COLOMBA
quelle il fut remplacé par un pont de bois, servait au passage du Rhône, sur lequel la commune de Collonges percevait un droit. Une mine d'anthracite a été exploitée à Collonges vers 1830 par une société genevoise, puis abandonnée et reprise en 1853. Cette exploitation a été reprise pendant la guerre européenne. — Rameau : Châteaux du Valais. — Arch. locales. — Arch. de l'abbaye de Saint-Maurice. [Ta.]
COLLOQUE. Voir DISPUTE.
COLLOQUE (COLLOQUIUM). Nom donné autrefois soit à une circonscription ecclésiastique, soit à une réunion de pasteurs. Dans les Grisons, ce nom apparaît pour la première fois dans le procès-verbal du synode de 1628 ; en 1649, cinq colloques furent institués : Ob dem Wald ( Suprasilvanum) , c'est FOberland grison, Tamins et Safien exceptés ; Nid dem Wald ( Infrasilvanum) ; Haute-Engadine ; Basse-Engadine; Coire. Les colloques se réunissaient avant Noël, avant Pâques et avant les assemblées du synode. La tâche des colloques est de pourvoir au service religieux dans les paroisses privées de pasteur et de préparer l'étude des questions soumises au synode. Ils s'occupent aussi volontairement de la vie intellectuelle et administrative de leur circonscription. Actuellement il y a sept colloques (Ob dem Wald, Nid dem Wald, Coire-Schanfigg, Haute-Engadine, Bregaglia, Basse-Engadine, Pràtigau). Ils ne se réunissent plus ordinairement que deux fois, en septembre et en avril. — Procès-verbaux du synode aux arch. synodales de Coire. [J. R. Truog.]
C'est en 1564 qu'une ordonnance ecclésiastique de Neuchâtel institua des réunions on colloques de pasteurs. Dans la suite, la principauté fut divisée en cinq colloques ; Neuchâtel, Boudry, Val-de-Travers, Val-de- Ruz et Montagnes. La loi du 10 déc. 1848 institua un colloque par district, composé des pasteurs du district et d'un nombre égal de délégués laïques des paroisses. Cette organisation prit fin en 1873. [L. S.]
Dès 1537, le pays de Vaud avait été divisé en matière ecclésiastique en quatre, puis cinq classes, composées chacune de deux ou trois colloques. Au début, les colloques réunissaient les pasteurs une fois par semaine ; à partir de 1561 ils n'eurent plus lieu que quatre fois par an, et plus tard seulement deux fois par an. Les colloques ont été supprimés en 1863. — DHV. [L. S.]
COLLOREDO, Rodolphe de, comte autrichien 1585-1657. Grand maître d'artillerie, commandant de l'armée impériale qui envahit l'Ajoie en décembre 1635. Après avoir investi Porrentruy, il fit, le 18, un assaut infructueux contre la ville et le château, puis chercha à les réduire par la famine. Manquant lui-même de vivres, il battit en retraite. — Voir Rott : Représ. dipl. V. [G. A.]
COLLOT D'HERBOIS, Jean-Marie, * à Paris, un des membres les plus sanguinaires de la Convention, fut directeur du théâtre de Genève de 1784 à 1787. Collot aurait puisé à Genève ses principes républicains. Après avoir été patronné par Robespierre, il s'attira son inimitié et fut déporté. — Voir Sordet : Dictionnaire (Mns.). — Kunz-Aubert: Le théâtre à Genèveau XVIIIe s., dans Nos Centenaires. [C. R.]
COLMBERG. Voir Colenberg.
COLOGNY (C. Genève, Rive gauche. V. DGS). Vge et Com. de l'ancien territoire genevois. Du latin Coloniacus. La commune comprend La Belotte, Frontenex, Montalègre, Ruth. Station de palafittes. Le Chapitre de Saint-Pierre à Genève y possédait la plus grande partie des terres, c'est pourquoi Cologny resta genevois quand le peuple devint souverain en lieu et place de l'évêque. Milton et Byron y séjournèrent. Population : 1923, 803 hab. Registres de baptêmes dès 1726, deinariages dès 1724, de décès dès 1793. — Voir Arch. de Genève. [C. R.]
COLOMB, COLLOMB, COLLON. Nomdefamille r répandu dans les cantons de Genève, Neuchâtel et Vaud.
