COLOMBAN
COLOMBIER
avancé. — 3. Luca- Antonio, fils du n° 2, peintre, * 1661 , t à Arogno 1737. Élève de son père, il se rendit à Prague, à Budapest et à Vienne, où il jouit de la faveur du prince Eugène. Sur la recommandation de ce dernier, le duc de Wurtemberg l'occupa pendant vingt-quatre ans. Colomba travailla aussi pour d'autres princes, entre autres pour ceux de Schwarzenberg et de Liechtenstein. Il a laissé de nombreuses peintures dans des châteaux et
églises du Sud de l'Allemagne, dans l'église paroissiale d'Arogno et dans la chapelle de Val Mara. — 4. Giovan-Battista-lNNOcenzo, peintre, neveu du n° 3, dont il fut l'élève, 1717-1793 à Arogno. Il voyagea beaucoup et travailla à Francfort s /Main où il peignit le grand escalier impérial du Rômer et les transparents pour le couronnement de l'empereur Charles VII ; à Hanovre, il peignit le théâtre.
Pendant 18 ans, il fut le décorateur et l'architecte du théâtre de Stuttgart ; peignit le plafond de l'Opéra de Ludwisgbourg.
Appelé à Turin par le roi de Sardaigne, il y décora le théâtre royal et deux égli-
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Giovan-Battista-Innocenzo
Colomba.
D'après une gravure sur cuivre
de J.-R. Schellenberg.
ses ; il construisit et décora le théâtre de Côme. — AHS 1914 et 1916. — Vegezzi : Esposizione storica. — ■ — Oldelli : Dizionario. — Bianchi : Artisti ticinesi. — SKL. — ALBK. — BStor. 1881, 1907. [C. Trezzini.J
COLOMBAN. Moine irlandais, *vers 540. Il entra au couvent de Bangor dont il dirigea plus tard l'école, quitta l'Irlande en 590 avec douze compagnons, parmi lesquels était Gall, et parcourut la Gaule en prêchant la pénitence. Il fonda Annegray, puis Luxeuil, la plus importante de ses fondations, et enfin Fontaine. Fidèle à ses traditions irlandaises, il entra en conflit avec l'Église de la Gaule au sujet de la date de Pâques. Colomban eut à souffrir de l'hostilité de Brunehildj, puis il se rendit à Metz, à la cour du roi Théodebert d'Austrasie. Sur le désir de Colomban et de ses compagnons d'évangéliser les païens, le roi Théodebert les envoya chez les Alémannes ; ils descendirent la Moselle, remontèrent le Rhin jusqu'à Bàle, où selon une tradition digne de foi, Ursicinus les quitta pour créer dans le Jura un ermitage qui fut par la suite l'abbaye de Saint-Ursanne. Après une halte missionnaire peu heureuse à Tuggen, à l'extrémité supérieure du lac de Zurich, ils fondèrent un établissement à Bregenz sur le lac de Constance. En 612, la victoire complète de Théodoric sur Théodebert obligea Colomban à chercher un nouvel asile. Il projeta l'évangélisation des Vandales, puis se décida pour l'Italie, abandonnant Gall, le meilleur de ses élèves, dont l'ermitage du vallon de la Steinach fut le berceau de Saint- Gall. Selon une tradition basée sur des recherches faites à Disentis, Sigisbert aurait aussi été disciple de Colomban et l'aurait quitté également à son départ pour l'Italie. Colomban fonda en 614 le couvent de Bobbio, dont l'influence sur le développement de la culture italienne se fit sentir jusqu'au XIe s., grâce à son école de rhétorique. Il y mourut le 23 novembre 615. Sa Vita, rédigée par un Jonas, entré à Bobbio trois ans plus tard, tient la première place dans l'hagiographie du VIIe s. Le séjour de Colomban parmi les Alémannes fut un premier jalon dans l'évangélisation de l'Allemagne. — Voir Jonae vita S. Columbani, publ. par B. Krusch, dans Mon. Germ. Hist. script, rer. Merov. IV. — ■ Vita S. Galli, dans MVG XII. — Laux : Der hl. Kolumban (avec bibliographie). — Martin : Saint Columban. [J. M.]
COLOMBARA, Carlo, ingénieur, de Ligornetto, * 1er mars 1787, t 27 octobre 1857. De 1820 à 1822, il construisit la route cantonale de Giornico à Airolo ; 1828 à 1830 celle du Saint-Gothard ; de 1846 à 1850, celle du pont sur l'Aar à la Tiefenau près Berne ; 1821-
1830 député au Grand Conseil tessinois ; juge suppléant du tribunal de Lugano. [C. T.]
COLOMB EY, de. Famille du Valais. Voir Collom-