DE CARRO
l'organisation paroissiale est à peu près de la même époque. Le curé était élu la première année à l'essai, puis réélu chaque année. Les trois églises de Davos- Platz, Frauenkirch et Glaris sont mentionnées dès 1335. Selon l'ordonnance paroissiale de 1450, le curé était à Platz. Dorf, Frauenkirch et Glaris n'avaient que des chapelles. Il en fut de même après la Réforme. Le pasteur prêchait tous les dimanches à Platz, et alternativement tous les quinze jours environ, un jour de semaine à Dorf et Glaris. Il est question en 1742 de cinq églises à Davos ; chacune avait son pasteur. Il y faut ajouter aujourd'hui Davos-Monstein avec son église. Registres de baptêmes dès 1559, de mariages dès 1633, de décès dès 1713.
Davos-Dorf et Laret, Davos-Platz avec le Dischmatal et Clavadel, Frauenkirch et Sertig, Glaris et Spina, Monstein sont actuellement les cinq quartiers de Davos. Plus loin que Glaris se trouve le Silberberg dont les mines d'argent étaient encore exploitées au XIXe s. Les familles nobles du Conseil de Davos sont les Beeli, Buol, Guler, Schiller, Sprecher, Biàsch, von Porta et Valâr. Georges Jenatsch y vécut plusieurs années. La partie supérieure de la vallée : Davos-Platz, Davos-Dorf et dernièrement aussi Clavadel sont devenus des stations climatériques célèbres pour les maladies de la poitrine. Davos s'est aussi acquis une renommée mondiale comme place de sports d'hiver. — Voir F. Sprecher : Cronica. — Le même : Kriege und Unruhen. — J. Valàr : Topographische Beschreibung der Landschaft Davos. — J.-A. Sprecher : Gesch. der III Blinde II. — M. Valèr : Sechs Jahrh. Davosergesch. dans Landbuch, 1912. — Le même : Die Beziehungen zu Tirol wdhrend der Begierung der Erzherzogin Claudia dans JHGG 1902. — VVagner-Salis : Die Rechtsquellen von Graubûnden. — ■ F. Jecklin et Muoth : Aufzeichnungen uber die Verwaltung der VIII Gerichte... dans JHGG 1905. — A. Spengler : Die Landschaft Davos als Kurort. — Le même : Indicationen fur und gegen Davos bei chronischer Lungenerkrankung. [M. Valèr.]
DAVY-DUPERRON, d'Orbe, cardinal. Voir Du Perron.
DAXELHOFER. Voir Dachselhofer.
DAY (LE) (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Hameau à l'Est de Vallorbe où l'on a construit en 1899-1903 de grandes usines de produits chimiques, alimentées par l'Orbe. Au-dessous des usines, au Saut du Day, la rivière fait une chute. [M. R.]
DAZIO GRANDE. Voir Piottino, Monte.
DAZZONI. Famille de Chironico, aujourd'hui à Faido. — 1. Giovanni-Agostino, 1776-1851, notaire, prit part à l'assaut de Lugano le 15 février 1798 et dut s'enfuir avec les autres patriotti. Membre en 1799 de la commission chargée de traiter de la capitulation éventuelle de la Léventine aux mains des Français. Souspréfet de la Léventine sous la République helvétique ; secrétaire de la Commission chargée de l'organisation du nouveau canton du Tessin en 1803. Juge au tribunal d'appel 1814, député au Grand Conseil 1808-1827 et 1842-1848. — 2. Camillo, 1811-1868, fils du n° 1, chef des conservateurs de la Léventine lors du pronunciamento en 1855. Syndic de Faido 1855-1859, député au Grand Conseil 1868. — 3. Giovanni, 1851-1923, fils du n° 2, avocat et homme politique. Député au Grand Conseil 1877-1897, président en 1879, 1886 et 1890, au conseil national 1881-1884, 1887-1890. Il fit partie de la commission chargée de pacifier les partis tessinois après la révolution de septembre 1890. Président du patriziato ou bourgeoisie de Faido. — Dotta : I Ticinesi. — Baroffio : Dell' Invasione francese. — Franscini : Storia d. Svizzera italiana. [C. Trezzini.]
DE ALLIO. Voir Aglio.
DEBARGE, Louis. * 1859, journaliste genevois, fondateur de la Semaine littéraire, revue créée à Genève en 1893, qu'il dirige encore aujourd'hui (1923). Il écrit à cette revue sous le pseudonyme de Pierre Valjean. [C.R.]
DEBÉTAZ. Famille vaudoise originaire de Fey où elle est connue dès 1377, et qui a donné des pasteurs, des professeurs, des financiers. [M. R 1
DE BARY. Voir Bary, de.
