DALLER
DAILLENS, de. Famille noble vaudoise. Armes : d'azur à trois losanges d'argent. Elle remonte à Hugues, chevalier en 1230. A donné Guyonet, coseigneur de la Molière, en 1411, jurisconsulte. La famille s'éteignit au début du XVIe s. [M. R.]
DAILLON (C. Valais, D. et Corn. Conthey. V.DGS). Yge qui était le siège d'une majorie comprenant les villages de Daillon, Aven, Erdes et Premploz. Cet office relevait du vidomnat de Conthey. A la fin du XVe s. la majorie fut acquise par les quatre villages intéressés, qui la conservèrent jusqu'en 1798. Daillon a donné son nom à une famille noble qui posséda l'office de major jusqu'en 1446. — Gremaud. — de Rivaz : Topographie. — Archives locales. [Ta-]
DAILLY (G. Yaud, D. Aigle. V. DGS). Plateau sur un contrefort de la Dent de Mordes, que la Confédération a acheté en 1892 pour fortifier la sortie de la vallée du Rhône et qui supporte les forts superposés de Savatan, de Dailly et de l'Aiguille. — DHV. [M. R.]
DAIWIL (C. Lucerne, D. et Corn. Willisau. V.DGS). Hameau. Tennwil, au XIIIe s., en langage populaire Dayel. — On mentionne Johann de Tenwil, scultetus (avoyer) à Willisau en 1286 et Hans Hâller, le paysan de Daiwil, chef lors de la guerre des paysans, en 1653. — Voir Gfr. Reg. — JSG 19. — Brandstetter : Der Ortsname Dayel. [P.-X. W.]
DALANG. Famille de Liestal, autrefois Galang ou Galen, établie à Lampenberg en 1608, à Bâle en 1830, à Saint-Gall, Genève et Paris. [K. Gauss ]
DALBERG, Karl- Theodor - Anton- Maria, 1744- 1817, prince-évèque de Constance dès 1800, princeélecteur de Mayence avec siège à Ratisbonne en 1803, primat de la province ecclésiastique de Mayence, Cologne et Trêves, archevêque de Ratisbonne en 1805, prince-primat de la Ligue du Rhin en 1806. Quoique prince-évêque de Constance, il ne put empêcher la sécularisation de l'évêché en 1803. Ne pouvant s'occuper personnellement de ses diocèses, il laissa toute liberté à son vicaire général et coadjuteur, Ig. von Wessenberg, pour fonder une église nationale allemande indépendante de Rome. Il se heurta naturellement à l'opposition de la curie romaine qui incita Pie VII à détacher, en 1815, la Suisse du diocèse de Constance. — Voir ADB. — Kothing : Die Bistumsverhandlungen der schweiz.-konstanzischen Diôzesanstànde. [Sch.]
DALBERG. Peintre lausannois dont l'origine et la carrière sont ignorées ; connu pour avoir peint en 1737 au château d'Hermenches des panneaux de bois représentant des scènes mondaines, panneaux qui sont depuis 1808 au château de Mézery près Lausanne. ■ — SKL. [M. R.]
DALDINI. Famille de Vezia (Tessin), répandue dans
d'autres communes. — 1. Carlo.
stucateur de Vezia, il travailla de 1741 à 1743 au château de Birkenfeld, puis à Bayreuth de 1744 à 1748. — 2. Gioachino-Paolo, plus connu sous le nom de religion P.
Agostino, * à Vezia 20 mars 1817, t à Locarno 9 mai 1895 . Capucin 1838, supérieur du couvent de la Madonna del Sasso de Locarno dès 1869.
Botaniste distingué, il collabora à l'Erbario crittogam ira italiano de G.
de Notaris, et à VEpilogo délia briologia italiana, du même auteur. Il se spécialisa dans l'étude des cryptogames, dont il découvrit une vingtaine de nouvelles
P. Agostino Ilaldini.
D'après une photographie.
espèces au Tessin. 11 a laissé un dictionnaire manuscrit et une riche collection botanique, dont la plus grande partie est conservée au Musée de Locarno.
