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COQUET

sociétés affiliées atteignaient, cette même année, 7,1 millions de francs. Les sociétaires reçoivent l'un des deux journaux, La Konkordia ou L'Action Sociale, organe de la Fédération romande des Coopératives Concordia. Les coopératives Concordia, sans être confessionnelles, recrutent une très forte majorité de leurs sociétaires parmi les populations catholiques.

L'Union des Coopératives agricoles de consommation de la Suisse orientale, fondée en 1881, compte aujourd'hui 234 sociétés et 20 450 membres. Son champ d'activité s'étend aux cantons de l'Est et du Nord-Est de la Suisse ; elle vend non seulement des objets de consommation, mais aussi des objets aratoires, des engrais pour les cultures, etc. Son chiffre d'affaires, pour 1921, atteint 22,9 millions de francs.

Les Laiteries coopératives, au nombre de 3500 environ, se sont constituées en Fédération nationale en 1907 et sont la gloire de l'agriculture suisse.

A côté de ces vastes organisations, il existe de nombreuses autres institutions coopératives de consommation, dont l'action n'est pas assez sensible pour pouvoir mériter autre chose ici qu'une mention : citons les Coopératives de consommation de cheminots, une multitude de sociétés locales de consommation, dont le caractère coopératif n'est même pas très nettement déterminé ; les Coopératives de l'habillement, de Fourniture d'eau, d'Électricité, etc.

L' Union suisse des Sociétés de consommation et la Fédération des Coopératives Concordia de la Suisse sont affiliées à l'Alliance coopérative internationale. La seconde fait, en outre, partie de la Fédération internationale des Coopératives chrétiennes-sociales . [A. B.] COP, Michel, * à Paris vers 1505, f 1566, nommé à tort Nicolas par Moreri, LL et d'autres. Il était fils de Michel Cop, natif deBâle, célèbre médecin des rois Louis XII et François Ier, qu'Erasme nomme unicam nobilium medicorum gloriam. Nommé recteur de l'Université de Paris en 1533, il fit un discours d'entrée qui excita l'animosité des Franciscains. Déféré au Parlement, il s'enfuit de Paris ; il se rendit d'abord à Bâle, puis à Genève en 1545 où il fut reçu ministre la même année sur la recommandation de Calvin. Il figura en 1564 au nombre des témoins du testament du réformateur. Il avait été reçu bourgeois de Genève gratuitement en 1554. Publications faites à Genève : Exposition familière des proverbes de Salomon (1556) ; Exposition familière de VEcclésiaste (1557)). Le nom de cette famille paraît être Kopp. Armes : de gueules à la coupe d'or, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys. — Voir France protestante, IIe éd. — Galiffe : Not. gén. IV, 82. — Heyer : L'Église de Genève. — Armoriai genevois. [H. Da.]

COPPET (C. Vaud, D. Nyon. V.DGS). Petite ville dont le nom vient probablement d'un moulin qui se trouvait en ce lieu. Coppet est mentionné en 1300 comme bourg fortifié ; M. van Berchem en attribue la fondation aux sires de Thorre-et-Villars qui tenaient la terre de Commugny. Il fut doté dès l'origine des franchises de Moudon, eut son administration autonome, et par sa situation sur la route de Genève à Lausanne, acquit une certaine importance. Le mandement de Coppet, qui embrassait la paroisse de Commugny, est cité en 1294. Coppet passa des Thoire-et-Villars aux Allamand, puis à Guillaume de Grandson et à son fils Othon. Après diverses contestations, Mainfroi de Saluées l'acquit en 1427 ; son petit-fils Armand de Polignac le vendit en 1484 à Amédée de Viry, seigneur de Rolle que le duc de Savoie créa baron de Coppet. En 1536, les troupes bernoises brûlèrent le château. Les Viry cédèrent la seigneurie de Coppet en 1543 à Jean-Aimé de Beaufort, célèbre pour avoir enlevé la fille du comte de Varax, ce qui amena entre son ami le comte Michel de Gruyère et le gouvernement bernois un conflit auquel se mêlèrent le roi de France et l'empereur. Beaufort, ruiné, céda Coppet au comte Michel, qui, n'étant pas plus riche, dut l'abandonner à un groupe de créanciers, bourgeois de Bâle et de Mulhouse. La seigneurie de Coppet DHBS il — 37