DEBELLY, DE BELLY. Famille de Cernier, bour-
geoise de Neuchàtel en 1581, issue de Jean, de Crest en Dauphiné, réformateur au Val-de-Ruz en 1531 et pasteur de Fontaines de 1536 à sa mort en 1574. Sa descendance a donné plusieurs pasteurs au canton de Neùchâtel. — ■ France protestante, art. de Belly. — L. Viviens : Les familles du refuge. [L. M ]
DÉBIEUX, DEBIEUX, DE BIEUX, DE BIEU.
Famille originaire du district de la Glane (Fribourg) ; bourgeoise des communes de Chàtonnaye, Chavannessous-Orsonnens, où on la trouve en 1470, de Fuyens, Massonnens, où on la trouve en 1490, et de Villaxiaz. — Nicolas de Bieux, de Massonnens, fut reçu bourgeois de Fribourg le 17 juillet 1586. On a souvent confondu cette famille avec la famille Désbiez, originaire de Besançon et reçue dans la bourgeoisie de Fribourg le 13 juin 1771. — Voir Arch. d'État Fribourg. — Dellion : Dict. II, p. 94 et XI, p. 48. [R,emy.]
DÉBONNAIRE. Famille de Saint-Maurice (Valais), d'origine française. — 1. Nicolas, syndic 1765, 1772, 1774, 1780.! — 2. Hyacinthe, chanoine de Saint-Maurice, inspecteur scolaire pour les districts de Saint-Maurice et de Monthey. | curé de Choex en 1899. [J.-B. B.]
DEBONNÈVILLE. Famille vaudoise, établie à Gimel dès avant 1400. — Victor, 1829-1902, conseiller d'État 1885-1899, conseiller aux États 1878-1880. [M. R.]
DE BONS. Famille connue primitivement sous le nom de de Bona, mentionnée dès le XIIIe s. à Sion d'où elle se répandit dans le canton du Valais surtout à Savièse où elle existe encore. Il ne faut pas la confondre avec la famille de Bons de Saint-Maurice et de la Suisse française. Elle a donné plusieurs ecclésiastiques, dont Jean de Bona, curé et chanoine de Sion en 1392. — François de Bona, chanoine de Sion, doyen de Valère en 1581. — Voir Gremaud. — BWG I. — Ritz : Walliser Klerus. [Ta.]
DEBRIT. Famille de Tolochenaz dont deux branches se fixèrent à Genève.
De Christ, venu de Morges, reçu habitant en 1729, descend — Jean-Isaac, 1792-1856, député au Conseil Représentatif, puis au Grand Conseil. Cette branche devint bourgeoise en 1791.
Jacques-Louis, venu de Vevey, reçu habitant en 1735, eut dans sa descendance — 1. Marc, 1833-1911, directeur du Journal de Genève, littérateur, auteur entre autres de Laura ou V Italie contemporaine, publia avec Ernest Naville des œuvres inédites de Maine de Biran, 1859. — JG 1911. — 2. Jean-Ami-Gustave-Eugène, fils du précédent, * 1880, fondateur en 1909 et directeur du journal VA B C, qui eut une certaine vogue pendant la guerre de 1914-1918, mais disparut peu après, fondateur également de La Feuille, de LaGuerre mondiale. — Voir Sordet : Dict. des fam. gen. — Arch. de Genève. [c. R.]
DEBROT. Famille neuchâteloise originaire au XVe s. du village de Brot. Elle a donné des armuriers au XVIIIe s. — - Voir A. Godet : Les DeBrod de Cormondrèche dans MN 1897. [L. M.]
DEBRUNNER. Famille thurgovienne, bourgeoise de Mettendorf, puis d'Ermatingen et de Frauenfeld, établie dans le Jura bernois depuis trente ans. Armoiries de 1650 : écartelé d'argent et de gueules, à une aigle de l'un en l'autre tenant une flèche d'or et un sabre à la poignée du même. Signifie Hirschbrunner (voir NZZ 1922, n°1132). — 1. Johann-Heinrich, de Mettendorf, 1798- 1889, inventa et construisit en 1832 avec l'ingénieur Jakob Sulzberger le premier moulin à cylindres. — Thurg. Beitràge 1921, p. 16. — 2. Johannes, frère du n° 1, commerçant, puis commandant d'une compagnie suisse qu'il avait recrutée, défendit la république de Venise contre l'Autriche 1848-1849, publia en 1849, le récit de sa campagne, îut à son retour secrétaire du département militaire thurgovien et préfet de district, f 1X77. —3. Alfred, Dr méd., d'Ermatingen, 1858-1921, gynécologue de renom, auteur de Berichte und Erfahrungen, 1888-1900 et 1900-1914, continués par son fils IIans, Dr méd. [Sch.]
