CORDEY
corporation jusqu'en 1877. A ce moment, l'administration passa à la commune qui s'occupait déjà de l'école depuis 1848. Un prieuré de bénédictins a été fondé à Corcelles en 1092, par un nommé Humbert. Il reçut à sa fondation l'église de Corcelles et celle de Colïrane. Il fut sécularisé à la Réformation, et ses biens passèrent en partie au seigneur de Colombier, Jean-Jacques de Wattenwyl, ou constituèrent le fief Barillier. Corcelles formait déjà une paroisse en 1228 ; le collateur était le prieur de Romainmôtier. En 1838, Coffrane en fut détaché. L'église a été remaniée à plusieurs reprises ; des travaux de restauration commencés en 1922 permettent d'attribuer certaines parties de l'édifice au XIe s.
Corcelles et Cormondrèche donnèrent chacun leur nom à une famille noble, mentionnée du XIIe au XVe s. Celle des Cormondrèche comptait parmi les ministériaux de Neuchàtel ; elle a donné entre autres Henri, chanoine de Neuchàtel 1272-1281. A Corcelles a été fondé en 1865 l'Hospice de la Côte ; à Cormondrèche, l'ancienne maison de Lully porte le nom de prieuré. Population de la commune : 1779, 583 hab. ; 1860,
Le temple de Corcelles en 1830. D'après un dessin de Baumann.
1055; 1920, 1787. Registres de baptêmes dès 1666, de mariage dès 1678, de décès dès 1750. — Voir Quartier-la-Tente : Le C. de Neuchàtel, IIe série, Le district de Boudry. — Matile. — M. Besson : Tombes mérovingiennes découvertes à Corcelles, dans MJV 1916. [L. M.J
CORCELLES-LE-JORAT (C. Vaud, D. Oron. V. DGS). Vge où l'on a trouvé des monnaies romaines des Ier et IIe siècles. Une famille de ce nom tint Corcelles de l'évêque de Lausanne du XIIe au XVe s. Il passa ensuite en diverses mains, aux Francoz de Lausanne, Métrai de Lutry, etc., et finalement aux Polier au milieu du XVIIIe s. — DHV. [M. R.l
CORCELLES-PRÈS-PAYERNE (C. Vaud, D.
Payerne. V. DGS). Vge et Com. qui dépendit dès 1148 du couvent de Payerne et resta uni à la commune de Payerne jusqu'en 1808. Il fut alors érigé en commune. Son église était dédiée à saint Nicolas. Incendie en 1542. Lieu d'origine du conseiller fédéral Ernest Chuard. Registre de baptêmes dès 1666, de mariages et de décès dès 1685. —DHV. [M. R.l
CORCELLES-SUR-CHAVORNAY (C. Vaud, D.
Orbe. V. DGS). Com. Corcelles est probablement la localité du nom de Corcela que Vodelgise donna en 888 à l'église de Lausanne. Il appartint aux sires de Joux ; au XIIe s., aux sires de Faucigny, à Pierre de Savoie, puis aux Thoire-et-Villars, etc. En 1564, François de Gléresse vendit la seigneurie de Corcelles à Jean Ferlin, châtelain de Jougne ; elle passa dès lors dans de nombreuses mains. Registres de baptêmes dès 1619, de mariages dès 1645, de décès dès 1728. — DHV. [M. R.l
CORCELETTES (C. Vaud, D. et Com. Grandson). Hameau où l'on a découvert deux importantes stations lacustres : l'une de la période néolithique et l'autre, plus importante, de l'âge du bronze. Cette dernière paraît avoir été habitée de 1200-1100 à 750 av. J.-C. On y a
trouvé entre autres de magnifiques épees de bronze, dites à antennes, de la poterie, des haches, bracelets, etc . — DHV. [V.-H. B.]
