CORNE
CORNUAUD
Louise Cornaz.
D'après une photographie.
technique de la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman. — 9. Ferdinand, * 19 septembre
1863, syndic et député de Payerne, conseiller national dès 1921. — 10. Théodore, * 1856, négociant à Lausanne, héraldiste.
— 11. Henri, * 1869, constructeur de chemins de fer en France et aux États-Unis, fondateur de la verrerie de Saint-Prex ; syndic de Saint-Prex, député au Grand Conseil.
— 12. Otto, * 1874, médecin à Lausanne ; auteur du Bréviaire des nerveux ; du Traitement de la tuberculose par le massage abdominal. Rédacteur de la Feuille d'hygiène romande.
— 13. Ernest, * 1870, professeur à Lausanne, auteur d'études historiques sur le Vully, sur
Guillaume de Villarzel, Othon de Grandson, etc., parues dans le DHV et la RHV. — Voir Ferd. Cornaz : Notice sur la famille Cornaz. — De Montet : Dictionnaire. — Livre d'or vaudois. [A. B. et M. R.]
CORNE. Famille bourgeoise de Genève en 1485, où elle a joué un grand rôle par ses richesses et son crédit. Armes : de gueules à la licorne effrayée d'or. — 1. Amblard, * vers 1515, conseiller 1537, syndic 1542, premier syndic 1572 ; à la suite de démêlés politiques, il quitta Genève et se retira à Fribourg. — 2. Daniel, 1607-1670, du Conseil des Deux-Cents 1648, capitaine de la garnison. En 1652, il fut envoyé avec deux autres officiers à la tête de 300 h. pour secourir les Bernois dans la guerre des paysans. Cette famille s'éteignit à Genève à la fin du XVII" s. — Voir Galifîe : Not. gén. II. — Armoriai genevois. [H. Da]
CORNILLAT. Famille vaudoise citée à Vevey en 1338, qualifiée noble à la fin du même siècle. Une branche se fixa au XVe s. à Lausanne, où elle avait la collation d'une chapelle dans l'église Saint-François. D'autres branches possédèrent les seigneuries de Villars près Romont, de Dompierre sur Lucens, et enfin de Dullit en 1695. La famille s'éteignit dans les mâles avec Jean- Emmanuel, f 1789, major en Hollande, puis lieutenant baillival de Nyon. Armoiries : d'argent à trois corneilles de sable, ou d'argent à trois chevrons de gueules, au chef d'or à une corneille de sable. — Martignier : Vevey et ses environs. [M. R.]
CORNOL (ail. Gundelsdorf) (C. Berne, D. Porrentruy. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes : Coronotum 1136 ; Corronotho ou Coronolt 1139 ; Coronot 1147 ; Gundelstorf ou Gundelzdorf 1236.
D'après Jaccard, ce nom signifie ferme de Gundold. Armoiries : d'argent à trois têtes de maure de sable tortillées de gueules et posées 2 et 1. C'est sur le territoire de cette commune que se trouve le célèbre camp de Jules César, aux vestiges encore fort visibles, mais faussement dénommé car il n'est pas prouvé que celui-ci en foula jamais le sol. La fameuse bataille de l'an 58, entre Arioviste et Jules-César, aurait eu lieu au Nord de ce camp. Différentes fouilles ont mis à jour de nombreux objets d'origine romaine, conservés pour la plupart au musée de l'école cantonale de Porrentruy. L'abbaye de Lucelle y possédait une colonge avec dîmes et autres droits. Vendu avec le reste de l'Ajoie au comte Etienne de Montbéliard en 1386, Cornol fut racheté en 1461 par l'évêque Jean de Venningen. Il souffrit beaucoup des ravages commis par les Suédois pendant la guerre de Trente ans. Le village prit une part active aux troubles de 1730-1740. Cornol faisait partie de la mairie d'Aile. Une église, dédiée à saint Vincent, est mentionnée en
1139 déjà. Quelques années plus tard, elle fut probablement cédée au prieuré de Lanthenans, dont le prieur eut la collation jusqu'à la Révolution française. L'édifice actuel fut achevé en 1788. Sur les ruines de l'ancienne église paroissiale, dédiée à saint Julien et détruite en même temps que le village de Courtemblin, s'élève la chapelle dite, improprement, de Saint-Gelin ou de Saint-Gilles, lieu de pèlerinage. Cornol avait autrefois des carrières de gypse et une fabrique de poterie. Des fouilles pour y trouver de la houille n'ont pas donné de résultats. Population : 1764, 613 hab. ; 1818, 674 ; 1920, 942. Registres de baptêmes dès 1640, de mariages dès 1685, de décès dès 1686. Une famille noble DE Cornol s'éteignit au XIVe s. sans avoir joué de rôle. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices I. — Quiquerez : Le Mont-Terrible. — Daucourt : Dict. [G. A.]
