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Corpataux : Les dans AF 1918. — Arch

[J. N.] D. Porrentruy). Localité

COURTAMAN (G. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Coin, il Vge. Court d'Amano. Au Nord-OuesL du village, on a découvert des vesliges de murailles romaines, des tuiles, des clefs de bronze et des statuettes (Vénus). Les comtes de Tierstein y étaient investis en 1363 des dîmes de Pierre de Pont. Jusqu'en 1811, il appartint au dislricl de Fribourg, depuis 1848 au district du Lac. Au spirituel Courtaman dépend de Barberèche. Population : 1811, 66 hab. ; 1850, 129 ; 1920, 215. — Voir P. de Zurich : Les fiefs Tierstein, dans ASHF XII. — Buoinberger : Population du C. de Fritourg en 1811, dans ASHF VII, 2. fC. M.]

COURTANEY (G. Fribourg, D. Sarine, Corn. Avrysur-Matran. V. DGS). Hameau. Anciennes formes : Cortane, vers 1180 ; Cortaner, 1288 ; Cortaneir, 1332 ; Courtené, 1670. Gourtaney était un fief qui relevait de l'hôpital des bourgeois et de la confrérie du Saint-Esprit de Fribourg. Le domaine fut successivement la propriété des Blanchart, des Bourqui, des Duding, des d'Ufïleguer et des Bourgknecht. Le clergé de Notre- Dame de Fribourg, qui y possédait la dîme sur le foin et les légumes, céda son droit, en 1599, à François Blanchart de Courtaney. Gourtaney fait partie de la paroisse de Matran. — Voir Dellion : Dict. VIII, 359. — Jaccard : Essai de toponymie, p. 115. -^Corpataux Duding, chevaliers de Malte, d'État Fribourg.

COURTARY (G. Berne, disparue, située, d'après Quiquerez, non loin de Courgenay, vers la colline de Ghâtillon. Courtary n'est mentionné que dans un acte de 1333 et dans un autre de 1386 dans lequel il figure parmi les villages de la châtellenie de Porrentruy vendus par Imier de Bamstein à Etienne, comte de Montbéliard. — Voir Trouillat. — Daucourt : Localités disparues. [G. A.]

COURTECUISSE, Jean, * vers 1360 à Allaines (Normandie), évoque de Paris 1421-1422, de Genève du 12 juin 1421 au 4 mars 1423, date de sa mort. — Voir Ed. Mallet : Mémoire sur l'élection des évêques, dans MDG II, 166. — De Montet : Dictionnaire. [A. D.]

COURTEDOUX (C.Berne, D. Porrentruy. V.DGS). ( iom. et paroisse. Anciennes formes : 814, Curtis Udulphi : 1139, Cortedul; 1264, Corthedou; 1290, Cortedru; 1392, ( nrlodubio. Armoiries : d'or à trois émanchés d'azur de senestre à dextre. Courtedoux figure pour la première fois dans un acte de 814, parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Ursanne et, en 1139, parmi celles du chapitre du même nom. Le prévôt de Saint-Ursanne possédait la basse justice à Courtedoux. Les sires d'Asuel y avaient un important domaine que Bourcard d'Asuel céda, en 1241, à l'évêque de Bâle, Lutold. Avec le reste de l'Ajoie, Courtedoux passa en 1386 au comte de Montbéliard qui le garda jusqu'en 1461. Avant la lii'volution, ce village formait, avec Courchavon et Mormont, une mairie dont il était le chef-lieu. Pendant la guerre de Trente ans, Courtedoux fut pillé et incendié en mars 1634, puis brûlé en 1644 par les soldats du régiment de Fleckenstein. L'église, démolie en 1835, avait des parties fort anciennes. L'édifice actuel est sou-; l'invocation de saint Martin. La collation appartenait à l'archevêque de Besançon jusqu'en 1780 ; depuis, à l'évêque de Bâle. Population : 1764, 314 hab. ; 1818, 341 ; 1850, 499 ; 1920, 770. Registres de baptêmes dès 1632, de mariages dès 1633, de décès 1669.