CORDAST (C.Fribourg, D. Lac. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes : Corbath, 1294 ; Gurdast 1363 ; Curdast, 1414. On a découvert, en 1894, dans la forêt du Raspenholz, une vingtaine de tumuli contenant des cadavres incinérés et des objets de l'époque de Hallstatt. Cette localité est mentionnée pour la première fois en 1294. Les dîmes, qui faisaient partie des fiefs de Tierstein, étaient, en 1363, entre les mains de Pierre de Pont ; en 1423, elles étaient partagées entre Jacques d'Englisberg, Jean Mossu et Jean Floret. Cordast fit partie des anciennes terres de Fribourg jusqu'à la Révolution, puis du district de Morat (1798-1803), de l'arrondissement ou district de Fribourg (1803-1830), du district allemand (1830-1848), et enfin du district du Lac (1848). Les catholiques de Cordast relèvent de la paroisse de Cormondes ; leur chapelle, dédiée à saint Guérin, fut probablement construite au XVIIIe s. La population réformée ressortit, jusqu'en 1874, de la paroisse de Morat ; en mars 1874, fut érigée la paroisse de Cordast, destinée à grouper tous les réformés disséminés dans la partie catholique du district du Lac ; l'église réformée fut inaugurée en 1875. — Voir Diesbach : Les tumuli de Cordast, dans Étr. frib. 1895, p. 47. — ASHF VI, 335, 336, 340, 350. — P. de Zurich : Les fiefs Tierstein, dans ASHF XII. — Dellion : Dictionnaire IV. — Bulletin des lois XLIII, 80-82. [Jeanne Niquille.]
CORDELIERS (PÈRES). Voir Franciscains.
CORDEY. Nom de famille des cantons de Fribourg et de Vaud.
A. Canton de Fribourg. Cordey, Cordeir, Corder, Cordery, famille mentionnée à Fribourg dès le XIVe s., probablement d'origine vaudoise. Armoiries : I. d'azur à trois cœurs appointés en pairie renversé, celui du chef couronné, le tout d'argent brochant sur trois flèches du même passées en sautoir, la troisième en pal ; II. une bande engrelée accompagnée en chef d'une étoile. — 1. Nicoletus, membre du Conseil des Deux-Cents 1415. — 2. Jean, conseiller 1391-1416, recteur de l'hôpital de Notre-Dame. — 3. Claude, banneret des Hôpitaux 1445-1448, puis du Bourg 1458-1459, du Conseil des Soixante 1453, conseiller 1449-1453. — 4. Jean, grand sautier 1483, banneret du Bourg 1483- 1485, conseiller 1485, bailli d'Éverdes 1487-1488, 1491- 1494, châtelain de Chenaux 1488-1491, bailli de Planfayon 1495-1496. — 5. Willi, banneret de la Neuveville 1485-1488, du Conseil des Soixante 1487-1497, châtelain de Chenaux 1491-1494. — Cette famille paraît avoir germanisé son nom dès le XVIe s. Une famille Cordey est bourgeoise de Romont — Voir Regeste d'Hauterive. — Rec. diplomatique IV, V, VII. — P. de Zurich : Catalogue des avoyers, bourgmaîtres, etc. dans AF 1918, 1919. — Arch. d'Etat Fribourg : Reg. des bourgeois et Procerum tabula. [G. Corpataux.]
B. Canton de Vaud. Nom de plusieurs familles connues à Gollion avant 1384, à Chapelle avant 1520, à Yverdon au XVe s., à Lutry en 1619, d'où elle essaima à Aubonne.
Famille d' Yverdon. Armoiries : d'azur à trois cœurs appointés en pairie renversés, celui du chef couronné, brochant sur deux flèches en sautoir et accompagnés d'une étoile en pointe, le tout d'argent. — François, châtelain d'Yverdon 1477.
Famille de Lutry- Au bonne. Armoiries : d'azur à une croix d'argent posée sur trois coupeaux de sinople, chargée d'un cœur de gueules, accostée de deux étoiles d'argent et de deux roses de gueules issant des coupeaux. — 1. Jean, 1789-1844, principal du collège d'Aubonne 1813, pasteur à Crassier 1823, à Aubonne 1829-1844. — 2. Henri, 1854-1922, pasteur de l'Église libre de Moudon 1882-1887, de l'Église Saint-Maur, puis de l'église Taitbout à Paris, secrétaire de la Commission synodale des Églises réformées de France, pasteur de l'église libre de Montreux 1910- 1922. Auteur de Edmond de Pressensé et son temps,
GORDIER
CORMANON
1916 ; collaborateur au Journal rel. de la Suisse rom.
— 3. Eugène, * 5 janvier 1866 à Aubonne, avocat 1892, professeur de droit à l'université de Lausanne 1906, recteur 1922-1924. A publié Les principales découvertes de la nouvelle école d'anthropologie criminelle.
— Voir PS 1922. — 4. Jean, fils du n° 2, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale à Paris, auteur de Les comtes de Savoie au XIVe siècle, 1908 ; L'acquisition du pays de Vaud par le comte Vert, 1907. [A. B.]
