CORVI
COSSONAY
Beschreibung fier dreyen loblichen Grawen Bûndten, p. <>.
— P.-C. Planta : Das aile Ràtien, p. 44. [L. J.] CORVI, Domenico, né à Viterbe 1761, f à Rome
1803, peintre de Pie VII, directeur de l'académie de Saint-Luc. Par l'entremise de Pisoni, le constructeur de l'église de Saint-Ours, il entra en relations avec Soleure et peignit pour cette église quatre tableaux d'autel. De petits tableaux et des portraits par Corvi existent à Soleure au Musée et chez des particuliers. — SKL. [j. K.]
OORYAT, Thomas, 1577-1617, originaire d'Odcombe dans le Somersetshire (Angleterre), f aux Indes, visita la Suisse en août 1608. Il publia ses impressions dans des ouvrages pleins d'humour et d'une grande valeur au point de vue de l'histoire et des mœurs de l'époque : Crudities : Hastily gobbled up in five moneths travels in France, Savoy, Italy, Hhetia, commonly called the Grisons country, Helvetia alias Switzerland, etc., 1611, 1776 et 1905. — Voir Paul Fink : Reiseerrinnerungen an die Schweiz von zwei Zeitgenossen Shakespeares dans WL VII. [G Sch.]
CORZONESO (G. Tessin, D. Blenio. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Cruzonixi 1211 ; Curzonexo 1272 ; Corsonixio 1349 ; Curzoneso 1567. Corzoneso apparaît comme vicinanza vers 1200 déjà ; il appartenait à la fagia de subtus ou de Malvaglia. L'église paroissiale de San Nazaro est déjà mentionnée en 1211, celle de San Remigio en 1249. En 1282 on cite une église de Sancti Martini hiemalis hospitale qui était celle d'un hospice d'un couvent de frères humiliés. L'église paroissiale actuelle date de 1587 ; la sacristie, très ancienne, a des peintures du XIVe s. Le hameau de Lorenzano possède les restes d'une ancienne tour. Population : 1349, environ 60 ménages ; 1567, 63 ménages ; 1870, 467 hab. ; 1920, 332. Registres de baptêmes et de mariages dès 1656, de décès dès 1658. — Voir BStor. 1906.
— Meyer : Blenio u. Leventina. — Magistretti : Liber notitiae sanctorum. — D'Alessandri : Atti di S. Carlo.
— Simona : Note di arte antica. [C. Trezzini.] COSANDEY. Nom de famille très répandu dans le
canton de Fribourg. — Christophore, * à Scheur (Com. Saint-Sylvestre) le 18 décembre 1818. Avec son
ami Nicolas Mauron, plus tard supérieur général des Rédemptoristes, il étudia au Collège des Jésuites de Fribourg de 1832 à 1835. De 1835 à 1843 il fut élève du Collège germanique à Rome et y obtint les grades de Dr phil. et théol. De retour en février 1843, il fut vicaire à Guin, puis coadjuteur et prédicateur allemand à Saint-Nicolas et chanoine de la Collégiale de Fribourg.
Le chapitre le délégua en 1847 auprès du nonce Mgr.
d'Andréa pour la revision des constitutions capitulaires. Directeur du séminaire diocésain dès 1858, il enseigna la théologie morale. Curé de Fribourg en 1865, il refusa
Mgr. Christophore Cosandey.
D'après une photographie.
le canonicatpour rester au séminaire. Nommé par Pie IX Gonsulteur du Grand Concile du Vatican, il s'occupa à Rome durant tout le Concile (8 décembre 1869-juillet 1870) des questions de discipline. Le succès de sa mission le fit nommer vicaire général honoraire. Pie IX lui conféra le 22 novembre 1872 le titre de camérier secret surnuméraire, renouvelé en 1878 par Léon XIII. Désigné comme successeur de Mgr Marilley, évêque de Lausanne, démissionnaire, Cosandey fut sacré évêque à Rome le 15 février 1880, f 1 octobre 1883. Armoiries de sa famille : coupé d'azur à l'aigle naissante d'or, et d'argent à une plante de sinople mouvant d'un mont à 3 coupeaux du même. — Voir abbé Jos. Genoud : Vie de Mgr Cosandey. — Revue de la Suisse catholique 14, p. 2 et 854. — Étr. frib. 1883. — Monatrosen XXVII. — Brasey : Le chapitre de Saint- Nicolas . — AHS 1910. —
Allé und Ne.ue Welt 1883, p. 169. — Schweiz. Kirchenzeitung 1882, p. 312, 322. [G. Corpataux.]
COSANDIER. Voir Cousandieb.
