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indépendant du Petit Conseil ; jusqu'alors les membres de ce dernier siégeaient et votaient au Grand Conseil. L'introduction des cercles et districts cantonaux, avec leurs tribunaux, en 1851-1852, entraîna la suppression du bailliage et du tribunal de la ville.
Coire n'a été reconnue officiellement comme cheflieu du canton des Grisons que par un règlement du Grand Conseil cantonal de 1820. L'Acte de médiation, ainsi qu'une décision de 1805, portaient encore que les anciens chefs-lieux des Ligues, Coire, Ilanz et Davos devaient subsister. Dans le règlement imprimé de 1820, qui ne fut d'ailleurs publié qu'en 1829 dans un recueil complet des lois cantonales, il est dit que « la ville de Coire est désignée comme siège du Grand Conseil, mais que celui-ci conserve le droit de prendre à ce sujet, selon les circonstances, toute autre disposition qui lui conviendra ». Et l'on en est resté là. — Registres de baptêmes dès 1575. Protocole du Conseil de Coire dès 1537, Protocole du Tribunal de la ville dès 1532. Le plus ancien droit de la ville date de 1461.
ÉCOLES. La première école de Coire et de la Rhétie doit avoir existé à St. Luzi pour la formation d'ecclésiastiques. Un scholasticus apparaît au XIIe s. à la tête de l'école de la cathédrale ; il était assisté du rector scholae ou magister disciplinae . Au XVe s. encore, il était tenu de diriger l'école lui-même ou par l'intermédiaire d'un remplaçant. Dans les locaux du couvent de Saint-Nicolas et au moyen du revenu des deux couvents de Saint-Nicolas et de St. Luzi fut fondée et entretenue dès 1539 la Nikolaischule, gymnase de la Ligue de la Maison-Dieu ; Lemnius y était maître et Nikolaus Baling, un Wurtembergeois, en fut le premier recteur. Durant les troubles grisons, l'école tomba pour des motifs scolaires, mais un gymnase de la ville la remplaça plus tard et en 1699 fut érigé le Collegium philosophicum. Cette haute école dura jusqu'en 1843 et servit en particulier à la formation des ecclésiastiques évangéliques. — Au XVe s. déjà parut à Coire un Schuolmeister allemand, et dès la Réformation, l'école populaire se développa de plus en plus. Les écoles de la ville étaient surveillées au XVIIe s. par les Sept et les scholarches ou inspecteurs, qui formaient ensemble une sorte de Conseil scolaire. Les écoles de garçons et de filles furent séparées en 1638. Une école primaire pour la ville fut bâtie en 1812 et adossée à l'école cantonale évangélique établie dans le couvent de Nikolai ; l'érection des bâtiments du Graben et de la Quader pour l'enseignement secondaire eut lieu en 1893 et 1914.
Édifices, archéologie. La plus ancienne partie de la ville de Coire est la curie épiscopale. L'évêque Tello aurait quitté le couvent de St. Luzi pour y transférer sa résidence et y aurait construit la cathédrale (vers 760). Cette dernière fut rebâtie au XIIe s. (voir l'art. Architecture religieuse). Elle contient entre autres un autel et une armoire à reliques du XIVe s., de très anciens reliquaires, crucifix, le sarcophage de l'évêque Ortlieb von Brandis, etc. L'hôtel de ville fut bâti en 1465. Les plus anciennes parties de l'église Saint- Martin, la principale église protestante, remonteraient à l'époque carolingienne. Le musée mérite également une mention, c'est une ancienne maison des Buol, contenant des objets étrusques, romains et carolingiens ; puis le bâtiment du gouvernement, un palais des Salis datant du XVIIIe s. — Voir Planta : Das alte Bàtien. — Planta : Verfassungsgesch. der Stadt Chur. — F. Jecklin : Churer Gemeindeverwaltung . — Mohr : Archiv I. — Urkunden im Churer Stadtarchiv. — • Denkschrift iiber das Schulwesen der Stadt Chur. — Valèr : Geschichte des Churer Stadtrates. [M. Valèr.]
Couvent de St. Luzi. Le missionnaire des Grisons, saint Lucius, avait probablement déjà lui-même construit une petite église sur la pente du Mittenberg, audessus du château romain, dans laquelle il fut enterré ainsi que sa sœur, sainte Emerita. Ce fut la première cathédrale de l'évêché de Coire. L'évêque Valentinien agrandit cet édifice et y érigea aussi un séminaire dans la première moitié du VIe s. pour l'instruction des prêtres. Roderich détruisit vers 830 le plus grand nombre des lieux de culte chrétiens des Grisons, et aussi St. Luzi. Le petit couvent fut reconstruit, et mis sous la
dépendance de Pfàfers ; il suivit la règle de saint Benoît, mais il ne paraît pas que l'école ait été rétablie alors. L'évêque Konrad de Biberegg appela vers 1140 les prémontrés de Roggenbourg. Le couvent avait sous sa dépendance les couvents de femmes de St. Peter à Cazis, Saint-Hilaire à Coire, la léproserie de Saint-Antoine, l'hôpital de Saint-Martin à Coire, les paroisses de Sagens, Sennwald et Bendern (Liechtenstein). Il fut élevé au rang d'abbaye vers 1450 sous Johann I.
La Réformation apporta de profondes modifications dans la vie du couvent, dirigé alors par l'abbé Schlegel. Les pères, sauf deux, émigrèrent à Bendern ; le couvent reçut un curateur et perdit ses biens dans les Grisons. Les revenus furent attribués à l'école protestante nouvellement créée. Sa suppression semblait ainsi accomplie, mais en vertu de l'accord de Lindau, de l'automne 1622, il dut être rétabli. Les conventuels étaient demeurés à Bendern. Les biens ne furent que partiellement rétrocédés ; après de longues négociations, le père Gottfried Stocker revint avec un de ses collègues et Johann Kopp fut élu abbé en 1639. Le couvent fut placé sous la dépendance de l'abbaye-mère de Roggenbourg 1688, mais le Saint-Siège cassa cette incorporation à la demande de l'évêque Ulrich von Federspiel. Retombé dans la misère vers 1750, le couvent souffrit beaucoup de l'invasion des Français 1799, puis des Autrichiens et des Russes ; il fut sécularisé en 1804. Ses biens dans le Liechtenstein et le Vorarlberg passèrent au prince d'Orange, puis à l'Autriche. L'abbé et les conventuels conclurent en 1806 une convention avec l'évêché, aux termes de laquelle les bâtiments et les biens étaient transférés à ce dernier en faveur d'un séminaire. Peu après arrivèrent à Coire les Rédemptoristes exilés de Bavière, conduits par le P. Passerat ; ils reçurent asile à St. Luzi où ils ouvrirent une école. Le gouvernement bavarois exigea qu'ils fussent chassés de nouveau, en décembre 1807. St. Luzi reçut peu après les professeurs de séminaire renvoyés de Meran, qui y ouvrirent en décembre 1807 des cours philosophiques et théologiques, et depuis lors St. Luzi est resté le séminaire du diocèse de Coire. Complètement détruit par l'incendie du 13 mai 1811, il fut rebâti, agrandi en 1899 et est actuellement l'un des plus beaux séminaires de la Suisse. — Voir G. Mayer : St.
