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GOURT10N

camp 1822. Aide de camp suisse du comte d'Artois et du duc de Bordeaux 1824. Licencié à la suite des événements de 1830, il entre alors au service du Saint-Siège avec le grade de général de brigade ; démissionnaire en 1834. Chevalier de Saint-Louis el de la Légion d'honneur. — 23. Jean-Joseph-Amand, 1773- 1851, olficier au Piémont, en Autriche, puis en Angleterre (1800). — 24. Jean-Antoine, t 1827, colonel au service de France 1792, passa en Espagne avec le même grade 1796. — 25. Maiue-Joseph-Élie, 1783-1850. ollicier en Espagne 1804, capitaine 1809, lieutenantcolonel 1815, colonel ; grand croix de Saint-Herménégild 1829. — 26. Joseph-Marie, fils du n° 21, 1799- 1870, colonel au service d'Espagne 1859 ; le dernier des Courten de la branche d'Espagne. — 27. Maurice * 1781. dernier grand-bailli du Valais 1835, t subitement le 5 octobre 1847, alors qu'il venait d'ouvrir, comme grand-bailli, la session extraordinaire de la Diète valaisanne. Chevalier de l'Ordre des SS. Maurice et Lazare. Créé comte par Charles-Albert, roi de Sardaigne. — 28. Victoiî, * 1810, f 1887, entra au service de Rome en 1832, capitaine 1850, lieutenant-colonel 1860. Il assista comme volontaire à Mentana en 1867. — 29. Adrien, fils du n» 27, * 1806, député à la Diète fédérale 1844- 1847, au Corrseil national 1857-1866. Chevalier de l'Ordre des SS. Maurice et Lazare. — 30. Joseph-ERASME, 1807-1871, ollicier en France, puis au Piémont ; major 1850. Chevalier des SS. Maurice et Lazare. — 31. Raphaël, 1809-1904, frère du n» 28, officier dans les troupes pontificales, colonel 1855. Sous Lamoricière, il prit part en qualité de général de brigade à la campagne.

puis au siège d'Ancône 1860. Rappelé par le cardinal Antonelli en 1865, il se distingua contre les Garibaldiens en 1867, et coopéra à la défense de Rome jusqu'au licenciement de l'armée pontificale 1870. Il commanda en chef les troupes pontificales dans l'affaire de Bagnorea et avait sous ses ordres, à Mentana, la brigade pontificale. Décoré de nombreux ordres :

Pie IX, Saint-Sylvestre, Saint - Grégoire, Légion d'honneur, etc. — 32.

Louis, * 1835, officier dans les troupes pontificales, aide-de-camp du général de Kalbermatten 1860. Licencié en 1870, il revint à Rome en 1878 comme colonel de la garde suisse. — 33. Guillaume 1851-1913, chanoine, de

Saint-Maurice 1877, professeur de philosophie et préfet du collège. — 34.

Dom Sigismond, * 9 octobre 1867, bénédictin d'Einsiedeln 1890, professeur au collège, sous - prieur du couvent d'Einsiedeln 1919, aumônier militaire, désigné par le Conseil fédéral pour visiter de 19 5 à 1918 les camps de prisonniers. — Voir Généalogie et services de la famille de Courten. — Doc. sur la famille de Courten. — Gremaud. — Hist. du Valais par Boccard, Furrer, Grenat et Ribordy. — Ritz : Walliser Klerus.

Louis de Courten. de Rivaz . Topogra-

Dapres une photographie. phie [Ta.et j..Ch.de C] COURTEN (RÉGIMENT DE). Créé parlerai de France en 1690, le régiment de Courten prit part aux

Raphaël (le Courten.

D'après une photographie.

campagnes suivantes : 1691, campagne de Flandre (guerre de la Ligue d'Augsbourg) ; 1692, participe à la prise de Namur; appuie, le 3 août, la charge des gardes suisses et françaises à Steinkerke ; 29 juillet 1693, bataille de Nerwinden ; 1695, sièges de Dixmude et de Deynse, défense de Namur ; 1701-1704, guerre de succession d'Espagne; 1703 combat d'Eckeren, près d'Anvers ; 1706, siège de Barcelone; 1707, prise de Puycerda et de Beluvert ; 1714, siège de Barcelone, conquête de l'île Majorque ; 1733-1735, guerre de succession de Pologne; conquêtes de Trêves et de Troërbach ; 1741-1748, guerre de succession d'Autriche; 1745, bataille de Fontenoy; 1746, prise d'Anvers; 1747 bataille de Lawfeld, prises de Berg-op-Zom, du fort Frédérik et du fort de Lillo ; 1757, expédition du Hanovre sous Richelieu; 1762, défense de Cassel. Le 10 septembre 1792, le régiment fut licencié à Valenciennes ; il comptait 972 h., sur lesquels 22 officiers et 166 sous-officiers et soldats passèrent au 21e bataillon de chasseurs à pied.