passa ensuite en diverses mains, puis fut acquise en 1784 par Jacques Necker, ministre des finances de Louis XVI. Necker habita très peu le château de Coppet, mais sa fille, Mme de Staël qui en hérita en 1804 y vécut continuellement jusqu'en 1812, puis par intermittence jusqu'à sa mort, survenue le 14 juillet 1817. Le château est actuellement en possession de la famille du comte d'Haussonville. Il n'existe plus dans son état primitif, mais a été entièrement reconstruit en 1767-1771. L'église a été construite vers 1500 par Amédée de Viry pour desservir un couvent de Dominicaines

Le temple de Coppet en 189G. D'après un dessin à la plume de E.-D. Turrian.

qui n'eut qu'une durée éphémère. En 1539, les biens d'église de Coppet furent attribués aux Viry, à charge pour eux d'entretenir le prédicant. Un hôpital, fondé au XVe s. par les bourgeois, subsista jusqu'à la fin du régime bernois. L'école date de la fin du XVIe s. Le 8 mai 1802, les Bourla papey, se présentèrent au château et y brûlèrent les titres féodaux. — DHV. [M. R.l

COPPONAY,COPPONEX,de. Famille noble possessionnée à Cruseilles, Copponex, Corsier, etc., et aux environs de Genève. Quelques-uns de ses membres et même quelques branches de cette famille vécurent à Genève avant la Réforme. — Perret, conseiller, syndic, de 1362 à 1369. — Voir Arch. de Genève. — Foras : Armoriai et nobiliaire. — Art. Collomb. [G. R.]

COPT. Famille valaisanne, mentionnée à Orsières dès le XVIIe s. — Benjamin, * 6 octobre 1755, prit du service en Sardaigne, rentra au pays en 1797 et devint sous Turreau commandant de Saint-Maurice et de Martigny. f vers 1820. — Annales valaisannes. [Ta.]

COQUET, Nicolas, * 26 août 1769 à Genève, fit successivement partie pendant l'insurrection de 1794 du Comité de sept membres élu le 19 juillet pour organiser le mouvement, du premier Tribunal révolutionnaire et du Comité militaire. Il mourut le 26 mai 1795 d'un

Janvier 1924

COQUOZ

CORBEYRIEH

coup de couteau qui lui fut. donné par un adversaire politique. [E.-L. Burnet.]

COQUOZ. Famille valaisanne mentionnée à Salvan dès le XVe s., et plus tard à Martigny, à Vernayaz et à Bex. — Eugène, de Salvan, chanoine de Saint-Maurice, directeur du pensionnat 1867-1912. — Voir Bertrand: Le Valais. — Louis Coquoz : Salvan-Fins- Hauts. [Ta.]

CORAGGIONE,CORRAGIONE,CORRAGIONI etCORREGIONI D'ORELLI. Famille de Broglio (Val Maggia). Correngioni en 1654. Son nom originaire était Del Francesco. Armoiries : taillé d'argent et de gueules à deux lions de l'un en l'autre, au chef d'or chargé d'une aigle de sable. Un Del Francesco construisit au début du XVIIe s. la route du Jorio et celle du lac de Wallenstadt. — 1. Francesco, juriste, lieutenant du Val Maggia en 1662, dota généreusement la chapellenie de Saint-Charles de Broglio que son père, Gian- Giacomo, avait fondée en 1646. Il obtint, en 1669, la bourgeoisie de Lucerne avec ses fils Hans-Jakob, Karl- Rudolf, Franz-Joseph et Carlo-Magno. —Voir AHS 1918.

— BStor. 1923. — LL. — [c. t.] — 2. Karl-Rudolf, fils du n° 1, f 1715, s'établit à Lucerne en 1711, devint médecin de cette ville, ainsi que — 3. Franz, 1687-1751.