CORNU. Nom de famille des cantons de Fribourg, Neuchâtel, Valais et Vaud.
A. Canton de Fribourg. — Jacques-Marie, d'Arrufens (près Romont), 1764-1832. Musicien distingué, il s'attacha surtout à ressusciter en France les écoles, d'enfants de chœur détruites par la Révolution et restaura la maîtrise de Notre-Dame de Paris. — Étr. frib. 1896, p. 42. — ASHF VI, 340. [Jennne Niquillb.]
B. Canton de Neuchâtel. Nom de plusieurs familles, l'une d'elles bourgeoise de Neuchâtel au XVIe s., les autres originaires de Corcelles, Gorgier, Les Ponts-de- Martel et Boudevilliers. Cette dernière a donné deux maires de Boudevilliers : Claude, 1505-1523, et Philibert, 1536. [L. M.]
C. Canton du Valais. Cornu, Cornut. Famille originaire de Samoëns (Savoie), établie dans la vallée du Bhône au XVe s. ; elle acquit la bourgeoisie de Vouvry en 1603 et donna plusieurs magistrats à cette localité, à Bex, à Aigle et à Vionnaz. — [Ta.] — 1. Jean Cornuti, châtelain de Monthey 1520-1522. — 2. Gaspard, prieur deMartigny 1658-1660, et — 3. Nicolas, curé de Vollèges, prieur de Martigny 1663-1667, furent chanoines au St-Bernard. — 4. Alexandre, député à la Diète, grand châtelain du dixain de Monthey, f 1825. [J.-B. B.]
D. Canton de Vaud. Familles bourgeoises de Mutrux dès 1381, de Chamblon dès 1480, de Villars- Mendraz dès 1570. — 1. Auguste, 1852-1913, directeur du Ve Arrondissement des Douanes 1892-1913. — 2. Félix, 1841- 1920, chimiste à Bâle, philanthrope, bourgeois d'honneur de la commune de Corseaux dès 1906, a fait des legs importants à des œuvres d'utilité publique. — Feuille d'Avis de Vevey, 16 avril 1920. — 3. Jules, philologue, professeur aux universités de Bâle, de Prague, de Graz, f 27 novembre 1919 à Leoben (Styrie) ; connu par ses travaux sur les idiomes et les patois. — Gazette de Lausanne, 7 décembre 1919. [A. B.]
CORNUAUD, Isaac, 1743-1820, d'une famille du Poitou réfugiée à Genève en 1697 ; bourgeois 1784.
Monteur de boîtes, puis maître d'arithmétique et teneur de livres, il fut mêlé aux troubles de 1770, et se voua entièrement à la politique en 1780. Il détacha des Représentants une partie des Natifs pour former un parti, entra en relations avec le résident de France, puis s'allia aux constitutionnaires. Directeur des Messageries de France 1782-1787, il cessa son activité politique, qu'il reprit pendant la période révolutionnaire. Président du Cercle de la Grille, suppléant à la commission révolutionnaire, membre de la commission nationale. Nommé secrétaire
général de la préfecture du Léman en mai 1800, il rentre dans la vie privée en octobre 1801. — Voir Mémoires d'Isaac Cornuaud, publ. par MUe Cherbu-
Isaac Cornuaud.
D'après un portrait sur émail
(auteur et date inconnus).
SHÏ