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DECRUE

DEDOMO

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après la Restauration. — Antoine (descendant de François, de Sallanches, reçu bourgeois de Genève en 1469), du Conseil des Deux-Cents en 1548. - - Louis, de Magny près Régnier, reçu bourgeois en 1556, du Conseil des Deux-Cents en 1574. La famille de Thônex fut reconnue genevoise en 1816. — Voir Arch. de Genève.

— Armoriaux genevois. [C. R.] Une famille de Megevette (Savoie) devint bourgeoise de Bulle (Fribourg) en 1850. — François, directeur du Crédit foncier à Bulle. — Arch. d'État Fribourg. [R*my.]

DECRUE, DE CRUE. Famille originaire du pays de l'Ain. — 1. David-André, reçu bourgeois de Genève en 1791. — 2. David-Alexandre, petit-fils du n° 1, 1807- 1892, docteur ès-scienees mathématiques, professeur de mathématiques supérieures à l'académie dès 1840, du Conseil représentatif 1841, puis de l'Assemblée constituante et du Grand Conseil, — Voir Catalogue des ouvrages publiés par l'université de Genève. — 3. Jean- David-François, dit Francis, neveu du précédent, * 1854 docteur es Ici 1res, maître de conférences d'histoire et d'épigraphie à la Faculté des lettres de Rennes 1886 ; chargé de cours d'histoire et de paléographie à la Faculté des lettres de Poitiers 1886-1888 ; professeur ordinaire d'archéologie, d'épigraphie et de paléographie à l'université de Genève 1888, professeur ordinaire d'histoire 1898 ; doyen de la Faculté des lettres et des sciences sociales, recteur de l'université. Auteur de nombreuses relations de voyages et de publications d'histoire, sur Anne de Montmorency, entre autres. — Voir Catalogue des ouvrages publiés par l'université de Genève. — MDG. — Sordet : Dictionnaire. — SKL. [C. R.]

DÉÇU MATES (CHAMPS) . Le territoire situé entre le Rhin et le Danube est appelé Champs Décumates. Il n'est mentionné sous le nom de (agri) décumates que dans Tacite, Gerrnania 29. Ces champs embrassent la région du Neckar, occupée autrefois par un peuple celte, les Helvètes. C'est à ce titre que nous devons lui consacrer quelques lignes. Sous la poussée des Germains, les Champs Décumates furent constamment disputés et appelés dès lors le désert helvète. Il est probable que les Marcomans issus d'une branchesuè ve immigrée, s'y développèrent en une nation puissante. Lorsqu'en l'an 9 ap. J.-C, Drusus eut soumis les Suèves et les Marcomans, Marbod, un noble marcoman, conduisit les débris de son peuple en Bohème, pays protégé par la nature, pour y édifier son pouvoir personnel. Des colons galloromains occupèrent alors le territoire abandonné, et, le considérant comme domaine de l'ancien État, le louèrent contre une redevance (stipendium ou tributum) . On n'a pas encore pu éclaircir pourquoi cette région fut appelée agri décumates. L'appellation allemande habituelle, Zehntland, ne s'explique ni par les faits ni par la philologie. Selon Tacite, les agri décumates constituaient une partie de la province désignée généralement sous le nom de Haute-Germanie. Cependant l'occupation des Champs décumates par des particuliers fut suivie de la conquête formelle sous Vespasien. Le pays fut menacé pour la première fois en 162, puis en 213 se produisit l'invasion des Alémannes qui l'occupèrent définitivement en 260. Le limes, ce grand mur fortifié défendant la frontière, est l'œuvre des Flaviens, et la vallée du Neckar se trouva ainsi placée à l'intérieur de la ligne romaine. — ■ Voir Mommsen : Rom. Gesch. V, 138.

— Pauly-Wissowa : Bealencyclopddie... Art. agri décumates. — Daremberg et Saglio : Dict. des antiq. grecq. et rom., art. décumates agri. — F. Koepp : Die Borner in Deutschland, p. 65, 114. — L. Schmidt : Gesch. deutsclien Stàmme... fasc. 27, 141, 158 dans W. Sieglin : Quellenund Forsch. zur alten Gesch. und Geogr. — E. Fabricius : Besitznahme Badens durch die Borner. [0. Tschumi.]

DECURTINS (DE CURTINS), ail. aussi Imhof et Baumgartner. Armoiries : un nid dans une couronne d'arbre. La famille apparaît à Truns (Grisons) au commencement du XVIIe s. et se répandit à Disentis, Tavetsch et Sonivix. A Seth se trouvent les CURTINS, en Engadineles Curtin. — 1. Carl, de Disentis, 1650-1712, fut trente-cinq ans chapelain de Nossadunna à Truns où il fit bâtir l'église du Pèlerinage de Marie ; auteur de livres pieux en romanche, réputé pour son édition de la

durs il — 41

Caspar Decurtins.

