COLLET
GOLLONGES
étaient liés pour la durée de leur séjour, mais ils pouvaient quitter la maison et retourner dans le monde. Ils s'occupaient à des travaux manuels, au soin des malades, des étrangers et des pèlerins. La chapelle du petit couvent près de Somvix a seule subsisté ; elle appartient au couvent de Disentis. Le chœur fut inauguré en 1522 ; il fut orné en 1624 de scènes de la vie de saint Benoît. - — ■ Voir Eichhorn : Episcopatus Curiensis.
— Mohr : Regesten von Disentis. — Stuckelberg : Graubûndner Hausmarken, dans SA V 12. — P. -G. Meier : Die Beginen in der Schweiz, dans ZSK 1915. — P.-N. Curti : Aile Kapellen im Oberland, dans BM 1915, n°2. [P.-N. C]
COLLET. Nom de plusieurs familles vaudoises ; celle de Baulmes est mentionnée dans un acte de combourgeoisie de 1375. Armes : d'azur au pairie d'argent. [M. R.]
COLLEX-BOSSY (G. Genève, Rive droite. V. DGS et Supp.). Commune cédée par la France en 1815 et qui comprenait alors la commune actuelle de Bellevue, détachée en 1855. Collex, Colay, Coliacum, Cholay, avait une église dépendant d'Ainay (XIIIe s.) ; sa maisonforte relevait des sires de Gex ; le château actuel, appartenant à la famille Borel, est une belle construction du XVIIIe s. Bossy, Bossie, Bocium a toujours été un hameau sans maison-forte, mais fondé aussi de toute ancienneté. C'est au Nord de Bossy que se trouvent les ruines du château de la Bâtie-Beauregard ou Batie- Champion. Population : 462 hab. Registres de paroisse dès 1685. — Voir Arch. de Genève. — Regeste genevois. [C. R.] COLLIARD, Placide, évêque de Lausanne et Genève. * à Attalens (Fribourg) le 2 février 1876.
Ordonné prêtre le 21 juillet 1901, vicaire de Châtel-Saint-Denis (1901- 1905), élève du Séminaire français à Rome (1905- 1907), où il passa en 1907, ses examens de doctorat en droit canon. Nommé vicaire à Vevey (1905), curé du Locle (1908), curé de Promasens (1910), il fut appelé, le 15 janvier 1912, par Mgr Bovet, au poste de vicaire général du diocèse. Il devint son successeur au siège de Lausanne t;t Genève, le 30 novembre 1915. Durant son court épiscopat, Mgr Colliard s'occupa activement de l'œuvre de recrutement du clergé, des groupements de jeunes gens, de l'action sociale parmi les ouvriers, de l'organisation des associations du diocèse et de la « Mission catholique » en faveur des prisonniers de guerre, f à Fribourg le 10 février 1920. Armoiries : écartelé, au 1 et 4 parti d'argent et de gueules à deux ciboires de l'un en l'autre ; au 2 et 3 de gueules à deux clefs d'or passées en sautoir ; brochant sur le tout : d'azur à une étoile et une fleur de lys d'or posées en chef, à l'emmanche arrondie d'argent.
— Voir Liberté, 1er décembre 1915 et 10 février 1920.
— Étr. fribourg. 1917 et 1921. — Semaine catholique, 1915 et 1916. [Jeanne Niquille.]
COLLIN, J.-Balthasar, (en ail. Buel), de Stein s /Rhin, * 1623, fils d'un avoyer de Stein, 1646 pasteur à Scherzingen et Kurzrickenbach en Thurgovie, 1691 à Dubendorf où il mourut en 1704. Auteur de petits écrits religieux. — Voir Mâgis : Schaffhauser Schriftsteller. [H. Wehner.]
COLLINUS. Voir AmbùHL.
COLLIOUD. Famille d'origine française, fixée à Rolle avant 1600, reçue à la bourgeoisie en 1637 et 1665. [M. R.]
COLLOMBETTES (C. Fribourg, D. Gruyère. Com. Vuadens. V. DGS.). Établissement de bains, situé au pied des Alpettes et rendu célèbre par le chant popudhbs il — 35
Mgr Placide Colliard.
D'après une photographie.
laire gruyérien le Ranz des Vaches ou les Armaillis des Collombettes. Lieu de séjour très fréquenté en été. — Guide de la Gruyère 1923. — Étrennes fribourgeoises 1886, p. 78. [G. Cx.]
