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BELLEGARDE

saint Etienne, comprise dans le doyenné d'Ogo, est mentionnée pour la première fois en 1228. En 1301, elle formait une paroisse autonome. A la fin du XIIIe s., Bellegarde fut partagé entre les deux bailliages de Corbières et de Charmey. Le château, détruit par les gens de Gessenay en 1407, demeura dès lors à l'état de ruines. Les habitants de Bellegarde conclurent, le 7 février 1475, un traité de combourgeoisie avec la ville de Fribourg, en vertu duquel ils lui devaient l'appui militaire. En 1502-1504, tous les droits sur Bellegarde furent vendus par les seigneurs de Corbières et le comte Jean II de Gruyère à la ville de Fribourg qui en fit alors un

BELLELAY (COUVENT DE)

de gouverneur de Valangin. Il était un ennemi déclaré de la Béforme et lutta de tout son pouvoir, avec Guillemette deVergy, pour empêcher son introduction à Valangin.— Voir Herminjard : Correspondance des réforma leurs. — A. Piaget : Doc. inédits sur la Réformalion I. — Matile : Hist. de la seigneurie de Valangin. IL. M 1

BELLELAY (COUVENT DE) (Bellelagia Monasterium) (C. Berne, D. Moutier, Corn Saicourt. V. DGS). Ancienne abbaye de prémontrés, fondée en 1136 par Siginand, prévôt du chapitre de Moutier) Grandval, sécularisée en 1797 par les Français. Le couvent eut 42 abbés. Le premipr fut Gérolde (1 136-1 180-

L'abbaye de Bellelay. D'après un dessin de Jules Juillerat.

bailliage. La basse justice était exercée par un ammann. Les habitants de cette vallée, qui fut réunie à Fribourg en 1798 sous la République Helvétique, et incorporée au nouveau canton en 1803, étaient, durant le moyen âge, de condition franche. Leur situation juridique fut déterminée en 1451-1452 par un coutumier. Registres de naissances et de mariages dès 1761, de décès dès 1771 . — Voir Dellion : Dict. II, 99. — K. Holder : Das Landrecht von Jaun, dans F G IX. — K. Stucki : Die Mundart von Jaun. [A. Biicm.]

BELLEGARDE, Heinrîch-Josef-Johannes, comte de, feldmaréchal autrichien, 1756-1846. En 1799, le 30 avril, il conduisit un corps d'armée de 16 000 h. dans l'Engadine, par Martinsbrùck, le val Scarl et le Col de l'Ofen, contre les Français du général Lecourbe. De concert avec le général Hotze, il força ces derniers, en l'espace de quelques jours, à évacuer les Grisons. — Voir ADB. — P.-C. Planta : Gesch. von Graubiinden, 366. — Dierauer V. [L. Joos.l

BELLEGARDE, Claude, seigneur de Bellegarde en Savoie, natif de Thonon, remplit de 1529 à 1545, auprès de Guillemette de Vergy et de René de Challant, seigneurs de Valangin, les fonctions de maître d'hôtel et

venu de l'abbaye du Lac-de-Joux, diocèse de Lausanne, avec quelques compagnons. Gérolde obtint des privilèges importants et des donations : l'église de Nugerol dite la Blanche Église (près de La Neuveville), la Vallée Rousse, c'est-à-dire le vallon de Bellelay ; l'église de Boécourt ; la Courtine avec les villages des Genevez, de Lajoux, des Fornets ; l'église de Tavannes, avec la chapelle de Reconvilier, la chapelle de Falbringen hors des murs de Bienne, ainsi que plusieurs terres de francalleu, dans différentes localités. Le successeur de Gérolde, Louis (1180-1202) annexa à Bellelay la maison religieuse de Grandgourt, près Porrentruy/et en fit un prieuré. Pendant l'administration de Henri II, de Bassecourt, 11« abbé (1336-1350), fut établi le rôle des Collonges de Bellelay, à Montignez. Jean Ier, de Bassecourt, 14e abbé (1358-1365), étendit les possessions du couvent ou les fit définir plus nettement. Il fut un des signataires de l'acte de confraternité qui eut lieu, en 1362, entre les monastères de Saint-Jean de Cerlier, de Frienisberg, de Bellelay, de Fontaine-André, de Gottstatt et du prieuré de Saint-Pierre, sis sur l'île du même nom. Henri III Nerr, de Delémont (1401-1418), fut le premier abbé mitre ; il est l'auteur du Cartulaire de

BELLENOT

BELLER1VE

Bellelay. Jean IX, de Tavannes (1490-1508), renouvela l'alliance de combourgeoisie du couvent avec Berne et Soleure ; en 1499, Bellelay fut incendié et pillé.