— 4. Karl-Rudolf, 1698-1775. — 5. Emanuel, 1794- 1834, du Petit Conseil, médecin de la ville. — 6. Karl-Rudolf, 1812-1870, surnommé der wilde Corragioni. — 7. Leodegar, 1825-1900, directeur de la Banque de Lucerne, membre de la Chambre de commerce, président de la Société du chemin de fer du Rigi ; numismate, auteur d'une Mûnzgeschichte der Schweiz. — 8. Emanuel-Leodf.gar, 1834-1913, camérier secret du pape. — 9. Emanuel, fils du n°7, * 1861, camérier secret du pape 1901, aumônier de la garde pontificale 1902 à 1923, prélat de la maison pontificale 1903, protonotaire apostolique 1923. — Voir LLH.

— Gfr. — Bùrgerbuch. — Papiers de famille, [v. V.] COR AU LE. Nom donné en pays fribourgeois, a

d'anciennes chansons populaires destinées principalement à accompagner une danse. L'origine de ce mot remonte évidemment aux caroles du moyen âge, lesquelles étaient également des chansons dont on s'accompagnait pour danser en rond. Carole est devenu, en patois ca-o-rao-la, d'où coraule. Dans la suite, on a désigné sous le nom de coraule aussi bien la danse que la chanson elle-même. Pour danser la coraule, les danseurs se tenaient par la main et formaient une grande « ronde » un grand cercle ininterrompu ; tantôt ils tournaient en faisant des pas de côté et tantôt s'avançaient ou reculaient, élargissant ou rétrécissant le cercle, marquant ainsi un certain nombre de figures successives. Quant au texte, il existe des coraules en patois et en français et, comme la composition des couplets est fort variable, on en peut conclure que les figures représentées par les danseurs n'étaient pas soumises à une forme invariable. Bon nombre de ces chansons ont été recueillies par J. Reichlen (La Gruyère illustrée : Chansons et coraules de la Gruyère, Chansons et Rondes du canton de Fribourg) et par B. Ellgass (Chants et rondes d'Estavayer). Mais il faut remarquer que bien des chansons de ces recueils ne sont pas des coraules : cette dénomination ne comprend que les chansons à danser ; le Ranz des Vaches, par exemple, n'est pas une coraule. — Voir G. de Reynold : Contes et légendes de la Suisse héroïque. [Aug. Sch.]

CORAULT ou COURAULT, Jean dit Élie, de l'ordre des Augustins, embrassa la Réforme avant 1535 à Paris. Appelé par Calvin à Genève en 1536 pour aider Farel, il soutint ces deux réformateurs et fut même chassé de Genève à cause de ses intempérances de langage, f 1538. — Voir France prot., IIe éd. [C.R.] CORAY (CORAI, CORRAY). Nom de famille très répandu dans les Grisons, surtout dans l'Oberland. Armoiries : d'azur à une étoile à six rais d'or sur trois monts de sinople. — 1. Johann-Anton, de Laax (?), podestat de Plurs 1531. — 2.

Rysch, vice-landammann des hommes libres de Laax 1587. — 3. Hans, amman de Waltensbourg, collabora à la rédaction des statuts de la Ligue grise, 11 octobre 1620. — 4. Johann

de Corai, anobli par l'Autriche ou la France, chef des Oberlandais dans leur expédition à Coire en juin 1619, échappa en nov. 1619 aux persécuteurs qui voulaient le traîner à Davos devant la cour pénale, et fut l'un des bannis à la Diète de Lucerne 1621. Landammann de la juridiction des hommes libres ; député à Milan à la ratification de la capitulation de 1622, et à la Diète de Baden en juin 1622 ; membre du Kettenbund, 6 février 1637 ; envoyé en mission à Milan en mars 1637 pour préparer la chute de Rohan ; député à Baden 1638, et à Milan, août-septembre 1639, pour la conclusion de la paix. — 5. Johann, podestat de Traona 1681. — 6.-7. Paul, 1822-1878, de Waltensbourg, et son frère Jakob, 1829-1897, pasteurs et écrivains religieux en langue romanche. — 8. Richard, * 1869 à Hohentrins, apprenti menuisier et charpentier à ses débuts, fit ses études au technicum de Winterthour, construisit divers téléférages, les échafaudages des viaducs du chemin de fer de l'Albula, du viaduc de Wiesen sur la ligne d'Arosa, des deux grands ponts sur la Sitter, du nouveau pont de Fribourg, etc. — Voir Rott : Repr. dipl. V. — Le même : Inv. somm. IV, V. — F. Sprecher : Kriege und Unruhen. [h. J et J.-R. T.]