Luzi. [J. SlMONET.]
Le couvent de Saint-Nicolas fut bâti entre 1273 et 1276 sur le Kornplatz actuel de Coire ; c'était un établissement de Dominicains. Il brûla deux fois dans les quatorze premières années de son existence déjà. En avril 1299, l'évêque Siegfried inaugura le chœur de l'église pourvu de quatre autels. Lors de la Réformation, 1536 probablement, les Dominicains durent abandonner le couvent et Coire, mais revinrent après l'accord de Lindau de 1622. Le prieur Jakob Ramo commença en 1635 à relever l'église ruinée. Les prédicateurs ouvrirent une école dans le couvent 1641 ; elle ne fut pas agréée parla ville et dut être transférée à la Curie épiscopale. A Pâques 1653, un double ouragan fondit sur le couvent ; les catholiques voulurent d'abord s'emparer du prieur Johann-Maria Bass, dont la conduite ne semble pas avoir été irréprochable. Celui-ci s'enfuit ; les protestants envahirent alors les bâtiments qu'ils se refusèrent à rendre. Le couvent fut ainsi supprimé. Le nonce vendit l'édifice à la ville de Coire pour 11 000 fl. ; le capital servit à fonder à la Curie épiscopale un petit séminaire qui subsista jusqu'en 1800. — J. Simonet : Serninar S. Nicnlai, dans BM 1918. — ■ Mayer : Gesch. des Bistums Chur. [J. Simonet.]
COIRE (ÉVÊCHÉ DE). I. Principauté temporelle. Nous ne savons pas quels étaient les droits de souveraineté des évêques de Coire au temps des Ostrogoths. A l'époque franque vint au pouvoir la famille des Victorides. dans laquelle la dignité épiscopale était pour ainsi dire héréditaire. Les Victorides léguèrent leurs propriétés foncières à l'évêque ; c'est ainsi que l'évêque Paschalis laissa à son successeur Victor II ses propriétés dans le Tumlesg (Domleschg). Les évêques Tello, Constantius et Remedius (758-806) étaient en même temps présidents du pays ; Remedius édicta luimême des lois. Les évêques étaient, donc de puissants seigneurs fonciers et détenaient le pouvoir temporel
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suprême; celui-ci leur fut subitement enlevé par une ordonnance de Charlemagne qui marqua la différence entre duchés et évêchés. Le gouvernement temporel de la Rhétie fut donné à un comte au détriment de l'évêque. Toutefois, sous Louis-le-Débonnaire, commença la série des donations des empereurs à l'évêché (Zizers et Saint-Colomban ou Andermatt). En 831 Louis-le-Débonnaire donna à l'évêque une lettre d'immunité. Sous Konrad I, l'évêque vit son pouvoir s'étendre encore grâce à l'autorisation qu'il reçut d'appliquer la procédure d'inquisition. Sous Charles-le-Gros, l'évêché acquit la propriété du couvent de Taufers (transféré plus tard à Munster). Ce fut l'origine des propriétés épiscopales à Ober et Unter-Calven. Othon Ier donna en 926 le village de Luminis (Almens). En 857, on voit apparaître une localité du nom de Scharans, ce fut le noyau des possessions épiscopales dans le Domleschg. En 930, l'empereur fit don à l'évêché de l'église de Sins, de Remus avec des terres dans la Basse-Engadine ; à l'évêque Waldo, il donna l'église de Saint- Martin à Schams et Bludens et le pouvoir temporel sur Schams et Rheinwald. En 949, l'évêché parvint à obtenir les revenus fiscaux du comté de Coire ; en 955, les droits de navigation sur le lac de Wallenstadt, la moitié de la ville de Coire avec domaine royal ; en 958, le droit de battre monnaie. L'évêque reçut ensuite les revenus des pacages de Coire, le droit de chasse au faucon, les droits de péage et de marché dans la centenie de Coire, la régale des mines, le droit de pêche dans le lac de Wallenstadt et dans la Seez, le pouvoir temporel et le péage du Bregaglia et diverses églises (Bonaduz, Rhâzuns, Riein et Pitasch). En 959, le fief du comte Anito à Chiavenna fut remis à l'évêque ; en outre l'empereur Othon donna aux évêques l'église et le village d'Obersaxen, des vignes à Trimmis et Malans, le péage de Landquart et des terres dans l'Engadine et le Vintschgau.
Au commencement du moyen âge, l'évêque était donc le plus puissant seigneur de la Rhétie. On peut dire que l'immunité conférée par Louis-le-Débonnaire avait un double caractère : tous les biens d'église et toutes les personnes résidant dans le domaine visé par l'immunité bénéficiaient de celle-ci et étaient justiciables des tribunaux ecclésiastiques. A l'époque de la féodalité, les propriétés et le pouvoir des évêques prirent encore plus d'extension grâce à la faveur des empereurs et à de nouvelles acquisitions parmi lesquelles il y a lieu de mentionner : les forêts situées des deux côtés du Rhin, du Versamer Tobel à Landquart (1050). Les propriétés des Gamertinger dans tous les villages de la Haute- Engadine (1139), les droits comtaux dans cette même vallée, l'Oberhalbstein et à Poschiavo (vers 1139), des propriétés dans presque tous les villages de l'Oberhalbstein à la suite de donations faites par Ulrich von Tarasp (1160), le château de Reams (1258), Aspermont et Trimmis (XIIIe s.), Neuburg près d'Untervaz (XIVe s.). La plupart des châteaux de la plaine de Coire et les IV villages étaient propriétés des évêques. Hoch et Niederjuvalt, ainsi qu'Ortenstein étaient fiefs héréditaires des évêques, de même Schams et Bârenbourg. L'évêque bâtit le château de Furstenau où résidait le bailli épiscopal qui rendait la justice pour Ortenstein et Furstenau. Dans les possessions énumérées ci-dessus sont compris la plupart des territoires qui formèrent plus tard la Ligue de la Maison-Dieu. Dans le territoire des autres Ligues, l'évêque possédait aussi des terres, notamment dans l'Oberland. Planta compte 68 colonies épiscopales, Muoth en Lugnez en avait à lui seul 27. Dans le Schanfigg, il existait aussi des fiefs épiscopaux ; en outre, l'évêque était seigneur de Flums, de Grossàngstigen dans le Wurtemberg et de plusieurs domaines dans le Vintschgau. Les plus puissantes familles de la Rhétie étaient ministériales ou vassales de l'évêché.
