‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 279 sur 425 · BEY, DE · texte numérisé non relu

BEY, DE

COLOMBI. Famille milanaise devenue tessinoise dans le XIXe s. — 1. Carlo, 1819-1887, ouvrit une imprimerie en 1848 à Bellinzone, rédigea la Gazetta del Popolo ticinese 1861-1867. Devint citoyen de Bellinzone. — 2. Enrico, fils du n° 1, f 6 novembre 1920, colonel instructeur 1890, membre de l'état-major général. En 1878, il fit partie de la mission militaire suisse dans la campagne russo-turque. — 3. Luigi, fils du n° 1, * 1851 à Bellinzone. Greffier du Tribunal fédéral 1876-1890, juge-suppléant au môme tribunal 1895 ; conseiller d'État tessinois 1890-1905. Rédacteur du Répertorie» di giurisprudenza patria. Lieutenant-colonel. — 4. Plinio, * 1873, peintre de paysages, a exposé en Suisse, à Munich 1908, 1909, à Darmstadt 1911; il habite le canton de Berne. — 5. Carlo, fils du n° 3, * 1883, ingénieur et professeur de mécanique à l'université de Lausanne dès 1914. A publié entre autres : Principi fondamentale di termodinarnica, 1914 ; Turbines à vapeur élémentaires à réaction, 1919 ; collaborateur au Bull, technique de la Suisse romande, à la Technique moderne et à la Bévue de mécanique. — Dotta : I Ticinesi. — Educatore d. Svizzera italiana 1887. — BStor. 1887. — SKL. — DSC. [C. Trezzini.]

COLOMBIE. Dans les années qui suivirent la découverte des mines d'or de Californie par le Suisse Sutter (1848), quelques Suisses s'établirent peu à peu comme négociants à Colon et à Panama, de même à Barranquilla, à l'embouchure du fleuve de Madeleine, et fondèrent ainsi la colonie suisse actuelle de Colombie. Les rapports officiels entre les deux pays furent entamés par la Colombie dont le gouvernement s'adressa en 1881 au Conseil fédéral avec prière de désigner un jeune Suisse pour la chaire de philosophie et d'histoire à l'université nationale de Bogota. On choisit Ernst Rôthlisberger, de Trub, qui exerça ses fonctions de 1882 à la révolution de 1885. La colonie suisse la plus importante se trouve dans la capitale de Bogota, où la Suisse établit un consulat en 1911 ; une autre colonie se trouva à Medellin. Le 14 mars 1908, la Suisse et la Colombie conclurent un traité d'amitié, d'établissement et de commerce. En Suisse existent des consulats de Colombie : à Genève (depuis 1887), à Lausanne (1907), à Lugano (1906), à Berne (1916, consulat général), à Fribourg (1918), et à Winterthour (1922). Depuis 1906 la Colombie a un représentant diplomatique en Suisse : O. Wellis de 1906 à 1919, J. Urrutia depuis 1919. En vertu de la convention du 3 novembre 1916, la Colombie et l'État de Venezuela soumirent à la décision du Conseil fédéral quelques difficultés concernant la délimitation de leur frontière commune. Pour veiller à l'exécution de la décision prise par le Conseil fédéral, le 24 mars 1922, et pour opérer la démarcation finale de la frontière, deux commissions d'experts suisses, sous la direction du colonel Lardy, se rendirent dans le territoire en litige, situé dans le bassin du golfe de Maracaïbo et dans celui de l'Orénoque supérieure. — • Voir E. Rôthlisberger : El Dorado, Heisebilder aus C. [M. n.]

