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COOPÉRATIF (MOUVEMENT

CONVERT. Nom d'une famille bourgeoise de Neuchâtel au XVe s., et d'une autre originaire d'Auvernier, dont une branche s'est fixée à La Sagne en 1560.

Un rameau de celle-ci a obtenu en 1787 du roi de Prusse de pouvoir s'appeler Monvert. Armoiries: coupé d'azur à une étoile d'or, et d'or à deux pals d'azur.

La branche de La Sagne a pour ancêtre — Jean, qui fut maire de cette localité de 1569 à 1584. Ses descendants remplirent la même fonction : Hugues, 1595 ; Guillaume, 1606-1613 ; Jean-Jacques, 1638- 1656 ; Frédéric, 1673-1706. — 1. Nelson, 1847-

1914, ingénieur, s'occupa de l'adduction d'eau dans plusieurs localités neuchâteloises ; directeur du chemin de fer du Jura-Neuchâtelois 1886-1889. Député au Grand Conseil 1895-1913, conseiller municipal de Neuchâtel 1875-1888, conseiller général 1888- 1894. — 2. Robert, 1860-1918, architecte, établi d'abord à Vevey (1888), où il construisit le musée Jenisch (en collaboration) et l'église de Chexbres. Architecte à Neuchâtel dès 1899, construisit entre autres le collège des Parcs. Aquarelliste. — Quartierla-Tente : Familles bourgeoises. — Messager boiteux de Neuchâtel 1915, 1921. [L. M.J

CONZETT (CONZETTI, COIMTZETT). Famille grisonne de Schiers dans le Prâtigau, dont de nombreux membres ont été au service de France et de Hollande.

— 1. Ulisses, colonel, commandant du régiment Schmid en Hollande 1795. Son fils — 2. Johann- Georg, capitaine en Hollande, se fixa ensuite à Poschiavo en 1802, comme négociant ; il est la souche des Conzett de la vallée de Poschiavo. — - LL (donne par erreur Grùsch au lieu de Schiers). — [C.C.] — 3. Conrad, * 1848, rédigea de 1879 à 1882 le Volksfreund, journal socialiste, à Coire, et de 1882 à 1890 l'Arbeiterstimme à Zurich ; présida le congrès socialiste international secret de Coire 1881 ; t 1897. Son fils

— 4. Conrad - Hans, * 1886, imprimeur à Zurich, député au Grand Conseil zuricois dès 1915, secrétaire de cette assemblée 1915-1917, membre du conseil de la Banque cantonale zuricoise 1917, de la commission fédérale de l'impôt de guerre 1916 ; conseiller national 1917, f 1918. — Voir Grutlianer 1897. — ZWChr. 1918. [E. H.]

COOLIDGE, William- Angustus-Brevoort, historien et alpiniste, * le 28 août 1850 près de New York, après avoir terminé ses études à Oxford, Angleterre, il devint Fellow de Magdalen Collège (Oxford) en 1870, pasteur de l'église anglicane en 1883. Entre 1875 et 1898 il fit une série remarquable d'ascensions dans les Alpes. Auteur de nombreuses monographies historiques sur les Alpes suisses, italiennes et françaises publiées dans les organes des principaux clubs alpins de l'Angleterre et du continent. Domicilié depuis 1898 à Grindelwald. Dr phil. h. c. de l'université de Berne en 1908. A citer parmi ses ouvrages : Swiss Travel and Swiss Guide-Books, 1889 ; Climbers' Guides 1892-1908; Josias Simler et les Origines de l'Alpinisme jusqu'en 1600, 1904 ; Les Alpes dans la nature et dans l'histoire, 1908 ; Alpine Studies, 1912. — Voir Who's Who,

1915. [H. D.] COOPER, James-Fenimore, 1789-1851, écrivain

américain, vécut en Europe de 1826 à 1833. Il fit un séjour en Suisse de juillet à octobre 1828, à la suite duquel il écrivit Excursions in Switzerland, Londres, 1836. En août 1832, il revint dans notre pays et séjourna notamment à Lausanne. En 1836, il fit paraître à Paris, A Résidence in France and a second Visit to Switzerland ; auparavant il avait déjà publié, à la suite d'une excursion au Grand Saint-Bernard, The Headsman, or the Abbaye des Vignerons, 1833. [G. Sch.]