Il s'ensuit que l'autorité temporelle des évêques était déjà considérable. A cela venaient s'ajouter les nombreux privilèges que l'évêché obtint des empereurs d'Allemagne, notamment : l'avouerie impériale octroyée en 1050 avec le droit de haute justice, le droit concédé par le roi Albert de prélever un ohmgeld à Coire, les péages à Castelmur et à Coire, le droit accordé
par l'empereur en 1359 de percevoirdes droits dédouane, le droit de conduite (qui faisait en fait de l'évêque le maître des cols alpestres), le droit de monnayage déjà mentionné, la régale des mines, etc. Aussi la cour de l'évêque présentait-elle l'image d'une cour royale ; il y avait un écuyer-tranchant (fonction remplie en dernier lieu par la famille de Mont) ; un échanson héréditaire (les comtes du Tyrol) ; un chambellan héréditaire (les Flugi d Aspermont) et un maréchal héréditaire (les Planta de Wildenberg). Les compétences de l'évêque dans les divers districts étaient les suivantes : des vidomnes exerçaient à la fois des fonctions judiciaires et des fonctions administratives à Coire, à Tumlesg, à Oberhalbstein, à St. Peter sur le Septimer, dans le Vintschgau et dans l'Engadine ; des ammann résidaient à Greifenstein, à Oberhalbstein, dans la Haute-Engadine et à Coire. Les châtelains étaient plutôt des fonctionnaires militaires ; tel était le cas à Remus et à Furstenbourg. Dans l'Engadine, l'évêque nommait le chancelier de la vallée qui exerçait le pouvoir baillival ; il était le chef de la communauté de la vallée. La justice, dans les divers cercles de la domination épiscopale, se rendait à peu près de la manière suivante (divers points n'ont pas encore été complètement éclaircis par les historiens) : Dans la centenie de Coire, c'était le droit des immunités qui était en vigueur ; la juridiction épiscopale comprenait les possessions situées à Coire, à Zizers, y compris Igis, à Trimmis après l'acquisition de la place forte d'Aspermont et à Untervaz après l'acquisitoin de Neuburg. On avait aussi réuni en un seul cercle judiciaire la ville de Coire et les IV villages. Les hommes libres furent soumis à la juridiction du bailli de l'empire jusqu'en 1299, époque à laquelle l'évêque s'adjugea l'avouerie impériale (inféodée auparavant aux libres barons de Vaz). Le bailli de la ville présidait le tribunal ; six juges étaient choisis à Coire, six dans les IV villages ; le vidomne était juge en matière d'immunité dans la ville ; il jugeait les causes civiles. Les vassaux de l'évêque étaient soumis à la justice palatine, les litiges relatifs aux biens d'église au juge ecclésiastique. Dans la Haute-Engadine, l'évêque avait seul le droit de juridiction ; l'ammann était juge président ; la population libre nommait ses jurés. A Oberhalbstein, on procédait d'une manière analogue ; l'ammann prenait le titre de bailli ( Landvogt) . Dans le Domleschg s'exerçait la juridiction des immunités avec le vidomne à sa tête. La juridiction comtale était exercée par le bailli de Furstenau. Dans la Basse-Engadine, la juridiction était en mains des comtes du Tyrol qui l'obtinrent, après de longues luttes avec les évêques, et qui déléguèrent leurs pouvoirs aux curateurs de Naudersberg ; les évêques avaient la juridiction des immunités sur leurs domaines ; les baillis furent présidents des tribunaux jusqu'au XVe s. ; les jurés étaient choisis par les sujets de l'évêché. Dans l'Oberland, l'évêque avait la juridiction des immunités sur ses domaines ; le vidomne de Coire administrait la justice deux fois par an à Sagens pour les sujets de l'évêché.
La puissance seigneuriale des évêques subit un amoindrissement par suite de la décadence de la féodalité, de l'évolution du régime des fiefs et du développement particulier aux Grisons des communes qui revendiquaient toujours plus de droits. Elles prétendaient notamment nommer leurs magistrats judiciaires et administratifs. Une lutte qui dura près de cent ans finit par rendre la ville de Coire indépendante de l'évêque. Dès la fondation de la Ligue de la Maison-Dieu, l'administration temporelle des territoires qui la comprenaient fut enlevée à l'évêque. De ce fait, l'évêque perdit peu à peu de nombreux droits et les communes ne furent plus considérées comme de simples sujets du pouvoir épiscopal. Toutefois au XVe s., l'évêque augmenta encore son pouvoir temporel par suite de diverses acquisitions, notamment les seigneuries de Greifenstein et de Remus qui appartenaient aux seigneurs de Matsch (1394) ; Obervaz et Schams qui furent aux seigneurs de Werdenberg-Sargans (1456) ; Cazis, Thusis et Heinzenberg acquises des mêmes (1475) ; Ilanz, Gruob, Flims, Lugnez et Vais acquises du dernier comte de Sax- Misox (1483). On ne sait pas encore exactement quels
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étaient les droits de l'évêque dans ces domaines nouvellement incorporés.
Les articles d'Ilanz, au début de la Réformation, entraînèrent la perte du pouvoir temporel des évêques de Coire. La première lettre de 1524 supprimait la juridiction des immunités ; celle du 25 juin 1526 exclut les fonctionnaires épiscopaux des Diètes des ligues et enleva à l'évêque, entre autres droits, celui de nommer des fonctionnaires laïques. Les nouvelles dispositions sur les
titre de régale (B M 1922, page 412). L'évêché perçut les péages de la Plessur à la porte de Coire jusqu'en 1726, époque où la ville les acquit. La douane de la Bregaglia appartint aussi à l'évêque jusqu'au milieu du XVIIIe s. — Voir H. Casparis : Der Bischof von Chur als Grundherr im Mittelalter. — M. Valèr : Gesch. des Churer Stadtrates. [J. Simonet.]
II. Diocèse. Coire, Curia Rhaetorum, était appelé, par sa situation au centre de la province de Rhétie et au
Carte du diocèse de Coire.
fiefs et les dîmes causèrent à l'évêché des pertes matérielles considérables. L'évêque et le chapitre n'ont jamais reconnu les articles d'Ilanz. En fait, ces articles n'ont jamais reçu une exécution complète et certains vestiges du pouvoir temporel survécurent jusqu'au XIXe s. Ce fut le cas de la nomination des baillis de Furstenau et de Reams. Le landammann d'Obervaz devait être assermenté par l'évêque et la haute juridiction de ce cercle était présidée par le bailli de Furstenau. Dans la vallée de Munster, l'évêque nommait le landammann sur une triple présentation. Il nommait aussi l'accusateur d'office dans les affaires criminelles et prélevait la moitié des amendes prononcées par le tribunal. En 1728, l'évêque Ulrich von Federspiel vendit ses droits dans la vallée de Munster au comte du Tyrol, et l'Autriche les céda aux III Ligues. Les évêques exercèrent en outre le droit de monnayage jusqu'en 1767 à
carrefour des routes alpestres, à jouer un rôle important. Il est naturel que les premiers missionnaires chrétiens lui aient voué de bonne heure toute leur attention. Vers l'an 160, on y voit apparaître le premier évêque, saint Lucius, qui avait été roi en Angleterre. Ce n'est qu'en 452 qu'apparaît un successeur, Asimo,pour lequel Abundantius signa les actes du Synode de Milan. Le diocèse de Coire dépendait d'abord de celui de Milan. Les évêques ont toujours et jusqu'à présent résidé à Coire. C'est sous l'évêque Verendar (633) que les limites ont été déterminées entre les diocèses de Coire et de Constance ; le diocèse de Coire comprenait dès lors le Vorarlberg (à l'exception du chapitre de Bregenz et du Bregenzerwald), le Liechtenstein, les pays de Werdenberg, de Sargans, de Gaster, les Grisons, la vallée d'Urseren, le Vintschgau et le Burgraviat du Tyrol. Cette délimitation a survécu jusqu'au XIXe s. ; le Vorarlberg, le Vintsch-
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gau et le Burgraviat furent séparés en 1809 ; les territoires saint-gallois furent attribués à l'évêché de Saint- Gall lors de l'érection de celui-ci. Toutefois, Coire se vit attribuer en 1819, lors de la suppression du diocèse de Constance, les cantons de Claris, de Zurich, d'Uri, de Schwyz et d'Unterwald ; en outre Schaffhouse et Appenzell furent provisoirement administrés par l'évêque de Coire, le premier jusqu'en 1841, le second jusqu'en 1867. Schwyz adhéra définitivement en 1824 au diocèse de Coire ; les quatre autres cantons ne sont placés qu'à titre provisoire sous la dépendance spirituelle de l'évêque de Coire. Poschiavo et Brusio dépendirent jusqu'en 1867 de l'évêque de Côme et furent adjoints ensuite au diocèse de Coire. Le diocèse de Coire comprend donc aujourd'hui les Grisons, Schwyz, la vallée d'Urseren et le Liechtenstein et à titre provisoire Claris, Zurich, Uri et Unterwald.
