pour un haut fourneau et une forge à Bellefontaine à Henry Guyer, de Porrentruy. L'année suivante Guyer fut remplacé par Huglin Humbert, à qui une nouvelle lettre de concession fut accordée le 22 octobre 1577. Humbert mourut en 1584 et ses hauts fourneaux et creusets furent abandonnés. Ce n'est qu'en 1753 que l'évèque Joseph-Guillaume Binck de Baldenstein se décida à utiliser la chute de cinq mètres que le Doubs fait à cet endroit et à y établir une fabrique d'acier Les débuts de l'entreprise furent très difficiles ; la fonte venait de Courrendlin. En 1768, une fonderie y fut ajoutée, et le minerai provenait de la vallée de Delémont. L'usine fut exploitée jusqu'à la Révolution française. En 1794, tout le domaine fut vendu à François- Joseph Huvelin, de Bavilier, et passa quelques années plus tard à Menier et Bornèque. Ce fut l'époque de grande prospérité des usines de Bellefontaine. Elles fournissaient à la manufacture d'armes de Versailles le fer pour la fabrication de canons et de fusils de choix En 1843, elles comptaient deux feux d'affinerie et deux martinets produisant 7000 quintaux de fer forgé par an, et employaient 326 ouvriers. On y fondait 8000 cuveaux de minerai provenant de Séprais et de Courroux. Les établissements de Bellefontaine furent acquis ensuite par la maison Paravicini, de Bâle, mais la concurrence des usines étrangères les obligea à fermer leurs portes en 1861. En 1901, la Société des forces motrices du Doubs acheta Bellefontaine pour y établir une usine hydroélectrique, qui envoie force et lumière à Porrentruy et aux villages environnants. En 1911. toute l'installation fut cédée à la Société anonyme des forces motrices bernoises. — Voir Quiquerez : Notice sur les mines, les forêts et les forges de l'ancien évêché de Bâle. [G. A.]

BELLEFONTAINE. Famille de Caen (Normandie) dont le nom est Dieu de Bellefontaine, mais appelée communément de Bellefontaine. Elle fut reçue à la bourgeoisie de Valangin en 1798 et agrégée à la commune des Ponts-de-Martel (Neuchâtel) en 1855. — 1. Jean-SAMUEL-MicHEL, 1759-1840, venu de Caen dans le pays de Neuchâtel à la fin du XVIIIe s., pasteur aux Planchettes 1799-1806, aux Verrières 1806- 1840. — 2. Victorin, 1808-1894, fils du n° 1, pasteur aux Bavards 1844-1855, aux Ponts-de-Martel 1855- 1863, à Serrières 1863-1882. [L. M.]

BELLEGARDE (allem. Jaun, Joon, latin Bellagarda, Bellawarda) (C. Fribourg, D. ^^^^^^~^ Gruyère. V. DGS). Armoiries: de sa- ^/"^H ^r>y ble au sautoir d'argent. Com. et vil- \ ^^^ J lage se composanl des hameaux d'Im W ^ Fang, Zur Eich, Dorf, Kappelboden,

K» <flj Oberbach, Wcibelried. Le nom de

^T j Mellegarde désigne le château et ce-

\ ^^^^ i lui de Jaun (Jogne) la rivière. Cet \^| ^^/ endroit, colonisé par des gens venus ^^ ^^ du Simmental, fut'de ce l'ait la seide commune allemande du district de Dès le moyen âge, il appartenait aux Corbières et se trouvait ainsi sous la

la Gruyère, seigneurs de

suzeraineté des comtes de Savoie. L'église, vouée à

Page 1