COSSONAY (C. Vaud, D. Cossonay. V.DGS). Ville et Com. Armoiries : parti d'azur et d'argent. Au cours de fouilles récentes, on a trouvé à Cossonay quelques restes d'une villa galloromaine, mais le nom de la localité n'apparaît qu'en 1096, dans l'acte par lequel Ulrich de Cochoniaco donne l'église de ce lieu au couvent de Romainmôtier. La première mention, sinon d'un bourg, du moins de bourgeois de Cossonay remonte à 1277. En 1323, une convention entre Louis et Aymon de Cossonay et les bourgeois et les jurés de la ville fixa les obligations des bourgeois en ce qui concerne les fours et les aides. En 1392, la ville a son prieur, recteur et gouverneur, élu par les nobles et les bourgeois. Peu d'années après, le bourg fut complètement détruit par un incendie. En 1398, Jeanne de Cossonay aida à reconstruire la ville et confirma les franchises. Après l'extinction de la famille de Cossonay (1406), la châtellenie revint en 1421 à la maison de Savoie qui l'administra jusqu'en 1536. Lors des guerres de Bourgogne, 253 h. firent dans la châtellenie ; une partie >!. d'entre
Sceau de la ville de Cossonay au XVII» s.
levés eux
Le temple de Cossonay en 1896. D'après un dessin de E.-D. Turrian.
périrent lors du massacre de la garnison des Clées par les Confédérés. En 1536, la ville se soumit volontairement aux Bernois. Cossonay est devenu chef-lieu de district en 1803.
La baronnie de Cossonay était primitivement très étendue. Mais au XV* s. la grande seigneurie de Vullierens en fut détachée, puis celles de Mex et de Sauveillam. Les Bernois ne laissèrent à la baronnie qu'une douzaine de villages, et la châtellenie ne comprit finalement que Cossonay et le village de Penthaz. Le château se trouvait sur une « motte » près de l'église et
COSSONAY (SIRES DE)
COTENCHER
du prieuré. Les comtes de Savoie ne l'entretinrent pas ; en 1512, il était inhabité, et l'on en voyait encore quelques vestiges au début du XIXe s. Mais, dès 1612, ce fut l'ancien prieuré, complètement rebâti, que l'on appela le château. Cossonay avait en outre deux hôpitaux : celui de Notre-Dame, fondé par le seigneur du lieu et donné par lui, en 1311, au prieuré, et celui de Saint- Antoine, fondé par la ville en 1385. L'école est mentionnée en 1418. Il y avait en outre une maladière et en 1492 un cimetière des Juifs.
L'église de Cossonay, dédiée aux saints Pierre et Paul, est mentionnée en 1096, mais les fouilles de ces dernières années ont établi l'existence d'une église primitive remontant peut-être au Xe s. Elle a été transformée au XIIe s. par le couvent de Romainmôtier qui en fit le centre d'un prieuré. Agrandie vers 1250-1260, reconstruite après l'incendie de 1398, elle a subi de nouvelles transformations en 1856 et une dernière restauration qui s'est achevée en 1923. En 1223, l'église de Cossonay était aux mains du prieuré de Lutry. Un prieur apparaît en 1286 et dès lors l'établissement religieux de Cossonay dépend du couvent de Lutry. En 1387, Louis de Cossonay le dota pour suffire à l'entretien de six moines soumis à la règle de saint Benoît. En 1536, les Bernois confisquèrent les biens du prieuré de Cossonay. Registres de baptêmes et de mariages dès 1636, de décès dès
En 1686, de nombreux réfugiés français s'établirent à Cossonay et cherchèrent à y introduire la culture des vers à soie. Cossonay est la patrie du conseiller d'État Adrien Thélin et de l'historien Louis de Charrière.
— Voir L. de Charrière : Chronique de la ville de Cossonay. — Ch. Gilliard : Les origines de Cossonay. — DHV. [M. R.l
COSSONAY (SIRES DE). Famille de dynastes vaudois, ne relevant à l'origine que de l'empire. J4rm.es : d'or à l'aigle de sable ; cependant un vieil armoriai indique de gueules et non pas de sable. La famille remonte à : — 1. Ulrich, qui en 1096 déclare tenir son bien de son bisaïeul, que l'on croit avoir été un comte des Equestres, ce qui expliquerait pourquoi cette famille possédait la baronnie de Prangins, en même temps que celle de Cossonay. — 2. Humbert, fils du n° 1, 1096-1147, seigneur de Cossonay, construisit le château de Prangins, reçut de l'archevêque de Besançon le fief de Nyon, posséda Bercher et Surpierre. — 3. Pierre, fils et héritier du n° 2, 1154- 1189, l'un des bienfaiteurs du couvent de Bonmont.
— 4. Jean, 1189-1230, fils du n° 3. Il ajouta à l'héritage paternel, en 1200, les terres de Grandcour et Bellerive et fut l'un des bienfaiteurs du couvent d'Oujon. — 5. Guillaume, fils du n° 4, souche de la branche des sires de Prangins. — 6. Jean, fils du n° 4, évêque de Lausanne de 1240 à 1273. Il eut à lutter contre Pierre de Savoie, avec lequel il fut contraint de partager l'exercice de la juridiction temporelle à Lausanne, et soutint le développement de la bourgeoisie de cette ville. — 7. Jean III, 1282-1306, soutint plusieurs guerres contre Louis de Savoie, avec qui il conclut un traité de paix important en 1300 .