Aux VIIe et VIIIe s., on trouve plusieurs évêques issus de la même famille des Victorides ; quelques-uns portèrent le titre de praeses et réunirent ainsi en leur personne la plus haute dignité ecclésiastique et politique. Dans la deuxième moitié du VIIIe s., l'évêque Tello construisit la cathédrale et transféra la résidence épiscopale à l'emplacement où se trouve aujourd'hui le palais de l'évêché. Au traité de Verdun, en 843, l'évêché de Coire fut détaché de celui de Milan et soumis, à titre d'évêché suffragant, à l'archevêché de Mayence. Cet état de choses dura jusqu'en 1804; La vie religieuse fut stimulée, au moyen âge, par les tentatives de réforme de l'évêque Adalgott. De 1160 à 1170 régna Egino qui reçut de l'empereur Frédéric la dignité de prince de l'empire ; celle-ci demeura aux évêques jusqu'en 1804, mais elle n'était pas héréditaire et devait leur être conférée à chacun d'eux lors de leur élection. C'est sous l'évêque Ortlieb von Brandis qu'on vit fleurir l'art architectural chrétien de la période classique (de nombreux autels gothiques).
La Réformation eut, dans les Grisons, deux périodes, la première va de 1524 à 1560, et la seconde, plus agitée et plus sanglante, de 1600 à 1650. Plus de la moitié du peuple grisou adhéra à la nouvelle confession. Les évêques Paul Ziegler, Beat a Porta et Johann Flugi durent fuir hors du pays. Les articles d'Ilanz de 1524 et de 1526 enlevèrent à l'évêque ses privilèges antérieurs ; le chapitre et l'évêque perdirent de nombreux bénéfices. Les III Ligues tendaient avec zèle à la suppression totale du diocèse. Pour fortifier le catholicisme, il ne fallut rien moins que les efforts de saint Charles Borromée et de ses disciples. Le traité de Lindau (septembre 1622) obligea les Ligues à restituer aux catholiques leurs anciens droits et à rétablir les couvents de Cazis, de St. Luzi et de Saint-Nicolas. Peu à peu la situation confessionnelle se consolida de part et d'autre. Depuis 1650 de nombreuses annexes furent érigées en paroisses autonomes ; beaucoup d'églises furent construites. Au XVIIIe s. on vit des conflits confession-
nels surgir à nouveau au sujet des affaires Sagens et Trans. Après la suppression des bourses d'étudiants en théologie à Milan et Dillingen, un séminaire fut fondé en 1798 à Méran et transféré à Coire en 1807.
En 1823 fut érigé par le Saint-Siège le double diocèse de Coire-Saint-Gall, mais il fut supprimé en 1836 à la suite de l'opposition soulevée par les gouvernements cantonaux. Des luttes violentes se produisirent entre l'évêque et la majorité du Corpus catholicum au sujet du séminaire et de l'école catholique cantonale. Elles se prolongèrent jusqu'aux années 1850 à 1860. Le séminaire des garçons fut transféré en 1857 dans le Collège de Schwyz, l'école catholique fut réunie en 1854 à l'école protestante. Les missions pour catholiques disséminés dans les cantons protestants de Zurich et des Grisons se sont beaucoup développées et exigent un nombre considérable de prêtres. En 1920, le nombre des catholiques du diocèse était de 300 745 ; on comptait en 1910 213 curés, 74 moines chargés de la cure d'âmes 320 et prêtres séculiers. — Voir G. Mayer : Gesch. des Bistums Chur. — Vôgelin und Meyer von Knonau : Hist.geogr. Atlas der Schweiz, Carte 9.
Livres liturgiques. On trouve dans le diocèse de Coire les livres liturgiques suivants :
Le Breviarium Curieuse, dont la première édition connue date de l'évêque Ortlieb en 1490. Paul Ziegler le fit réimprimer en 1520 chez Radolt à Augsbourg. La dernière édition parut sous l'évêque Peter Rascher en 1595. Johann VI adopta le bréviaire romain en 1643.
Le Directorium Chori, instruction pour la récitation du bréviaire et la célébration de la messe dans les jours ordinaires. L'évêque Ortlieb l'édita en 1490, et Paul Ziegler de nouveau en 1520. Depuis 1647, il parut toutes les années sous le titre Directorium Curieuse ; depuis 1882, il contient un état du clergé du diocèse.
Le Missale Curieuse, qui, de même que le bréviaire, diffère beaucoup du missel romain. Une commission présidée par l'évêque Heinrich von Hôwen en dirigea l'impression chez Radolt à Augsbourg en 1497. Il reparut en 1579, sous Peter Rascher, et fut remplacé au XVIIe s. par le missel romain.
Le Rituale Curieuse réglait au début la cérémonie de l'administration des Sacrements. Il portait le nom d'exsequiale, et fut imprimé en 1497 par les soins de l'évêque Heinrich von Hôwen. La deuxième édition parut sous Peter Rascher, et d'autres en 1788 et 1851.
Le Propriurn Curieuse, ou offices des saints qui sont célébrés dans l'évêché de Coire seulement, fut établi après l'adoption du bréviaire grison. L'évêque Johann VI y travailla de 1643 à 1645 ; il rédigea la plupart des offices et les publia sans l'agrément de Rome. Kaspar von Cari fit paraître une nouvelle édition, et la troisième date de 1878. A la suite de la révision du bréviaire ordonnée par Pie X, une même opération devint nécessaire pour le Propriurn Curieuse. Une nouvelle édition parut en 1916. [J. Simonet.]
Liste des évêques de Coire :
Saint Lucius, vers 160, (d'après la
tradition, le 1er évêque) Saint Asimo, vers 452.
Pruritius (celui-ci et les suivants sans
indication de date).
Claudianus.
Ursicinus I.
Sidonius.
Eddo ou Addo.
Saint Valentinianus, f 548.