D'après une photographie

Consolaziun deU'oima, volume classique de chants d'église. — 2. Ildefons (Matthias), de Mira-Truns, 1683- 1736, bénédictin de Disentis, écrivit une étude juridique sur les prétentions de la commune de Truns sur les possessions conventuelles situées sur son territoire (mns.). — 3. Ildefons (Anselm), de Truns-Ringgenberg, 1777- 1859, bénédictin de Disentis, modérateur de l'école du chapitre, fit un voyage de collecte en Espagne en 1817 en faveur du couvent, incendié par les Français en 1798. Le récit de cette entreprise, en romanche, parut dans le Pelegrin 1923. — 4. FLORIN, Dr jur. et théol., de Truns, 1804-1873, fut trente-trois ans chapelain de la garde suisse, chevalier du Saint-Sépulcre, prélat de la maison papale, prévôt de la cathédrale de Coire. — 5. Florin, Dr théol., de Truns, 1828-1901, aumônier au service du pape 1859, chapelain de la garde suisse 1863. — - 6. Caspar, Dr phil., de Truns, 1855-1916, acquit une renommée universelle comme sociologue, écrivain politique ; fut conseiller du pape Léon XIII pour la préparation de l'encyclique Berum novarum ; rédacteur de la revue mensuelle de réforme sociale à Bâle ; fondateur avec Feigenwinter, conseiller national, et Beck, du mouvement chrétien-social en Suisse ; membre fondateur de l' Union de Fribourg, association de savants catholiques du pays et de l'étranger pour la solution des questions sociales ; conseiller national 1881-1906, il déploya une grande activité parlementaire et dans les congrès ouvriers internationaux destinés à constituer la protection internationale ouvrière ; membre fondateur de l'université de Fribourg, il y professa depuis 1905 l'histoire de la civilisation ; auteur et éditeur de la Bdtoromanische Chrestontathie (11 volumes parus de son vivant et deux posthumes par les soins de sa femme et du chanoine Caminada). Il publia aussi: Der Krieg der Oberlânder gegen die Franzosen ; Landrichter Nik. Maissen; Études sociales catholiques; Œuvres choisies de Mgr. Ketteler ; Azione sociale catlolica e i seguaci di Lamennais ; Drei Briefe an einen jungen Freund ; Gesch. der rdtoromanischen Literatur ; Biographie von P. Plazidus a Spescha ; Die Disentiser Klosterchronik von Abt Bundi. — Cavelti : Caspar D. dans les Monatrosen LX et LXI. — Voir F. Berther : Erinnerung an Decurtins, dans Freiburger Nachrichten 1916. — Paul Gygax, dans WL IX, 21. — Filippo Meda, dans Nuova Antologia 1916. — BM 1916. — 7. Balthasar, * 1853 à Truns, dont il est bourgeois, f à Coire 1914 ; architecte, il construisit de nombreux édifices importants à Corei et ailleurs, entre autres l'établissement d'aliénés à Coire et l'église paroissiale d'Obersaxen. [C. Caminada.]

DEDEKIND, Julius-Wilhelm, * 1831 à Brunswick, Dr phil., mathématicien célèbre, professa de 1858 à 1862 à l'École polytechnique de Zurich, puis à Brunswick. [H. Rr.]

DEDELLEY, DE DELLEY. Famille originaire de Delley, dont une branche a été reçue bourgeoise de Fribourg en 1708. - - 1. Jacques, 1691-1757, jésuite 1714, professeui de philosophie à Fribourg 1724-1730, recteur de divers collèges, entre autres de celui de Porrentruy de 1749 à 1752 ; auteur des Summulae logicae, 1730, et de Philosophia moralis. — Voir art. Delley. — Helvetia sacra. — ADB. -- Étr. frib. 1886. — Arch. d'État Fribourg. [R^emy.]