11 fut en relations avec un grand nombre de naturalistes de son temps. — 3. Giovan-Vincenzo, 1826- 1894, curé de Sonogno, de Colla, puis de Cureglia de 1859 à 1894. Collaborateur dès sa fondation au Credente Cattolico, à la Liberté, de Fribourg, et dès 1854 à sa mort, à la Civiltà cattolica, de Rome. A publié pendant plusieurs années II cattolico délia Svizzera italiana, fondé une société de prévoyance parmi le clergé tessinois, travaillé à la diffusion du Piusverein et traduit en italien la vie de Mgr. Lâchât, de Scherer- Boccard. — Messagero d. Madonna del Sasso 1919, n° 9. [C. TitEzzim.]
DALEI, Benedikt. Voir Egenter, Franz-Joseph.
DALER. Famille originaire de Durlach (Bade), qui s'établit à Fribourg avec Louis-Frédéric en 1814, naturalisée en 1853 et 1855. — Jules, fils du précédent, 1824-1889,
d'abord négociant en cuirs, puis banquier. Il fut le meilleur soutien de la paroisse protestante de Fribourg, créa un fonds spécial pour les enfants pauvres des écoles primaires et fit des dons importants à l'orphelinat bourgeoisial. Par testament, il disposa de la majeure partie de sa fortune en vue de la création, par la paroisse protestante de Fribourg, d'un « Hospice Jules Daler ». Après la mort de sa veuve, en 1909, la paroisse entra en possession de la somme léguée, soit 864 000 fr. L'hospice, qui peut contenir 80 lits, a été inauguré le 14 octobre 1917. Sa veuve, Adèle née Pittet, donna en 1906, en souvenir de son fils, 20 000 fr. pour la fondation d'une bourse en faveur d'étudiants du technicum de Fribourg, sous le nom de « Bourse James Daler ». — Voir Étr. frib. 1890, 1915-1916. — La Liberté 1909, n° 62, 1917, n°s 242, 243. — L'Indépendant 1917, noa 124, 125. . [G. Corpataux.J
D'ALESSANDRI. Famille de Calpiogna. — Johannes, curé de Schattdorf, était recommandé le
12 avril 1556 par le gouvernement d'Uri à Venise, à l'occasion de son pèlerinage à Jérusalem. — - Z SK 19^0. — Wymann : Ein aller Jerusalempilger aus Schattdorf. — Paolo, * 1865, prêtre 1892. Curé de Cavagnago, puis chanoine-coadjuteur de Biasca ; recteur du séminaire de Pollegio 1909-1923, chanoine non résident de la cathédrale de Lugano. A publié : Atti di S. Carlo rignardanti la Svizzera e i suoi territori. [C. T.]
DALINGEN. Nom allemand de Denges. Voir ce nom.
DALLENWIL (C. Nidwald. V. DGS). Vge et Com. Ancienne forme : Tellewillare, vers 1197. C'était autrefois une Verte, qui devint commune en 1850. Égliseannexe de Stans dès 1694, paroisse autonome depuis 1923. Consacrée en 1473, la première chapelle fut agrandie en 1494. Le remarquable édifice actuel, de style baroque, date de 1697-1699. La commune se composait de Dallenwil, Albertswil, Niderwil et Wiesenberg séparés à l'origine, et dont le dernier constituait jusqu'en 1496 un tiers presque autonome de l'Uerte. Dallenwil est le lieu d'origine des familles Bunti, Riser, von Matt, Odermatt et Zwiderist. — Durrer : Knnstdenkmdler von Unterwalden. t [r. d.]
DALLER. Ancienne famille bourgeoise de Bischofszell, citée dès 1525, dite aussi Taller. Armoiries : d'azur à une feuille de trèfle de sinople issant de trois monts du même, accompagnée d'un croissant et d'une étoile d'or. 1. ZACHARIAS, Altrat en 1599. — 2. Hans-
Jules Daler.
D'après une lithographie.
DALLEVES, DALLEVES
DAMVANT
Georg, 1627-1672, architecte. — 3. Hans-.Jakob, 1713- 1784, Altrat. — 4. Hans-Georg, 1721-1783, Altrat. — 5. Johann- Georg, grand conseiller sous la République helvétique 1798. — 6. GEORG - FRIEDRICH, grand conseiller à vie 1803. — Voir ASHR. — LL. - — LLII. [Sch.]