CORB (C. Vaud, D. Aigle). Village disparu, avec une église paroissiale qui dépendait en 1177 du Grand Saint-Bernard. L'église est encore mentionnée en 1286 sous le nom de Cors. Cette paroisse fut ensuite rattachée à celle de Noville. En 1668, le pasteur de Noville possédait encore un champ « en fin de Cors ». — DHV. [M.R.]

CORBAN (ail. Battendorf) (C. Berne, D. Moutier. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Corbaum, 1308 ; Corbaon, 1317 ; Batthendorf, 1184. Jusqu'en 1646, Corban fut une des cinq mairies ou cours de justice de la prévôté de Moutier-Grandval, d'où lui viendrait son nom : Cor bannum (cour de justice). Le nom allemand nous apprend que le nom français doit avoir été à l'origine cour de Batton (Jaccard : Topon). Corban fut ravagé par les impériaux en 1499 et par la peste en 1634. L'église paroissiale était placée sous l'invocation de saint Biaise ; elle avait pour collateur l'évêque de Bâle. Population : 1629, 399 hab. ; 1818, 314 ; 1920, 410. Registres de baptêmes dès 1601, de mariages dès 1622, de décès dès 1624. — Daucourt : Dict.despar. [P.-O.B.]

CORBAZ, André-Louis, * 1868, pédagogue et historien genevois, auteur de manuels et d'études historiques, a publié entre autres, en 1916, une monographie de Jussy sous le titre de Un coin de terre genevoise, et Pierre Fatio précurseur et martyr de la démocratie genevoise. [C. R.]

CORBAZ. Famille vaudoise du Mont s /Lausanne dès 1525. — 1. Benjamin, 1786-1847, libraire à Lausanne, éditeur de la Bibliothèque populaire à l'usage de la Jeunesse vaudoise. — 2. Louis, 1821-1885, imprimeur à Lausanne, propriétaire et éditeur du Nouvelliste vaudois. [A. B.]

CORBAZ (LA) (C. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes: La Corbassieri, 1294; La Corba, 1363 ; nom signifiant courbe et désignant une localité située sur un terrain onduleux. Les Englisberg, Vuippens, Praroman, l'Hôpital des bourgeois de Fribourg, etc., eurent des biens et des droits à La Corbaz. Ce village fit partie des anciennes terres de Firbourg, puis du district ou arrondissement de Fribourg, 1798, et, dès 1848 du district de la Sarine. En 1866, la commune de La Corbaz fut réunie administrativement à celle de Cormagens et les deux villages, tout en gardant leurs fortunes, leurs charges et leurs impôts distincts, n'eurent plus qu'un Conseil communal. Au spirituel, La Corbaz a toujours fait partie de la paroisse de Belfaux. La Corbaz possède une chapelle, dédiée à la Vierge, qui est mentionnée en 1663. — Voir Jaccard : Essai de toponymie. — Dellion : Dictionnaire II. — Bull, des lois du C. de Fribourg, vol. 36, p. 206. — Archives d'État de Fribourg. [Jeanne Niquillb.]

CORBELIN (C. Valais, D. Sion, Com. Savièse. V. DGS). Chapelle dédiée à la Nativité de la Vierge, lieu de pèlerinage. Dans les environs eut lieu le 17 mai 1798 un combat meurtrier entre des troupes françaises, commandées par Montserrat, et des Valaisans. [Ta.]

CORBEYRIER (C. Vaud, D. Aigle. V. DGS). Vge

CORBIERE

CORCELLES-GORMONDRÈGHE 579

et Com. de la paroisse d'Aigle. Les prudhommes de Curbiriaco sont déjà mentionnés en 1261. Au XIIIe s., la dîme appartenait aux chevaliers de Saint-Jean de Salquenen (Valais) qui la vendirent en 1385 à un bourgeois d'Aigle. Les 1er et 4 mars 1584, un tremblement de terre détruisit complètement le village de Corbeyrier, celui-ci ayant été recouvert par des blocs de rochers et des masses déterre descendues de la Tour d'Aï. Le gouvernement bernois reconstruisit les vingt maisons détruites. Une église protestante, dépendant d'Yvorne, a été construite en 1901, et une chapelle catholique en 1912. — DHV. [M. R.]