Le 27e abbé, Nicolas' I" Schnell (1508-1530^ de Bienne, fit reconstruire Bellelay, renouvela le traité de combourgeoisie avec la ville de Bienne (1516), et obtint du pape Léon X une nouvelle bulle qui confirmait tous les privilèges, immunités et possessions du couvent. Cette bulle mentionne le monastère de la Portedu-Ciel, le prieuré de Grandgourt, les églises de Montignez, des Genevez, de Tavannes, de Saint-Pierre de Bassecourt et Boécourt, de Bévilard, de Saint-Ursanne, de la Neuveville, de Perles et de Longeau. Sous Jean X Gogniat, de Bellefond (1530-1553), les Biennois ne réussirent pas à introduire la Réforme à Bellelay Encouragé et soutenu par l'énergique évêque de Bâle, Christophe Blarer, le 32e abbé,Werner Briselance, de Porrentruy (1579-1012), réforma la discipline du couvent. Pendant la guerre de Trente ans, le couvent eut beaucoup à souffrir, surtout à partir de 1634 ; la Courtine fut désolée par la peste (1635) ; malgré la protection de Soleure qui y maintint une sauvegarde durant toute la guerre, le couvent fut frappé de réquisitions de guerre très onéreuses.

Au XVIIIe s., Bellelay était un des couvents les plus célèbres de l'ordre des prémontrés ; le chiffre moyen des religieux s'élevait à 40. On doit à l'abbé Jean-Georges Voirol (1706-1719) la construction de l'église, aux tours jumelles, de 155 pieds de haut ; les dix cloches qui y furent placées (1718) étaient réputées pour l'harmonie de leur sonnerie. J.-B. Sémon, de Montfaucon, 39e abbé (1719-1743), fit édifier le nouveau couvent, sur les plans de l'abbaye de Saint-Urbain (Lucerne) ; c'est un vaste bâtiment, formant un carré de 200 pieds et contenant 80 pièces. L'abbé Sémon, déjà suspect, fut compromis dans les troubles de l'Évèché de 1730-1740 et perdit le titre de président-né des États de l'Évèché. Il laissa les finances de son monastère dans un état florissant. L'abbé Grégoire Joliat, de Courtetelle (1743-1771), entoura le couvent d'un mur de 3500 pieds de circuit et fit construire un moulin, une tannerie et deux magnifiques fermes. L'abbé Nicolas de Luce, de Porrentruy (1771-1784), une des plus belles figures qui aient illustré l'abbaye de Bellelay, renouvela la combourgeoisie avec Soleure et Bienne (1772). La même année, il fonda le pensionnat qui devait jouir d'une si grande célébrité. C'était un corps constitué sur un pied militaire ; on y enseignait la religion, les langues latine, française et allemande, l'arithmétique, l'histoire, la géographie, les mathématiques, le chant, la musique et la danse ; le plan d'étude avait été établi d'après Ja méthode de Rollin. La noblesse de France, d'Allemagne, de Savoie, de Suisse, d'Italie, de la Flandre et de la Pologne y envoyait ses fils. Pendant les dix-sept années de son existence, le pensionnat a compté 464, élèves. (Voir P. Mandelert : Notices biographiques sur quelques élèves du collège de Bellelay, dans ASJ, 1867-1868.)

Le dernier abbé fut Ambroise Monnin, de Bassecourt (1784-1797) ; l'année de son élection, Bellelay reçut d'illustres visiteurs : le général des prémontrés, le prince Henri de Prusse, la duchesse de Bourbon. Les Français occupèrent en avril 1792 la partie germanique de l'Évèché ; ils s'arrêtèrent aux limites du couvent de Bellelay qui fut admis dans la neutralité helvétique. Le 15 décembre 1797, les Français, sous les ordres du général Gouvion de Saint-Cyr, occupaient le monastère et en chassaient les religieux qui étaient encore au nombre de31. Les biens du couvent furent vendus et une partie des édifices détruite. Bellelay abrita dans la suite une fabrique d'horlogerie, une brasserie et enfin une verrerie qui prit fin en 1878. Toute la propriété fut rachetée par l'Etat de Berne qui y installa un asile d'aliénés. L'église sert de grenier. — Voir Trouillat. — P.-S. Saucy : Hist. de l'ancienne abbaye de Bellelay (avec bibliographie). — ASJ. ]P.-0. B.]

