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CONVENTUELS

impartial, pour reconnaître ses droits, mais on lui opposa constamment la sentence d'investiture de 1694 et le refus de remettre l'affaire en question devant un nouveau tribunal. Au mois d'avril, Louis XIV, qui avait au début promis au prince de Conti de soutenir sa candidature, donna l'ordre aux deux adversaires de rentrer à Paris. La duchesse de Nemours mourut le 16 juin 1707. Parmi les prétendants à sa succession, Conti fut un des premiers avenir àNeuchâtel. Il demanda le relief de la sentence de 1694, mais fut débouté au mois d'octobre. Un mois auparavant il avait déjà quitté Neuchâtel. Conti mourut le 22 février 1709. — Voir Chambrier : Hist. de Neuchâtel.

— Tribolet : Hist. de Neuchâtel. — Boyve : Annales.

— La Force : Le grand Conti. — ■ Jacottet : Le procès de 1707 dans MN 1881. [L. M.]

CONTIGNY (C. Vaud, D. Lausanne). Hameau, près de Vidy, où l'on a trouvé des antiquités romaines. Quintinie, en 1211, du gallo-romain Quintinius. — DHV. [M. R.]

CONTINI ou COIMTINO, Francesco, sculpteur et architecte de Lugano, travailla vers 1550 à Rome.

— Bernardino, fils du précédent, sculpteur. Vers 1570 il fit le monument de Caterina Cornaro, reine de Chypre, dans l'église du San Salvatore à Venise, et les trois monuments des cardinaux Marco, Francesco et Andréa Cornaro. Un Bernardo Contino écrivit un traité de perspective pratique ; on ne sait pas s'il s'agit du même artiste. — Voir Bianchi : Artisti ticinesi. — SKL. — BStor. 1907. [C. T.l

CONTIUS. Ancienne famille de l'Engadine, originaire d'Ardez (en 1271 Concius), qui a fourni un grand nombre d'ecclésiastiques. Aujourd'hui la famille s'appelle KOnz (voir cet art.). — Voir JHGG XXXI. [C. Camenisch.]

CONTONE (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Corn, et paroisse. Anciennes formes : Gondono 1152 ; Cantono 1205 ; Contono 1367. Armoiries : parti d'azur et de gueules à une croix de Malte, brochant sur le tout. Vers 1104 Guido de Samarate bâtit une église, ou peut-être en reconstruisit une ancienne, qu'il donna au prieuré de San Giorgio de Quartino, de la congrégation de Cluny.

Elle était dédiée à saint Nicolas.

En 1578 elle passa à l'hôpital de Locarno, auquel le prieuré de Quartino avait été incorporé. Les chevaliers de Jérusalem possédaient à Contone en 1367 une commanderie de Saint- Jean avec un hôpital. Elle fut donnée par le grand maître de l'ordre à Biondetti, ingénieur militaire à Malte, qui la légua à l'hôpital de Lugano. En 1497 le duc de Milan, Ludovicle-More, attribua Contone au comté d'Angera reconstitué. Les cantons suisses accordèrent à Contone de lever un péage pour l'entretien de la route de 1731 à 1741 et de 1788 à 1798. Sur les nobles de Contone, voir l'art. Adamo de Contone.

En 1591 Contone apparaît déjà comme paroisse. Depuis 1152 il dépendait de Locarno. L'église de Saint- Nicolas servit d'église paroissiale jusqu'en 1769, époque où elle fut remplacée par celle de la commanderie de Saint-Jean. Population : 1591, 14 ménages ; 1801, 84 hab. ; 1920, 272. Registres de baptêmes dès 1813, de mariages dès 1814, de décès dès 1800. — BStor. 1915 et 1922. — Oldelli : Dizionario. — Monti : Atti. — Monitore eccl. di Lugano, 1921 et 1923. — Buetti : Note stnr. relig. — ■ AHS 1922. [C. Trezzini.]

CONTRA (C. Tessin, D. Locarno, Com. Tenero- Contra. V. DGS). En 1877 on y découvrit des objets préromains. En 1518 Contra était déjà une sousparoisse et le 28 mars 1923, Tenero-Contra fut constitué en paroisse avec siège à Tenero. Les confréries remontent : celle du Rosaire à 1626, du Sacrement à 1616, de la doctrine chrétienne à 1741. La chapelle de la Sainte Vierge alla Fraccia fut bâtie de 1639 à 1644. Population : 1596, 228 hab. ; 1801, 123 ; 1920 (Tenero-Contra) 689. Registres de baptêmes dès 1833, de mariages dès 1677, de décès dès 1818. — Voir Meyer : Die Capitanei von Locarno. — BStor. 1879.