Paulinus, 548-?
Theodorus.
Othcarius.
Nothingnus.
Victor I, vers 614.
Verendarius I, vers 633.
Ruthardus ou Rotharius, f 681.
Paschalis, f 096.
Victor II, f 714.
Vigilius, f vers 750.
Adalbertus ou Baldebertus, 751, se
retire en 754.
Saint Ursicinus II, se retire en 758.
Tello, 758-773. Constantius, 773, jusqu'à la fin du
VIIIes.
Remedius ou Remigius, vers 800,
f 805 ou 806.
Victor III, f 833.
Verendarius II, 833-844.
Gerbrath ou Gerbrachus, f 849.
Esso, 849-f 879.
Rotharius, 881-887.
Diotolf ou Theodolph, 888-914.
Waldo, f 949.
Hartbert, 952-971.
Hiltibald, t 995.
Ropertus, 995-?
Ulrich I, 1004-1024.
Hartmann I, 1030-1039.
Dietmar von Montfort, 1040-1070.
Heinrich I von Montfort, 1070-1078.
Ulrich II (de Tarasp), 1079-1096.
Wido, 1096-1122.
Conrad I von Biberegg, 1122-1145.
Conrad II, 1145-1150.
Saint Adalgott, 1151-1160.
Egino von Matsch ou Ehrenfels,
Ulrich III von Tàgerfelden, 1171, se
retire 1179, f H99.
Bruno, t H80.
Heinrich II von Arbon, 1180-1193 Arnold I, f 1199.
Reinher ou Reiner, 1200-1209.
Arnold von Matsch II, 1210-1221.
Rudolf I von Gùttingen, 1223-1226. Berthold I von Helfenstein, 1226-
Ulrich IV von Kiburg, 1233-1237.
Volkard von Neuburg, 1237-1251.
Heinrich III von Montfort, 1251-
Conrad III von Belmont, 1272-1282.
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COLANI
Friedrich I von Montfort, 1282-1290.
Borthold II von Heiligenberg, 1290-
Siegfried von Gellhausen, 1298-1321.
Sous son règne, on mentionne comme évêque coad.jut.eur :
Berchtholdus, episcopus Zimbonensis, 1316. (Symbol.)
Rudolf II von Montfort, 1322-1325, administrateur de Coire, f 1333 évêque de Constance.
Johann I Pfefferhart, 1325-1331.
Ulrich V Ribi, 1331-1355.
Peter I Gelito, 1355-1368, plus tard évêque de Leitomischl, ensuite archevêque de Magdebourg et d'Olmutz, f 1387. Coadjuteurs :
Burkard, ep. Lessiensis ; Augustinus, ep. Salubriensis.
Friedrich II von Erdingen, 1368- 1376, f évêque démissionnaire de Brixen en 1396.
Johann II von Ehingen, 1376-1388.
Coadjuteurs : Michael, ep. Sithiensis, 1378, et Ambrosius, ep.
Mytilensis, 1385.
Hartmann II de Vaduz et Werdenberg, 1388, resp. 1392-1416. Coadjuteurs : Theodoricus ou Dietrich, ep. Signensis, 1397 ; Berchtoldus, ep. Sebastopolensis, 1406 ; Vitalis, ep. Ariensis. O.S.A., 1407 ; Conradus, ep. Signensis, 1411-
Johann III Abundius, 1416-1418; t évêque de Riga en 1424.
Johann IV Naso de Prague, 1418- 1440. Coadjuteurs : Pantaleon O.
M., ep. Sicariensis, et Joannes, minorité, ep. Thinorum.
Heinrich V von Hôvven, 1441- 1456. f 1462 évêque de Constance.
Anton de Tosabetis, 1456, f la même année, le 1er octobre.
Leonhard Wyssmeyer, 1456-f 1458.
Ortlieb von Brandis, 1458-1491.
Coadjuteurs : Johannes Nell, O.
min. ep. Chrisopolitanus, 1459- 1463 ; Burchard Dubenfluck, O.
P. ep. Sebastensis, 1470-1490
Heinrich VI von Hôwen, 1491-1505, f à Strasbourg en 1509. Coadjuteurs : Balthasar Brenwald. O.
Pr., ep. Troianus, 1491-1497.
Paul Ziegler, de Nôrdlingen, de 1506 à 1509 administrateur, puis évêque jusqu'en 1541. Coadjuteur :
Stephan Tschuggli. O. Pr., ep.
Bellinensis, 1503-1533.
Lucius Iter de Coire, 1541-1549.
Thomas Planta, de Zuoz, 1549-1565.
Beatus a Porta, 1565-1581 ; f 1590.
Peter II Raschèr, de Zuoz, 1581-
Johann V Flugi, de Saint-Moritz, 1601-1627.
Josef Mohr, de Zernez, 1627-1635.
Johann VI Flugi, d'Aspermont,
Ulrich VI von Mont, de Villa, 1661-
Ulrich VII von Federspiel, 1692-
Josef - Benedict von Rost, 1728-
Johann - Anton von Federspiel,
d'Ems, 1755-1777.
Dionis von Rost, 1777-1793.
Cari-Rudolf von Buol-Schauenstein,
Johann-Georg Bossi, 1835-1844. Caspar-Carl von Hohenbalken, de
Tarasp, depuis 1843 coadjuteur ;
1844-1859 évêque. Il eut lui-même
comme coadjuteur : Albert von
Haller, de Berne en 1858, qui
mourut la même année.
Nicolaus-Fr. Florentini, de Munster, 1859, se retire] en 1877,
Caspar II Willi, coadjuteur 1868,
évêque 1877-1879.
Franz-Constantin Rampa, de Pos-
chiavo, 1879-1888.
Johann-Fidel Battaglia, de Pràsanz,
1888-1908, f archevêque de Cyci-
cus en 1913.
Georg Schmid von Grùneck, de Sur-
rhein, depuis le 7 mai 1908.
[J. SlMONET.]