CORBIÈRE, de la. Famille noble du Pays de Gex, importante déjà au XIIIe s. Elle eut pour berceau le lieu du même nom sur la rive droite du Rhône (Ain) en face d'Épeisse (Genève). Leur donjon fut souvent attaqué et rasé. Il fut détruit définitivement par les Bernois en 1536. Au XIIIe s., un pont reliait La Corbière à Épeisse. Plusieurs branches des La Corbière devinrent genevoises après la Réforme et donnèrent quelques membres du Conseil des Deux-Cents. Une partie du fief de La Corbière prit le nom au XIVe s. de Châteauvieux pour dépendre dès lors de Peney. Armes : d'or au corbeau de sable rampant. — Voir Galiffe : Not. gén. II, 2e éd., 173. — Arch. de Genève. [C. R.]

CORBIÈRES (C. Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Village et commune. Anciennes formes : Corbere, Corbeire, Gorbers, Korbers. Armoiries : de gueules à la bande d'argent chargée d'un corbeau de sable. A la fin du XIe s. Corbières était une seigneurie comprenant une partie de la rive droite de la Sarine et la vallée de la Jogne jusqu'à Châtel-sur- Montsalvens. En 1250, Guillaume de Corbières se reconnut vassal de Pierre II de Savoie et, en 1375, Amédée de Savoie acquit la seigneurie et la transforma en châtellenie. François de Gruyère acquit Corbières en 1454 pour 8000 fi., que Michel de Gruyère hypothéqua à Fribourg en 1543. Dix ans plus tard Fribourg s'empara de Corbières en payement de sa créance. Jusqu'en 1798 Corbières fut un bailliage, et avec celui de La Roche, une sous-préfecture de 1798 à 1803 ; un arrondissement sous l'Acte de Médiation et une préfecture sous la restauration. La préfecture fut supprimée en 1848 et le territoire rattaché au district de la Gruyère.

Corbières devint une commune au début du XIVe s. En 1390, il reçut des franchises d'Amédée VII de Savoie et devint l'une des bonnes villes du Pays de Vaud. Le premier château s'élevait sur un mamelon appelé la Montagnette ; un nouveau fut construit dans la seconde moitié du XIIIe s. sur l'emplacement du château actuel. Deux agglomérations se formèrent autour de ces châteaux, l'ancienne et la nouvelle ville. Le nouveau château fut reconstruit en 1560 et restauré en 1750. Un pont sur la Sarine est mentionné en 1343 ; il fut emporté à plusieurs reprises par les hautes eaux et remplacé en 1836 par un pont suspendu. Registres de paroisse dès 1761. — Voir N. Peissard : La seigneurie et le bailliage de Corbières, dans ASHF IX. — Dellion : Dictionnaire IV. ' f J. Jordan.]

CORBIÈRES, de. Famille noble fribourgeoise, mentionnée dès le XIe s., qui posséda la seigneurie de Corbières et des biens en Valais et dans le Pays de Vaud et occupa le rang de barons jusqu'au XIVe siècle. Plusieurs de ses membres furent des bienfaiteurs du prieuré de Rougemont ou des abbayes du Lac de Joux ou d'Humilimont. Au milieu du XIIIe s. apparut le rameau des Corbières de Charmey, éteint en 1361 et issu de Girard qui fonda la Valsainte en 1294. Un autre rameau prit le nom de Bellegarde. Son fondateur fut Richard, 1249. Vers 1301, ami de Rodolphe de Habsbourg, il gouvernait en 1273 avec Rodolphe de Vuippens, au nom de l'empire, la région entre l'Aar et la Sarine, notamment Grasbourg. En 1285, il était bailli impérial dans le canton actuel de Fribourg. De ses deux fils Rodolphe et Conon sont issues une branche aînée et une branche cadetto des Corbières de Bellegarde.