— 8. Louis III, petit- fils du n° 7, 1346-1394, chevalier, sire de Bercher en 1365, sire de Cossonay en 1383, lieutenant général et gouverneur du comté de Savoie en 1384, conseiller et exécuteur testamentaire du comte Vert, Amédée VII ; tuteur d'Amédée VIII. Le plus important des membres de la famille et en même temps le dernier mâle. — 9. Aymon, fils du n° 7, évêque de Lausanne de 1355 à 1375, combattit avec énergie les prétentions du comte de Savoie sur la ville épiscopale, et dota celle-ci en 1368 du Plaid général, soit de son coutumier. — 10. Jeanne, petite nièce du n° 8, bienfaitrice de Cossonay après l'incendie de 1398. Elle mourut en 1406, dernier" représentant légitime de sa race, laissant la baronnie de Cossonay, l'Isle et Bercher à son mari Jean de Rougemont. A la mort de ce dernier, en 1417, ces biens furent revendiqués par le duc de Savoie, auquel l'évêque de Lausanne appelé comme arbitre les adjugea finalement en 1421. Une branche bâtarde de Cossonay s'est éteinte au milieu du XVI9 s.
Robert Cossy.
D'après un portrait de
Au peuple vaudois.
— ■ Voir L. de Charrière : Recherches sur les dynastes de Cossonay. — DHV. [M. R.J
COSSY. Famille vaudoise, bourgeoise de Saint- Saphorin au XVIIe s., d'Ollon en 1773, d'Aigle en 1774. — 1. François, f 1838, médecin à Ollon, commandant de la compagnie des carabiniers vaudois au combat du col de la Croix (5 mars 1798), député en 1803. — 2. Jules, petit-fils du n° 1, 1818-1878, médecin des bains de Lavey 1847-1869, fondateur et directeur médical de l'hôtel des Salines de Bex 1870- 1878, auteur d'ouvrages scientifiques. — 3. Charles, cousin du n° 2, 1821-1885, avocat, président du tribunal d'Aigle 1863-1874.
juge cantonal 1874-1885, conseiller national 1864- 1875. — 4. Robert, * 22 février 1861 à Aigle, t à Lausanne le 22 mai 1920 ; avocat 1886, député 1890, conseiller d'État 1893- 1920, conseiller national 1917-1920, colonel d'artillerie. Il présida à Lausanne pendant la guerre de 1914-1918 au passage des évacués, des grands blessés et des prisonniers de guerre. — GL 24 mai 1920. — PS 1920. [A. B.] COSTA RICA. C'est vers le milieu du XIXe s.
que commença l'émigration suisse pour Costa Rica. Elle ne fut jamais importante. La colonie suisse n'a qu'un petit nombre de membres ; surtout des négociants qui sont pour la plupart originaires de la Suisse allemande. En 1912 on créa à San José un consulat honoraire de Suisse. Depuis 1875 Costa Rica est représenté à Genève par un consulat qui fut élevé en 1917 en un consulat général. Ce dernier avait été auparavant à Berne, de 1896 à 1916 [C. Benzioer.]
CÔTE (MAIRIE DE LA). La mairie de la Côte, dans le comté de Neuchâtel, comprenait les villages d'Auvernier, Peseux, Corcelles et Cormondrèche. Elle subsista du milieu du XIVe s. à 1848. C'était une juridiction en matière civile, tandis que les causes criminelles étaient jugées à Colombier. En 1832, le territoire de la juridiction civile de Colombier lui fut rattaché, et la connaissance des affaires criminelles attribuée à Neuchâtel. [L. M.]
CÔTE -AUX -FÉES (LA) (Neuchâtel, D. Valde-Travers. V. DGS). Com. composé d'un grand nombre de hameaux, dont le plus important est celui des Bolles du Temple. Armoiries : d'azur à une brebis passant d'argent sur une terrasse de sinople. Ancienne forme du nom, Coste eis Faes = Côte aux brebis. En 1372, la Côte-aux-Fées fut donnée par Louis, comte de Neuchâtel, à Girard, bâtard de son fils Jean. Au XVe s. elle fut rattachée à la mairie des Verrières, dont elle suivit dès lors la destinée. Elle devint une commune en 1826. Le temple fut construit en 1658 et la paroisse fondée en 1676, détachée de celle des Verrières. Du minerai de fer a été exploité entre les Bolles du Vent et les Bourquins aux XVe et XVIe s. et même jusqu'au début du XIXe s. Il était livré aux hauts fourneaux de Saint-Sulpice, et plus tard aux fonderies du Noirvaux. Population : 1671, 250 hab. ; 1800, 793 ; 1860, 1047 ; 1920, 653. Registres de baptêmes dès 1657, de mariages dès 1700, de décès dès 1777. — Voir E. Quartier-la-Tente : Le Canton de Neuchâtel, IIIe série, Le Val-de-Tr avers. — H. Bovet : L'exploitation du fer au Val-de-Tr avers. — L. Montandon : Les premiers ferriers du Val-de-Travers, dans MN 1920. [L. M.]
COTENCHER (C. Neuchâtel, D. Boudry, Com. Rochefort). Grotte dans les Gorges de l'Areuse qui a
GOTTENS