DE CARRO. Famille genevoise qui a pris son nom du Carre, localité près de Meinier. Citée dès le XIVe s. Plusieurs branches, dont deux admises à la bourgeoisie en 1524 et 1603. Armes : d'argent à la bande
mo
DÉGEMBBE (FETE DE)
UECHOUX
d'azur chargée de in>is ailerons d'or. I. Etienne, 1655-1755, pasteur à Cartigny 168j, Chêne, 1690, Bossey 1693, Vandœuvres et Cologny 1701. — 2. Phi- LIPPE, 1693-1750, du Conseil des Deux Cents, auditeur, compromis avec les syndics Trembley et Lullin dans l'affaire des Tamponneurs. Il quitta Genève pour se fixer en Russie où il devint général major. — 3. Jean, 1770-1856, Dr médecin. Les troubles politiques de Genève le forcèrent à aller à Vienne où il ne (arda pas à se faire une grande réputation. Il fut le premier médecin du continent qui répéta l'expérience de Jenner pour préserver de la petite vérole par la vaccine. Il répandit cette découverte en Allemagne, en Pologne, en Turquie, en Hongrie et même aux Indes orientales. Ayant été guéri par les eaux de Carlsbad en 1826, il publia de nombreux traités pour en vanter l'efficacité. L'empereur François Ier d'Autriche le créa chevalier. Parmi ses ouvrages les plus connus citons : Observations et expériences sur l'inoculation de la vaccine, 1802 ; Expérience sur V origine de la vaccine, 1802 ; Histoire de la vaccination en Grèce et aux Indes orientales, 1803. — ■ Voir Galiffe : Not. gén. II, 2e éd. p. 132. — Grenus : Fragments biogr. et hist., p. 310. — Gautier : La médecine à Genève. — Heyer : L'Église de Genève. — De Montet : Dict. — Armoriaux genevois. [H. Da.]
DÉCEMBRE (FÊTE DE) (C. Zurich). Le parti démocratique du canton de Zurich la célèbre chaque année dans un autre lieu du canton en souvenir des assemblées populaires du 15 décembre 1867 qui eurent lieu à Zurich, à Uster, à Winterthour et à Bulach et où fut voté le programme démocratique d'une revision de la constitution. Cette fête a le caractère d'une réunion de parti. [F. Berchtold.]
DE CERVE. Famille originaire de Saint-Rome de Tarn (Rouergue), genevoise par Antoine, reçu bourgeois le 6 août 1718. — Pierre-Élie, son petit-fils, 1741-1816, membre du Tribunal provisoire 1793, du Conseil législatif 1797, du Conseil représentatif 1814. — Voir Galiffe : Not. gén. VI, 2e éd. 258. [C. R.]
DÉCHANEZ, DE CHANEX, DE CHAGNEX.
Famille fribourgeoise originaire du district de la Broyé, bourgeoise de Chables où on la trouve déjà en 1464. ■ — ClaudE, d'Estavayer, chapelain à Châtel-Saint-Denis 1836-1839, aumônier des troupes pontificales à Ravenne en 1849. — Archives cant. Fribourg : Grosses d'Estavayer. — Dellion : Dict. III, p. 176. [R^my.]
DEOK (primitivement TECK = Dachdecker, couvreur), famille bourgeoise de Zurich. Armoiries: d'azur à une hache d'argent accompagnée en chef d'une croisette du même entre deux étoiles à six rais d'or, en pointe de deux arcs en ciel issant de nuages d'argent, et de trois coupeaux de sinople. — En 1318 dans la famille Glarner se trouve le surnom de Deck, et plus tard des Deck sont mentionnés dans plusieurs quartiers et à Stadelhofen ; ces derniers deviennent bourgeois en 1401. Ce n'est qu'au commencement du XVIIe s., qu'on peut faire remonter la généalogie de la famille actuelle dont la plupart des membres exercèrent la profession de boucher et qui compta aussi quelques ecclésiastiques. — Félix, membre du Grand Conseil ne 1612, bailli de Knonau en 1629. — Voir UZ. — Registres d'impôts de la ville de Zurich et de la campagne. — Egli : Actensammlung. — Wirz : Etat. — Taschenbuch fur die schweiz. réf. Geistlichen 1891. [C. B.]
DECKER. Familles des cantons de Bâle et d'Appenzell.