BELLENOT. Nom d'une famille de Cormondrèche au XVe s., bourgeoise de Neuchâtel, et de deux familles encore existantes de Boudevilliers et du Landeron. La première est mentionnée à Boudevilliers au milieu du XVe s. Armoiries : d'or à un cœur de gueules en chef

accosté de deux tourteaux d'azur, en pointe deux roses du second tigées et feuillées de sinople mouvant de trois copeaux du même. — 1. Abram, notaire et lieutenant de Boudevilliers de 1708 à sa mort, 1716. — 2. Louis, 1773-1844, capitaine au service de France, fit la campagne de Vendée, notaire à Neuchâtel de 1804 à 1844. La famille du Landeron fut reçue à la bourgeoisie de cette ville en 1585. Armoiries : de gueules à une patte d'aigle d'or. — 1. Pierre-Arram, lieutenant de la chatellenie du Landeron de 1730 à sa mort, 1750. — 2. Pterre-Maurice, 1720-1782, curé 1748, puis doyen du Landeron jusqu'à sa mort. — Voir Quartier-la-fente : Familles bourgeoises de Neuchâtel. — MN 1904, p 121. — LLH. [t mi

BELLENSCHANZE (C. Zurich, D. Horgen).

Groupe de maisons (Bellen) dans la commune de Richterswil, à la frontière du canton de Schwyz. Zurich y construisit un retranchement en 1712. De petits combats eurent lieu à Bellenschanze en 1656, 1712, ainsi qu'en 1798 contre les Français. — TA. — E. Stauber : Die ziïrch. Schanzen an der schwyzer. Grenze. [R-r.]

BELLE-PERCHE. Ancienne commune de la mairie des Verrières. Voir Verrières.

BELLERIVE (C. Berne, D. Delémont, Corn. Delémont et Courroux. V. DGS). On y a découvert les restes d'établissements néolithiques. Fabrique de ciment et maisons d'habitation non loin des ruines du château de Soyhières. Bellerive s'appelait autrefois Pré de Voëte. Une source d'eau ferrugineuse y coule et il semble qu'au XVIe s. déjà un établissement de bains ait été élevé à proximité. A la fin du XVIIIe s. les princes-évêques de Bâle rétablirent les bains qui, jusque dans le XIXe s., jouirent d'une certaine renommée. La source est actuellement inutilisée et porte le nom de Fontaine des chartons. [A. D.et G. A.]

BELLERIVE (C. Genève, Rive gauche, Coin, Collonge-Bellerive. V. DGS). Couvent de religieuses, de l'ordre de Cîteaux, fondé en 1150 parGirold, seigneur de Langin. Il s'élevait à la pointe de Bellerive, sur remplacement qui porte encore le nom de champ de l'Abbaye, et fut l'objet de nombreuses libéralités de la part de la noblesse des environs. Il fut. pillé et détruit partiellement par un parti d 'irréguliers genevois et suisses le 7 oct.1530. Quelques mois plus tard, voyant la Réforme s'établir à Genève, les religieuses abandonnèrent les ruines de leur couvent. Le fief qui en dépendait s'étendait sur un assez grand nombre de localités des environs, et même sur quelques terres de la rive droite du lac, égrenées entre Genthod et Prangins. Après la conquête du Chablais en 1536, les Genevois durent abandonner aux Bernois le mandement de Gaillard et l'abbaye de Bellerive, qui fut érigée en seigneurie. Le premier seigneur fut, en 1542, André Philippe. Puis Aymé Plonjon s'en rendit acquéreur en 1565 En 1567, le duc de Savoie étant rentré en possession du Chablais, Plonjon, qui n'avait pu acquitter complètement le prix d'achat de Bellerive à LL. EE. de Berne, devint le débiteur d'Emmanuel-Philibert, qui céda ses droits à François-Prosper de Genève, seigneur de Lullin. Ce dernier hypothéqua Bellerive à Antoine et Adolphe de Reynold, de Fribourg, puis leur céda à son tour ses droits. Le 2 février 1666, Jacques de Loys acquit Bellerive, qui resta dans sa famille jusqu'en 1793. — F. Fleury : Quelques mots sur l'ancien couvent deBellerive. — Gaudy-Lefort : Promenades historiques. — Arch. d'État Genève. [T. F.]

BELLERIVE (C. Vaud, D. Avenches. V. DGS). Com. et vge. Primitivement seigneurie qui appartint au XIIIe s. aux sires de Prangins, puis à la fin du même siècle à Louis de Savoie, baron de Vaud, et dès 1311 aux seigneurs de Grandson. Après la mort d'Othon de Grandson, tué en duel en 1397, ses biens furent confisqués et Bellerive remis en 1403 à Humbert, bâtard de Savoie, des mains duquel la seigneurie passa au comte François de Gruyère, à Philibert de Compey (1473), à George de Rive (1528), à Jean-Roch de Diesbach, son gendre (1536) dont les descendants restèrent en possession pendant près de deux siècles. L'avoyer de Berne Emmanuel de Graffenried acheta Bellerive en 1708. Son petit- fils la revendit en 1777 au colonel Antoine-Abram Bonjour d'Avenches pour 120 000 1b. Les gens de Bellerive

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