CORDIER, Maturin, pédagogue, * en 1479 en Normandie ou dans le Perche, f à Genève 8 septembre 1564. Il vint à Genève en 1537 après avoir enseigné dans plusieurs collèges de France, entre autres au collège de la Marche où il fut le maître de Calvin en 1523. Sous l'influence de Robert Estienne, il avait adhéré aux doctrines évangéliques ; cependant, jusqu'à son départ pour la Suisse, il s'abstint d'attaquer l'Église. A Genève, il accepta une place de sous-maître dans l'école qui venait d'être fondée. En 1538, Calvin et Farel furent exilés et Cordier dut aussi quitter Genève quelques mois après. Il trouva un refuge à Neuchâtel, où Farel était devenu pasteur, et y dirigea l'école pendant sept ans. En 1545, il devint principal du collège de Lausanne et y resta douze années, les plus florissantes de sa vie. Cordier prit sa retraite en 1557, mais deux ans après, la crise politicoreligieuse de 1559 le força à retourner à Genève, où il mourut, après avoir dirigé pendant deux ans la cinquième classe du collège fondé par Calvin. Principales publications : De Corrupti sermonis emendatione libellus, 1530 ; Exempta de latino declinatu partium orationis, 1540 ; Epistres chrestiennes en vers français ; Principia latine loquendi scribendique, 1556 ; Remonstrances et exhortations au Roy de France très chrestien et aux Estats de son royaume sur le fait de la religion, 1561 ; Le miroir de la jeunesse, 1559; Colloquiorum scholasticorum libri IIII, 1564. Ces colloques ont eu une immense diffusion comme ouvrage élémentaire pour apprendre le latin ; on en compte plus d'une centaine d'éditions en Suisse, en France, en Allemagne, en Angleterre et même en Amérique. — Voir France Protestante, 2e éd.
— A. Roget : Mathurin Cordier, dans Étr. genevoises 1877. — Jules Bonnet : Mathurin Cordier, dans les Nouveaux récits du seizième siècle. — E.-A. Berthault : Mathurin Cordier et l'enseignement chez les premiers calvinistes. — Emile Puech : Un professeur du XVIe s. Mathurin Cordier. — Une étude sur Cordier par J. Le Coultre est en préparation. fj. LeCoultre.]
CORDONA, CORDONNAZ (C. Valais, D. Sierre, Com. Miège. V. DGS). Vge où le chapitre de Sion eut dès le XIVe s. des biens avec droits de juridiction. Il y envoyait un vidomne et un métrai qui administrèrent Cordonnaz jusqu'à la Révolution. En 1683, Cordonnaz se rattacha à la commune de Mollens ; Miège, se considérant comme lésé, réclama et obtint une compensation en territoire. Dès lors Cordonnaz suivit les destinées de Mollens. Sa chapelle, dédiée à saint Gothard, fut reconstruite vers 1770 ; elle relève de la paroisse de Saint-Maurice de Laques. — Gremaud. — Arch. locales. [Ta.]
CORDON 1ER. Nom de famille valaisan, mentionné à Veyras, puis à Chermignon au XVe s. — Antoine, représentant de Sierre en 1431. — Gremaud. [Ta.]
CORECCO, Antonio, médecin, de Bodio, 1810- 1902. Ami de Franscini, il prit part au pronunciamento de 1855, et à la campagne du Sonderbund en qualité de major. Conseiller d'État mars-mai 1855, 1858-1865, 1871-1875 ; député au Grand Conseil, dont il fut président. Médecin de la IXe division 1874, syndic de Bodio.
— Dotta : / Ticinesi. [C. T.] CORGÉMONT (C. Berne, D. Courtelary. V. DGS).
