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COURT

céda en 172:2 à Jean-Frédéric de Diesbach, de Fribourg. Les Diesbach de Torny en héritèrent et la commune l'acquit en 1918.

La commune de Courgevaud fît partie du bailliage de Morat jusqu'en 1798 ; dès lors, elle fut attribuée tantôt au district, tantôt à l'arrondissement de Morat et, en 1848, au district du Lac. Elle était régie par le coutumier de Morat.

Le village dépend au spirituel de Meyriez. Une chapelle dédiée à saint Nicolas, y existait avant la Réforme. 1/école paroissiale y fut ouverte en 1665, reconstruite en 1726. Les Fribourgeois incendièrent le village en 1448 avec Courlevon et Salavaux ; il brûla aussi le 28 avril 1726, sauf 5 maisons. La Gurwolfer Toggeli est originaire de Ccurgevaux ; cette jeune fille apporta à Morat assiégé un message de Fribourg, lors des guerres de Bourgogne ; elle est représentée par une burlesque figure de bois au musée de Morat. Population : 1811, 169 hab. ; 1888, 497 ; 1920, 441. — Voir Stadelmann : Études de toponymie romande, dans ASHF IV et VII. — Kuenlin : Dictionnaire. — Engelhard : Darstellung des Bezirks Murten. — P. Merz : Mns. — Jaccard : Essai de toponymie. — Manuaux du Conseil. — Bulletin des lois. [CM.]

COURIARD, Jacques-Éue-Loi'ïs, 1807-1862, issu d'une famille originaire du Dauphiné, établie à Genève, l'asteur à Genève dès 1834, a publié quelques sermons et en 1831, des Essais sur l'histoire de la prédication chez les Hé formés de France H de Hollande ; en 1837, des .< onfèrences sur le X VIIIe s. — Jean-Pierre, * en 1800, qui lut maire de Chêne et député au Conseil Représentatif dès 1832, était son parent. — Voir Heyer : Hist. de l'Église de Genève. — Arch. de Genève. [C. R.]

COURLEVON (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Com. et Vge. Formes anciennes : Curlevon, 1428 ; Corlevon, 1450. Armoiries : de gueules au cheval d'argent. En 1555-1560 on comptait huit feux ou ménages à Courlevon. Ce village fut presque totalement détruit par un incendie en 1790. Coussiberlé, dont la population était jadis entièrement française, demanda et obtint en 1871 d'être détachée de la commune de Courgevaud pour être réunie à celle de Courlevon parce que sa population était devenue en majorité allemande. Jusqu'en 1798, Courlevon fit partie du bailliage de Morat ; de 1798 à 1848, de l'arrondissement ou du district de Morat, et dès 1848 du district du Lac. Le coutumier de Morat était en vigueur à Courlevon. Au spirituel, Courlevon fait partie de la paroisse de Meyriez.

— Kuenlin : Dictionnaire. — Bull, des lois Fribourg

40, p. 65. [R,EMY.]

COURNILLENS (ail. Kurlin) (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Vge et Com. Curiinin, 1228 ; Curnillin, 1252 ; Curnylins, 1311 ; Cornilins, 1312 ; Curnellin, 1340 ; Curnilliens, 1370. La plus ancienne forme Curiinin, les formes modernes allemandes Curlin, Kurlin s'opposent à l'étymologie proposée de ferme des descendants de Nilo, nom propre germain. On a découvert des ruines romaines au lieu dit la Combettaz, et un tumulus à la Coula z. Première mention du village en 1228. Pendant la guerre de Laupen, Cournillens subit une incursion de la garnison bernoise de Laupen (1339). Ce village avait déjà des statuts ou règlement de commune en 1497. Il fit paitie des anciennes terres de Fribourg jusqu'en 1798 ; du district d'Avenches, de 1798 à 1803 ; du district de Fribourg, de 1803 à 1848 ; du district du Lac, depuis 1848. Cournillens est une des cinq communes de la paroisse catholique de Courtion. Sa chapelle, dédiée à saint Léger ou Léodegar, et son ermitage sont mentionnés en 1466 ; c'est un lieu de pèlerinage. — Voir Hauser : Notice historique sur Cournillens. — Dellion : Dict. IV, 389. — Jaccard : Essai de toponymie, 114. [Jeanne Niquille.]

COURONNE, soit CRON, Alexandre, 1760-1829. Il appartenait à une famille de Spire reçue à la bourgeoisie de Genève en 1664. Conseiller d'Élat en 1814, il préféra continuer à enseigner au collège plutôt que de devenir magistrat. Il publia une Histoire des premiers jours de la Hévolution et un Traité des accents de la langue grecque. — Voir Sordet : Dict. des familles genevoises.

— Genève suisse, p. 443. — Arch. de Genève. [C. R.] COURRENDLIN (ail. Rennendorf) (C. Berne.