COOPÉRATIF (MOUVEMENT). Le mouvement coopératif a pris naissance en Angleterre où, en 1844, 28 tisserands de la ville de Rochdale se groupèrent pour fonder un petit magasin. Dix ans plus tard, ils en possédaient quinze, plus un immense dépôt central. Les principes qui régissent la coopération de consommation sont :

la suppression des intermédiaires entre producteurs et consommateurs, l'égalité des sociétaires, la répartition des bénéfices après prélèvement des réserves nécessaires, la suppression des ventes à crédit.

C'est vers le milieu du XIXe s. que surgit, parmi les consommateurs suisses, une floraison sporadique d'institutions coopératives autonomes. Les premiers principes s'en trouvent à Genève, Bâle et Zurich. En 1863, Jenny-Ryffel fonde, dans le canton de Glaris, la première Coopérative de consommation basée sur les principes rochdaliens ; en 1865, la Société générale de consommation de Bâle, qui devint le prototype des sociétés de ce genre, ouvre son premier local de vente ; puis c'est le tour de Genève, où M. Edmond Pictet se fait l'ardent propagandiste de l'idéal coopératif qu'il connaît particulièrement bien, l'ayant étudié en Angleterre même. Peu à peu, le mouvement gagne diverses régions de la Suisse allemande et romande. Les associations coopératives qui se constituent se procurent les capitaux qui leur sont nécessaires par des emprunts, émissions d'obligations, création de fonds de réserve, réception de dépôts d'épargne de la part des sociétaires, etc. La législation suisse ne leur est pas défavorable. En 1889, la Société générale de consommation de Bâle adresse un appel à toutes les sociétés analogues, les priant de désigner des délégués qui se rencontreraient, afin de discuter la création d'une Fédération nationale. Cette réunion eut lieu en janvier 1890 et réunissait 42 délégués représentant 27 sociétés. La constitution de l' Union suisse des Sociétés de consommation y fut décidée ; sous la direction d'hommes habiles, la nouvelle institution prit bientôt un essor considérable : de nombreuses coopératives locales furent créées, toutes caractérisées par les principaux traits suivants : une part sociale d'un faible montant par sociétaire, remboursée lors de la démission, ne portant généralement pas intérêt et intransmissible ; admission des sociétaires en nombre illimité ; formation d'un capital social impersonnel, illimité et indivisible par l'accumulation de réserves ; principe rochdalien de la ristourne ; tendance au bon marché ; administration très démocratique. En grandissant, l'Union suisse des Sociétés de consommation prit l'initiative d'établissements nouveaux, jouissant d'une large autonomie, tels que l'Imprimerie coopérative, la Caisse d'assurances en faveur des employés, les Moulins coopératifs de Zurich et de Rivaz, la Coopérative laitière, la Prévoyance populaire suisse coopérative pour l'assurance-vie, la Coopérative du meuble, la Coopérative pour la culture maraîchère, la Colonie coopérative de Freidorf, etc. Le plus puissant moyen de propagande de l'Union suisse, c'est sa presse ; trois cent mille coopérateurs reçoivent chaque semaine ou chaque quinzaine l'un des trois journaux suivants : le Genossenschaftliches Volksblatt, la Coopération ou la Cooperazione. Elle publie, en outre, deux organes officiels, le Coopérateur suisse et le Schw. Konsum-Verein. Environ 500 sociétés sont actuellement fédérées à l'Union suisse des Sociétés de consommation ; elles possèdent 1800 locaux de répartition dans 900 communes avec 360 000 sociétaires. Ces 500 coopératives vendent annuellement pour environ 330 millions de francs de marchandises. L'Union suisse à Bâle est la centrale d'achats de ces 500 sociétés locales ou régionales et son débit atteint 150 millions de francs par an.

Il faut signaler, à côté de l'Union suisse des Sociétés de consommation, d'autres organisations coopératives. Les plus importantes sont : la Fédération des Coopératives Concordia de la Suisse, dont le siège central est à Zurich où se trouve son magasin de gros, et l' Union des Coopératives agricoles de consommation de la Suisse orientale, sise à Winterthour.

La première coopérative Concordia fut créée à Saint- Gall, en 1902, par les membres d'une Caisse Raiffeisen ; fédérées en 1908, ces sociétés Concordia se développent rapidement sous l'influence du chanoine Yung, et grâce au concours financier très puissant que leur apporte la Banque Coopérative suisse. En 1922, 88 sociétés étaient affiliées à la Fédération des Coopératives Concordia de la Suisse ; elles possédaient 180 dépôts de vente et groupaient 8000 sociétaires. Les ventes de la centrale aux

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