Une famille noble de Courtedoux est citée du XIIIe au XVe s. -- Voir Trouillat. — Vautrey : Notices I. — Daucourt : Dict. par. [G. A ]

COURTEILLE, Dominique-Jacques de Barbe- R] i-, margrave de, diplomate français, envoyé le 19 mars 1738 par Louis XV auprès des Confédérés et des III Ligues ; rappelé le 14 avril 1749. Il conclut une alliance avec l'évêque de Bâle, le 11 septembre 1738, mais ne parvint pas mieux que ses prédécesseurs à (in rtcr les obstacles qui s'opposaient au renouvellement de l'alliance de tous les cantons avec le roi de France. — Voir LL. — AS I, VII, 1 et 2. — Vautrey : Histoire des Évêques de Bàle IV. — Rossel : Histoire du Jura bernois. — Jecklin : Materialien I. — Sprecher : Geschichte der III Biinde im 18. Jahrhundert. Dierauer IV. [A. R.]

COURTELARY (G. Berne, D. Courtelary. V. DGS). Coin, et paroisse, chef-lieu de district. Anciennes formes : Curtis Alerici, 962 = Terme d'Alaric ; Cortalary, 1255 ; Curtalarin, 1428. Armoiries : celles des nobles de ce nom (voir ci-dessous). En 962, Courtelary appartenait à l'abbaye de Moutier-Grandval. En 1606, le premier des baillis d'Erguel choisit comme résidence Courtelary qui devint ainsi le siège de la seigneurie d'Erguel. La prestation du serment de fidélité à l'évêque de Bâle eut lieu en 1646 à Courtelary. En 1639, le village fut pillé et en partie incendié par les soldats du duc de Saxe-Weimar. Le 29 septembre 1733 se tint, dans la localité, une assemblée tumultueuse des représentants des communes du vallon de Saint-Imier. Le bailli Mestrezat, auquel on reprochait ses empiétements de pouvoirs et ses procédés de tyranneau, fut forcé de s'enfuir par la fenêtre. En septembre 1766, visite du prince-évêque Frédéric de Wangen. Durant la Révolution française, Courtelary fut le siège, en 1793, d'une Assemblée législative du Pays d'Erguel, convoquée par les révolutionnaires dans le but de constituer le pays en république. Sous le régime français (1797-1814), Courtelary devint le chef-lieu d'un canton du Département du Mont-Terrible, puis de celui du Haut-Rhin. La localité fut occupée en 1851 par des troupes bernoises. Au moyen âge, Courtelary formait avec Gormoret une paroisse, dont la collation appartenait au chapitre de Saint-Imier. L'église a été restaurée en 1642 et 1773. Lieu natal de Nicolas de Béguelin de Lichterfeld. Registres de baptêmes et de mariages dès 1674, de décès dès 1757. Population : 1813, 545 hab. ; 1890, 1546. [H. J.]

COURTELARY, de. Nom d'une famille noble du moyen âge, qui a aussi porté les noms de Compagnet et de Haller (Alart). Armoiries : de gueules à la bande d'argent chargée de trois feuilles de tilleul du premier. — Henri et Volmar, chevaliers, cités en 1173.

La famille a donné plusieurs chanoines et trois maires à Bienne : Ulrich en 1356; Jean Compagnet en 1381 et Richard en 1429. — Bourcahd.

capitaine au service de France en 1555, est le dernier du nom. Au XVIIe s., le petitfils du premier bailli d'Erguel prit le nom de Thellung de Courtelary. — Dans le comté de Neuchâtel, ces mêmes Courtelary apparaissent comme ministériaux au XIIIe s. — Jean dit Compagnet reçut en fief de Rodolphe de Neuchâtel le village de Cormoret (1317). — Imer, fut châtelain de Valangin en 1345, bailli (maire) de Neuchâtel en 1357-1363. — Voir Trouillat. — Matile. — Daucourt : Dict. — P. César : Notice hist. sur le Pays d'Erguel. — AHS 1897, p 143. — Art. Haller. [H. J et L. M.]

COURTEMAICHE (C. Berne, D. Porrentruy. V. DGS). Corn, et paroisse. Anciennes formes : 866, Curtem Metiam ; 1139, Cordomasge ; 1178, Cordomache ; 1187. Cordemaische; 1353, Curdetnache; 1373, Courdemaiche . Armoiries : d'or à une aigle de gueules, membrée de sable. Par acte du 19 mars 866, Lothaire, puis Charles-le-Gros, par acte de 884, reconnaissent aux bénédictins de Moutier-Grandval la propriété de Courtemaîche. Le chapitre de Saint-Ursanne, Bellelay, l'Évêché de Bâle y possédaient d'importantes propriétés. En 1386, Imier de Ramstein, évêque de Bâle, vendit le village, avec le reste de l'Ajoie, à Etienne, comte de Montbéliard ; il fut racheté par Jean de Venningen en 1461. Courtemaîche faisait partie de la mairie de Bure. L'église, dédiée aux saints Timothée et Symphorien, fut construite en 1627 et démolie en 1855. La collation en appartenait à l'archevêque de Besançon. Une partie des propriétés attenant au prieuré de Grandgourd était située sur le territoire de Courtemaîche. Popidation : 1764, 282 hab. ; 1818, 326 ; 1900, 680 ; 1920, 679. Registres de baptêmes dès 1700, de mariages et de décès dès 1706. — Voir Trouillat. Quelques membres de la famille noble de Courtemaîche figurent comme témoins dans les actes du XIV1, au XVIe s. — Vautrey : Notices I. [G. A.]

