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appui-. Condamné à mort, Davel fui exécuté à Vidy le
24 avril 1723, et sa mort fit L'admiration de ses contemporains. Berne, au lendemain de l'événement, corrigea quelques détails de son administration, supprima l'irritante formule du Consensus, mais n'alla pas plus loin dans la voie des réformes, quoique l'avoyer Steiger eût reconnu la valeur des critiques de Davel. Celui-ci est considéré comme le plus pur et le plus désintéressé des patriotes vaudois. Le peuple vaudois a célébré solennellement le 24 avril 1923 le deux-centième anniversaire de sa mort, et un livre spécial, Davel, a rappelé son histoire et celle de son temps. [Maxime Reymond.]
DAVERIO. Famille lombarde de Vergiate-Gallarate sur le lac Majeur, transplantée à Zurich en 1819 par — 1. MiCHEL-Paul-François, 4 octobre 1770-31 décembre 1824, savant historien. Archiviste et bibliothécaire à Milan dès 1802, il quitta sa patrie en 1814 lors de la Restauration, devint en 1819 bourgeois de Fluntern près de Zurich et entra dans l'église évangélique ; publia Memorie svlla storia dell'ex-ducato di Milano 1804.
— Voir Schweizer Monats-Chronik 1825, p. 5. — 2. Hercule, fds du n° 1, 10 avril 1804-7 avril 1849, fut privat-docent à l'université 1833-1837 et professeur d'italien au gymnase scientifique de Zurich 1833-1849, en même temps rédacteur du Hepublikaner 1844 et 1845 de la NZZ. — Voir NZZ 1849, annexe au n° 103.
— 3. Hamilcar, fils du n° 1, 1806-1874, dessinateur et graveur, vécut surtout à Florence et Venise. — SKL.
— 4. Michel-Gustave, fils du n° 2, 20 juillet 1839-5 juin 1899, ingénieur, actif constructeur de moulins, fonda la maison Gustav Daverio à Zurich. ■ — Voir BJ 4, 1900, p. 49. — SB 33, 1899, p. 214. — ZWChr. 1899, n°27. [H Brunner.]
dants li' gardèrenl jusqu'en 17(18. — Gremaud III. — Rameau : Mns. — P. Bioley : Le oidomnal de Massonge.r, dans Annales valaisannes. — ■ Arch. de Massongex. [Ta.]
DAVID. Nom de famille des cantons de Bâle, de Fribourg et de Vaud.
A.. Canton de Bâle. Famille originaire d'Oltingen, représentée au Conseil de Bâle depuis le XVIe siècle. En 1498, l'empereur conféra aux deux frères Konrad et Heinrich, tous deux changeurs et membres du Conseil, les armoiries suivantes : de gueides à une licorne d'or. Heinrich est le fondateur de la lignée encore existante. — 1. Jakob, orfèvre, maître de Philippe Holbein, fils de Hans Holbein le jeune. — 2. Johann- Heinrich, 1726-1802, Dr jur., professeur de droit romain. — 3. Niklaus-Heinrich, 1823-1867, consul général à Rio de Janeiro. — 4. Heinrich, Dr jur., conseiller d'État à Bâle, puis vice-chancelier de la Confédération. — 5. Adam, * 4 juillet 1872, Dr phil., explorateur en Afrique. — Voir Wappenbuch der Stadt Basel, lre partie. — DSC. [C, Ro.]
B. Canton de Fribourg. Nom de plusieurs familles reçues à la bourgeoisie de Fribourg en 1473, 1594 et 1622. [G. Cx.]
C. Canton de Vaud. Nom porté par plusieurs familles. L'une, originaire de Vuittebœuf, a donné des châtelains à Champvent ; une branche a essaimé à Rueyres et à Correvon. A celle-ci appartient — David, 1842-1911, colonel, chef de la Ire division.
Une autre famille, originaire du val Queyras en Dauphiné, s'est fixée à Lausanne en 1686. — 1. Émile- François, 1823-1891, élève de Gleyre, peintre de paysages italiens de grande valeur. — 2. Jacques, 1845-
Insoription étrusque k Davesco.
