DANCE
DANIOTH
DANCE. Famille vaudoise, de la région de Cully, a donné des notaires et des ministres sous le régime bernois. [M. R.]
DANDIRAN, Eugène, * à Paris 1825, t à Lausanne le 7 mars 1912, d'une famille noble de Gascogne (Casteljaloux), établie à Genève au XVIIIe s. Pasteur à Elbœuf, Rouen, Jussy près Genève. Professeur à l'école de théologie de l'Oratoire à Genève 1858-1869 ; professeur de théologie historique à l'académie de Lausanne dès 1869 et jusqu'à sa mort. Dr h. c. de l'université de Genève en 1894. 11 fonda en 1867 à Genève la revue Théologie, et philosophie, qui devint en 1873 la Revue de théologie et de philosophie de Lausanne, qu'il dirigea jusqu'en 1878 avec Astié. — Voir aussi article Andiran, d'. — Voir In Memoriam, publié en 1912 par la Société vaudoise de théologie. [G. -A. Iïridel.J
DAN EAU (en latin DANAEUS), Lambert, théologien français, * vers 1530, f 1595, d'une famille anoblie par Charles VIII en 1435. Réfugié à Genève en 1560, il y étudia la théologie. Ministre à Gien en 1562, à Jussy en 1572, il fut nommé cette même année 1572 professeur de théologie à Genève. En 1581, il reçut la bourgeoisie gratis. Pasteur à Vandœuvres 1574, puis peu après à
Genève. Son érudition et ses convictions lui valurent de hautes relations et l'amitié de Théodore de Rèze. En 1582, il quitta Genève pour ne plus y îevenir. Il vécut dès lors à Leyde, puis à Orthez dans le Béarn, puis à Lescar. Il mourut pasteur à Castres. Sur cinquantequatre ouvrages qu'il a laissés, vingt-neuf imprimés séparément ont été réunis sous ce titre : Opuscula omnia theologica ab ipso auctore recognita et in très classes divisa, Genève, 1583. Ce sont des commentaires sur les Testaments et des œuvres de polémique. — Voir France protestante. — Didot :
Nouvelle biographie générale. — Armor. genevois. — Paul de Félice : Lambert Uaneau. — Heyer : L'Église de Genève. — Senebier : Hist. littéraire de Genève. — LL. — Sordet : Dict. des [uni. genevoises. [h. Da.]
DANEGGER, Johan.N-Baptist, de Rottweil, abbé de Kreuzlingen, * 24 juin 1682, profès en 1707, abbé du 25 août 1725 à sa mort, 24 août 1760 ; très considéré, il fut le dernier abbé de Kreuzlingen convoqué aux Diètes d'Empire. [Sch.]
DANEL. Famille genevoise de Jussy, mentionnée clans ce lieu dès le XIVe s. Armes : un chevron accompagné de trois pointes d'hermine. La famille se perpétue à Meinier. Guillaume, reçu bourgeois de Genève en 1477, syndic 1519-1520, mamrnelu condamné en 1528. De nombreux membres de cette famille furent reçus bourgeois de Genève au cours des siècles. — Voir Arch. île Genève. — Gautier : Hist. de Genève. — Sordet : Dict. des foin, genevoises. — SKL. [C. R.]
DANEMARK. Les rapports de la Suisse avec le Danemark remontent au XVIe s. La correspondance de II. Bulhnger avec le roi Christian III contribua surtout à favoriser les rapports religieux entre ces deux pays. Au XVIIe s., la Diète s'adressa à plusieurs reprises au roi de Danemark pour lui demander de faciliter le séjour dans son pays aux réfugiés français et piéinontais. C'est aussi à cette époque que Jean-Louis d'Erlach, de Berne, se distingua comme chef d'escadre sous les ordres de l'amiral Niels Jul.
Au XVIIIe s., eut lieu un rapprochement plus marqué entre ces deux pays. Les précepteurs suisses des princes danois y jouirent d'une grande considération et quelques-uns d'entre eux : Élie Salomon, François Reverdi! de Nyon, Salomon Charrière de Lausanne, Henri Mallet
Lambert Daneau.