COLOMBIER (C. Neuchâtel, D. Boudry. V. DGS). Com. et Vge qui a pris pour armoiries celles des anciens seigneurs du lieu. En 1840, Frédéric Dubois a découvert des vestiges de construction romaine, villa, avec hypocauste, dans lesquels il a vu un castrum, un palais des thermes, etc. Au Crêt-Mouchet, des tombes burgondes ont été mises au jour. Dès le XIIIe s., Colombier forma une seigneurie, comprenant aussi Areuse. A l'extinction de la famille de Colombier (1488), la seigneurie passa par alliance aux Chauvirey, puis en 1513 aux Wattenwyl. En 1564, Gérard, Jacques et Nicolas de Wattenwyl vendirent leur seigneurie pour 60 000 écus d'or au comte de Neuchâtel, Léonor d'Orléans. Elle comprenait à ce moment-là les villages de Colombier, Areuse, Bevaix, et des droits et des propriétés dans les villages voisins de Cortaillod, Bôle, Chambrelien, Corcelles, etc. Colombier devint une mairie qui prit fin en 1832 ; la justice civile passa à la mairie de la Côte, et la justice criminelle à Neuchâtel. Henri II de Longueville, prince de Neuchà-

COLOMBIER

COLOMBIER

tel, vint à Colombier en 1657 ; c'est à cette occasion qu'il ordonna de planter les allées d'arbres qui aboutissent au château. Celui-ci, dont on ignore la date de construction, a'subi des remaniements au XVIe s. ; il sert actuelle-

Le château de Colombier en 1840. D'après une lithographie de J.-F. Wagner.

ment de caserne après avoir abrité au XVIIIe s. le gouverneur de la principauté, le maréchal Keith. Une chapelle est mentionnée en 1177 à Colombier, qui formait une paroisse en 1228. Celle-ci comprenait Auvernier, qui s'en sépara en 1879. L'église était dédiée à saint Etienne ; elle était à la présentation du chapitre de Lausanne. Le temple a été reconstruit en 1828. Une paroisse catholique pour le district de Boudry a été érigée, à titre provisoire en 1884. Colombier est devenu une place d'armes fédérale en 1878, mais auparavant déjà, les milices neuchâteloises y venaient faire l'exercice. Lors de l'internement de l'armée de l'Est (1871), l'artillerie française fut rassemblée sur Planeyse. Quelques jours plus tard, le 22 mars, un train d'internés français eut à souffrir d'un accident à Colombier : 23 morts et 72 blessés. Parmi les propriétés voisines, il faut citer Cottendart, érigé en baronnie pour Lord Wemyss, la Mairesse, Sombacour et la campagne de Vaudijon. Au Pontet habita Béat de Murait, puis Mmede Charrière, fl805. Au Bied, une fabrique de toiles peintes a été fondée en 1840. Population : 1750, 539 hab. (mairie) ; 1800, 817 (village) ; 1900, 2006 ; 1922. 1921. Registres de baptêmes dès 1640, de mariages dès 1658, de décès dès 1715. — Voir Matile. — D.- G. Huguenin : Les châteaux neuchâtelois . — Chambrier : Hist. de Neuchâtel. — Quartier-la-Tente : Le canton de Neuchâtel, IIe série, Le district de Boudry. — Art. Bevaix. [l. M.]

COLOMBIER (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). Corn, et Vge. C'est peut-être là le Colombaris où, en 938, la reine Berthe de Bourgogne épousa en secondes noces le roi Hugues d'Italie. En 1002, l'abbé de Saint-Maurice inféoda à Conrad divers biens à Colomberio et autres lieux voisins. En 1140, l'archevêque de Besançon possède l'église Saint-Martin de Colombier, et la donne au chapitre de la cathédrale de Saint-Jean. En 1246, l'ar- - chevêque cède Colombier à l'évêque de Lausanne qui, en 1256, donne le patronat de l'église au couvent de Bonmont. Une famille noble de Colombier existe en 1222. C'est d'elle sans doute que Gérard, donzel de Villars-le-Terroir, vivant en 1281, acquit la terre de Colombier dont ses descendants prirent le nom. Son petit-fils, Humbert, bailli de Vaud, ayant épousé l'héritière des Duin, seigneurs de Vullierens, acquit par là les droits de juiidiction que ces derniers possédaient à