COURTEMAUTRUY (C. Berne, D. Porrentruy.

Coin. Courgenay. V. DGS). 1146, Curthemaltrut ; [187,

COURTEMBLJN

COUKTEN

Cortematrui ', 1194, Corte matru ; 1254, Cortetnatri ; 1386, Courdematru ; 1499, Courtematruy = ferme dVlrnaitrût (nom féminin). Vge mentionné pour la première fois en 1146. Il appartenait à l'église de Bâle qui l'avait remis en fief à Hugon de Pleujouse et à ses fils. L'évêque de Bâle, Ortlieb, l'échangea contre d'autres propriétés à l'abbaye de Lucelle, qui en retira longtemps d'importants revenus. Une petite chapelle dédiée à saint Éloi fut consacrée en 1843. Pour la population, voir Courgenay. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices I. [G. A.]

COURTEMBLIN (G. Berne, D. Porrentruy). Autres formes : Curtamble, 1271 ; Courtanblein, 1386 = ferme A'Amalo. Cette localité, située probablement au lieu dit « Moulin de la Terre », près de Courgenay, a disparu complètement. Le dernier acte qui mentionne Courtemblin est de 1439. Un famille noble de ce nom a joué un rôle effacé au XV0 s. — Voir Trouillat. [G. A.]

COURTEN . Famille noble originaire de Cantù dans le Milanais, venue en Valais au XIe s. Le nom primitif était Curti, puis

CURTIG, CURTOZ, CURTO, CURTEN et

enfin, depuis le service de France, Court en. Armoiries : de gueules au globe d'or, cintré de sable et croisé d'or. La famille donna plusieurs grands baillis au Valais et un grand nombre d'officiers au service de France, d'Espagne, du Saint-Siège, d'Angleterre et du Piémont. Plusieurs d'entre eux arrivèrent au grade de maréchal de camp et de lieutenant général. Un régiment du nom de Courten, au service de France, fut créé en 1690 et subsista jusqu'en 1792. Les Curti s'établirent au village du Simplon vers 1200, et y devinrent bourgeois ; ils descendirent à Urigue, où ils acquirent la bourgeoisie et le droit de souste. Au XIVe s., ils portèrent le titre de seigneurs de Ganter. La famille se répandit dans la suite à Sierre, Sion, Fribourg, Valenciennes, Paris, etc. Plusieurs de ses membres reçurent le titre de comte. — 1. Antoine Curti, seigneur de Ganter, châtelain de Brigue, grand-bailli du Valais 1432-1433, date de sa mort. — 2. Jean, 1624-1694, curé-doyen de Sierre 1662, chanoine de Sion 1675, vicaire général de l'évêque et grand doyen de Sion 1685. — 3. Jean-François, 1624- 1673, grand châtelain et banneret de Sierre, gouverneur de Monthey. — 4. Jean-Antoine, 1631-1701, prit du service au Piémont et en France, gouverneur de Monthey 1678, grand-bailli 1687-1689. — 5. Jean-Étienne, capitaine au service de France 1671, major 1690. Il obtint cette année-là la commission de former un régiment de son nom, le régiment de Courten, dont, il devint le colonel. Brigadier des armées du roi, puis maréchal de camp 1704 ; lieutenant général 1721. En 1703, il fut chargé par Louis XIV d'une mission auprès des Valaisans. f à Paris 27 février 1723. — 6. Melchior-Fran- ÇOIS, 1656-1728, capitaine au service de France 1678, lieutenant-colonel 1692, chevalier de Saint-Louis 1700,

brigadier 1704, maréchal de camp 1718, colonel de son régiment 1723. — 7. Eugène, fils du n° 4, 1660-1729, grand banneret de Sierre 1706; châtelain épiscopal d'Anniviers. En 1715, il représenta le Valais à Soleure aux fêtes du renouvellement de l'alliance des cantons catholiques avec la France.

