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COURVOISIER

COUSSIBERLÉ

Berchtold IV de Zâhringen à la ville de Fribourg. Parmi les bienfaiteurs de la paroisse, il faut citer J.-.I.-M. Berset (f 1875), fondateurde l'institut Bersetia pour jeunes filles pauvres avec une dotation de 200 000 fr. et qui déposa 200 fr.

à la caisse d'épargne, à charge pour elle de construire des écoles et des hôpitaux quand cette somme, après 300 ans, aurait atteint 24 millions. L'église paroissiale, dédiée à saint Marcellus, existait avant 1158. L'église et la tour furent reconstruites de 1730 à 1732, restaurées et agrandies en 1894. Le droit de collation appartenait en 1416 à Jean Hichoz d'Avenches ; il passa aux Faucigny et finalement à l'office de chantre de Saint-Nicolas à Fribourg. Peste en 1630 et 1641. Population : 1811, 123 hab.; 1850,209 ; 1920, 241. Registres de paroisse dès 17b0. — Une famille du nom de Courtion est citée du XIIe ai- XIVe s. dont fait partie Ulrich, chevalier vers 1186. — Voir Dellion : Dirt. IV. — ASHF VII, 2. — FG XX. — Beqeste frib. — Kuenlin : Dirt [C. M.]

COURVOISIER. I. Famille bourgeoise de Neuchâlel au XIVe s., éteinte.

II. Famille du Locle, citée dès le XVe s., répandue dans les Montagnes neuchâteloises, dans le Jura bernois, le canton de Vaud et à Bâle. Elle s'est divisée en de nombreuses branches auxquelles ont été donnés les noms de Courvoisier-Clément, Courvoisier- Voisin, Cour- \ oisier-Piot, etc. Elle a donné plusieurs pasteurs, graveurs et horlogers de talent, ainsi que des banquiers à Paris. — Philippe, 1777-1854, au Locle, fut le fondateur de la Feuille d'Avis des Montagnes en 1806, et ses petits-fils lancèrent à La Chaux-de-Fonds, en 1881, L' Impartial, journaux qui subsistent encore. Armoiries : d'azur au cœur d'or surmonté d'une étoile du même et entouré de deux branches de laurier d'argent. — 1. Jonas Courvoisier-Clément, mécanicien de talent au Locle vers 1766, fabriquait des balances pour les essayeurs de monnaies. — 2. Daniel Courvoisier-Clément, graveur, travailla pour la monnaie du roi de Sardaigne vers 1766. — SKL. — 3. Henri Courvoisier- Voisin, graveur et dessinateur, 1757-1830, étudia à l'école des Beaux-Arts de Paris. Il a laissé à Bienne, où il mourut, une cinquantaine de planches gravées concernant des faits historiques : histoire de Guillaume Tell en six planches, batailles de Laupen, de Morgarten, etc., et des vues : La Chauxde-Fonds, Le Locle, Bienne. — SKL. — 4. Louis, 1769-1847, maire des Verrières 1806, conseiller d'État 1812, châtelain du Val-de-Travers 1828, juge au Tribunal souverain 1828. Il fut député à la Diète à plusieurs reprises ; en décembre 1814, il avait été un des délégués

du Conseil d'État auprès du prince de Schvvarzenberg, à Lôrrach, pour obtenir un allégement aux réquisitions opérées par les troupes alliées dans le canton. Le récit de cette démarche et du passage des Alliés a été publié dans le MN 1869, p. 133, 165. — Voir Messaqer boiteux de Neuchâtel 1848. — 5. Frédéric-Alexandre dit Fritz, * 1799 à La Chauxde-Fonds, f 1854 à Neuchâtel, le chef militaire de la révolution de 1848. En 1831, il était capitaine de carabiniers et prit part à la première expédition de Fritz Courvoisier en 1848. Bourquin, mais non à la D'après un daguerréotype. seconde. Il fut délégué