Colombier. Ce fut probablement lui (ou son fils Henri), qui construisit le château, dont il ne reste plus qu'une tour englobée aans un bâtiment moderne. La famille s'éteignit avec Marguerite, qui apporta en 1535 la tene de Colombier à son mari, François d'Allinge-Coudrée. Son petitfils, Isaac d'Allinges, vendit en 1629 la seigneurie à Nicolas de Jotfrey, que la petite-fdle de ce dernier apporta, après 1655, à son époux, Pierre Crinsoz, de Cottens.

Ce dernier est le grand-père de Jean-Frédéric Crinsoz, qui vendit en 1765 à la ville de Lausanne les droits de juridiction sur Colombier et en 1768 aux Correvon le château moderne, œuvre de ses parents, et le domaine rural.

Le domaine passa ensuite en 1776 aux de la Harpe, puis en 1789 aux Gaulis. Colombier a encore une église paroissiale du XVe s. et dans la toui d'entrée du château, du XVe s., existe un portrait peint du pape Félix V. Registres de baptêmes et de mariages dès 1727, de décès dès 1728.— DHV. [M. R.] COLOMBIER, de. Famille noble vaudoise, qui remonte à Pierre, donzel de Villars - le - Terroir, t 1261, dont le fils Gérard acquit la seigneurie de Colombier et en prit le nom. Armoiries : d'azur au chevron d'or. Cette famille a donné : — 1. Humbert, seigneur de Vullierens, t le 17 janvier 1385. Bailli de Vaud de 1369 à sa mort, se distingua en 1384 à la prise de Sion par le comte Rouge, qui l'arma chevalier. — 2. Henri, fils du n° 1, 1365, t vers 1438, époux de Jaquete de Duin, qui lui apporta la seigneurie de Vufflens, capitaine du Piémont en 1405, commanda de 1405 à 1413 l'armée savoyarde qui vainquit le marquis

Le temple de Colombier (('.. Vandl en 1896. D'après un dessin de E.-D. Turrian.

de Montferrat, fut envoyé par le duc de Savoie en 1418 à Jérusalem, devint en 1421 maître d'hôtel du duc de Savoie, négocia pour lui en 1426 le traité de Venise avec le duc de Milan ; accompagna en 1434 le duc Amédée VIII dans son ermitage de Ripaille, où il mourut ; il fut enterré dans l'église de Montheron dans un tombeau taillé de sa main. — 3. François, neveu du n° 2, 1452- 1508, professeur de droit à Lausanne, élu évêque de

COLOMBIER

GOLONIA

Lausanne en 1491, mais non confirmé, chantre de la cathédrale en 1491, abbé de Hautecombe en Savoie en 1498, puis en 1506 de Montheron, protonotaire apostolique. — Voir DHV. — Dupraz : Les seigneurs de Colombier et Montheron. — ■ Reymond : Henri de Colombier. — Reymond : Dignitaires. [M. R.J

COLOMBIER, de. Famille des seigneurs du village du même nom (Neuchàtel), qui apparaît au XIIIe s. et s'éteint en 1488. Armoiries : de gueules à la croix d'argent cantonnée en chef de deux colombes du même. L'origine de la famille de Colombier n'est pas connue. On croit qu'elle se rattache à la famille d'Estavayer, parce qu'elle possédait un tiers do la seigneurie de Bevaix, conjointement avec le prieur du lieu et le seigneur de Gorgier, qui, primitivement, était de la maison d'Estavayer. On rattache à cette famille le fondateur du prieuré de Corcelles, Humbert, en 1092. — 1. Vauthier, f 1414. conclut un traité de combourgeoisie avec Berne en 1406, qui fut renouvelé par ses successeurs en 1433, 1513 et 1526. Lieutenant de Conrad de Fribourg en 1401. Il acquit par son mariage les fiefs de Cormondrèche et de Savagnier. — 2. Antoine, petit-fils du n° 1, dernier de sa famille, t 1488. Gouverneur du comté de Neuchàtel dès 1469, fut envoyé à Berne en 1474, lors des guerres de Bourgogne, par Rodolphe de Hoehberg. Sa fille Louise épousa Léonard de Chauvirey, à qui elle apporta la seigneurie de Colombier. A une branche illégitime appartient : — 3. Vautier, qui fut maire et châtelain de Valangin en 1453, 1456. — Traités d'alliance et de combourgeoisie de Neuchàtel. — Quartier-la-Tente : Le C. de Neuchàtel : District de Boudry. — Arch. d'État Neuchàtel. [L. M.]