Branche aînée. — 1. Guillaume, f av. 1395, fils de Rodolphe précité. En 1343 il s'engagea au service de Milan ; châtelain de la Valsainte 1369. — 2. Rodolphe, fils du n° 1, châtelain de Gessenay 1401 ; il fut fait prisonnier par les Bernois en 1408 et intervint dans le traité de paix conclu entre Berne et le comte de Gruyère. — 3. Pierre, reçu bourgeois de Fribourg, fut mêlé à l'affaire Louise Ritsch qui mit aux prises Fribourg et Berne au milieu du XVe s. Conseiller de Fribourg 1447. En octobre 1449, il dut avec d'autres conseillers comparaître devant le duc d'Autriche qui les fit emprisonner. Après cinq jours de détention il fut remis en liberté, mais exclu du Conseil par ordre d'Albert VI. t av. 1473. — 4. Jacques, bourgeois de Fribourg 1502, vendit cette même année sa coseigneurie à la ville de Fribourg. La famille s'éteignit avec ses deux fils, avant 1542.

Branche cadette. — 1. Richard, 1359-1388, fils de Conon précité, vendit pour payer ses dettes ses derniers droits et possessions à Bellegarde aux fils de Guillaume (n° 1 de la branche aînée). — 2. Girard, frère du n° 1, châtelain de Corbières, 1373. t av. 1388. — 3. Louis, assista à la bataille de Morat avec le comte de Gruyère ; châtelain de Montsalvens 1488, écuyer du comte de Gruyère 1493, châtelain de Château-d'QEx 1493. — 4. Georges, fils du n° 3, châtelain de Gruyère pour Fribourg, dernier de sa famille.

Au milieu du XIIe s., Guillaume de Corbières s'établit dans la châtellenie de Granges en Valais. Ses descendants y sont connus jusqu'au milieu du XVe s. — Aymon, vendit en 1434 l'office des majories de Brignon, de Clèbes et d'Heys. — A. Courtray : Les personnages de la maison de C. (mns.) [J. Jordan et Ta.] CORBOZ. Famille vaudoise citée à Oron en 1344, à Chesalles en 1500, d'où elle essaima à Épesses vers 1535, puis à Lausanne, Cully, Vevey, etc. Armoiries : un lion accosté de deux étoiles et surmonté d'un croissant (émaux inconnus). — 1. François-Samuel, 1815-1866, colonel, conseiller national. — 2. Jean- Louis, 1821-1897, syndic, juge de paix et préfet d'Oron. — Livre d'or. [M. R.]

CORCELLES (C. Berne, D. Moutier. V.DGS). Com. et Vge de la paroisse de Grandval qui a été fondé par des colons d'origine allemande. Des gisements de minerai de fer ont été exploités par les usines Louis de Roll pour alimenter leur haut fourneau de Gànsbrunnen de 1830 à 1842. Population : 1629, 45 hab. ; 1745, 90 ; 1850, 180; 1920, 176. — Daucourt : Dict. des paroisses. [P.-O. B.]

CORCELLES (C. Vaud, D. Grandson. V. DGS). Com. où existe un groupe de quatre menhirs et où l'on a découvert une station lacustre de l'âge de la pierre et un cimetière burgonde. Un de ces menhirs a été remplacé en 1843 par un bloc erratique voisin ; une inscription de 1902 indique cette substitution. Ce groupe de menhirs a été longtemps attribué à tort à l'époque des guerres de Bourgogne ; il remonte certainement à l'époque préhistorique. Corcelles fut constitué en une seigneurie au XVe s., que possédèrent les de Yens, de Murs, puis, de 1710 à la révolution, les Python de Payerne. — DHV. [M. R. et V.-H.B.]

CORCELLES -CORMONDRÈCHE (C. Neuchâtel, D. Boudry. V. DGS). Com.

composée des deux villages de Corcelles et de Cormondrèche. Armoiries :

d'argent à un coteau d'or mouvant du flanc dextre de l'écu, sur lequel sont plantés trois ceps de vigne au naturel ; le coteau est baigné par un lac d'azur et accompagné au canton senestre de la marque forestière : deux côtes accostées de deux C. affrontés de gueules. Des tombes mérovingiennes, des VIe ou VIIe s. furent découvertes à Corcelles en 1915. La commune fit partie de la mairie de la Côte, dont le siège était à Cormondrèche, jusqu'en 1848. Corcelles eut à souffrir en 1375-1377 des excès commis par Jaques de Vergy et Marguerite de Vufflens. Les deux villages furent administrés chacun par une

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