DEDOMO, autrefois De la Maison. Famille originaire de Foncenex (Savoie), fixée à Genève dès le XVIe s., bourgeoise par Martin De la Maison ou De Domo, notaire en 1537. Des descendants de ce dernier furent membres du Conseil des Deux-Cents, mais un siècle environ après s'être fixée à Genève, la famille se

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retira à Cartigny <> 11 beaucoup «le ses membres furent officiers de La République e1 où »■!!•• se perpétue encore aujourd'hui.- Voir Galiffe : Not. gin. VIL 114. [C. Et.] DEDUAL, autrefois DE Awal, dk Uw ai., de Duwal, i»e Dual, depuis 1750 Dedual. Famille des (irisons, bourgeoise de Prâsanz et de Tinzen. Armoiries: d'azur au château de gueules donjonné de deux pièces, brochanl sur une fasce d'or, au chef d'or à une aigle de sable, becquée et languée de gueules, couronnée d'or. - Siegfried de Awal, mentionné en 1253 (Cod. dipl. I. 237). Ont été baillis de l'Oberhalbstein : Nicolaus von Uwal 1508- 1510: Jakob-Hieronymus von Uwal 1606-1610; Johann-Thomas de Dual 1710; Melchioh de Dual 1756-1758; lli.Asii s ledernier bailli de l'Oberhalbstein. - 1. Otto-Anton, 1770-1844; lieutenant-colonel au service de France, officier de la Légion d'honneur. — 2. Johann-Josef, de Prâsanz ((Irisons), * à Trimmis le 9 décembre 1834, étudia la théologie à Milan 1856-1857, le droit à .Munich 1857-1860, fut professeur à Fribourg jusqu'en 1862, avocat à Coire, puis juge d'instruction fédéral pour la Suisse allemande et la Suisse italienne 1870-1891 ; comme tel, il eu1 à faire une importante enquête contre les anarchistes. Membre du Grand Conseil depuis 1872, président en 1886, du Grand Conseil de ville à Coire 1875, préfet 1879, conseiller d'État 1881, délégué auprès des Etats de l'Allemagne du Sud pour la construction du chemin de fer du Splûgen. Il fonda ['Allgem. Graub. Anzeiger (lcrjuil. I892àjanv. 1898). t 16 uov. 1911. — :s. .lu. us, lu jur., li ls (I u n" 1, * 5 déc. 1864, conseiller d'État des Grisons 1909-1917, conseiller national 1919, écrivit la biographie de son père. — DSC. [J. Simonet.] DÉFAGO. Famille de Saint-Gervais en Faucigny, connue dans le Val d'Illiez au XVe s. — 1. Jean, métrai du baron de Coudrée en 1527. — 2. Claude, notaire et châtelain d'Illiez en 1730. — 3. Innocent, châtelain et maire du Val d'Illiez sons le régime français, de 1810 à 1814. — 4. Emmanuel, avocat, président du distrid de Monlhey en 1855.

Le nom de Défago apparaît à Saint-Maurice avec ô. JEAN, fils de Richard, notaire, bourgeois de l'endroit en 1492. — 6. Gaspard, 1604-1603, arrière-petit-fils du n° 5, syndic de Saint- Maurice, lieutenant du gouverneur, châtelain de Salvan. — 7. Nicolas, lieutenant du gouverneur en 1674. — 8. François, 1665-1719, fils du n" 7, abbé de Saint-Maurice. --9. Joseph-Antoine, officier au Piémont, dont la famille s'éteignit en la personne de ses enfants en 1775. — Généalogie de famille. - Delèze : Mns. à Val d'Illiez. [Ta.]

DÉFENSiONAL ÉVANGÉLIQUE. Les cantons réformés prirent les premières mesures de défense commune dans la conférence d'Aarau, le 22 septembre 1572, après la Saint-Barthélémy. Ils ne purent cependant obtenir que l'assurance réciproque d'une aide fidèle et prendre des dispositions générales concernant le contingent de chaque canton, la protection des frontières, les relations entre cantons et avec les alliés coreligionnaires. Ce premier accord fut cependant longtemps considéré comme la base de l'entr'aide évangélique ; il fallut la guerre de Trente ans pour nécessiter des mesures plus pratiques. A la suite des troubles des Grisons et des frontières menacées, les décisions de 1572 furent renouvelées en 1622. Zurich, l'année suivante, proposa l'adoption d'un défensional évangélique commun, mais un projet de Berne, de 1624, préconisant l'institution d'une armée de 10 à 12 000 nommes et l'élection d'un il de guerre, ne put réunir l'assentiment, général. Le désir de Bâle de ne pas fournir aux cantons catholiques ni aux puissances étrangères en guerre la moindre cause de conflit, fil tomber tous les projets de défensionaux. Cependant, la crainte qu'une demande en restitution des biens d'église ne fût aussi présentée aux cantons protestants remit la question du défensional sur le tapis en 1628. La conférence d'Aarau, en mars 1629, fut saisie d'un projet détaillé dû au colonel Hans- Ludwig von Erlach-Kastelen. Se basanl sur les propositions de ce dernier, elle pril les mesures suivantes :