DALLEVES, D'ALLÈVES. Famille originaire d'Allèves (Valais), fixée à Sembrancher, dont une branche acquit la bourgeoisie de Sion au XVIIIe s. — - 1. Félix, 1789-1864, recteur de l'hôpital de Saint-Antoine de Brigue, qu'il reconstruisit en 1864. — 2. JOSEPH- Antoine, 1802-1874, notaire apostolique, prieur et doyen de Martigny. — 3. Raphaël, 1829-1895, ollîcier au service de Naples 1852-1859 ; vice-président du tribunal de Sion 1875-1880; député au Grand Conseil du Valais 1880-1888 ; chancelier de l'État du Valais 1888-1895. — BWG I. — Bertrand : Le Valais. — 4. Raphy, * 1878 à Sion, peintre de paysages et de types valaisans. — SKL. [Ta. et J. de C]
DALLIEZ. Famille de Montauban, dont ANTOINE, t 1721, baron de Caussade, Dr en droit et conseiller du roi de France dut quitter son pays après la Révocation de l'Édit de Nantes. Il fut reçu bourgeois de Genève en 1709 avec ses deux fils, Jonathan et David. Son fils Jonathan fut du Conseil des Deux-Cents en 1714. Il s'établit plus tard à Lausanne et y mourut en 1752. Armes : écartelé, aux 1 et 4 de gueules, au lévrier courant d'argent, colleté d'or ; aux 2 et 3 d'argent à trois fasces d'azur et à la bande de gueules brochant sur les fasces et chargée de trois étoiles d'or. — Voir Armoriaux genevois. — Sordet : Dictionnaire des familles genevoises. [C. R.]
DALLMANN, Joseph, peintre de fleurs et décorateur, * 10 décembre 1828 à Bellach (Soleure), étudia à Paris, vécut ensuite à Soleure et à Montreux. Il décora entre autres de nombreux édifices publics et privés à Soleure, Lausanne et Neuchâtel, t 1 4 janvier 1888. — SKL. [L. S.]
DALP. Famille patricienne de Coire, déjà mentionnée au XVIe s., arrivée au Conseil au XVIIIe s. — Jakob et Christian sont podestats de Plurs en 1767 et en 1793. — Johann-Baptista est juge municipal en 1829. — JoHANN-Felix-Jakob, petit-fils de Jakob précité, * 1793, dès 1831 libraire et éditeur à Berne, t 25 août 1851. [M. V.]
DALPE (C. Tessin, D. Léventine. V. DGS). Com. et paroisse mentionnée en 1258. Anciennes formes : de Alhe, 1258 ; Dalpum, 1507. Dalpe appartenait à la vicinanza de Prato, mais formait la deqaina de Dalpe- Cornone. La séparation de la vicinanza de Prato eut lieu le 22 déc. 1854. Il fut constitué en paroisse vers 1640, détachée de celle de Prato. La chapelle de Saint- Bernard fut consacrée en 1300 ; elle n'existe plus. L'église paroissiale actuelle remonte à 1600. Population : 1270, 39 ménages ; 1567, 60 ; 1824, 513 hab. ; 1920, 186. Registres de baptêmes et de mariages dès 1644, de décès dès 1658. — Meyer : Blenio und Leventina. — D'Alessandri : Atli. [C. T.]
DALPHIN. Famille originaire de Savoie dont une branche fixée à Carouge au XVIIIe s. fut reconnue genevoise. [C. R.]
DAM, DANT (damnum, dommage. Gardance de dam ; enall. Schadlosbrief). Acte par lequel une personne constitue une hypothèque en faveur d'une autre pour la garantir des pertes et dommages qu'elle pourrait éprouver par suite d'un engagement contracté en sa faveur. Au pays de Vaud, la gardance de dams était aussi app lée Degravance ; c'était un « contrat par lequel on s'engageait à quelqu'un de payer ou fournir à un tiers ce qu'il doit, ou de l'indemniser, ou de l'en dégraver ». — Code civil du canton de Fribourg. — Définitions ou explications des termes du droit du Pays de Vaud. [R^my.]
DAMETH, Claude-Marie-Henri, * à Paray-le- Monial (Seine et Loire) 1812, f à Drize (Genève) 1er août 1884, fut dès 1855 professeur d'économie politique et de statistique à l'université de Genève. — Voir A. Berthon : Tablettes chronologiques, et pour la liste de ses travaux : le catalogue des ouvrages publ. par l'université de Genève. [C R.]