DAVESCO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Corn, et Vge, mentionné en 1110 comme curtis. Anciennes formes : Avesco en 1110 ; Adavesco au XVe s En 1817, on y découvrit une inscription étrusque, en 1923 une tombe étrusque et d'autres de l'époque chrétienne. La commune porte encore aujourd'hui l'ancien nom de Davesco-Soragno. La tradition veut qu'un couvent d'Humiliés ait existé à Davesco dans une ancienne maison qui possède aujourd'hui encore des peintures et des inscriptions du XVe s. Au spirituel, Davesco dépendait avant 1599 en partie de la paroisse de Sonvico et en partie de Pazzalino ou de Lugano ; de 1599 à 1801, il fit partie de celle de Cadro ; depuis 1801, il forme une paroisse autonome. Population : 1591, 25 ménages ; 1870, 321 hab.; 1920, 453. Registres de paroisse dès 1801-1802. — Hidber : UR. — Monti : Atti. — BStor. 1890. — Simona : Note di arte antica. [C. T.]
DAVET. Famille fribourgeoise, originaire des communes de Blessens, Bouloz, Prez-vers-Siviriez, Vauderens. [ILemy.]
DAVIAZ (C. Valais, D. Saint-Maurice, Com. Massongex. V. DGS). Vge mentionné dès le XIIIe s. dans la seigneurie épiscopale de Massongex. Il passa à la Savoie par le traité de 1384 et revint à l'évêché en 1475. En 1606, les Montheolo vendirent le vidomnat à Jacques de Quartéry, de Saint-Maurice, dont les descen-
1912, ingénieur, directeur de la fabrique des Longines à Saint-Imier, député au Grand Conseil bernois. — ■ 3. Théodore-Pierre-Maurice, fils du n° 1, 1869-1902, sculpteur, auteur de quelques bustes en bronze. — Voir Beyeler : Généalogie de la famille David. — Catalogue des œuvres d'Emile David 1905. — SKL. [M.R.etG.A.]
DAVID. Évêque de Lausanne de 827 à 850. Il fut assassiné près d'Anet par le seigneur de Degerfelden, après avoir été trahi par les siens. Le cartulaire de Lausanne a enregistré son épitaphe. — Besson : Diocèse de Lausanne. [M. R.]
DAVIDE, DAVID. Famille de Lugano. — 1. Lodovico, * 1648 à Lugano, t à Rome vers 1728-1730, peintre d'histoire et de portraits. A travaillé à Rome, Parme, Bologne, Mantoue et Venise. A publié : Disinganni délie principali notizie ... del disegno; Dichiarazione délia pittura délia cappella del collegio ; Clementino di Roma ; les biographies d'Antonio Allegri, de Girolamo Muziano et du Corrège, celle-ci mns. — 2. Antonio, fils d\i n° 1, * vers 1684 ou 1698 à Venise. Peintre de portraits, il fit entre autres ceux des papes Clément XI, Clément XII et Innocent XIII. Il aurait fait la gravure sur cuivre d'une madone du Corrège, que quelques auteurs attribuent à son père. — SKL. — ALBK. — Bianchi : Artisti licinesi. — Pagine nostre III. — BStor. 1885. [C. Trbzzini.]
DAV1NET
DAVOS
Horace-Edouard Davinet.
D'après une photographie,
DAVINET, Horace - Edouard. Architecte e1 conservateur du Musée des Beaux-Arts de Berne
pendanl de longues années. * 23 février 1 s : i * » à l'uni d'Ain (Dép. de l'Ain, France), t 30 juin L922 à Berne. Il se fixa à Berne en 1856 où il entra comme élève architecte chez son beau-frère, Friedrich Studer, architecte du Palais fédéral et du Bernerhof. Il participa bientôt à tous les travaux de celui-ci, entre autres à la construction de la gare de Berne et de plusieurs hôtels de l'Oberland bernois. De 1X62 à vl864, il érigea à Cannstadt près Stuttgart la Wilhelma, château de plaisance du roi Wilhelm [er c]e Wurtemberg. De retour en Suisse, il y déploya une activité considérable. Il exécuta d'après ses propres plans un grand nombre d'hôtels à Interlaken, Grindelwald, Thoune, Berne; 1872-1874, il bâtil l'hôtel du Rigi Kulm. Enl875, secrétaire de la Bern-Land-Company qui fit édifier à Berne le pont du Kirchenfeld et prépara l'ouverture de ce nouveau quartier. Parmi les derniers travaux de Davinet, il faut mentionner le collège de Schwyz e1 le sanatorium Victoria à Berne. A partir de 1890, il fut conservateur du Musée des Beaux- Arts de Berne. Bourgeois d'honneur de Berne 1900. — Voir Zur Erinnerung an Eduard Davinet. — BT II, 1923. — SKL. [R. Nicolas.]
DAVODEAU, Antoine. Imprimeur genevois, originaire de Saint-Julien près Dijon, reçu habitant de Genève 1547, bourgeois 1563, t 1569 à Genève. — Voir Covelle : LD. — Arch. de Genève. [F. G.]
