G0RS1ER
CORVANTI1
31. — Archives d'État de Fribourg : Fonds de Montagny et de Payerne. [Jeanne Niqoillb.J
CORSIER (G. Genève, Rive gauche. V. DGS). Vge et Com. cédés par la Sardaigne à Genève en 1816. Nombreux vestiges romains dans le village même. Corsier fut constitué en seigneurie, mais on n'y voit plus trace de maison forte. Le château actuellement converti en brasserie date du XVIIIe s. Avant 1858, la commune de Corsier comprenait Anières sur son territoire. Population actuelle : 312 habitants. Registres de paroisse dès 1750. [C. R.]
CORSIER ou CORSY (G. Vaud, D. Lavaux, Gom. Lutry. V. DGS). Vge. Corciaco en 908 où un jugement de Dieu fut rendu en faveur de l'église de Lausanne, en présence du roi de Bourgogne Rodolphe III. Il est peutêtre le domaine du nom de Corsie donné en 1079 par l'empereur Henri IV à l'évêque de Lausanne. Ce dernier était en tout cas le suzerain de ce village que tinrent de lui en fief le sire de Faucigny, puis celui de Thoire et Villard. Corsier passa dès lors en de nombreuses mains, et finalement fut acquis en 1620 par Pierre de Crousaz, dans la famille de qui il resta jusqu'à la Révolution. —
DHV.
CORSIER
Sceau de la paroisse de Corsier vers 1600.
[M. R.] (C. Vaud, D. Vevey. V. DGS). Com. et Vge. Corsier est peut-être, à moins qu'il ne s'agisse de Corsier sur Lutry, un des domaines du duc de Rheinfelden, Corsie, que l'empereur Henri IV donna en 1079 à l'évêque de Lausanne Bourcard. L'évêque Lambert de Grandson céda cette terre, avec la moitié de la ville de Vevey, à son neveu Gaucher de Blonay. Dès le XIVe s., des partages et des ventes firent passer plusieurs parties de la seigneurie de Corsier en différentes mains. Il y eut ainsi des fiefs des Compey, des Châtel-Saint-Denis, des Praroman, etc. Finalement, les Bernois réunirent au château d'Oron la plus grande partie des droits seigneuriaux. L'église, dédiée à saint Maurice, date du XVe siècle ; elle a été restaurée en 1899. Registres de baptêmes et de mariages dès 1581, de décès dès 1728. — DHV. [M. R.]
CORSINGE (AFFAIRE DE). Conflit de juridiction entre Genève et la Savoie à l'occasion d'un viatique porté par les curés de Choulex et de Meinier dans une maison de Corsinge dépendant de Genève, en avril 1666. Cette affaire et, presque simultanément l'exécution de François de la Grave coupable de meurtre sur terre soumise à la juridiction genevoise, surexcitèrent beaucoup les esprits. Ou crut un instant à une guerre et des préparatifs furent faits de part et d'autre. En 1668, Genève était disposée à abandonner sa souveraineté sur la maison de Corsinge où avait été porté le viatique en 1666, mais, pour des prétextes concernant la «forme » de la cession, l'acceptation n'en fut pas ratifiée par le duc de Savoie. — ■ Voir Arch. de Genève : P. H. — Gautier : Hist. de Genève. [C.R.]
CORTAILLOD (C. Neuchâtel, D. Boudry. W.DGS). Vge et Com. Armoiries : de sinople à la croix alaisée et pattée d'argent, un croissant tourné d'or brochant sur le tout. Sur la rive de Cortaillod existent d'importantes stations lacustres des âges de la pierre, du bronze.
On a découvert aux environs de la localité un cimetière burgonde. Cortaillod dépendit jusqu'au XVIe s. du seigneur de Gorgier, du prieur de Bevaix et du comte de Neuchâtel comme possesseur de Boudry. L'acquisition de la seigneurie de Colombier par ce dernier, en 1564, lui valut la possession entière de Cortaillod. La mairie, juridiction civile, fut supprimée en 1832 et réunie à Boudry. Dans la nuit du 17 au 18 décembre 1831, Cortaillod fut investi par les troupes gouvernementales
qui marchaient sur Bevaix, à la rencontre de Bourquin. Quelques habitants furent tués. Une chapelle fut érigée en 1503, agrandie en 1526 et restaurée en 1722 et 1900. La paroisse date de 1524, détachée de celle de Pontareuse. L'industrie des toiles peintes fut introduite à Cortaillod en 1726 ; dans la deuxième moitié du XVIIIe s., elle jouit d'une très grande prospérité, sous l'impulsion de Jacques-Louis de Pourtalès, et prit fin en 1854; une fabrique de câbles a été installée dans les mêmes bâtiments en 1879. Population : 1784, 902 hab. ; 1860, 1115; 1920, 1238. Registres de baptêmes dès 1637, de mariages dès 1659, de décès dès 1751. — V. Quartier-la- Tente : Le C. de Neuchâtel, IIe série. — A. Petitpierre : Un demi-siècle de l'hist. écon. de Neuch. — Alice Dreyer : Les toiles peintes en pays neuchâtelois . [h. M.]