III. Le Chapitre Cathédral (Hochstift). Le clergé du diocèse recevait son instruction à l'école de St. Luzi à Coire et dans cette demeure le clergé de la ville épiscopale menait une vita communis, probablement selon la règle de saint Augustin. Sous l'évêque Tello, qui construisit la cathédrale (seconde moitié du VIIIe s.), les conseillers ecclésiastiques de l'évêque vinrent résider « Auf dem Hofe ». Jusqu'au Xe s., leur corporation vécut des biens du chapitre encore indivis. C'est la raison pour laquelle les donations étaient simplement faites à l'Ecclesia Curiensi. Lorsque les biens du chapitre furent partagés vers 1098, l'évêque et le chapitre bénéficièrent séparément des donations qui leur étaient faites. Les fondations les plus considérables furent faites au chapitre par l'empereur Othon Ier. L'évêque Dietmar de Montfort (1070) donna au chapitre le revenu de biens sis à Montanis. L'empereur Conrad II lui fit don le 23 janvier 1038 d'un praedium, à Chiavenna, et, la même année, de divers biens que les frères Wilhelm et Roger possédaient dans le dit comté. Vers 1160, la vie en commun des chanoines semble avoir déjà pris fin. Le chapitre tend à devenir une corporation autonome, la fortune qui lui est attribuée lui appartient en pleine propriété et est administrée par lui. C'est sur cette base que s'organisent les bénéfices. L'empereur luimême était le protecteur du chapitre de Coire et ne pouvait céder cette dignité à qui que ce fût. La ligue de la Maison-Dieu ne fut jamais l'avoué du chapitre. C'est la constatation à laquelle on est arrivé après une longue polémique qui se prolongea jusqu'en 1860. Au début, le nombre des chanoines de Coire dépendit de l'état des revenus et du travail à accomplir. En 1283 les chanoines étaient au nombre de 20, en 1329, on en compte 27 et leur nombre s'éleva ensuite jusqu'à 44, en 1472, il fut réduit à 23. Les troubles de la Réformation faillirent entraîner la dissolution du chapitre ; ses revenus furent supprimés, sauf dans le Tyrol et dans le Vorarlberg ; les chanoines durent vivre en dehors des murs de la ville épiscopale. En 1570, le pape Pie V n'autorisa que 14 chanoines pour l'églisecathédrale, et les nonces Turriani et Fried. Borromée fixèrent définitivement leur nombre à 24, 6 résidents et 18 non-résidents. Actuellement, il existe plusieurs fon-
dations dans le domaine de l'ancien chapitre ; le chapitre cathédral possède peu d'objets ; il a des propriétés à Landquart, des maisons à Coire et la cure de Schaan, qui lui a été incorporée ; la fondation des prébendes épiscopales, des 6 chanoines résidents, c'est-àdire le prévôt, le doyen, le théologue, le chantre, le custode et le pénitentiaire. Viennent ensuite les fondations des deux bénéfices et de la sacristie. Le Corpus catholicum exerce la surveillance générale sur l'administration des biens (d'après la constitution cantonale).
Voir G. Mayer : Gesch. des Bistums Chur. — - Fetz : Die Schirmvogtei des Hochstifts Chur und die Heichsvogtei. — Le même : Die Schirmvogtei des Hochstifts Chur und die Reformation. — von Mont und Plattner : Das Hochstift Chur und der Staat. [J. Simonbt.]
COJONNEX. Famille noble vaudoise qui tire son nom d'un hameau de la commune de Blonay, connue dès le milieu du XIIe s., éteinte à la fin du XVIe s. — 1. Arluin, chevalier, et son fils Conon, donnent vers 1150 au couvent de Hautcrêt six parts de l'alpe de Chaude, dépendant du château de Chillon. — 2. Jaques, donzel et syndic de Lausanne en 1420. — 3. Nicod, seigneur de Saint-Martin du Chêne, bailli épiscopal de Lausanne de 1500 à 1520. — 4. Henri, fils du n° 3, seigneur de Saint-Martin et de Montricher, seigneur du château de Menthon à Lausanne, l'un des gentilshommes de la Cuiller, f 1537. — 5. Jean, frère du n° 4, yendit en 1545 la terre de Montricher et celle de Saint- Martin à Amédée Ravier ; ce fut le dernier mâle de la famille, qui s'éteignit dans ses deux nièces, filles d'Henri. [M. R.]
COLA. Fam. bourgeoise de Conters dans l'Oberhalbstein. Armoiries : coupé d'or à une aigle de sable sommé d'une couronne d'or, et d'azur à 4 pals arrondis de gueules. — Karl-Johann-Georg, bailli de la haute juridiction d'Oberhalbstein 1782. — Voir LLH. [J. B.] COLANI. Vieille famille de Camogasc (Haute-Engadine), connue dès 1513. — 1. Conradin, habile menuisier et chasseur, rebâtit les maisons de ses compatriotes indigents après l'in-
COLDRERIO
COLLADON
cendie de Camogasc en 1803. — 2. Gian-Marchet, fils du n° 1, 1778-1837, apprit le métier d'armurier
en France, se fixa à Be-
Gian-Marchet Colani.
D'après une lithographie.
vers, puis, dès 1808, à Pontresina. A 19 ans, il était le meilleur chasseur et tireur de l'Engadine ; il tira plusieurs ours et plus de 2700 chamois. Il servit de modèle à J.-C.
Heer pour son héros du Roi de la Bernina, Markus Paltiam. — A. Girtanner : Drei râtische Jâgergestalten. — 3. Thomothée, fils d'un pasteur * \£*,. ~VK WfcV' originaire du canton des A fjb- V | Et Grisons fixé à Lermé
I 11 \ 'TtfwtKj *'* (Aisne, France),* le 29 jan-
W \ %lBnk W~r'^ vier 1824' étudia la thé°- — -— logie et la philosophie à
Strasbourg. Il devint le chef de l'École de Strasbourg, qui affichait des tendances libérales , et fonda la Revue de théologie et de philosophie. Lorsqu'il eut rompu avec les orthodoxes, ceux-ci obtinrent du gouvernement qu'on le privât de son titre et de son traitement, mais la communauté protestante française de Strasbourg l'élut comme pasteur et professeur. En 1870, il se voua à la politique et devint le bras droit de Gambetta ; il fut le rédacteur de la République Française, à Bordeaux, puis à Paris f 2 septembre 1888 à Grindelwald. — Voir Herzog : Realencyklopàdie fur protest. Théologie und Kirche, IV, 210. — C. Camenisch : Graubùndner Gelehrte in Strassburg, dans NZZ 1919, n° 1273. [C. Camenisch.]
COLDRERIO (C. Tessin, D. Mendrisio. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Coldirena 1183 ; Caldirario 1188; Castro Coldré 1506; Coldré 1663 et Colderio. Le village est très ancien ; en 1907 et 1917 on y découvrit des objets d'une station palafitte de l'âge du bronze, et la pierre d'une fontaine dédiée à Mercure. En 1170, dans le règlement des frontières entre Côme et Milan, Coldrerio, avec les villages voisins jusqu'à la Tresa, fut attribué au comté de Sepio. En 1275 le village formait une commune ; à la même date, un château est mentionné. Le hameau de Villa est cité déjà en 1275. Au spirituel, Coldrerio fut détaché de Balerna le 16 août 1593 pour former une paroisse autonome. L'église de Saint-Grégoire est mentionnée déjà en 1275, elle a été restaurée après 1667. L'église paroissiale de Saint- Georges commencée en 1578, fut consacrée en 1591, elle a un tableau de la crucifixion par Pier Francesco Mola. Celle du Carmel à Villa, probablement du début du XVIe s., possède des stucs de valeur, trois médaillons de Mola, un tableau de Pozzi Domenico (1588) et les fresques du chœur de Valdano. La chapelle de la Trinité fut fondée en 1674 par Carlo Beccaria. Population : 1643, 261 hab. ; 1801, 535 ; 1900, 855 ; 1920, 957. Registres de baptême et de mariages dès 1594, de décès dès 1655. — Monti : Atti. — Rivista archeologica comense 1907, 1917-1921. — BStor. 1904 et 1907. — Simona : Note di arte antica. [C. Trkz.zini.]