Vge et Com. Armoiries : de gueules à un guidon d'argent attaché de même. Anciennes formes : Coriamont, 1178 ; Cortgemund, 1179 ; Corceimunt, 1288 = ferme de Gimmund. D'après la tradition, le premier ermitage de saint Imier dans la vallée de la Suze aurait été Corgémont. En 1555, une importante assemblée des habitants de l'Erguel eut lieu à Corgémont pour protester contre les empiétements de la ville de Bienne qui cherchait à augmenter son autorité dans le pays. Ce litige aboutit à l'octroi, par le prince-évêque de Bâle, des Fran-
chises du Pays d'Erguel. Depuis cette époque, Corgémont est le siège d'une mairie et d'une cour de justice inférieure. Sous le régime français (1798-1814), le village fut compris dans le canton de Courtelary. Lors des troubles de 1851, un arbre de liberté fut planté à Corgémont. L'église, jadis dédiée à saint Valier, fut agrandie probablement au XVIe s., et transformée en 1776 ; jusqu'à la Révolution, le collateur était le chapitre de Moutier-Grandval alternativement avec l'évêque de Bâle. Registres de baptêmes dès 1686, de mariages dès 1715 et de décès dès 1723. Population : 1813, 371 hab.; 1890, 1477. — Voir Trouillat : Monuments. — A. Daucourt : Dict. hist. — P. César : Notice hist. sur le pays d'Erguel. — Montandon : Notice sur la réformation de l'évêché de Bâle. — Blôsch : Gesch. Biels. — S. Brahier : L'organisation judiciaire du Jura bernois. — Ch. Simon : Les églises de Corgémont et de Sombeval. [H. Joliat.]
CORGÉMONT, de. Famille noble mentionnée du XIIe au XVe s., qui habitait, selon la tradition, un castel aujourd'hui détruit au lieu dit Chalmé, au Sud de Corgémont. Ses armoiries ont été adoptées par le village du même nom. Elle obtint en 1380 un fief à Corgémont, qui passa, à l'extinction de la famille, aux Hasenbourg ou d'Asuel. — ■ Voir Trouillat : Monuments. — Morel : Abrégé hist. de l'évêché de Bâle. [H. J.]
CORIPPO (C. Tessin, D. Locarno. V.DGS). Com. et paroisse. En 1411, Corippo est parmi les villages du Verzasca qui se donnent volontairement à Amédée VIII de Savoie. Au spirituel, Corippo fit partie de la paroisse de Vogorno jusqu'en 1782, époque où il fut constitué en paroisse autonome. Les registres paroissiaux commencent à la même époque. L'église fut bâtie au commencement du XVIe s. et agrandie en 1794. Population : 1801, 240 hab. ; 1920, 115. Registres de baptêmes et de décès dès 1746, de mariages dès 1782. — Voir Pometta : Corne il Ticino. — Buetti : Note storiche religiose. [C. T.] CORJOLENS (C. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Coriolens, XIIe s. ; Coriolains, 1224 ; = ferme de Jodilo. Le village est mentionné dans le Liber donationum d'Hauterive (XIIe- XIIIe s.) ; il fit partie des anciennes terres de Fribourg jusqu'en 1798, puis du district de Fribourg 1798-1848, et enfin de celui de la Sarine. Au spirituel, il relève de la paroisse d'Onnens, paroisse qui fut unie a celle de Lentigny au XVe et au XVIe s. — Jaccard : Toponymie, dans MDR VII. — Dellion : Dictionnaire IX. — Gremaud : Le livre des anciennes donations de Hauterive, dans ASHF VI. [Jeanne Niquille.]
CORMAGENS (C. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes: Cormargin, 1294; Cormargens, 1354. Le village appartint aux anciennes terres de Fribourg, puis à l'arrondissement de Fribourg 1798, et enfin au district de la Sarine 1848. En 1866, la commune fut réunie à celle de la Corbaz. Au spirituel, Cormagens a toujours fait partie de la paroisse de Belfaux. La chapelle de Saint-Théodule, appelée vulgairement chapelle rouge, qui se trouvait autrefois au bord de la route de Morat, a été transportée dans le village en 1844. — Dellion : Dict. II. — Arch. d'État Fribourg. [Jeanne Niquille.]
CORMANON (C. Fribourg, D. Sarine, Com. Villarssur-Glâne. V. DGS). Hameau qui aurait appartenu aux sires de Glane, puis, au XIIIe s., aux seigneurs de Villars. Les habitants de Villars et de Cormanon jouissaient au moyen âge de privilèges très étendus sur certaines propriétés de l'abbaye d'Hauterive. L'usage de ces droits créa de fréquents désaccords entre les intéressés qui durent recourir maintes fois à l'arbitrage jusqu'au début du XVe s. Cormanon fut le théâtre d'un épisode de la guerre de Fribourg contre Berne et la Savoie en 1448. Ce fut également du bois de Cormanon qu'une grande partie des troupes vaudoises débouchèrent le 13 novembre 1847 pour attaquer les positions fribourgeoises des Daillettes et de Bertigny. — Voir Dellion : Dict.'^Xll. — ■ Regeste d'Hauterive. — Reymond : Les
GORMÉROD
CORNAZ
sires de Glane, dans ASHF XII. — T. de Raemy : Notice sur Villars-sur- Glane (Mns.). — Buchi : Freiburgs Bruch mil Oesterreich dans Collect. Frib. VII. — Ducrest : Le combat du Fort de Saint- Jacques, dans AF 1921, 1922. [G. Corpataux.]
