DEGEN
tice militaire et les pleins pouvoirs fort étendus du conseil de guerre, auquel chaque canton envoyai! deux membres. Le second et le troisième ban, de force égale, devaient aussi èlre mis de piquet en cas de nécessité. La Diète de Baden élabora encore, en mai 1668, une ordonnance de guerre, institua l'assermentation des officiers et soldats, le sauf-conduit pour les conseillers de guerre. Tous les cantons ratifièrent son œuvre et y apposèrent leur sceau. Les obligations créées par ce défensional devaient, selon un décret de 1672, être lues chaque année dans chaque canton. Durant, la guerre de Louis XIV contre les Hollandais et l'Europe, elles furent précisées e1 complétées ; une caisse de guerre fui instituée à la fin de 1674. Mais lorsqu'en automne 1676, le défensional dut déployer ses effets par suite de l'approche d'une armée française et d'une armée impériale, et qu'un contingent de renfort fut envoyé à Bâle, Schwyz et Glaris catholique s'abstinrent. Le premier déclara en octobre, dans une conférence, ne vouloir prêter son assistance que selon les alliances et dans l'ancienne forme. Les Schwy/.ois s'attaquèrent flès lors à l'œuvre commune qu'ils qualifiaient de poison et de ruine des cantons catholiques en prétextant qu'elle écrasait ces derniers au profit des réformés. Les efforts des Confédérés, de Lucerne en particulier, pour les retenir par quelques modifications à apporter au défensional, furent vains. Une landsgemeinde à Schwyz, tenue en octobre 1676, annula tous les engagements pris par ce canton. Cette défection entraîna celle des Glaronnais catholiques, que leurs démêlés avec leurs concitoyens protestants plaçaient alors entièrement sous l'influence des Schwyzois. L'agitation, la calomnie et le mensonge, provoquèrent ensuite l'abandon d'Uri et d'Obwald en automne 1678, de Zoug et d'Appenzell (Rh.-I.) en été 1679. Les cantons et alliés restés fidèles au défensional no parvinrent cependant pas à le faire appliquer dans la guerre de succession du Palatinat, ni à mettre sur pied des projets qui eussent pu le remplacer. Lorsque éclata hi guerre de succession d'Espagne, la Diète de Baden, de septembre 1702, prit une décision de nature temporaire qui se rattachait en bien des points au défensional de 1668, et que tous les cantons ratifièrent. La grave violation de la neutralité commise par le général impérial Mercy, en août 1709, poussa les États encore adhérents au défensional de 1668 à le remettre en vigueur (Nidwald l'avait aussi abandonné au commencement de 1703). Mais l'affaire du Toggenbourg vinl tout paralyser, et les autres cantons restèrent indifférents. Durant la guerre de succession de Pologne, 1733- 1738, on s'en tint aux mesures prises en 1702. Durant celle de la succession d'Autriche, seuls les cantons rattachés au défensional s'occupèrent de protéger Baie en 1743, aux termes de ce dernier. L'année suivante, les hostilités se rapprochant des frontières de Schaffhouse et de la Thurgovie, on reprit les décisions de 1702. Les frontières ne furent dès lors plus menacées jusqu'en mai 1792, lois de l'occupation de l'évèché de Bâle par les Français. On se souvint alors du défensional, mais Schwyz maintint son ancien point de vue. Son député avait déjà témoigné à la Diète de juillet 1789. à l'occasion d'un mémoire de la. Société militaire helvétique, des sentiments de son gouvernement pour cel acte. Tous les autres cantons participèrent pourtant à l'expédition en faveur de Bâle lors même que l'ancienne organisation militaire ne fût plus très adéquale. Elle tomba enfin avec l'ancienne Confédération. - Voir AS 1. — H. Weber : Die Hùlfsverpflichtungen der XIII Orte, dans JSG 17. — A. Heusler : Zur Entstehung des eidg. Defensionals. — A. Weber : Die erste eidg. Wehrverfassung, dans Gfr. 57. — U. Meister : Die Entwicklung der schweizer. Wehrverfassungen, dans Nbl. der Feuerwerkcr-Ges. Zurich 1902. — A. Zesiger : Wehrordnungen mut BUrgerkriege im 17. und 18. Jahrh., dans Schweiz. Kriegsgesch. 7. — A. Mantel : /'<'/• Abfall der katholischen Lànder vom eidg. Defensionale, dans JSG 38. — P. Schweizer : Gesch. der schweiz. Neutrali-
ti'U. [Friedu GALLATI.]
DEFFERARD. Famille fribourgeoise originaire de Chavannes-sous-Orsonnens, Chenens, etc. Elle a donné plusieurs curés, entre autres J ^cques, curé de Far va "
1620, curé-doven d'Autigny 1642, de Vuisternens-en- Ogoz 1659. f 1663. — Dellion : Dict. I. [G. Cx.]