A. Canton de Bâle. Famille originaire de Thuringe, qui, avec l'imprimeur Georg Decker, se fixa à Bâle en 1635. En 1636, Georg possédait déjà le privilège d'imprimeur de l'université et de l'hébraïsant Buxdorf . f 1661 . Son imprimerie subsista à Bâle jusqu'à la mort de Johann-Heinrich, 1754, dont le fils Georg (1732- 1799) devint imprimeur de la cour de Prusse 1763, et fondateur de l'imprimerie Decker à Berlin. Armoiries : d'argent à trois roses tigées de gueules sur trois monts de sinople. — Voir August Potthast : Die Abstam-
11111111/ der Familie Decker. Wappenbuch der Stadl
liasel II, 1. [C. Ro.J
B. Canton d'Appenzell. Famille des Rh.-I., dont un membre est mentionné en 1598 en qualité d'ambassadeur à Milan. — Voir LL. [R. Sch.-B.J
DECOLLOGN Y. Famille vaudoise, bourgeoise d'Apples en 1633. — Ernest, 1857-1896, avocat à Lausanne, député au Grand Conseil, qu'il présida en 1893, conseiller national 1893-1896, lieutenant-colonel d'infanterie, juge-suppléant au Tribunal fédéral. [M. R.]
DECOMBE8, DECOMBAZ. Familles nombreuses de la région de Genève dont l'une, originaire de Sergy (Pays de Gex) fut reçue bourgeoise de Genève en 1686. Armoiries : d'argent à trois sapins de sinople issant de trois copeaux du même. — 1. Jacques- François-Marc, * à Lyon et reçu habitant de Genève, 1735-1794, du Conseil des Deux-Cents 1775. Il avait servi quinze ans en Autriche, et fut capitaine de l'ancienne garnison de Genève, puis lieutenant-colonel après 1782. Blessé en défendant la Porte Neuve contre les Natifs en 1789, il fut condamné à mort par le premier tribunal révolutionnaire. — 2. André-Patrick, 1803- 1877, du Conseil représentatif 1833, auditeur, conseiller d'État 1839, du Grand Conseil 1842-1846, premier syndic 1844. — Voir Rec. gén. suisse II, 162. [C. R.]
DECOMBIS, P. Exupère, de Gampel (Valais), * 1755, provincial des capucins suisses 1816, définiteur général 1824, f 1826 à Schwyz. [J.-B. B.J
DECOPPET ou de COPPET. Famille vaudoise, originaire de Coppet-sous-Champvent (1377), fixée à Champvent en 1403, à Suscévaz avant 1471, à Yverdon en 1588 ; cette dernière branche a vu reconnaître en 1872 son droit à diviser le nom. Armes : d'azur à une coupe d'or, accompagnée en pointe d'un croissant d'or ou d'argent. — 1. Michel, curé de Montagny, dit sa dernière messe le 8 juillet 1554, puis la déclara de nulle valeur et se maria. - 2. Abram - Louis, 1706-1785, pasteur à Montreux 1738, à Bossinières 1743, à Aigle 1752-1785, botaniste et collaborateur du grand Haller. — 3. Louis- Casimir, * 1841 à New- York, f 1910 à Nice, chimiste de grand renom, professeur à Nice où une rue porte son nom. — 4. Lucien, 1843-1912, notaire, conseiller national 1882-1883, conseiller d'Etat en 1899- 1900, directeur de la Banque cantonale vaudoise 1900-1912. — 5. Camille, de Suscévaz * 1862, avocat à Lausanne, procureur général, président du Conseil communal de cette ville, député au Grand Conseil, conseiller d'État 1900-1912, conseiller national 1899-1912, président du Conseil national 1906, conseiller fédéral 1912-1917, directeur du bureau international de l'Union postale à Berne, bourgeois d'honneur de la ville d'Yverdon. — 6. Maurice, 1864-1922, frère du n° 5, prof, à l'École polytechnique, inspecteur fédéral des forêts. — Livre d'Or. [M. R.]
DECREY. Famille de Carouge, reconnue genevoise en 1816. — 1. Louis, * 1780, membre du Conseil représentatif 1823, de la Constituante 1841, du Grand Conseil 1842. — 2. Balthazar, frère du n° 1, * 1794, membre de la Constituante, puis du Grand Conseil, du gouvernement provisoire 1846, du Conseil d'État 1847. — 3. Pierre-Louis, * 1799, député au Grand Conseil 1846- 1848. — Voir Arch. de Genève. — Sordet : Dict. des fam. genevoises. [C.R.]
DÉCRIND (DE CRYN et DE CRIN). Très ancienne famille originaire et bourgeoise de Grandvillard, qui apparaît déjà au XVe s. dans cette localité. — Archives d'Etat : Grosses de Gruyère. [G. Cx.]
DE CROSA, DE LA CROSAZ, GUILLAUME, de Lancy, f 1502, bourgeois de Genève 1466, conseiller 1478, syndic 1480. Son fils — Barthélémy, notaire, du Conseil des Deux Cents 1531. — Voir Sordet : Dict. des fam. genevoises. — Arch. d'État Genève. — Galiffe : Not. gén. I. [C R.]
DECROUX, DE CROSO. Nom porté par de nombreuses familles des environs de Genève dont quelques membres remplirent des charges publiques au XVIe s. et