CONCORDAT DE REPRESAILLES
Stanislas Comte.
D'après une photographie.
talité de Lourdes ; fonda le 30 mai 1921 l'Hospitalité interdiocésaine de la Suisse française à Lourdes ; président de la Société des Négociants et Industriels de Fribourg 1901-1908. — 6. Jeanne-Marie, * 1867, religieuse au monastère de la Maigrauge 1893, élue abbesse
de ce couvent 1915. — 7. Stanislas, * 1868, entra comme novice en 1891 dans la Société des Pères Blancs du cardinal Lavigerie, à Alger ; prêtre 1897, professeur de littérature et de sciences au Petit séminaire de Carthage jusqu'en 1899.
Après plusieurs voyages en Europe, il fut chargé des fonctions de secrétaire particulier de Mgr.
Livinhac et de rédacteur des Missions d'Afrique des Pères Blancs et de La Chronique trimestrielle.
Il étudia la médecine et prit la direction du sanatorium de l'ordre. Curé à la Maison Blanche près d'Alger. Comte a publié une étude sur les silex dans le territoire des tribus berbères (Bull. Soc. géographique 1905) ; L'histoire de l'apostolat dans les missions africaines des Pères Blancs, 1901 ; L'Évolution de l'Islam, et de nombreuses études sur l'histoire des religions et le culte de la sainte Vierge en Afrique. A laissé aussi plusieurs recueils de poésies et de pièces littéraires, dont quelques-unes ont été publiées. Il mourut au cours d'une exploration scientifique dans l'Oued Biskra le 29 janvier 1906. — 8. Louis, fils du n° 3, * 1870, Dr méd., professeur de médecine légale à l'université de Fribourg dès 1917. — 9. Aloys, * 1871, prêtre 1901, coadjuteur à Saint-Nicolas 1902, recteur de Bourguillon 1908, restaurateur de l'église et promoteur des pèlerinages à Bourguillon. A publié plusieurs brochures sur ce sanctuaire. — Voir Étr. frib. 1897, 1907, 1908. — Julien Favre : Poésies choisies de Stanislas Comte. — Tableau des notaires. — Journal de Fribourg, 1896, n° 71. — Papiers de famille. [G. Corpataux.]
B. Canton de Vaud. Nom de plusieurs familles, dont la plus ancienne était fixée à Payerne en 1444. Armoiries : d'azur à deux couteaux de tanneur d'argent emmanchés d'or en sautoir, accostés de trois étoiles d'argent sur trois monts de sinople. — 1. Louis- Joseph, notaire, membre du Club helvétique de Paris, cosignataire de la pétition de F.-C. de la Harpe en faveur de l'indépendance du Pays de Vaud. — - 2. François, 1809-1871, juge de Paix et syndic de Payerne. — Livre d'or. [M. R.]
COMTESSE. Famille neuchâteloise, originaire de La Sagne où elle apparaît au XVIe s.
Le nom de Comtesse se retrouve dans deux autres familles de la localité :
Grandjean-Perrenoud-Comtesse et Péter-Comtesse. Elle s'est répandue dans la suite aux Ponts-de-Martel, à Rochefort et à Bevaix. Plusieurs branches établies dans le canton de Vaud ont pris le nom de Contesse. Armoiries : d'azur à une étoile d'or accompagnée en pointe de trois monts du même, au chef de gueules à trois roses d'argent. — 1. Hugo-Ko/>ert, * à Valangin le 14 août 1847, étudia à Neuchâtel, Heidelberg et Paris ; avocat à La Chaux- de- Fonds 1869-1874, puis juge d'instruction pendant deux ans. Le 31 janvier 1876 il entra au Conseil d'État en remplacement de Numa Droz, et y dirigea le Département de Police, puis, dès 1877, celui de l'Intérieur, auquel sera joint, en 1884, celui de l'Industrie et de l'Agriculture. Le passage de Comtesse au Conseil d'État, qui dura 24 ans, fut très fécond en mesures législatives : lois sur les communes,
Robert Comtesse.
