CONTI
Sceau de Conters en 1759.
pâturages, 1763 du jus dominandi, 1786 des forêts, 1903 du territoire restant. De l'ancienne communauté, il ne reste que l'association du val Nandro, réunissant les
deux villages. Les biens d'église furent partagés en 1603 et un pasteur commun fut installé ; Conters devint paroisse autonome en 1725. Une chapelle y fut inaugurée en 1392 et une autre en 1506, dédiée aux 10 000 Martyrs. Une église de Sainte-Dominique, mentionnée dès 1534 n'est pas connue. L'église actuelle, dédiée à saint Charles Borromée, fut construite en 1676. La chapelle de Saint-Jean Népomucène date de 1862. Le sceau paroissial, qui fut en même temps communal, porte un buste de saint Charles Borromée. Les archives de paroisse remontent à 1392, celles de la commune à 1498. Le village entier brûla en 1754 : 60 maisons et l'église ; la partie Nord en 1812, et en 1896, 24 maisons. Les glissements de terrain consécutifs au grand incendie de forêt de 1824, à l'Est du village, menacèrent souvent ce dernier et les terres avoisinantes jusqu'en 1866. Le danger d'inondation fut écarté en 1894 par la capture de sources pour l'alimentation en eau. — Voir Robbi : Terms. [J. Battaglia.]
CONTERS (C. Grisons, D. Oberlandquart, Cercle Kublis. V. DGS). Com. et paroisse. Vers 1290, Cunters ; 1371, Gunters ; vers 1450, Gunthers, Gunders (du latin contra = en face de). Conters prit vaillamment part au soulèvement du Pràtigau en 1622, et après le rachat des droits de juridiction de l'Autriche, 1648, lors de la liquidation du mobilier du château de Castels, il se serait vu attribuer la cloche de ce manoir. Relevant de la paroisse de Saas avant la Réforme, Conters eut encore un pasteur commun avec Saas jusqu'en 1646 et avec Kublis jusqu'en 1728. Son premier ministre en propre fut Peter Stupan. L'église fut bâtie de 1516 à 1518. Le hameau de Brunnen fait aussi partie de la paroisse. Registres de paroisse dès 1646. [F. Sprecher.]
CONTESSE. Nom d'une famille vaudoise bourgeoise de Rances dès 1485, et de plusieurs rameaux de la famille neuchâteloise Comtesse, de La Sagne, fixés à Romainmôtier dès 1687, à Orbe dès 1689, à Daillens dès 1680. Armoiries : d'azur à une étoile d'or accompagnée en pointe de trois monts de sable, au chef de gueules chargé de trois roses d'or. — Georges-Louis, 1832- 1882, syndic de Romainmôtier, président du tribunal d'Orbe 1861-1866, conseiller national 1872-1882, fondateur de l'infirmerie Contesse à Romainmôtier. [A. B.]
CONTESSON (C. Vaud, D. Payerne). La tradition donne ce nom à un château que les troupes de l'évêque de Lausanne auraient brûlé en 1275 à Trey près de Payerne, mais aucun document ne confirme cette tradition. — DHV. [M. R.]
CONTHEY (C. Valais, D. Conthey. V. DGS). Com. Anciennes formes : Contextrix, Contez, Contes. Conthey fut habité déjà à l'âge du bronze et sous les Romains. En 515, il figure parmi les localités données par le roi Sigismond à l'abbaye de Saint-Maurice. Cette dernière conserva Conthey jusque vers le XIIe s., où les comtes 4e Savoie devenus abbés commendataires d'Agaune surent se substituer habilement au monastère. Le vidomne et le châtelain de l'endroit relevèrent désormais de la Savoie. Le bourg de Conthey, avec ses dépendances, Vétroz, et Nendaz, forma une chàtellenie savoyarde. En 1302, le comte Amédée V accorda des franchises à Conthey, avec droit de foires et de marchés. Le châtelain avait des compétences civiles, militaires et judiciaires (ces dernières pendant dix mois de l'année). Pendant les mois de mai et
d'octobre, la justice était rendue par le vidomne. Il existait en outre une majorie pour le mont, composé des quatre villages de Daillon, Aven, Erdes et Premploz. Son titulaire, qui résidait à Daillon, commandait la troupe. Après la conquête du Bas- Valais, Conthey fit partie du gouvernement de Saint-Maurice. Il continua à être administré par un conseil et des syndics ; au militaire, ses hommes suivaient la bannière d'Entremont. Il avait droit de présenter quatre candidats au gouverneur de Saint-Maurice pour l'office de châtelain. Après la révolution, en 1802, Conthey fut rattaché au district de Sion, pui - il forma, avec les localités voisines, le district de Con'hey. Au spirituel, Conthey constituait une paroisse au XIe s. déjà. Son église, dédiée à saint Séverin, abbé, a remplacé sans doute une chapelle primitive. Il y eut aussi une église à Plan-Conthey, desservie par l'abbaye de Saint-Maurice, puis par Vétroz. Le château des vidomnes a été détruit par les patriotes en 1376 ; celui des châtelains en 1475 par les Hauts- Valaisans. — Voir Gremaud. — Rameau : Châteaux du Valais. — de Rivaz : Topographie. — Arch. locales. — Hoppeler, p. 256, 276. [Ta.]