par les insurgés auprès du président de la Diète, qui siégeait alors à Lucerne, dans le but d'obtenir l'intervention de la Confédération en faveur de Neuchâtel. Condamné à deux ans de bannissement, il s'établit à La Ferrière, puis à Bienne, et revint en 1839 à La Chaux-de-Fonds. Au début de 1848, il constitua une Commission patriotique, qui prit la tête du mouvement révolutionnaire à La Chaux-de-Fonds, le 29 février. Nommé commandant en chef des républicains, dont il avait préparé l'organisation militaire depuis plusieurs jours, il descendit le premier mars sur Neuchâtel et s'empara du château. Pas une goutte de sang n'avait été versée. Au lendemain de la révolution, il reprit la direction de sa fabrique d'horlogerie et remplit les mandats de député au Grand Conseil et au Conseil national. Colonel dans l'armée fédérale ; promoteur de la ligne de chemin de fer le Jura Industriel. — Voir Biogr. neuch. I. — La Chaur-de-Fonds, son passé, son présent, p. 207. — 6. Jean, 1843-1890, fabricant d'horlogerie, conseiller municipal à Neuchâtel 1878-1888, puis communal 1888-1890 ; député 1887-1889. — 7: Georges, 1850-1913, professeur de droit romain à l'académie de Neuchâtel 1873-1890, juge cantonal 1889-1910 ; député au Grand Conseil 1880-1897 et son président en 1899. — 8. Rorert, * 1881, privat-docent de droit romain à l'académie de Neuchâtel 1905, juge cantonal dès 1910 ; président de la Cour d'Assises 1913. — ■ 9. Jules. * 1884, peintre à Genève, cité dans le SKL. [L. M.]

A une branche fixée à Vevey en 1670, appartient : Jean-François-Guillaume, 1721-1808, officier au service de Prusse 1742, de Hollande 1748 où il obtint en 1757 le grade de colonel. 11 passa en 1758 au service de France où il devint maréchal de camp en 1780. — De Montet : Dictionnaire. [M. R.l

Un autre rameau acquit la bourgeoisie de Bâle en 1816. A donné : — 1. Georg-Ludwig, 1843-1918, médecin, professeur à l'université, médecin-chef de l'hôpital des diaconesses de Riehen. — 2. Karl, frère du n° 1, * 1846, violoniste et compositeur, professeur à Francfort, Dusseldorf et plus tard à Liverpool. — 3. Walther, fils du n° 2, * 1875, médecin, puis musicien, professeur de musique à l'académie de Munich. — Biemann : Dictionnaire de musique. [C. Ro.]

COUSANDIER, COSANDIER. Nom de plusieurs familles neuchâteloises, originaires de Saint-Aubin, La Sagne, Savagnier, Neuchâtel, etc. — 1. Abram- François, de Saint-Aubin, châtelain de Vaumarcus 1781-1799. — 2. Abram-François, de Saint-Aubin, lieutenant de Gorgier, châtelain de Vaumarcus 1800- 1814. — 3. Charles, de Boudevilliers, 1773-1843, maire des Verrières 1800-1809, châtelain de Boudry 1809-1843, juge au Trois-États 1810, 1822, député aux Audiences générales dès 1817, conseiller d'État 1820-1831. [L.M.] COUSIN. Famille vaudoise, originaire de Concise et de Corcelles sur Grandson. — Albert, f ma' 1913, pasteur à Château-d'Œx 1864, à Vuarrens 1869, à Bâle 1877, à Lausanne 1902, où il est mort après avoir jeté les fondements de l'église des Mousquines. [M. R.]

COUSSET (C. Fribourg, D. Broyé, Com. Montagnyles-Monts. V. DGS). Vge. Cussetf, 1343. Jaccard fait dériver ce nom de Cautiacum, domaine d'un Cautius. gentilice romain. Une urne funéraire romaine y fut découverte en 1874. Une sépulture de l'époque gallohelvète (La Tène I) y a été découverte en octobre 1923 (La Liberté 1923, n°230). Cousset fit partie de la baronnie de Montagny jusqu'en 1478, puis du bailliage du même nom. — Voir Dellion : Dict VIII, P- 418. — ASHF IV, p. 109.— MOf? VII, 2e série.— Arch. d'État. [G.Cx.] COUSSIBERLÉ (ail. Guscher^rli) (C. Fribourg, I). Lac. V. DGS). Corsibellay, 1425; Cursîberlex, 1558. Com. et Vge. Armoiries : d'or à la patte d'ours de sable issant du flanc senestre. Coussiberlé fut réuni en 1832 à Courge vaux avec lequel il avait, déjà des relations, mais il s'en détacha en 1871 pour être réuni à Courlevon. Au point de vue scolaire, Coussiberlé et Courlevon dépendaient depuis 1665 de Courgevaux, siège de l'école de la pa-

COUTAI!

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