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COLONIE DE L'ORBE

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vétérans furent Noviodunum (Nyon) devenue avant 27 av. J.-C. la colonia Jvlia Equestrium (voir art. Nyon) ; la colonia Raurica (43 av. J.-C), plus tard Augusta Rauricorum (voir art. Augst) et Aventicum qui devint en 74 ap. J.-C. la Colonia pia Flavia constans emerita llrlvetiorum foederata. — Voir Momtnsen : Rômisches Staatsrecht. — Pauly-Wissowa : Real-Enzyclopàdie, article Coloniae. [C. B.]

COLONIE DE L'ORBE (C. Vaud, D. Orbe). Établissement disciplinaire fondé en 1877 par l'État de Vaud pour le relèvement des buveurs et autres individus dont la conduite générale est à amender. — DHV. [M. R.]

COLONIES SUISSES A L'ÉTRANGER. La faible production de notre sol et le peu d'étendue de notre pays ont engagé de tout temps des Suisses à émigrer h l'étranger pour y trouver leur subsistance. Dans presque tous les grands centres industriels et commerciaux du monde, il existe de plus ou moins nombreuses sociétés suisses auxquelles on donne assez souvent le nom de colonies suisses. Nous n'entendons pas parler ici de ces sociétés suisses d'agrément ou de secours qui existent à l'étranger, mais des colonies proprement dites fondées dans les pays d'outre-mer. On en connaît fort peu qui soient composées exclusivement de Suisses, car au cours des années, des éléments étrangers sont venus se joindre aux Suisses primitivement établis et sont devenus ressortissants de leur patrie adoptive.

Au Canada, des Suisses obtinrent déjà en 1G68 une concession au bord du Saint-Laurent, à l'Est, de Québec ; nous ne savons pas si celle-ci se développa en colonie. En 1814, le gouvernement anglais donna des terrains aux soldats suisses qui avaient servi sous ses drapeaux, et quelque temps plus tard 200 compatriotes se laissèrent décider par le colonel May à fonder la colonie de la Rivière Rouge, qui ne dura toutefois pas longtemps. On a beaucoup parlé de la colonie fondée au commencement de ce s. (1903) dans l'Albertapar M. Stettler. Au centre de la colonie s'érigea la petite ville de Stettler, aux environs de laquelle un certain nombre de Suisses vivent comme fermiers. Il faut citer aussi l'établissement de Notre-Dame de Lourdes dans le Manitoba. Les autres groupements suisses, en assez grand nombre, ne peuvent être considérés comme des colonies.

Plus nombreuses sont les colonies suisses aux États- Unis de l'Amérique du Nord ; nous en connaissons 85. Il en est qui furent fondées déjà dans la première moitié du XVIIIe s. (dans la Caroline, par exemple dès 1734). Parmi les plus importantes, mentionnons : New Berne (il en existe plusieurs), Seelisberg, Monticello, New Switzerland, Stucky, Tell, Einsiedeln, Berne, Lucerne, Zwingli, New Bâle, New Vevey, Zuricn, Berne Ville, Highland, Helvetia (plusieurs), New Engelberg, Griitli, Brunner Ville, Benziger, Baumgartner, Stauffer, New Baden, Swiss Alp, Alpina, New St. Gall, New Glaris, New Elm, Interlaken et Monroe. A New Glaris, fondé en 1845, vivent aujourd'hui beaucoup de colons qui ne sont ni Glaronnais ni Suisses, cependant cette colonie a conservé son caractère helvétique. Différente de la colonie de New Glaris, qui doit son existence aux fonds fournis par son canton, la colonie de Berne Ville (Kentucky) fut créée par une société pour laquelle un certain Brunner acheta des terrains et commença l'œuvre d'établissement. L'âme de cette entreprise fut Karl Im Obersteg de Bâle. Environ 440 Suisses y vivent actuellement. Plusieurs colonies ont été fondées par des Vaudois, notamment de la région de Montreux- Vevey au XVIIIe s.

Dans l'Amérique centrale, d'infructueuses tentatives furent faites (en dernier lieu en 1917-1918) de fonder des colonies suisses. Au Brésil, les colonies suisses sont en revanche fort nombreuses, mais la seule qui soit exclusivement habitée par des Suisses (originaires du Nidwald) est la colonie Helvetia dans l'État de Saint-Paul. La plus connue fut longtemps la colonie de New Fribourg qui fut fondée en 1819. Il faut mentionner en outre les colonies Leopoldina, Visconde di Maua et New Zurich ; seule la dernière paraît être en voie d'heureux développement. Parmi les colonies suisses dans l'Uruguay, la seule qui mérite d'être citée est New

Helvetia, qui fut fondée en 1861, qui prospère et compte plus de 3700 habitants. Dans la République Argentine, des Suisses se sont depuis longtemps groupés en colonies. Ils ont vu tôt ou tard des étrangers se joindre à eux. Nous trouvons encore une grande majorité de Suisses dans les colonies de San Carlos, Baradero, Rolden, Bernstadt, Carcarania, Esperanza, Humbold, Cavour, Griitli, Progresso et Helvetia. Au commencement des années 1880 à 1890 eut lieu une forte émigration au Chili, mais par le fait du grand éloignement de ce pays, elle ne se développa pas.