CONTHEY, de. Famille noble qui reçut en fief de l'abbaye de Saint-Maurice le vidomnat du village de Conthey, dont elle prit le nom au XIIe s. Connue depuis Humbert de Conthey, baron du comte de Savoie en 1179. Elle s'éteignit au XIIIe s. tandis qu'une autre branche subsista jusqu'au siècle suivant. [Ta.]
CONTHEY (CHÀTELLENIE DE). L'ancienne chàtellenie de Conthey comprenait Hérémence, Conthey-le-Bourg, le Plan et le Mont, Vétroz et Nendaz. On lui adjoignit les terres de la majorie épiscopale d'Ardon-Chamoson avec Saint-Pierre de Clages. Située dans le comté du Valais, à la frontière du Valais savoyard, elle eut à souffrir des luttes suscitées par la rivalité de l'évêque et du comte de Savoie, notamment au XIIIe s. De 1475 à 1798, la chàtellenie était incorporée au gouvernement de Saint-Maurice. En 1815, on créa le district de Conthey, avec une partie des terres de la chàtellenie. Son chef-lieu fut d'abord Conthey, puis Vétroz. [Ta.]
CONTI, Michelangelo, * à Rome 1655, archevêque de Tarse 1695, nonce en Suisse du 26 juin 1695 à novembre 1697, devint pape sous le nom d'Innocent XIII le 8 mai 1721 ; f 7 mars 1724. — Voir LL.
— AS I, VI, 2. — Mayer : Die Papstwahl Innozenz' XIII, Vienne 1874. — Rott : Inv. sornm. IV, 166. [J. T.]
CONTI (de COMITIBUS). Ancienne famille de Lugano. — 1. Francesco, f le 26 mai 1751 à l'âge de 70 ans. Fonda en 1747 le couvent des Capucines de Lugano. Son frère Valente donna aussi 50 000 lires à ce couvent. — 2. Carlo, * à Lugano le 22 avril 1836, f le 28 février 1900, publiciste et homme d'État. En 1857 il tenta d'opérer avec Leone Stoppani la fusion du parti conservateur et du parti libéral moyennant la Riforma. Pendant dix ans rédacteur du Credente Cattolico ; de 1857 à 1875 rédacteur de La Libéria, organe du parti conservateur. Conseiller d'État 1878 à 1884, puis procureur général. — Dotta : / Ticinesi. — Oldelli : Dizionario. — Presse Suisse.
— BStor. 1881. — 3. Regina, * 1889, peintre de portraits et de paysage. [C. T.]
CONTI, François-Louis de Bourbon, prince de Conti, * 30 avril 1664, neveu du grand Condé, un des prétendants à la souveraineté de Neuchâtel en 1707. A la mort de l'abbé d'Orléans (4 février 1694), dernier fils survivant du prince Henri II de Longueville, la principauté de Neuchâtel fut disputée entre Marie, duchesse de Nemours, fille aînée d'Henri II, et le prince de Conti, cousin germain de l'abbé. En vertu d'un testament de 1668, le prince de Conti était le seul héritier de son cousin germain. Le 8 mars 1694, les trois États de Neuchâtel proclamèrent la duchesse de Nemours princesse de Neuchâtel. Mais son adversaire fit valider le testament de 1668 par le parlement de Paris. La sentence du 13 décembre 1698 lui donna gain de cause et confirma ses droits sur la principauté de Neuchâtel. Il vint aussitôt à Neuchâtel, suivi peu après par la duchesse de Nemours. Conti demanda la convocation d'un tribunal
GONTIGNY