CORTAYS, Robert, sculpteur d'images à Lausanne en 1453. — Pierre, peut-être son fils, peintre à Lausanne en 1502. [M. R.]
CORTE, CURTE, CORTI, Nicolo, sculpteur et architecte, * vers 1500 à Corte de Pregassona près de Lugano, | vers 1550. Vers 1530, il travailla à la façade de la cathédrale de Saint-Laurent de Lugano. Il se rendit ensuite à Savone où il laissa de nombreux travaux, passa à Gênes, et en 1537 en Espagne. A Grenade, il décora le palais de Charles-Quint sur l'Alhambra. — Voir SKL. — ALBK. — Vegezzi : Esposizione storica. — Battista, parent du précédent, défenseur du château de Musso en 1531 contre Francesco II Sforza et les Suisses, maître de la monnaie du condottiere G. Giacomo de Medici 1532. — SKL. — BStor. 1895. [C. T.]
CORTÉBERT (C. Berne, D. Courtelary. V. DGS). Vge. En 1178, Cortaibert ,= ferme A'Aibert, contraction A'Agibert, nom propre germanique. Au XIIe s., le chapitre de Moutier-Grandval possédait la dîme de Cortébert. En 1330, Richard de Villeret tenait en fief le tiers de son territoire. Cortébert fut toujours compris dans la paroisse de Corgémont, mais possède un petit temple, construit en 1901. Population : 1813, 226 hab. ; 1890, 823. — Voir Trouillat. — Daucourt : Dict. hist. — P. César : Notice hist. sur le Pays d'Erguel. [H. Joliat.J
CORTHÉSY. Famille vaudoise, bourgeoise de Prévonloup 1350, de Dompierre 1571. — Eugène, * 21 mai 1860, à Dompierre, instituteur 1880, professeur à Villeneuve 1894, à Moudon 1898-1908. Historien, auteur de L'Ame vaudoise ; Les Ormonts sous le régime féodal ; Études historiques sur Moudon, etc. [A. B.]
CORTI, Faustino, missionnaire jésuite, de Curio, * 5 novembre 1856. Il partit en 1884 pour les Indes, enseigna au collège de Saint-Louis à Mangalore, avec une courte interruption, jusqu'en 1905. Prêtre 1892, il entreprit en 1905 la mission du Narol où le nombre des catholiques passa de 120 à 5200 ; construisit une église et différentes chapelles. En 1918, le gouvernement anglais lui conféra la décoration Kaiser-y-King, avec la mention : Pour la libération et la protection des parias. [C. T.]
CORTI NI (Cortin). Famille de Bondo (Grisons) qui joua au XVIe s. surtout un certain rôle dans la vallée et le pays et paraît avoir été anoblie. — 1. Johann a Curtino apparaît en 1551 dans un arbitrage entre Stampa et les autres juridictions d'Obporta. — 2. Andréa Cortini de Gaudentiis, notaire public du val Bregaglia 1596. — Voir Mohr : Dokumentensammlung XVIe et XVIIe siècles. [L. J.]
CORVAIMTII. Selon Strabon, les Coruantes et les Rukantes étaient les plus audacieuses des tribus rhétiques. Par le moyen d'hypothèses et de combinaisons, les chroniqueurs en ont fait des voisins des Lépontiens. Selon Guler et Leu, les Coruantes habitaient entre le Rhin et la Plessur d'une part, le Septimer, le Julier, l'Albula et la Scaletta d'autre part. Ils auraient laissé les forts de Berneck, Strassberg, Greifenstein, etc., et le nom de Churwalden. Mais les formes présentées par Leu : Vallis Corvantiana et Monasterium Corvantiense n'ont pas de fondement étymologique et sont récusées par les documents. L'inscription trouvée à La Turbie près de Nice, de 72 avant J.-C, mentionne 13 tribus rhétiques dans les peuples alpestres vaincus par Auguste, et parmi elles les Consuanetes, identiques peut-être aux Coruantes de Strabon. — Voir LL V, p. 312, 313, 436. — J. Guler :