En Afrique, particuliers et sociétés s'efforcèrent de fonder des colonies suisses, notamment en Rhodesia. Ces essais furent toutefois sans lendemain, et seule la Compagnie genevoise des Colonies du Sétif a pris quelque développement. Elle a acquis une concession de terres de 20 000 hectares à Alger, sur laquelle vivent de nombreux Suisses.

La fièvre de l'or attira aussi en Australie, vers les années 1850 un grand nombre de Suisses dont beaucoup se firent fermiers. En 1860 fut fondée la colonie de Geelong, dans laquelle vivaient à un certain moment 3000 Suisses ; aujourd'hui le nombre s'est réduit à 30. On ne doit pas oublier de citer dans cette nomenclature la colonie de Daylesford, fondée en 1884 par des Tessinois et des Grisons. Enfin, il existe en Nouvelle-Zélande un établissement dans le district de Taranaki sur lequel environ 200 Suisses se vouent à l'agriculture. La crise qui a suivi la guerre et le chômage qui en est la conséquence a attiré à nouveau l'attention sur la possibilité de créer des colonies suisses dans les pays d'outremer. [J. MÔHR.]

A côté des colonies suisses d'outre-mer il est intéressant de mentionner celles fondées jadis en Europe même ; ainsi dans la marche de Brandebourg (à Vielitz, etc.) à la fin du XVIIe s. ; dans la Prusse orientale (spécialement dans l'arrondissement de Gumbinnen) de 1710 à 1715 ; enfin la colonie vaudoise de Chabag, en Bessarabie, qui date de 1822. — Voir les catalogues de la Bibliothèque nationale suisse, à Berne, sections Émigration et Colonisation. [M. G.]

COLONNA, Adèle, née d'Affry, femme de Charles, duc de Castiglione Colonna, connue sous le pseudonyme, de Marcello, artiste sculpteur. — Voir art. Affry.

COLOVRAY (C. Vaud, D. Nyon). Nom d'une léproserie citée dès 1214, sur la route romaine de Nyon à Coppet. Elle a disparu au XVIe s. Le domaine a été englobé en 1870 dans la propriété Tatiana, où le prince Youssoupoff fit construire un château habité aujourd'hui par des religieuses françaises, les sœurs de Nazareth. — DHV. [M. R.]

COLOVREX (C. Genève, Rive droite, Com. Bellevue. V. DGS). Nom de lieu et de famille. Le couvent de Saint-Victor y possédait des biens, mais sa chapelle dépendait de Saint-Claude. Un asils pour femmes et enfants convalescents y existe de nos jours. — Voir Regeste genevois. [C. R.]

COLUMBAN, (Johann) Brugger, abbé d'Einsiedeln. * 17 avril 1855 à Bâle, entra le 2 sept. 1873 au couvent d'Einsiedeln. Prêtre le 20 sept. 1879. Il étudia les mathématiques et la physique à Carlsruhe et professa ces sciences à l'école du couvent 1882-1894. Doyen du couvent le 31 mars 1894. Le 5 décembre 1895, il fut élu abbé. Son nom est estimé avant tout dans le domaine de la construction des orgues, t 23 mai 1905. [R-r.]

COMACINI (MAESTRI). Nom collectif d'un nombreux groupe d'artistes originaires de l'ancien territoire du diocèse de Côme. Cette école dura plusieurs siècles. Le Tessin méridional, particulièrement les villages des bords du lac de Lugano, Bissone, Campione, Maroggia, Morcote, Vico-Morcote, Carona, Melide, Gandria, Arogno, Rovio, etc., fournirent un très grand nombre de maestri comacini.

Les Comacini tirent probablement leur origine des collèges d'art de l'époque romaine. Ils se formèrent sur les ruines de l'art grec et romain et en conservèrent les principes à travers les invasions des barbares. Ils jouèrent ainsi un grand rôle dans l'histoire de l'art. L'association existait à l'époque lombarde et peut-être déjà avant le roi Alboin. Le roi Rotaris publiait le

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