COLENBERG (COLMBERG, primitivement KAHLENBERGER). Famille de Disentis et de Morissen (Grisons). — Christian, curé à Ems 1719- 1750, à Igels 1750-1756, camérier 1730, chanoine 1735 ; t le 31 mai 1756 à Igels. [J. Simonet.]
COLIGNY, Caspard, comte de, amiral de France, * .15 février 1516, f 1572 à la Saint-Barthélémy, homme d'État et chef militaire des protestants français. Il porta un grand intérêt à Genève, grâce à l'influence que Calvin exerçait sur lui et sur sa famille. Dès la première guerre de religion, Coligny est en rapport constant avec Bèze ; ses agents et ceux de Condé parcourent la Suisse. En 1563, Calvin et Coligny s'efforcent de faire comprendre Genève dans le traité d'alliance du roi et des Suisses. Après la mort de Calvin, Coligny poursuit l'œuvre commune. Il envoie, en août 1564, à Genève,
M. de Feuquières pour la mettre en état de défense. Pendant le soulèvement des Pays-Bas, Coligny donne aux Genevois avertissements, soldats et techniciens ; Guillaume Stuart, sieur de Vezines, leur propose de sa part, en avril 1567, une ligue comprenant Genève, Berne et l'électeur palatin pour défendre les intérêts de la religion réformée. Après la bataille de Saint-Denis, Condé et Coligny pressent les Bernois de leur accorder du secours, sans succès. Même démarche en 1568. Le crédit de Coligny auprès des cantons évangéliques devint si grand que Charles IX ne put s'en passer pour contracter ses emprunts ; ainsi à Berne en 1571. — Voir Delaborde : G. de Coligny. — E. Marcks : G. von Coligny. — Whitehead : Gasp. of Coligny. — De Crue : Anne de Montmorency. — Le même : L'action politique de Calvin. — Rott : Repr. diplom. — Calv. op. — Gautier : Hist. de Genève. — Choisy : L'état chrétien calviniste. — A. Gobât : La rép de Berne et la France. [H. N.]
COLIN, COLLIN. Famille neuchâteloise, originaire de Corcelles-Cormondrèche, bourgeoise de Neuchâtel en 1780. — 1. Louis-Victor, 1822-1895, fit partie du Conseil de la bourgeoisie de Neuchâtel 1857- 1874, député 1868-1874, membre de la direction de la Caisse d'Épargne 1875-1895. — 2. James, 1847-1917, architecte du chemin de fer du Gothard 1873-1876, puis architecte à Neuchâtel ; conseiller général 1881- 1888. [L. M.]
COLLA (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse, qui donne son nom à la partie supérieure de la vallée du Cassarate. Les communes de Colla, Signora, Scareglia et Insone-Piandera, Certara et une partie de Cimadera devaient former au moyen âge une seule grande commune ou vicinanza qui, dans la première moitié du XVe s. devait fournir 92 soldats et du matériel de guerre au duc de Milan. La paroisse embrasse actuellement les communes de Colla, Signora, Scareglia et Insone-Piandera. Certara s'en détacha en 1899. En 1591 Colla était déjà paroisse ; l'église de Saint-Pierre est déjà mentionnée en 1477. Les gens du val Colla s'adonnait déjà à la chaudronnerie au XVe s. Population : 1643, 820 hab. (paroisse) ; 1870, 500 (commune) ; 1920, 308. — Monti : Atti. — BStor. 1890. [C. T.]
COLLADON. Famille originaire de La Châtre, en Berry, réfugiée à Genève en 1550 pour cause de religion ; elle jouit d'une grande considération dès son arrivée parce qu'elle était représentée par deux jurisconsultes auxquels il était fait fréquemment appel dans les procès criminels de l'époque calviniste ; elle a fourni plusieurs magistrats et siégea constamment en Conseil des Deux-Cents. Une branche se transporta dans le Pays de Vaud, à Aubonne et y fit souche. Elle acquit la bourgeoisie de Genève en 1555. Armes : de sinople au dextrochère vêtu d'une manche d'argent posé en bande, mouvant du canton senestre de la pointe, la main fermée, l'index levé. Le chevalier Colladon portait coupé, au 1er un mouton passant, au 2, trois étoiles. — 1. LÉON, 1552, Dr en droit, avocat à Bourges, se retira à Genève en 1550. — 2. Germain, 1509-1594, frère du n° 1, docteur en droit, avocat, jurisconsulte habile que la République et Calvin consultèrent souvent. Il eut une part prépondérante dans la rédaction des édits politiques et civils qui furent imprimés en 1568. Calviniste rigide, il fut l'avocat de l'accusation dans le procès contre Michel Servet. En 1566, il fut député à Berne avec Théodore de Bèze pour conclure un traité entre Genève et la Savoie. En 1559, il était entré au Conseil des Soixante. — 3. Nicolas, fils du n° 1, t 1586, étudia la théologie à Lausanne en 1549, pasteur à Vandœuvres 1553, à Genève 1557, recteur 1564-1566, il succéda à Calvin dans la chaire de théologie 1566, mais, ayant eu des démêlés avec le Conseil, il fut vertement censuré et déposé en 1571 ; il se rendit à Lausanne où il obtint la chaire de théologie. A publié une traduction du traité de Bèze : De Haereticis, 1560 et deux dissertations théologiques. — 4. Théodore, * 1565, fils du n° 3, docteur
GOLLADON
COLLECTANEA FR1BURGENS1A 543
en médecine 1602-1608, s'établit ensuite en Angleterre où il a publié : Adversaria seu commentarii médicinales, 2 vol. 1616. — 5. Claude, fils du n° 2, du Conseil des Deux-Cents, 1579, conseiller et secrétaire du prince de Condé 1583, conseiller d'Henri IV 1595, maître des requêtes 1599. — 6. David, frère du précédent, 1556- 1635, docteur en droit, obtint en 1584 la chaire de droit civil à l'académie de Genève, du Conseil des Deux-Cents 1589, auditeur 1602, conseiller d'État 1604, du Conseil des Soixante, syndic 1613-1633, premier syndic 1621. Il laissa des mémoires manuscrits sur l'histoire de Genève ainsi qu'une consultation manuscrite, sur les prétentions du duc de Savoie, 1580. — 7. Esaïe, 1562- 1611, frère du précédent, docteur en droit et en médecine, professeur de philosophie 1594 ; il édita à Genève divers ouvrages de Godefroy et les enrichit de notes. A publié trois dissertations en 1607 : De Mundo ; De quinque sensibus externis et de Meteoris ignitis. — 8. Esaïe, 1601-1672, fils du n° 6, du Conseil des Deux- Cents 1623, conseiller 1636, syndic 1647-1671, premier syndic 1656-1661, secrétaire d'État 1640-1650. — 9. Jean, 1608-1678, fils du n° 7, établi en Angleterre, Dr en médecine et premier médecin du roi d'Angleterre, qui le créa chevalier en 1664. Principal fondateur de l'église de la Savoie à Londres. Il fut en quelque sorte ministre officieux de Genève auprès de la Cour d'Angleterre. — 10. Théodore, f 1707, fils du n° 9, créé chevalier par le roi d'Angleterre, médecin en chef de l'hôpital de Chelsea, à Londres. — 11. Jean-Antoine, 1755-1830, pharmacien, se fit remarquer par ses connaissances étendues en chimie et en botanique. Il contribua par son activité au développement de l'industrie, des arts et des sciences. Il est l'auteur de plusieurs écrits sur la chimie et l'histoire naturelle. — 12. Jean-Pierre, 1769-1842, médecin. Fixé d'abord à Paris, il fut un des premiers médecins qui introduisirent en France la vaccine. Revenu à Genève, il prit d'énergiques mesures contre l'épidémie de choléra et publia à la demande du gouvernement deux Instruction populaire contre le choléra. Membre du Conseil Représentatif 1811, 1826-1832 — Le Fédéral, 22 fév. et 4 mars 1842. — 13. Henri, 1772-1856, régent de 1795-1815 ; il se voua depuis entièrement à l'agriculture, faisant lui-même des essais et des expériences pour améliorer les cultures et les terres. Ces recherches sont consignées dans le Bulletin de la classe d'industrie (1857). Maire d'Avully, il fit partie de l'Assemblée constituante de 1841 et du Grand Conseil en 1846. — 14. Jean-Louis-Eugène, 1805- 1880, fils du n° 12, avocat, procureur général 1843, juge à la cour de justice 1848-1874, qu'il présida depuis 1863, député au Grand Conseil, à la Constituante de 1862, membre du Consistoire, qu'il présida à plusieurs reprises de 1848 à 1870. Ami de Sainte-Beuve et d'autres écrivains célèbres, il a publié des études et des critiques sur Sainte-Beuve, Victor Hugo, Balzac, Lamartine, etc., principalement dans la Bibliothèque universelle.