COLLOMBEY (C. Valais, D. Monthey. Com. Collombey-Muraz. V. DGS). Vge composé de deux hameaux : Collombey-le-Grand et Collombey-le-Petit où les seigneurs de ce nom avaient leur manoir. Dans cette dernière localité se trouve le château des d'Arbignon qui remonte probablement au XIIIe s. C'est là que ses piopriétaires rendaient la justice. Les d'Arbignon délaissèrent leur château au XVIIe s., qui depuis 1643 abrite un couvent de Bernardines. Une église, également à Collombey-le-Petit, est mentionnée au XIe s. ; elle dépendit •primitivement du prieuré de Lutry, puis passa en 1263 à l'abbaye de Saint-Maurice. Elle est dédiée à saint Didier, et fut autrefois l'église mère du mandement de Monthey. Troistorrents et Muraz s'en détachèrent, puis Monthey en 1709, dont Collombey devint une annexe jusqu'en 1720, moment où il fut de nouveau élevé au rang de paroisse. L'église actuelle a été construite vers 1865. — de Rivaz : Topographie. — Rameau : Les châteaux du Valais. — ■ Arch. de Fay, de Lavallaz, de Monthey. [Ta.]
COLLOMBEY ou COLOMBY, COLUMBERIO, de. Famille valaisanne originaire de Collombey, qui posséda en fief héréditaire (1241-1410) le vidomnat de Monthey ainsi que des droits dans les vallées d'Illiez et de la Gryonne. Elle détenait également en fief les deux péages de Saint-Maurice qu'elle vendit au comte de Savoie en 1304. Le premier membre connu est Ulrich, témoin en 1131. — 1. Guillaume, chevalier, vidomne de Monthey 1232-1252. — 2. Pierre, châtelain de Monthey 1281. — 3. Pierre, donzel, fonda la branche de Saillon 1300. — 4. Perrod, écuyer de l'évêque Aymon de la Tour 1358. — La famille s'éteignit au XVe s. Le nom de Collombey fut aussi porté par une branche des seigneurs de Montagnié au XIVe s., et par un rameau des Brithonis de Villeneuve. — Voir Hoppeler : Beitrdge. — Rameau : Châteaux du Valais. — Gremaud. [J.-B. B.]
COLLOMBEY-MURAZ (C. Valais, D. Monthey.
V. DGS). Com. composée des deux paroisses de Collombey et de Muraz. Elle fit partie primitivement du mandement de Monthey, dont elle était un quartier. Le partage du mandement en 1786 lui accorda un châtelain propre. Après la Révomtion, Collombey-Muraz devint une commune comprenant les hameaux des Meyres et d'Illarsaz. — Voir Gremaud. — de Rivaz : Topographie. [Ta.]
COLLONGE.Voir COLONGE.
COLLONGE. Nom de nombreux lieux dits du canton de Vaud. Le plus important est le quartier de Collonges, au Nord-Ouest de Lausanne, planté en vignes du XIIIe au XIVe s., et qui est maintenant un quartier urbain. Il adonné son nom à une famille noble du XIVe s. — DHV. [M. R.]
COLLONGE-BELLERIVE (C. Genève, Rive gauche. Voir DGS). Commune cédée par la Sardaigne en 1816, comprenant Collonge, Bellerive, Vésenaz, Saint- Maurice et une partie de la Capite. Population en 1922 : 1203 hab. Palafittes à Bellerive et à la Gabiule. Collonge comme nom de famille est cité au XIIIe s. Registres de paroisse dès 1750. — Voir Arch. de Genève. — Regeste genevois. — Art. Bellerive. ■ [C. R.]
COLLONGES (C. Valais, D. Saint-Maurice. V. DGS). Com. et Vge qui apparaît au XVe s. ; il formait alors, avec Arbignon-Morcles, une seigneurie de l'évêque jle Sion, qui l'inféoda à la famille d'Arbignon. Dans la suite, Collonges fut détaché, en partie du moins, de la châtellenie de Martigny et rattaché à celle de Saint-Maurice. Au XVIe s., Collonges, Arbignon, Dorénaz et Alesses possédaient en indivision des communaux, forêts et pâturages. Ces quatre villages ne forment plus que deux communes, Dorénaz et Collonges, qui composent la paroisse d'Outre-Rhône détachée en 1729 de celle de Saint-Maurice. Une chapelle, dédiée à sainte Anne, fut élevée en 1648 à Collonges, et transformée en église paroissiale en 1729. Au XVIe s., un bac qui subsista jusqu'en 1850, date à la- Décembre 1923