— Voir J.-Ch. de Courten : Le Régiment de Courten, dans Annales valaisanne? 1917. [J.-Ch. de C]

COURTEPIN (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Com. et Vge. 1428, Curliipin ; 1442, Curtipin. En construisant la nouvelle route en 1822, on trouva des antiquités romaines, entre autres une statuette de guerrier et des monnaies d'Auguste et de Trajan. Le grand hôpital de Fribourg, la confrérie du Saint-Esprit, Guillaume d'Avenches, les comtes de Tierstein, les Praroman, les Faucigny, les Englisberg, etc., possédaient au XVe s. des frefs à Courtepin. Dépendant de la paroisse de Barberèche, Courtepin appartint aux anciennes terres de Fribourg jusqu'en 1798, puis au district, de Fribourg de 1798 à 1848 et dès lors au district du Lac. Population : 1811, 140 hab. ; 1860, 201 ; 1920, 333. — Voir Stadelmann : Études de toponymie romande, dans ASHF VII, 2.

— Kuenlin : Dicl. — P. de Zurich : Les fiefs Tierstein, dans ASHF XII. [C. M.]

COURTETELLE (C. Berne, D. Delémont. V.DGS). Com., Vge et paroisse. Curtetele, 1178 ; Cortittel, 1257 ; ( 'jortittilum, 1325 ; Curtil, Curtatel au XVe s. Courtetelle prit les armes de la famille de Griinenberg : d'argent à six monts de sinople papelonnés d'or, posés 3 et 3. On a trouvé à Courtetelle des vestiges romains et burgondes et tout près, existent encore ceux de l'église de Saint- Maurice, la plus ancienne de la vallée. Le village souffrit des méfaits des Suédois et des Français pendant la guerre de Trente ans. Les Français y guillotinèrent deux citoyens pendant la Terreur. L'église actuelle, dédiée à saint Sixte, fut bâtie en 1735 et agrandie en 1867. Peste noire en 1634. Population : 1037 hab. Registres de baptêmes dès 1661, de mariages et de décès dès 1718.

Une famille noble de Courtetelle, branche de celle de Telsberg, dont un membre, Jean, fut archidiacre du Salsgau en 1346, disparut au XIVe s. — Voir Trouillat.

— Daucourt : Dict. [A. Daucourt.] COURTHION. Famille originaire de Bagnes (Valais). — Joseph-Etienne, 18j4-1918, curé doyen de Monthey, prédicateur populaire ; ses paroissiens élevèrent une chapelle sur sa tombe. — Louis, 1858-1922, frère du précédent, journaliste et homme de lettres. Après avoir couru le monde, il s'établit à Genève en 1898. A publié plusieurs ouvrages et nouvelles sur le Valais : Esquisse historique de la vallée de Bagnes, 1894. Les Veillées des Moyens, 1897 ; Scènes valaisannes ; Contes valaisans, 1904 ; Le Jeune Suisse, 191 l ; et collaboré à différents journaux : Patrie Suisse ; Journal de Genève ; Semaine littéraire ; Le Confédéré ; La Suisse ; Le Mercure de France, etc. — Voir PS 1922 et brochure In mnnoriam. [Ta.]

COURTION (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Com. et paroisse. Cortium, 1160; Cortiun, 1228; Cortyon, Cortyone, 1504. Armoiries identiques à celles des anciens seigneurs de l'endroit : de gueules à une meule d'or chargée d'une anille d'azur. Ruines romaines. La famille d'Avenches possédait à Courtion, près de la cure, une maison forte avec fossés et ponts. La paroisse, citée en 1228, embrassait Courtion, Cormérod, Corsalettes, Cournillens et Misery et dépendait du décanat d'Avenches. Elle faisait partie du domaine donné par le duc

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