D. Moutier. V. DGS). Vge, Com. comprenant Choindez et paroisse embrassant Châtillon, Rossemaison, Vellerat. Rendelana Corte, 866 ; Courrandelinim, 1179 ; Bellendorf, 1184 ; Bandelincort, 1181 ; Corendelin, 1296 ; Bennendorf, 1325 ; Correndelin, 1461 . Armoiries : d'argent au corbeau de sable sur trois monts de sinople. En 1460, une centaine de Soleurois y vainquirent 300 Impériaux. En 1499, les Impériaux, commandés par Bernard ze Rhyn, brûlèrent Courrendlin. Après avoir envahi l'Évêché de Bâle en 1792, les Français s'arrêtent devant Courrendlni qui, en qualité de commune de la Prévôté de Moutier, combourgeoise de Berne, bénéficiait de la neutralité helvétique. Celle-ci fut violée en 1797, au début de l'invasion de la Suisse. L'évêque de Bâle et le chapitre de Moutier exerçaient alternativement le droit de collation de l'église paroissiale dédiée à saint Germain et à saint Randoald. L'église actuelle a été bâtie en 1772. La tradition attribue douze siècle d'existence à l'église située en dehors du village. Le prince-évêque Christophe Blarer fit installer à Courrendlin en 1599 un haut^fourneau, abandonné aujourd'hui. Population : 1629, 358 hab.; 1745, 322 ; 1818, 567 ; 1920, 1976. Registres de baptêmes dès 1731, de mariages et de décès dès 1816. — - Une famille noble de Courrendlin est citée au XIVe s. — Daucourt : Dict. par. [P.-O. B.]

COURROUX (ail. Lûttelsdorf) (C. Berne, D. Delémont. V. DGS). Com. et paroisse. Corolt, 1148; Liitoltesdorf, 1146 ; Curul et Colliaire, 1150 ; Curol, 1317 ; Lupandorf, 1480. Cette commune a pris pour armes celles des nobles de Courroux : de gueules au sautoir d'or accompagné d'\ine étoile d'or en chef . On y a découvert des fragments de poterie de l'âge de la pierre et du bronze, des monnaies et des vestiges de thermes romains. Les Romains, dont les établissements disparurent au IVe s., s'installèrent sur l'emplacement d'habitations celtiques. La guerre de Trente ans ravagea le village. La collation de la paroisse appartenait aux nobles de Marschalk de Delémont. En 1293, Henri de Marschalk céda ce droit à l'évêque de Bâle. L'église, détruite par les Suédois, fut réédifiée en 1687 et agrandie en 1872. L'exploitation du minerai de fer constitue l'industrie principale de Courroux. Population : 1135 hab. Registres de baptêmes dès 1681, de mariages et de décès dès 1733.

Du XIe au XVe s. Courroux fut l'apanage d'une famille noble de ce nom, en allemand Lûttersdorff. — Jehan, écuyer, quitta le pays pour Belfort en 1409. — Voir Daucourt : Dict. — Vautrey. [A. Daucourt.]

COURT (C. Berne, D. Moutier. V. DGS). Com. et paroisse. Cort, 1148 ; Curt, 1179 ; Court, 1461. Ce village dépendit de la mairie de Malleray jusqu'en 1646. puis de celle de Tavannes. Court fit partie de la paroisse de Minvilier jusqu'à la disparition de ce village, causée par la peste au XVIIe s. Actuellement, il forme avec Sorvilier une paroisse autonome dont l'église date de 1864. Un incendie fit complètement disparaître les archives en 1830. Les mines de fer, abandonnées actuellement, furent exploitées dès le moyen âge. Des travaux, en vue de l'exploitation de couches de sables vitri fiables, ont mis récemment à découvert, à l'entrée des gorges de Court, des marmites glaciaires et deux blocs erratiques provenant de la vallée de Bagnes et de la Dent du Midi. Peste au XVe s. Population : 1629, 314 hab. ; 1745, 278 ; 1850, 581 ; 1880, 689 ; 1920, 1281. Registres de paroisse dès 1741. — Voir Fernand Jabas : L'ancienne Communauté de Court. [P.-O. B.]

COURT, Antoine, 1695-1760, pasteur français qu'on a surnommé le restaurateur du protestantisme français au XVIIIe s. En 1729, la persécution l'obligea à se réfugier à Lausanne où il fut l'âme de l'institution appelée le Séminaire français, qui avait pour but d'instruire et préparer les jeunes huguenots qui se destinaient à servir l'Église réformée malgré les dangers très grands que couraient alors en France les prédicateurs évangéliques. Ce séminaire, fondé en 1729, subsista jusqu'en 1812. Court mourut à Lausanne. — Voir Ed. Hugues : Hist. de la restauration du protestantisme en France au XVIIIe s. — J. Cha vannes, dans Chrétien évangélique 1872. — E. Combe : A. Court et ses sermons. — GL 27 février 1913. [G.-A. B.]

COURTAMAN

COURTEMAUTRUY

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