— Voir JG, 26janv. 1880.
— Les Débats, 17 mai 1881. — Semaine judiciaire, 9 février 1880. — Semaine religieuse, 31 janvier 1880. — Ed. Humbert : Eugène Colladon.
— 15. Jean- Daniel, 1802-1893, fils du n° 13, docteur en droit, ingénieur, collaborateur de Sturm. En 1827, avec son Mémoire sur la compression des liquides et la vitesse du son dans Veau, il remporte à Paris le Grand
prix de l'Académie des Sciences. En 1829, il obtint la chaire de mécanique à l'École centrale des arts et manufactures de Paris, qu'il conserva jusqu'en 1839. Il fut rappelé à Genève où la chaire de mécanique venait d'être créée pour lui. C'est lui qui, en 1843,
Jean-Daniel Colladon. D après un portrait de la coll. Maillart.
pour remédier à l'éclairage défectueux de la ville, organisa l'éclairage au gaz avec une grande compétence au point de vue technique et financier ; en 1862, il fit de même à Naples, malgré la vive opposition d'une partie de la population. Ses recherches concernant l'électricité sont d'une grande importance, il l'étudia dans ses rapports avec le magnétisme et, déjà avant Ampère, il avait deviné l'action de la pile sur le galvanomètre. On lui doit l'invention d'un dynamomètre que l'amirauté anglaise adopta. Ce fut lui qui eut l'idée d'utiliser l'air comprimé pour le creusement des longs tunnels. Outre la publication d'importants mémoires, il a écrit de nombreux ouvrages sur la foudre et les paratonnerres, le percement des tunnels, les bateaux à vapeur. Il fut nommé membre correspondant de l'Institut de France Son buste a été inauguré devant la Bibliothèque publique dans le jardin des Bastions le 15 avril 1897. — Voir Souvenirs et mémoires. Autobiographie de Daniel Colladon. — JG, 1er juillet 1893, 12 septembre 1888, 14 juillet et 5 août 1893. — Dans la descendance de Nicolas Colladon, fils du n° 1, fixée au Pays de Vaud, bourgeoise d'Aubonne et de Morges en 1673, on relève une lignée de pasteurs. C'est de cette branche revenue à Genève que descendent les n°» 13 et 15. — Voir Galiffe : Not. gén. II, 785. — France protestante. — Gautier: La médecine à Genève.
— Montet : Dictionnaire. — Livre d'Or des familles vaudoises. — Armoriai genevois. — Senebier : Hist. litt. de Genève. — AGS 1910. — Journal d' Esaïe Colladon, 1600-1605. [H. Da.l
COLLA RT. Famille originaire de Paris, établie à Genève à la fin du XVIIIe s. — Joseph, * à Paris 1754, t 1830, graveur distingué, s'occupa aussi d'architecture.
— 2. Joseph-Paul, 1810-1894, petit-fils du n» 1, architecte, inspecteur des Travaux publics de la ville, membre du Conseil administratif en 1842, député au Grand Conseil 1868, conseiller d'État 1867. — SKL. [C. R].
COLLATION. Voir Patronage.
COLLAVIN. Famille originaire de la Côte d'Hyot, paroisse de Contamines en Faucigny, dont le nom primitif pourrait bien être Favre ou Fabri ; elle a fourni toute une lignée de maîtres fondeurs de métaux : — Noël, 1576-1626, reçu bourgeois de Genève en 1605, fondit en 1609 la cloche dite « La Collavine » de la cathédrale de Saint-Pierre ; il fondait aussi des pièces d'artillerie. — Pierre, son fils, 1606-1673, lui succéda et, à ce dernier : — Jaques, 1646-1703, et Etienne, 1648-1717, ses fils— Pierre- Antoine, 1678-1740, fils de Jaques, fut maître de la Monnaie 1730-1731.
— Jaques II, 1681-1738, fils d'ÉTiENNE, termina la lignée.
A la même famille aujourd'hui éteinte à Genève appartient Claude, t 1588, du Conseil des Deux-Cents, reçu bourgeois en 1547, souche d'une branche éteinte à la quatrième génération.
Jean Fabri dit Collavin fut reçu à la bourgeoisie en 1498. On retrouve ce nom dans les environs de Genève au XVIIe s., à Cartigny, à Alex et au siècle suivant à Constantinople où un rameau s'était fixé. — Voir H. Deonna : La famille Deonna. — SKL. — Blavignac : Armoriai genevois. — Saint-Pierre cathédrale, IVe fasc, p. 16, 53. [H. Da.]
COLLECTA OFFICIALA FGEDERALA PER IL CANTUN CONFŒDERAU GRISCHUN. Collection de toutes les lois et ordonnances du canton des Grisons dès 1803 ; le Grand Conseil en décida la publication en 1820, en allemand, en italien et en dialectes de l'Oberland et de l'Engadine. Le 1er cahier parut en 1820. Trois tomes subséquents parurent en 1839, 1840, 1841, puis une série de suppléments et d'additions. La publication cessa en 1847 avec le second volume supplémentaire. [L. J.]
COLLECTANEA FRIBURGENSIA. Publication scientifique officielle de l'université de Fribourg, qui paraît depuis 1893. Elle a remplacé les suppléments annexés à l'Index lectiormm (semestre d'été de 1890-semestre d'hiver 1892-1893, 7 mémoires en 6 numéros). Elle a été éditée en format in-4° jusqu'en 1900, puis dès lors en in-8°. La première série compte 9 fascicules, et la seconde 19 jusqu'en 1923. [A. Bûcm.]