COLOMBIER, de. Famille noble, probablement originaire de Collombey (Valais), fixée à Villeneuve au XVe s., et qui s'est éteintî au XVIIe s. Une des maisons les plus pittoresques de Villeneuve, du XVe s., porte encore son nom. Armes : d'azur à la bande d'azur chargé de trois figures d'argent. [M.R.]

COLONEL GÉNÉRAL DES SUISSES ETGRI- SONS. Primitivement, le colonel général des Suisses était chargé de conduire à l'armée les levées de troupes accordées par les cantons aux rois de France. Sa mission finissait avec la campagne. Cette charge fut rendue permanente en 1571, par Charles IX, et depuis Bassompierre (1614-1647), le titulaire fut appelé colonel général des Suisses et Grisons. Elle fut constamment recherchée par les princes et les plus grands seigneurs de France ; elle disparut en 1792 avec le licenciement des régiments suisses, fut rétablie par Napoléon en 1804, de nouveau par Louis XVIII en 1816 et fut supprimée définitivement en 1830.

Au colonel général des Suisses et Grisons étaient subordonnées toutes les troupes suisses au service de France, à l'exception des Cent Suisses de la garde du roi. De 1630 à 1673, il nomma directement les colonels et capitaines des régiments suisses, puis il en eut seulement la présentation, le roi s'étant réservé la nomination. Il donnait des brevets à tous les officiers subalternes.

Les drapeaux du régiment des gardes suisses étaient aux couleurs du colonel général. Ils portaient derrière l'écu de ses armes six drapeaux blancs passés en sautoir, et le fer de la pique en fleur de lys. Le colonel général était propriétaire de la compagnie générale dans le même régiment. Les titulaires de cette charge furent : Charles de Montmorency-Méru, 1571-1596 ; Nicolas de Harlav, 1596-1605 ; Henri de Rohan, 1605-1614 ; François de Bassompierre, 1614-1635 ; César du Camboût, marquis de Coislin, 1635-1642 ; Edme, marquis de la Châtre, 1er janv. à 15 oct. 1643 ; François de Bassompierre, pour la seconde fois, 1643-1647; Charles de Schomberg, 1647-1652 ; Eugène-Maurice de Savoie, 1657-1673 ; Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, 1674-1736 ; disgracié en 1718 par le duc régent, sa charge fut commise à François de Reynold, lieutenant-général, du 5 janvier 1719 au 5 juillet 1721 ; Louis-Auguste de Bourbon, prince de Dombes, 1736-1755 ; Louis-Charles de Bourbon, duc d'Aumale, 1755-1762 ; Etienne-François

de Choiseul et de Stainville, 1762-1770 ; Charles-Philippe de Bourbon, comte d'Artois, 1770-1789, jusqu'à son émigration ; Jean Lannes, duc de Montebello, dès le 13 sept. 1807 jusqu'à sa mort, 1809 ; Louis-Alexandre Berthier, prince de Neuchàtel dès le 13 juillet 1810 jusqu'à la fin de l'Empire ; Charles-Philippe de Bourbon, comte d'Artois, pour la seconde fois, 1816-1824 ; Henri-Charles-Ferdinand duc de Bordeaux, 1824-1830. Vu la minorité de ce titulaire, la charge fut exercée par Charles-Nicolas, baron de Gady, maréchal de camp. — Voir May de Romainmôtier : Hist. militaire de la Suisse VI. — E. Fieffé: Hist. des troupes étrangères au service de France. [A. d'A.]