CORMÉROD (C. Fribourg, D. Lac. V.DGS). Com. et Vge. Anciennes formes: Cormoral, XIIe s. et 1228; Cormoraul, 1250-1251 ; Cormeraud, 1480 ; Courmoraulx, 1493 ; = court, ferme de Moralat, Morolt ou tout autre nom germain de la racine maur, môr, empruntée au latin maurus, noir. Cormérod était habité à l'époque romaine : on y a découvert, en 1830, un pavé de mosaïque représentant le labyrinthe de Crète, qui fut acquis, en 1833, par l'État de Fribourg. En 1228, le comte Rodolphe de Neuchâtel inféoda la dîme de Cormérod à quatre bourgeois de Fribourg : Willermus de Curlinin, Uldricus de Lucens, Hugo de Paterniaco et Petrus de Bollo. Anselme d'Illens donna, en 1274, à l'hôpital des bourgeois de Fribourg, toutes ses propriétés de Cormérod. Lé 13 juillet 1388, l'armée bernoise, après avoir ravagé les possessions fribourgeoises et coupé les moissons entre Morat et Fribourg, bivouaqua entre Cormérod et Misery. Cormérod fit partie des anciennes terres de Fribourg jusqu'en 1798, fut incorporé au district d'Avenches 1798-1803, au district de Fribourg 1803- 1848, puis au district du Lac 1848. Au spirituel, Cormérod a toujours relevé de la paroisse de Courtion. Sa chapelle, dédiée à saint Antoine, abbé, fut construite en exécution d'un legs fait, en 1623, par Antoine Berset de Cormérod. — Voir Jaccard : Toponymie. — Mosaïque de Cormérod, dans Chamois 1870. — Anonymus Friburgensis, éd. Roulin, dans ASG XVII, p. 205. — Dellion : Dictionnaire IV. — Archives d'État de Fribourg: Anciennes terres. — Archives de l'hôpital de Fribourg. [Jeanne Niquille.]
CORMINBŒUF (C. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Com. et Vge mentionné dès 1173. Aux XIIe et XIIIe s. Gormenbu et Corminbo ; aux XVe et XVIe s. St. Gorg, du nom du patron de sa chapelle (Stumpf : Chronik, carte Wiflispurgergauw). La chapelle est citée en 1354 et renferme une statue gothique de la Vierge. [R. S.]
CORMINBŒUF, Claude-Joseph, 1807-1878, directeur du séminaire de Fribourg 1840-1842, 1846-1856, 1857 à sa mort ; curé de Billens 1842-1846. Pendant l'exil de l'évêque Marilley, il fut chargé, en 1853, de l'expédition des affaires diocésaines dans le canton de Fribourg. Membre de la cour épiscopale 1856. — Voir Étr. frib. 1879. — KKZ 1878. — Le Chroniqueur 1878, n° 119. [G. Corpataux.]
CORMONDES. Voir Gurmels.
CORMONDRÈCHE. Voir Corcelles-Cormondrè- CHE.
CORMORET (C.Berne, D. Courtelary. V.DGS). Com. et Vge. Cormoré, en 1178 = ferme de Mor ou Moro, nom propre germain. Au XIIe s., le chapitre de Saint- Imier y possédait des terres, et les comtes de Neuchâtel en détenaient la seigneurie, dernier vestige de leur ancienne souveraineté sur le vallon de Saint-Imier. Rodolphe IV de Neuchâtel inféoda à Jean Compagnet de Courtelary, le village et les hommes de Cormoret, réservant les droits du suzerain, l'évêque de Bâle. Durant la guerre de Trente ans, en 1639, la localité fut mise à feu et à sac par les troupes du duc de Saxe- Weimar. Cormoret fait partie de la paroisse de Courtelary. Habitants : 1813, 230 ; 1890, 674. — Voir Trouillat. — Daucourt : Dict. hist. [H. J.]