DEFILIPPIS, Antonio, 1817-26 novembre 1885, architecte, de Lugano. Il fit ses études à l'académie de la Brera à Milan et se rendit en 1850 en Russie, où un de ses ancêtres, architecte lui aussi, avait travaillé avec Binaldi au XVIIIe s. Il travailla à Pétrograde avec les tessinois Monighetti et Camuzzi, construisit les palais Voronzoff et Strogonoff ; en collaboration avec Adamina, le palais du Chapitre russe. Il fut chargé par le gouvernement de différents travaux dans la province de Tamboff. Rentré à Lugano vers 1870, il y construisit, entre autre, le palais de justice (pretorio) et les prisons, en collaboration avec Giuseppe Trezzini. Bon poète en patois. — Voir SKL. — ALBK. — Bianchi : Artisti ticinesi. - - Educatore délia Sirizzera italiana 1885. — Benoit : Lugano e dintorni, un semenzaio di artisti. [C. T.]
DEFLORIN. Voir FLORIN, De.
DE FOGIA, Jean, de Commugny, bourgeois de Genève en 1445, notaire, syndic en 1455, 1466, 1467 et 1475. 11 fut député en 1457 avec trois autres ambassadeurs pour traiter de la paix avec le duc de Savoie. — Girard, frère du précédent, secrétaire du Conseil 1455, 1477, trésorier de la ville 1481 et 1482. — Voir Galitfe : Armoriai. — Arch. de Genèv e. [C. R]
DÉFOREL. Famille fribourgeoise originaire des communes fie Courtepin, Yillars-sur-Glâne et. Vuadens, où elle est. mentionnée en 1686. -- Fortuné, 1846-1917, curé de Vevey où il rétablit les finances paroissiales, curé d'Avry-devant-Pont 1885-1914, chapelain du même lieu dès 1915. — Étr. frib. 1918. [R^îmy.]
DEGAGIMA ou DECANIA. Nom donné dans le Tessin à une subdivision de la vicinanza pour désigner des groupements d'habitants ou de localités, ordinairement autour d'une chapelle. Ces i>roupements jouissaient d'une certaine autonomie, variable suivant les localités. Quelques degagne se limitaient à la jouissance exclusive de certains pâturages ou alpages et à la participation aux droits de transport des marchandises (par ex. Quinto, Chironico, Olivone) ; d'autres, en raison de leur éloignement du centre, obtinrent de bonne heure une autonomie presque complète, civile et ecclésiastique, et donnèrent naissance aux communes et aux pa roisses actuelles (par ex. Osco et Giornico). On trouve des degagne suri ont dans les grandes vicinanze de la Léventine (par ex. Quinto, Chiggiogna, Giornico, Faido, Chironico), et de Blenio (Olivone et Aquila). A la degagna correspondait l&squadra du Val Maggia, Onsernone, Mesolcina, Valteline, etc. — Plus tard la notion de la degagna disparut et elle forma une vicinanza au sein de l'ancienne, jusqu'à devenir complètement indépendante de celle-ci. Aujourd'hui le terme degagna a perdu toute précision. Ainsi celles d'Osco et de Mairengo n'ont plus aucun lien avec la vicinanza de Faido, d'autres, comme celle de Piotta, ont une position juridique mal définie. Celle de Dangio, par contre, a gardé son ancien caractère et sa dépendance de la vicinanza d'Aquila. — Voir Meyer : Blenio u. Leventina. [C. Trezzini.]
DEGÈN. Familles des cariions de Bàle-Campagne, de Lucerne et de Schwyz.
A. Bâle- Campagne. Nom de famille qui paraît souvent dès le milieu du XVI0 s. à Liestal, Buckten, Liedertswil, Oberwil et Langenbruck. Cette famille acquit depuis lors la bourgeoisie de nombreuses localités, principalement dans les parties hautes du canton. Au début du XIXe s. un Degen, ressortissant d'Oberwil fit des essais d'aviation à Vienne. — Voir UB. [O. G.]