Grand-bailli au moment de sa mort. — 8. Jean- Hilderrand, * 1666 à Sierre, f 1737 à Valenciennes. officier en France, s'établit à Valenciennes où il fit souche. — 9.

.., „ , r l'i erre-Anne, fils du n°

D'après un portrait âlhuile f'- 1639-1744, capitaine au (date et auteur inconnus). service de France 17(1/,

lieutenant- colonel 1723, colonel 1724, brigadier 1734, maréchal de camp 1743. En 1742, l'empereur Charles VI l'avait créé comte ainsi que son frère — 10. Maurice, 1692-1789, capitaine au service de France 1721, lieutenant-colonel 1724, brigadier 1738, maréchal de camp 1743, colonel du régiment de son nom 1744, lieutenant général 1748. En 1741, il débuta dans la carrière diplomatique par une mission auprès du margrave de Bade. Après la capture du maréchal de Belle-Isle (20 déc. 1744) par les Anglais, Louis XV le chargea de préparer avec le roi de Prusse Frédéric II et l'empereur, la campagne de 1745. Dans la suite, il fut encore chargé d'une mission politique auprès de l'impératrice Marie-Thérèse. On lui doit la création de l'Ordre du mérite militaire, institué par Louis XV en 1759, pour récompenser les services des officiers protestants, qui ne pouvaient recevoir la croix de Saint-Louis. Il en rédigea, les statuts. Peu de temps avant sa mort, il parvint à concilier un différend entre le marquis d'Entraigues, ambassadeur du roi à Soleure, et le sénat de Berne. Celui-ci lui témoigna sa satisfaction par le don d'une médaille d'or. — 11. Marc-Antoine, 1699-1769, lieutenant-colonel au service du Piémont. — 12. Jean- Étif.nne-Armand, brigadier au service d'Espagne, f au siège de Tortona (Italie). — 13. Jean-Antoine-Josepii, petit-fils du n° 3, * 1702, officier en France, grand châtelain de Sierre, gouverneur de Monthey, seigneur des îles Daval. — 14. Joseph-Maurice, 1707-1770, banneret de dizain, gouverneur de Monthey, vice-bailli. —

15. Eugène-Philippe, 1715-1802, major au service du Piémont 1766, brigadier 1774, colonel d'un régiment de son nom 1782, lieutenant général 1785. Commandeur, puis grand-croix de l'Ordre des SS. Maurice et Lazare. En 1792, le régiment de Courten défendit le comté de Nice contre les armées de la Révolution française. -

16. Jean-Antoine, 1725-1803, capitaine au service de France 1757, major 1766, lieutenant-colonel 1767, brigadier et maréchal de camp 1780, colonel en 1790 du régiment de Courten, qui fut licencié par décret de l'Assemblée nationale le 20 août. 1792. Il prit du service en Espagne en 1796, avec son grade, et mourut retraité à Sierre. — 17. Jean-Antoine, 1730-1796, fils du n° 12, capitaine général de la province d'Aragon. — 18. Louis- François-Régis, * 1746, servit en France dès 1762. Auteur d'une Hist. des Valaisans au service de la France et autres puissances, restée manuscrite. — • 19. Maurice, 1750-1820, chanoine de Sion 1779, professeur au séminaire, vicaire général et officiai de l'évôché 1784. Il était curé-doyen de Viège au moment de sa mort. - 20. Pierre-François-Marie, 1750-1839, officier en France avant la Révolution, puis sous les princes émigrés à Trêves 1792. Créé maréchal de camp en IX 16, puis comte par Louis XVIII en

1819. Il est l'auteur de la branche fribourgeoise des Courten. — 21. Jean- Louis, 1766-1834, fils du n° 17, officier au service d'Espagne, maréchal des armées du roi. — 22. Euilôno, 1771-1839, entra au service de France 1785, licencié 1792, passa au service d'Angleterre comme capitaine au royal étranger 1794 ; lieutenant - colonel au régiment de Rovéréa 1799, colonel d'un régiment de son nom 1800-1801 ; major du régiment de Roll 1802- 1807. En 1814, il reçoit le commandement des troupes valaisannes destinées à protéger le pays contre

l'invasion, par le Simplon, de P.arnïée d'Italie sous les ordres du prince Eugène de Beauharnais. Colonel fédéral en 1815, il participa, à la tête d'une brigade, au siège de lluningue. Lieutenant colonel au service de France 1816, puis colonel et maréchal de

Eugène de Courten en 1SH7.

D'après un portrait fie Rite.

51)8 COUUTKN (RÉGIMENT DE)

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