A. Canton de Genève. Famille de Cruseilles dont plusieurs membres se fixèrent à Troinex et, à différentes époques, à Genève. Armoiries : d'azur à la colombe essorrante d'argent tenant une branche d'olivier de même dans le bec. — 1. Jaques, notaire, établi à Troinex en 1446, eut dans sa descendance — 2. Jean, notaire, du
Conseil des Cinquante. La famille a donné son nom au lieu dit Grange-Collomb sur Carouge. Famille éteinte. — 3. Claude, dit Giffre, célèbre par ses actes de brigandage, mettant à contribution les voyageurs et surtout les paysans genevois. Il fut pendu en 1611. — Voir Galilîe : Not. gén. III, 139. — Arch. de Genève. [C. R.]
B. Canton de Neuchâtel. Une famille Colomb est bourgeoise de Neuchâtel depuis le XVe s. ; une autre est
mentionnée aux Verrières au XIVe s.
et une troisième à Sauges à la fin du XVe s. Cette dernière portait primitivement le nom d'Humbert. A la première appartient : — 1. Louis, dernier abbé de Fontaine-André, de 1520 à la Réforme. Son couvent ayant été sécularisé, il se retira au Val-de-Ruz et mourut le 9 mai 1539. Armoiries :
écartelé aux 1 et 4 de gueules à une croix tréflée d'or, aux 2 et 3 d'azur à une colombe d'argent. — La seconde a donné : — 2. Louis, 1821-1903, notaire et archiviste cantonal. Il entra en 1836 au bureau du Commissaire général et resta dès lors constamment attaché à l'administration. En 1848, il fut chargé de diriger les opérations du rachat des cens et dîmes, et devint la même année archiviste cantonal, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. Il remplit en outre, de 1854 à 1901, les fonctions de secrétairecaissier de la Chambre d'assurance et fut député de 1852 à 1856. — Biogr. neuch. I. — Messager boiteux de Neuchâtel 1904. — 3. Eugène, * 1853, architecte, président central des Chambres d'assurances cantonales suisses contre l'incendie. [L. M.]
C. Canton de Vaud. Famille de Provence, citée dès 1382. A donné : — 1. Jules-Louis-César, peintre, * à Vevey le 24 décembre 1794. — 2. Georges-Pierre, * à Bex 1836, t 1892 à Aigle, pédagogue et éducateur émiî nent. Son nom a été donné à une rue d'Aigle. A une famille fixée à Saint-Prex dès le XVIIe s. se rattachent : — 1. Jules, conseiller national 1879-1893. — 2. Adrien, 1849-1901, préfet de Morges, archéologue, auteur d'un Album d'antiquités lacustres. — 3. Emile, * 28 décembre 1845, fils du n° 1, ingénieur de la Compagnie de chemins de fer Suisse-Occidentale 1868-1877, inspecteur, puis inspecteur général de l'exploitation de la Compagnie Suisse-Occidentale-Simplon 1877-1883, directeur de la même Compagnie 1883-1889, de celle du Jura- Simplon 1889-1903, vice-président de la Direction du 1er arrondissement des C. F. F. dès le mois de mai 1903, spécialement chargé de la direction des travaux du tunnel du Simplon, membre de la Direction générale des C. F. F. (finances) 1906-1921. [A. B.]
COLOMB DE BATTINE, François, seigneur de Copponex, connu sous le nom de Coponay. * 1746, f dans la prison de l'Évêché en 1791, dernier brigand du bassin de Genève. Chassé de Savoie à cause de ses déportements, il obtint la permission de résider à Chancy. Arrêté en 1769, il fut délivré par ses compagnons. Après plusieurs nouveaux meurtres, il se réfugia à Lyon où il fut arrêté le 3 novembre 1776. Amené à Genève le 6 décembre, il fut condamné à mort le 4 février 1777 ; le lendemain, cette peine fut commuée en celle de détention perpétuelle par égard pour sa famille. — Voir J. Vuy : Le dernier seigneur de Copponex. — Arch. de Genève. [C. R.]
COLOMBA, COLOMBO. Famille d'Arogno (Tessin). Armoiries : d'azur à une colombe d'argent, posée en bande, dont l'aile droite est abaissée, l'autre essorante et la tête couronnée (variante). — 1. Michèle, sculpteur, * 1430 à Nantes, f à Dijon 1512. En 1505, il sculptait à Nantes le tombeau de François II, duc de Bourgogne. Vegezzi et Merzario affirment que cet artiste était originaire de Maroggia. — 2. Giovan-Battista, peintre, stucateur et architecte, * 1638 à Arogno. Il fit de la peinture à l'huile et à la fresque en Allemagne et en Autriche, décora à la fresque le plafond de la chapelle du Johanneum à Saint-Gothard de Graz, et le sanctuaire de Maria Taferl. En 1690, il fut appelé par Jean Sobiesky à la cour de Varsovie pour la restauration de la cathédrale de Saint-Jean, et l'agrandissement de la chapelle commémorative des Capucins, f à Varsovie à un âge très