CORNABÉ. Famille de réfugiés français fixée à Vevey dès 1701. Armoiries : d'azur au chevron d'or accompagné de trois têtes de bouc d'argent. — 1. François, 1706-1763, officier au service de Sardaigne, puis du' duc de Modène et enfin de la Hollande. Généralmajor 1747. — 2. Alexandre, fils du n° 1, f 1813, gouverneur hollandais des îles de Ternate et d'Ambousse aux Indes. Il eut un fils qui lui succéda dans ces fonctions. — Un petit neveu du n° 1 fut également colonel en Hollande, puis lieutenant général en 1814. — de Montet : Dictionnaire. [M. R.]
CORNARI (C. Tessin, D. Locarno, Com. Tegna. V. DGS). Hameau où les insurgés du Val Maggia furent
battus le 1er juillet 1841 par les carabinieri, après un
court combat.
CORNAUX
[C. T.] (C. et D. Neuchâtel. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Curnaul, Curnal. Armoiries : d'azur au soleil d'or accompagné en chef de deux trèfles d'argent. En 1892 on a découvert des tombes préhistoriques entre Cornaux et Cressier, et au même endroit, en 1908, un bracelet de l'époque de la Tène. Cornaux fit partie jusqu'en 1848 de la châtellenie de Thielle.
Lorsque celle-ci fut réunie, de 1806 à 1814, à la châtellenie du Landeron, Cornaux devint le siège de cette nouvelle juridiction. L'église, dédiée à saint Pierre, a été construite en 1340, puis remaniée à diverses époques. Elle contient une chapelle portant le millésime de 1500 qui appartenait à un rameau de la famille Clottu, les Clottu de la Chapelle. Ces derniers ont renoncé à leurs droits en 1895. Cornaux était une paroisse en 1228. Cornaux a donné son nom à une famille de ministériaux, mentionnés aux XIIIe s. Population : 1784, 306 hab. ; 1860, 433; 1920, 467. Registres de baptêmes dès 1562, de mariages dès 1564, de décès dès 1658. — Voir Quartier-la-Tente : Le C. de Neuchâtel, lre série, III. — MN 1908. [L. M.]
CORNAZ, Famille vaudoise, venant probablement du hameau de Cornaz dans la commune de Cheyres. Une branche se fixa à Moudon au XVe s., une autre à Faoug à la même époque. Celle-ci acquit successivement les bourgeoisies de Moudon (1760), de Neuchâtel (1793), et de Cudrefin (1795). Armoiries : d'azur à une licorne effrayée d'argent, deux pieds liés d'une chaîne d'or. — 1. Jaques, notaire, gouverneur et banneret de Moudon, soutint de 1519 à 1529, en cour de Rome, un procès contre la ville de Moudon qui fut mise à l'interdit. — 2. Georges, fils du n° 1, conseiller et banneret de Moudon 1536 ; traita avec les Bernois de la reddition de cette ville. — 3. Auguste, 1804-1860, agronome ; l'un des fondateurs de la Société d'agriculture de la Suisse romande. — 4. Edouard, 1825-1904, médecin en chef de l'Hôpital Pourtalès à Neuchâtel 1855-1892, secrétaire de la Commission de santé du canton de Neuchâtel 1870- 1904. Fondateur et corédacteur de l'Écho médical ; auteur de plusieurs études historiques sur les Familles médicales neuchâteloises, parues dans le Musée neuchâtelois. — 5. Auguste, 1834-1896. Maître au collège de Moudon, traducteur au Conseil national 1855, rédacteur de la Suisse, à Berne 1857, du National Suisse, à La Chaux - de - Fonds 1 860- 1864 ; avocat à La Chauxde-Fonds 1864-1872, député au Grand Conseil, conseiller d'État 1872- 1893, député au Conseil des États 1876-1893 (président 1882). Juge fédéral de 1893 à sa mort. Au Conseil d'État neuchâtelois il dirigea le Département de Justice et mit sur pied entre autres, le Code de procédure pénale et le Code pénal. — Voir PS 1896. — Messager boiteux
de Neuchâtel 1897. — Quotidiens neuchâtelois de fin mai 1896. — 6. Charles Cornaz- Vulliet, frère du n° 5, 1841-1900, auteur d'une biographie de Louis Ruchonnet (1896), de La Suisse romande en zigzag ; Les tirs en Suisse ; Notre littérature nationale romande. — 7. Louise, 1850-1914, publia sous le pseudonyme de Joseph Autier, une étude sur Mme Récamier, des romans et nouvelles : Femme sans cœur, La voie droite, Stella Maris, Tout simplement. — PS 1914. — 8. Maurice, * 1854, ingénieur du Lausanne Ouchy, directeur
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Auguste Cornaz.
D'après une photographie