D'après un portrait gravé par
Sébastien Furck.
de (ienôve, ont publié pendant leur séjour dans le Nord des ouvrages très remarqués sur le Danemark. Armand- François-Louis de Mestral se fit un nom comme diplomate danois. A la même époque des négociants de Bâle, de Genève et de Saint-Gall établirent dans les résidences du Nord des maisons de commerce prospères (Iselin). Il n'y eut que deux savants de la vieille Suisse, Jean-Gaspard Lavater et Charles- Victor de Bonstetten qui virent le Danemark de plus près ; par leurs relations d'amitié avec Frédérique Brun, ils jouèrent un rôle dans la littérature des pays du Nord. L'ancienne Société économique de Berne entretint également des relations économiques avec le Danemark. Albert de Haller fut même nommé en 1775 membre de l'Académie royale des sciences à Copenhague. Les relations d'art entre le Danemark et la Suisse furent modestes ; citons surtout le monument du Lion, à Lucerne, par B. Thorwaldsen. Plus récemment l'historien genevois J.-B. Galiffe a rendu des services à la cause danoise par son livre La question et la polémique danoallemande, Genève 1866.
Déjà au commencement du XIXe s., on peut constater l'importation de marchandises suisses en Danemark. Le 10 février 1875, ces relations commercialeaboutirent à un traité d'amitié et d'établissement stipus lant les conditions de la nation la plus favorisée ; ce traité est encore en vigueur. De bonne heure, le Danemark établit en Suisse des consulats : à Berne en 1850, à Saint- Gall 1854, à Genève 1866, à Zurich 1896, à Bâle 1920, à La Chaux-de-Fonds 1922. Depuis 1887, la Suisse a à Copenhague un consulat honoraire qui fut élevé au rang de consulat général honoraire en 1921. Le 7 oct. 1918, le gouvernement danois créa une légation à Berne et nomma Markus Andréas d'Oldenburg chargé d'affaires; en 1920, ce dernier fut nommé ministre plénipotentiaire. Le 20 nov. 1920, le Conseil fédéral désigna Henri Schreiber comme ministre de Suisse pour le Danemark, la Suède et la Norvège. — ■ Voir C. Benziger, dans ASG 1916. — Le même: Die Schweiz in ihren Beziehungen zu D. (suppl. au Bulletin consulaire suisse du 1er janvier 1923). — Le même : Die wirlschaftl . Beziehungen zwischen D. und der Schweiz. [C. Rzr.]
DANET, Philippe, curé d'Estavayer 1654. Il était Dr en théologie et devint protonotaire apostolique, conseiller ordinaire de l'évêque et doyen. — Dellion : Dict. V. [G. Cx.]
DANGEL. Famille de Lucerne, des bailliages de Rotenburg et de Munster, qui remonte jusqu'au XIVe s. — Maria-Ursula, de Munster, 1611-1678, prieure en 1655, abbesse en 1674 à Eschenbach. — 2. Januarius, de Munster, 1725-1775, musicien, abbé du couvent de bénédictins de Rheinau en 1758. [P.-X. w.]
DANGREVILLE, Jacques-Etienne. Voir Angreville, d'.
DANIELS, François, * à Nimègue (Hollande) 4 novembre 1860, professeur au collège de Rolduc 1885- 1896, professeur de mathématiques à l'université de Fribourg de 1896 à sa mort, 16 novembre 1918. Recteur 1905-1906. A publié entre autres : Essai de géométrie sphérique en coordonnées projectives, dans Collectanea Friburaensia, nouv. sér. VIII ; La théorie des électrons, 1906. Collaborateur aux Annales de la Soc. scientifique de Bruxelles et à VArchiv fur Mathemalik und Physik. [J.-P. K.l
DANIOTH (DANIOTTI, DONIATI, TONATI et DANJOD). Famille d'origine italienne venue au XIVe s. de l'Éschental, établie à Andermatt, d'où elle s'est répandue à Altdorf et Schattdorf, dans d'autres cantons et en Amérique. Armoiries : d'or à une ancre vénitienne. — 1. Giovanni fut le principal fondateur de la Mariait ilfskapelle bâtie à Andermatt 1739- 1742. — 2. Felix-Karl, f vers le milieu du XVIIIe s., légua 100 florins à chacune des communes de Gôschenen, Andermatt, Hospental et Airolo pour l'entretien du chemin. — ■ 3. Johann-Baptist, * 4772 à Andermatt, f à Varèse, légua 7000 lires milanaises à l'hôpital bourgeois de cette ville 1842. — ■ 4. Joseph-Maria, maire de la vallée d'Urseren 1767. — 5. Adelrich, 1828-1899, hôtelier à Andermatt, membre du gouvernement d'Uri. Ses frères Michael, 1832-1908, et Karl, 1842-1902,