COLONGE. Le terme de colonge, que l'on rencontre au moyen âge enAlsace et dans l'évêché de Bâle, désigne un lot de terre identique au manse. Le détenteur d'une colonge, le colonger, était à certains égards dans la même situation que le censitaire. Il était soumis à divers droits domaniaux, cens, corvées, banalité, etc. mais pouvait disposer de sa terre soit par vente, soit par testament. Les colongers cependant jouissaient d'une condition personnelle au-dessus du régime commun des paysans libres. Ils formaient entre eux une corporation fermée que l'on appelait la Cour colongère. L'origine de celle-ci n'a pu être fixée, mais il est probable qu'elle remonte à l'époque carolingienne, peutêtre même mérovingienne. Les principales dispositions du régime colonger sont les suivantes :

Le colonger ne peut aliéner sa terre qu'après l'avoir offerte sans succès à tous les membres de la cour. La transmission des colonges a lieu sous le contrôle et avec le consentement du seigneur, ou de son maire, et des colongers réunis en séance de justice. Les droits de mutation sont partagés entre le seigneur et les colongers, c'est le « vin des colongers ». Toutes les questions relatives à l'organisation de la communauté sont soumises aux colongers seuls. Ces derniers ont à leur tête un maire, appelé parfois embourg, nommé par eux, mais installé par le seigneur. Le maire perçoit les cens et les amendes ; il est un fonctionnaire du seigneur et en même temps le représentant et le défenseur des colongers.

A époques fixes, trois fois par an d'ordinaire, les colongers se réunissaient en plaits généraux sous la présidence du seigneur ou du maire. La séance commençait par l'exposé de la coutume, qui dès le XIIIe s. a été mise par écrit dans des chartes ou rôles. Puis l'assemblée s'occupait des affaires générales de la cour colongère et rendait enfin la justice.

En tant que corporation, la cour colongère pouvait posséder des biens communs, tels que bois et pâturages, mais avec le droit d'usage seulement. Les colonges n'étaient pas aux seules mains des paysans ; des nobles, des ecclésiastiques, des bourgeois et même des établissements religieux pouvaient en détenir. Les colongers n'étaient pas tenus de résider sur leurs terres, et n'avaient pas l'obligation de la cultiver eux-mêmes. — Voir L. Stouff : Le régime colonger dans la Haute-Alsace et les pays voisins. — Le même : Le pouvoir temporel et le régime municipal dans un évêché de l'empire germanique (l'évêché de Bâle). [L. M.]

COLON IA. Afin d'assurer la sécurité militaire d'une région, puis de pourvoir à l'existence de soldats hors du service (vétérans), ou de citoyens pauvres, Rome a créé toute une série de colonies. Les unes, dites romaines, composées de citoyens romains, les autres, dites latines, composées d'alliés de Rome et soumises au droit latin. Au début, ces dernières ont été fondées par la confédération latine. Le territoire de la Suisse actuelle en comprenait plusieurs en totalité ou en partie. Comum (Côme) avec Mendrisio était colonie latine 89-49 av. J.-C. ; Genava (Genève) était une ville des Allobroges ; leur capitale Vienne devint sous César le centre de la colonie latine Julia Viennensium. Les colonies latines fondées ultérieurement ne portèrent plus le nom de colonies ; ce sont, entre autres, Octodurum (Martigny), la capitale des Véragres en Valais, appelée Forum Claudii par l'empereur Claudius, et probablement aussi plus tard Sedunum (Sion) et Tarnaiae (Saint-Maurice) sur les terres des Séduniens et des Nantuates. Les colonies de citoyens romains et de

îh)0

Page 1