— Buetti : Note stor. — Monitore eccles. di Lugano, 1921. [C. T.]

CONUS, de CON, de COIMIS. Famille fribourgeoise originaire du Saulgy où elle est mentionnée en 1450. Une autre famille, de Cheyres, vient de Vuarmarens. A la première appartiennent : — 1. Jules, * 1850, prêtre 1875, curé du Cerneux-Péquignot 1878, de La Chaux-de-Fonds 1880-1893, professeur au collège Saint-Michel 1893, chanoine et recteur de Saint- Pierre à Fribourg dès 1894, secrétaire et archiviste du chapitre de Saint-Nicolas. — 2. François, frère du n° 1, * 1860, jésuite, professeur au séminaire épiscopal de Sao Leopoldo (Brésil). Une branche établie à Rue en 1636 a donné plusieurs notaires et magistrats de cette localité. D'autres se sont fixés à Siviriez, en Amérique et en France. — Voir Généalogie de la famille Conus, par le chanoine Conus. — Brasey : Le chapitre de Saint- Nicolas . [G. Corpataux.J

CON VAL ET (C. Berne, D. Nidau, Com. Daucher- Alfermée). Ancien vignoble et maison de campagne sur la rive Nord du lac de Bienne. En 1256 déjà le couvent de Saint-Urbain en était le propriétaire et, en 1334, il y bâtit une maison. Transformé au XVIIIe s. en propriété d'aspect seigneurial, Convalet passa à un particulier puis à la commune. La construction du chemin de fer Bienne-Neuveville le fit disparaître.

— Voir v. Mulinen : Beitrâge VI, 157. [E. B.l CONVENTION DE BERNE. La Convention

de Berne a été conclue le 6 septembre 1886 dans cette ville entre dix puissances, dans le but de protéger les œuvres littéraires et artistiques. Elle fut complétée à Paris en 1896 par un acte additionnel et une déclaration interprétative ; l'ensemble fut refondu en un tout par la conférence de Berlin en 1908, sous le titre : Convention de Berne revisée pour la protection des œuvres littéraires et artistiques, du 13 novembre 1908. Au premier janvier 1924, les principaux pays civilisés y avaient adhéré, entre autres l'Empire britannique, en tout 27 États comptant 920 millions d'habitants. Seul le continent, américain est resté généralement en dehors du mouvement. L'organe officiel, créé en 1888, est le Bureau de l'Union internationale pour la protection des œuvres littéraires et artistiques, à Berne. Celui-ci publie depuis 36 ans Le Droit d'Auteur. A ce bureau a été réuni celui pour la protection industrielle, fondé deux ans auparavant. Les deux bureaux portent le nom collectif de Bureau international pour la propriété intellectuelle.

La Convention de Berne spécifie ce que l'on entend sous l'expression « œuvres littéraires et artistiques » dont la protection est garantie. En principe chaque État doit aux ressortissants des pays faisant partie de l'Union le même traitement légal qu'aux siens. D'autre part, la Convention établit elle-même des règles impératives et obligatoires.

La protection internationale est accordée aux œuvres publiées et non publiées des ressortissants des États contractants, ainsi qu'à celles d'auteurs n'appartenant pas à un des pays de l'Union, mais paraissant pour la première fois dans un de ceux-ci. Aucune formalité n'est nécessaire pour faire valoir le droit à cette protection.

La Convention règle encore les droits de reproduction exclusive, de traduction, de représentation, d'adaptation, de reproduction cinématographique, d'adaptation au phonographe, la protection des articles ou études parus dans des journaux ou revues, etc. — Voir Rôthlisberger : Die Berner Uebereinkunft zum Schutze von Werken... (avec bibliographie).

— Le Droit d'Auteur. [Rôthlisberger.] CONVENTION DE GENÈVE. V. Croix-Rouge.

CONVENTUELS (de Conventus : réunion ou

ensemble des moines, aussi le couvent lui-même). On donne ce nom : 1. Aux membres d'une communauté religieuse ; 2. aux frères d'un rameau de l'ordre des Franciscains, les Fratres minores conventuales, Cordeliers, qui n'existent en Suisse qu'à Fribourg (voir l'article Franciscains) ; 3. aux membres d'un ancien rameau des Carmes établis uniquement à Géronde près de Sierre. [J. T.]

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