D'après une photographie.
sur l'assistance, sur la protection de l'enfance malheureuse et abandonnée, sur la naturalisation, code rural, etc. Diverses institutions lui doivent leur création : Hospice de Perreux, École cantonale d'agriculture, de viticulture, Chambre cantonale du commerce, Caisse cantonale d'assurance populaire. Il présida le Conseil d'État à cinq reprises. Il fut un des fondateurs de la Fédération des sociétés romandes d'agriculture et président, de 1892 à 1899, de la Société intercantonale des industries du Jura, qui devint la Chambre suisse de l'horlogerie. En 1887, il présida l'Exposition fédérale d'agriculture à Neuchâtel, et en 1898 les fêtes du Cinquantenaire de la République neuchâteloise et le Tir fédéral.
Comtesse entra en 1883 au Conseil national, qu'il présida dix ans plus tard, et en décembre 1899 succéda au Conseil fédéral
à Adrien Lachenal. En 1912, il fut nommé directeur du Bureau international de la propriété intellectuelle, fonction qu'il occupa jusqu'en 1921. Il fut président de la Confédération en 1904 et 1910 ; c'est dans cette dernière année qu'il reçut le président de la République française, Armand Faillère. Pendant son séjour au Conseil fédéral, où il dirigea entre autres le Département des finances, il réussit à mettre sur pied la Banque nationale, f 17 novembre 1922 à la Tour-de-Peilz. — Voir quotidiens suisses et neuchâtelois. — Messager boiteux de Neuchâtel 1924. — ■ 2. Paul, * 1867, professeur à la faculté indépendante de théologie, rédacteur des commentaires de G. Godet sur la seconde épître aux Corinthiens. [L. M.]
CONCISE (C. Vaud, D. Grandson. V. DGS). Com. et paroisse où l'on a trouvé en 1860 deux importantes stations néolithiques, puis deux bourgades de l'âge du bronze. Le nom de Concise apparaît en 1179. Au moyen âge, le village de Concise relevait des seigneurs de Vaumarcus, qui en prêtaient hommage en 1282 à Gérard d'Oron, lequel vendit en cette année son droit à Othon de Grandson. Il releva dès lors de la baronnie de Grandson, mais de la famille de Vaumarcus, le fief passa en 1283 aux Saint-Martin. C'est à Concise, près de la Lance, qu'avant la bataille de Grandson, eut lieu le premier contact entre les Bourguignons et les Suisses, le 2 mars 1476. Il y avait à Concise une chapelle Saint- Aignan que Perrin de Vaumarcus donna en 1270 au prieuré de Grandson, déjà collateur de l'église paroissiale. Sous le régime bernois, Concise devint une métralie dépendante du château de Grandson. L'église, dédiée à saint Jean-Baptiste, est mentionnée déjà en 1228 ; son clocher est en roman tardif du XIIIe s., mais la nef et l'entrée ont été complètement remaniées au XVe s.; une dernière restauration a eu lieu en 1894- 1896. Registres de baptêmes et de mariages dès 1582, de décès dès 1721. — DHV. [M. R.]
CONCORDAT DE REPRÉSAILLES. On a donné ce nom au concordat conclu en 1822 entre un certain nombre de cantons par représailles contre les tarifs douaniers prohibitifs de la France. La Suisse avait espéré que la restauration des Bourbon entraînerait un allégement des mesures douanières prises par Napoléon. Il n'en fut rien. Au contraire, certains droits furent encore élevés. Après plusieurs réclamations restées sans résultats, la proposition fut faite en Diète d'abandonner la politique de libre échange, pratiquée jusqu'alors, et d'imposer un certain nombre de marchandises provenant de France. Le Concordat de représailles ( Belorsionskonkordat) obtint l'adhésion de 13 Y2 cantons, et entra en vigueur le 1er novembre 1822, mais dans ces cantons seulement. Il fut abandonné le 1er oc-