DAVOS (DAFOS) (G. Grisons, D. Oberlandquart. V. DGS). Anciennes formes Tavauns, 1213; Tavaus, 1336; Tafus, 1338; Tafa, Tavas, XVe s. On n'est pas fixé sur l'étymologie de ce nom. On a donné les significations suivantes : Davous = dahinten ; Davos = Ad avaues, près des eaux, du lac ; Tavas = vallée et seigneurie des von Vaz. Com. et vallée dans l'ancienne Ligue des X juridictions, habitée dès le XIIIe s. parles Walsers. Le couvent de Churwalden, et plus tard les seigneurs de Vaz, y prélevaient un cens. Davos reçut des Vaz en 1289 une lettre de franchises réglant les rapports de la vallée avec eux. L'ammann de Davos, que cette lettre mentionne, administrait la justice civile et répondait en personne des redevances dues annuellement à la seigneurie. A l'extinction des Vaz, le village passa à leurs héritiers, les comtes de Toggenbourg. Le dernier membre de cette famille réunit sous son autorité, à la fin du XIVe s., tous les territoires de la future Ligue des X juridictions. Ces territoires, dont Davos, s'allièrent en 1429 avec la Ligue de la Maison- Dieu, pour vingt ans. En 1436, à la mort du dernier comte de Toggenbourg, ils fondèrent leur ligue. Davos reçut deux ans après des héritiers des Toggenbourg, Kunigunde von Montfort-Tetnang et Katharina von Sax, une charte de franchises beaucoup plus étendue que celle de 1289. Elle stipulait entre autres que la chevauchée n'était due que dans les marches des huit juridictions seigneuriales. Les démêlés entre Davos et son seigneur devaient être tranchés par l'arbitrage des neuf autres membres de la Ligue des X juridictions. Le bailli de Belfort ne pouvait entrer en fonctions qu'au su de Davos à qui il devait prêter sermeni . Les huit juridictions passèrent en 1471 à Gaudenz von Matsch, qui confirma les franchises de Davos en particulier et celles qui étaient communes aux six juridictions de Davos, Klosters, Lenz, Churwalden et les deux du Schanfigg, soit les anciennes lettres de franchises. Davos passa à l'Autriche en 1479 avec les autres juridictions. Ils firent cependant la guerre de Souabe
avec les deux autres Ligues ; la paix de Bâle les obligea de nouveau à prêter serment à l'Autriche.
La Réforme créa une opposition irréductible entre le seigneur et les huil juridictions devenues presque entièrement protestantes. Durant la guerre de Trente ans, les luttes entre catholiques et réformés éclatèrent aussi dans les III Ligues. Davos et le reste de la Ligue des X juridictions y furent engagés malgré eux. Le parti vénitien ou anti-espagnol y tint en 1620 un tribunal pénal. La première inclusion des Autrichiens eut lieu en 1621 . Ceux-ci visaient à rétablir l'ancienne foi dans les X juridictions et à en faire des pays sujets, au mépris des lettres de franchises. La suppression de la liberté
Le Berglihaus, vieille'église de Davos, démolie en 1920. D'après une photographie.
religieuse amena le soulèvement du Prâtigau et l'expulsion des Autrichiens. Mais ces derniers attaquèrent de nouveau en 1622 Davos et le Prâtigau. L'accord de Lindau détacha la Ligue des X juridictions et la Basse- Engadine des deux autres ligues et rendit les habitants sujets de l'Autriche. Les Français les délivrèrent en 1624, mais leurs ennemis firent une troisième incursion en 1629. L'entente avec l'Autriche, en 1649, permit le rachat de Davos, du Prâtigau et de Churwalden, plus tard des deux juridictions du Schanfigg, de Belfort et de la Basse-Engadine. La haute et basse juridiction, les régales, la chasse, la douane, etc., passèrent alors au pouvoir des juridictions elles-mêmes (1649).
L'arbitrage de Waser, de 1644, déposséda en partie Davos de sa préséance dans la Ligue des X juridictions ; le choix du landammann de la Ligue ne lui fut plus confié que deux fois en sept ans. Mais les assemblées des juridictions continuèrent à y avoir lieu sous la présidence de son landammann, de même que la Diète des Ligues. Le Grand Conseil des III Ligues s'y réunit la dernière fois en 1807. La plus ancienne rédaction conlervée du Davoser Landburh remonte à 1596. Elle contient nombre de stipulations d'ancien droit germanique sur la mise à ban de la juridcition, le droit de retrait, la Morgengabe, les demandes de paix et la rupture da celle-ci, etc.
Davos eut un Grand et un Petit Conseil dès 1468 :