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CONFÉDÉRATION, CONFÉDÉRÉS

tobre 1824. devant les plaintes des cantons adverses, de Bâle et Genève surtout, qui le considéraient comme contraire au pacte fédéral de 1815. Le Concordat de représailles a été la première tentative d'une politique fédé-

Le Temple de Concise en 1896. D'après un dessin de E.-U. Turrian.

raie en matière de douane et de commerce. — Voir A. Huber : Die Entwiehlung des eidq. Zollwesens. — B.van Muyden : La Suisse sous le pacte de 1815 I. [L.M.]

CONCORDAT DES SEPT. Dans le cours des années 1830 et 1831, plusieurs cantons revisèrent leurs constitutions dans le sens d'une extension des droits populaires. La revision du pacte fédéral lui-même fut mise en discussion en 1832. L'opposition entre les partisans des idées nouvelles et les conservateurs ne fit que s'accroître; les premiers craignirent un moment, à la suite des événements de décembre 1831 à Neuchâtel, une réaction aristocratique générale. C'est alors que les cantons de Zurich, Berne, Lucerne, Soleure, Saint-Gall, Argovie et Thurgovie, jetèrent les bases du Concordat des Sept (Siebner Konkordat) le 17 mars 1832. Le mouvement était parti sur l'initiative de Melchior Hirzel, de Zurich, Karl Schnell, de Berthoud, des frères Pfyffer, de Lucerne, et de Jacob Baumgartner, de Saint-Gall. Par le Concordat des Sept, les cantons précités se garantissaient mutuellement leurs constitutions libérales ; ils se promettaient de régler par arbitrage les conflits qui pourraient naître dans chacun d'eux au sujet de la constitution et même de se secourir à main armée pour le maintien de la tranquillité, de Tordre et de la constitution. Le concordat ne prit aucune extension ; Genève et Vaud refusèrent de s'y associer. II souleva une profonde émotion dans toute la Suisse, sans que, toutefois, il ait jamais été appliqué. — Voir Dierauer V. — Hilty : Les constitutions fédérales de la Suisse. [h. M.]

CONDÉ. Maison princière de France dont plusieurs

membres eurent des relations avec la Suisse, notamment des relations diplomatiques avec les cantons réformés durant les guerres de religion en France, de 1561 à 1588. — 1. Louis I de Bourbon, prince de Condé, chercha de 1561 à 1569 à obtenir de Genève et des cantons protestants une intervention en faveur de leurs coreligionnaires ; il y employa en vain nombre d'ambassades. Il ne parvint qu'à placer un emprunt de 100 000 fl. en 1562 à Genève, Bâle et Zurich, et à lever sans autorisation officielle, en juillet 1562, treize compagnies bernoises pour l'assister à Lyon. L'ambassadeur du roi Mandosse, demanda inutilement à Berne le rappel de ces troupes. Félix Bourjac, envoyé par le prince en 1568 pour empêcher une capitulation accordant au roi 4000 hommes des VIII cantons, ne fut pas admis sur leur territoire ; il fut accusé à Baden, où il avait tenté de se présenter à la Diète, du crime de lèse-majesté. Condé mourut en 1569. — 2. Henri II de Bourbon, fils du précédent, continua l'effort paternel par une ambassade permanente auprès des cantons protestants et de Genève ; il s'établit lui-même en Suisse en 1574 et voyagea de Genève à Bâle. En novembre 1575, malgré la défense des autorités, plusieurs milliers d'hommes se mirent à sa disposition dans les régions de Berne et Neuchâtel ; ils furent licenciés à la conclusion de la brève paix avec les Guises le 6 mai 1576. Le prince dut intervenir à Berne à cause des poursuites intentées aux chefs, t 5 mars 1588. Son fils — 3. Henri II envoya également en 1613 une mission, sans résultat, aux fins d'empêcher une capitulation recherchée alors par la régence. — Voir LL. — Rott : Repr. dipl. II et III. — Duc d'Aumale : Les princes de la maison de Condé. — [H. Tr.] — 4. Louis II, 1621-1686, dit le grand Condé, fut chargé en 1682, avec son fils Henri-Jules de Bourbon, duc d'Enghien (1643-1709), de la curatelle delà principauté de Neuchâtel pour son neveu l'abbé Louis- Charles d'Orléans-Longueville. Cette curatelle fut exercée par le prince de Condé jusqu'à sa mort, puis par son fils seul jusqu'en 1694, date du décès de l'abbé d'Orléans. Neuchâtel fut alors adjugé à la duchesse de Nemours qui avait déjà exercé la même curatelle de 1679 à 1682. — ■ Chambrier : Hist. de Neuchâtel. — Boyve : Annales. — P. de Pury : Louis II de Bourbon, prince de Condé, dans MN 1915. — Duc d'Aumale : Les princes de la maison de Condé. [L. M.]

CONDRAU. Famille de Disentis (Grisons), originaire de Tavetsch, peut-être d'abord de Brigels. Son nom est la forme romanche de Conrad. Les anciennes armoiries auraient été d'argent à un serpent de sinople couronné. — 1. Giach. -Anton, chapelain à Rueras, * 7 novembre 1752, fut mis à mort par les Français le 6 mars 1799. — 2. Giach. -Anton, jésuite, professeur de mathématiques et de physique à Tarmagnol, f 1836. — 3. August, Dr méd., * 11 novembre 1811, médecin dans la Cadî, devint en 1843 emprem gerau, chef de la commune ; métrai 1843 ; membre du Grand Conseil 1844-1881, du gouvernement 1868, 1869, 1872, 1873, 1881 ; f à Disentis 21 décembre 1887. — 4. Placidus, frère du n° 3, * 22 juillet 1814, professeur à l'école cantonale catholique de Coire, puis au collège épiscopal de Disentis. Il fonda en 1857 la Gazetta Romantscha, dont il fut rédacteur pendant 46 ans. Inspecteur des écoles du district Vorderrhein et durant 50 ans membre du Conseil scolaire, il eut une grande influence sur ses compatriotes surtout par les articles de fond de sa gazette. Son Calender Romantsch, publié depuis 1860, n'était pas moins apprécié. Il avait publié à Coire, en 1842, VAmitg ili! pievel, f à Disentis 25 novembre 1902. — [P. N. C] — 5. Joseph, * 1844, entra à la rédaction de la Gazetta Romantscha, fondée par son oncle Placidus, devint landammann (métrai) du cercle de Disentis 1889, député au Grand Conseil et président du tribunal du cercle de Disentis. Il était connu comme éditeur, entre autres du calendrier romanche, t 17 mai 1922. — Voir Bilnd. Taqblatt 1922, n° 117. — Il Pelegrin 1922, n° 6. [L. J.]

CONESTUN. Voir CoRRENÇON.

CONFÉDÉRATION, CONFÉDÉRÉS. Dans le pacte de 1291, les Confédérés sont appelés Conspirati ou Conjurati, mais dans la suite les documents et les chroniques latins les ont désignés sous le nom de Con-

GONFESSIO B/VSILEA

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