DAMOND. Famille vaudoise remontant à Claude- Pierre, bourgeois et syndic de Nyon en 1597. Peut-être a-t-elle quelque rapport avec Charles Damond, de Nevers, professeur à Orléans, qui fut principal du collège de Rive à Genève en 1541, passa à Lausanne en 1542, pour devenir ensuite ministre au Pays de Vaud. Mais il est plus probable que celle famille est de la région et a tiré son nom du bois d'Amont. Une autre famille Damont est citée dans la région d'Aubonne en 1511. Armoiries: d'a/.ur à un chevron d'argent, accompagné de deux étoiles d'or en chef et de trois coupeaux du même en pointe. — 1. Jaques, banneret de Nyon, | 1644. — 2. Claude, banneret de Nyon, qui épousa en 1653 Emilie- Catherine de Croll, fille de la princesse Maria-Belgia de Portugal. — 3. Julianne - Catherine, * 1659, fille du n° 2, épousa en 1672 Henri de Martines, seigneur de Sergy et de Beizenas. Le 26 août 1707, elle posa sa candidature à la succession de Neuchâtel, comme descendante de Guillaume-le- Taciturne. Mais le délai pour demander l'investiture de la principauté était expiré depuis un mois, de sorte qu'elle fut déboutée. — 4. Pascal, lieutenant-colonel et major de département, se distingua en 1712 à la guerre de Villmergen. — Voir AHS 1907, p. 40, 47. — Ch. Berthoud : Une prétendante à la souveraineté de Neuchâtel, 1707, dans BU 1871 et dans Études et Biographies. [M. R.]
DAMOTTI et non Damosti, Giacomo, de Palagnedra ; peintre du milieu du XVIIIe s., cité dans SKL. — ALBK. — Bianchi : Artisti ticinesi. [C. T.]
DAMPHREUX (C. Berne, D. Porrentruy. V.
DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Danfriol, 1161 ; Damphriul, 1256 ; Dinfriu, 1315. Damphreux faisait partie de la mairie de Cœuve et avait des colongers dont le rôle a été dressé en 1350. Le village a été dévasté par les Lorrains après la guerre de Trente ans (1652). A la paroisse se rattachaient Lugnez, Beurnevésain, Vendelincourt et Bonfol. Ces trois dernières localités en furent détachées au commencement du XIXe s. L'église serait, d'après la tradition, la plus ancienne de l'Ajoie. Son édifice a été reconstruit en 1705 et 1867. Elle était sous l'invocation de Saint- Ferréol et de Saint-Ferjeux ; le collateur était le chapitre métropolitain de Besançon. Population : 1764, 434 hab. ; 1920, 289. Registres de baptêmes dès 1626, de mariages dès 1627, de décès dès 1662. — Trouillat. — Vautrey : Notices I. — A. Daucourt : Dict. par. [G. A.]
DAMUR. Famille patricienne de Coire, du Conseil dès le XVIe s. — 1. Jos, préposé aux finances en 1532. — 2. Abraham, prévôt de corporation en 1606. — 3. Johann-Jakob, trésorier en 1696. — 4. Abundi, prévôt de cornoration en 1764. [M. V.]
DAMVANT (C. Berne, D. Porrentruy. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes : 1360, Dampvant ; 1438, de Dampnouento ; 1478, Dampvalx. Première mention, 1360. D'après Quiquerez, on a trouvé, en 1842, les traces d'une habitation romaine en cet endroit. Damvant faisait partie aux XIIIe et XIVe s. de la seigneurie de Roche d'Or. L'évêque de Bâle, Humbert, racheta le château de Roche d'Or avec les villages qui en dépendaient ; mais il les engagea de nouveau à Jean de Neuchâtel en Bourgogne. En 1425, l'évêque Jean de Fleckenstein reprit de force le manoir qui fut hypothéqué à Henriette de Montbéliard. Enfin, en 1478, Damvant retourna définitivement à la principauté de Porrentruy. Mais les droits sur cette localité n'étaient pas établis clairement et, en 1727, un traité entre le roi de France et le prince-évêque de Bâle réglait définitivement la délimitation entre la France et l'évêché. Damvant faisait partie de la mairie de Chevenez. Au spirituel, il dépendit de l'archevêché de Besançon jusqu'en 1780. L'église est placée sous l'invocation de saint Germain ; elle a été bâtie en 1747. Collateur : le prieur de Lantenans. Population : 1764, 405 hab. ; 1850, 357 ; 1920, 280. Registres de baptêmes dès 1654, de mariages dès 1659, de décès dès 1669. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices ï. — Daucourt: Dict. [G> A..]