création d'une armée de 12 000 h. d'infanterie dans les cantons réformés, Sxation de leur armement, enrôlement de 600 cavaliers étrangers, organisation de l'artillerie, choix des officiers et compétences du conseil de guerre ; mais elle renvoya à plus tard Le point difficile du paiement e1 la répartition de la dépense. Cette question et l'opposition de Bâle empêchèrent L'exécution de ces mesures. La menace de guerre civile, par suite du siège de Constance et de l'affaire Kesselring, I633 et 1634, entraîna de nouveau les cantons protestants à prendre des mesures de défense commune, mais sans résultat. La défaite du parti protestant près de Nôrdlingen lit croire qu'on pourrait gagner la France à eut retenir une armée volante, illusion qui s'évanouit bientôt. Lorsqu'en 1038, Bernard de Saxe- Weimar entra sur terre bâloise et que la ville se vit menacée par l'empire, Bâle proposa pour la première fois un défensional en des termes très modestes : les quatre villes de Berne, Zurich, Bàle et Schaffhouse devaient envoyer environ 1200 fantassins et 150 cavaliers sur le lieu menacé. Ce projet échoua pour des raisons d'économie el parce qu'aucun canton ne voulait faire quoi que ce fût pour les autres sans y être obligé. Pour la dernière fois durant la guerre de Trente ans, il fut question, en février 164 'i. à Aarau, du défensional évangélique, parce que Schaffhouse craignait l'invasion d'une armée impériale et bavaroise. On n'alla pas plus loin qu'en 1638. Des pourparlers ultérieurs lors du danger de guerres civiles, en 1655 surtout, n'aboutirent jamais non plus à une organisation défensive commune des protestants. — Voir AS I. — A. Heusler : Zur Entstehung des eidg. Defensionals. — P. Schweizer : Gesch. der schweizer. Neutrâlitàt. — F. Gallati : Eidg. Politik zur '/,<-ii des 30jàhrigen Krieges, dans JSG 43, 44. [Frieda Gallati.]

DÉFENSIONAL SUISSE DE 1668. La défense du pays, jusqu'au XVIIe s., reposa uniquement sur des décisions très générales des Ligues, sur le Convenant de Sempach et sur celui de Stans. La véritable organisation militaire était affaire cantonale. La guerre de Trente ans fit naître le besoin de règles plus précises applicables à tous les cantons pour la couverture des frontières. La proposition d'adopter une ordonnance de défense fut faite pour la première fois en 1029 après l'occupation des cols grisons par les Impériaux, mais elle demeura à l'état de projet jusqu'à la fin de la guerre, durant laquelle on se contenta de parer à chaque nécessité particulière. L'affaire de Bregenz, enfin, au commencement de 1647, provoqua la réunion d'un conseil de guerre des XIII cantons à Wil. Celui-ci prit les mesures les plus urgentes pour la défense des frontières, et élabora une organisation militaire pour assurer le maintien de la neutralité ; elle reposait non plus sur la levée d'une armée toujours sur pied pour chaque circonstance1, mais sur l'institution de contingents ordinaires fournis par les États et leurs alliés. On fixa l'effectif des contingents, celui de la cavalerie, le nombre des pièces d'artillerie, le nombre et le grade des officiers, les places de rassemblement et la nature des magasins d'approvisionnement à créer. La Diète de février 1647 compléta le Défensional de Wil, en précisant le mode d'avertissement en cas de danger ou d'attaque; instituant un conseil de guerre et répartissant les officiers entre les cantons. Ses dispositions furent appliquées en partie à l'expédition de 1652 destinée à couvrir Bàle et Soleure, quoique Schwyz eût cessé déjà d'y adhérer. Une révision de mars 1664, lorsque les Turcs menaçaient la chrétienté, apporta quelques modifications à l'échelle des contingents. L'invasion de la Franche-Comté par les Français, en février 1668, fut cause d'une nouvelle revision et de l'élaboration d'un défensional plus complet parla Diète. Le premier ban de l'armée des Confédérés, de leurs alliés et sujets, divisée en deux corps, comprit dès lors 13 400 fantassins, environ 500 cavaliers et 16 pièces de campagne. Chaque compagnie devait être formée de 120 mousquetaires, 30 piquiers cuirassés et 30 non cuirassés, 20 hallebardiers. Pour éviter des compétitions confessionnelles, le commandant du premier corps était, alternativement désigné par Zurich et Lucerne, celui du second par Berne et Uri. On prit en outre des dispositions concernant l'eut relien el la solde des hommes, la jus-

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