B. Canton de Lucerne. Famille établie à Kriens depuis plus de deux siècles. — Friedrich, 1848-1913, président de la commune de Kriens 1879-1899, député au Grand Conseil 1883-1891, au Conseil National 1896-1901, président de la Direction du chemin de fer Kriens-Lucerne, lieutenant-colonel d'artillerie, occupa une position en vue dans la Banque fédérale à Zurich dès 1902. - - Dorfbrunnén von Kriens. p. 25-29. [P.-X. W.J
C. Canton de Schwyz. Famille bourgeoise éteinte du Muotathal, qui se rencontre aussi au XVIIe s. dans la. Marche. Armoiries : d'azur à deux épées en
DEGENAU
DE(ÎGELEH
sautoir. I. Hans, 1511 membre du Conseil et délégué de L'Étal de Schwyz à l'assemblée de conciliation entre les Dix cantons e1 le duc de Savoie. - 2. ci 3. Simois cl Leonhard, t à Marignan 1515. - 't. Melchior, vidame du couvenl de Saint-Gai] 1526, rapporta à la Diète de Baden 18 février 1533. t vers 1541. 5. Sébastian, membre du Conseil, capi-
taine au service de France 1554. — 6. Martin, bailli en Thurgovie 1556, plusieurs fois député à la Diète de 1556 à 1585, probablement le même que l'huissier cantonal Martin mentionné en 1550. — 7. Johann, vice-landammann 1585. Ses fils Nikolaus et Lukas, banneret, étaient membres du Conseil. - 8. Johann- Kaspar, (ils de Lukas, transplanta la famille à Lachen ; ammann de la Marche. — 9. MELCHIOR, porte-enseigne et membre du Conseil, f 22 novembre 1664. - - 10. NIKOLAUS III, abbé de Fischingen, * 1700 à Lachen, profès 1719, élu abbé le 12 juin 1747, construisit le couvent actuel, résigna ses fonctions le 10 février 1771», t 22 décembre 1778. — 11. P. Eusebius, frère du n° 10, moine de Saint-Gall, * 28 août 1699, profès 1720, ollicial de l'abbé 1741, notaire apostolique, vicaire du couvent de Wil 1745, f 29 décembre 1754. — Voir : LL. — Gfr. — Mitteil. des Hist. Vereins Schwyz. — Archives du couvent de Saint-Gall. [Reichmuth.]
DEGENAU (C. Thurgovie, D. Bischofszell, Com. Zihlschlacht. Voir DGS). Hameau et chapelle. En 898, Tegerunowa = grand pré, du ahd. tëger, grand. Il fut donné au couvent de Saint-Gall par l'empereur Arnulf. Une chapelle dédiée à Saint-Nicolas y existait en 1352, annexe de Bernhardzell. Après la Réforme, elle servit, selon la religion des possesseurs de Blidegg, à l'une ou à l'autre confession. [Scu.]
DEGENSCHER (D/EGISCHERl. Ancienne famille bourgeoise de la ville de Soleure éteinte en 1781, tirant probablemement son nom de Tàgertschi (Berne). Werner, d'.Etingen, est reçu bourgeois en 1453. Armoiries :
d'azur à un cerf d'or issant de trois monts de sinople et portant dans ses bois une épée d'argent à poignée d'or. Dans la suite les trois monts disparurent. — 1. Niklaus, membre du Conseil et bailli à Buchegg trésorier 1496, assassiné sur la Gempenmatt — 2. Ulrich, frère du n° 1, banneret de la ville 1499, Jungrat 1501, Altrat 1507, bailli de Gôsgen 1509. — 3. KONRAD, du Grand Conseil 1507, portedrapeau dans l'expédition de Milan 1513, Jungrat 1514, avoyer d'Olten 1522, Altrat 1532. — 4. Wolfgang, capitaine en France, du Grand Conseil 1575, Jungrat 1577, bailli de Mendrisio 1584, Altrat 1586, député pour la conclusion de la Ligue d'or 1586, bailli de Kriegstetten et trésorier 1587, de Buchegg 1591, banneret 1594, avoyer 1596 ; t 1603. — 5. Johann, 1581-1637, du Grand Conseil 1601, bourgmestre 1605, Jungrat 1610, bailli du Lebern 1617, Altrat 1623, bailli de Kriegstetten et trésorier 1625, banneret et bailli de Buchegg 1633. — 6. Anna-Katharina, 1707-1789, en religion S. Josefa Serafina de la Visitation à Soleure, professe 1732, supérieure à plusieurs reprises. — 7. Jakob-Josef-Anton, 1717-1781, capitaine en France et en Espagne, du Grand Conseil 1740, Jungrat 1753, Altrat 1758, bourgmestre 1760, bailli du Lebern 1762, quartier - maître général 1765, bailli de Kriegstetten et député à Neuchâtel 1768, bailli de Buchegg 1778, le dernier de sa race. ■ Voir LL. LLH. — P. Alex. Schmid :
Kirchensâtze. - - Franz Haffner : Geschlechterbuch. — P. Protas Wirz : Bûrgergeschlechter. — Bestallungsbuch. [v. V.]
DEGERFELDEN. Voir Tegerfelden.
DEGERSHEIM (C. Saint-Gall, D. Unter Toggenburg. V. DGS). Vge et Com. En 837, Tegerasgai = Teger-escahi, grande frênaie; 1404, Tegerschen ; 1708, Tegersheim; 1803, officiellement Degersheim, mais toujours encore dans la langue populaire Tegerschen. Depuis sa fondation, Degersheim faisait partie de la Haute Thurgovie et de la centenie alémannique d'Oberuzwil ; plus tard, il constitua une partie du bailliage libre d'Ober-
uzvvil. Placé ensuite dans le comté de Toggenbourg qui en 1413 fut réorganisé, il devint sous-bailliage. A la même époque, il se sépara d'Oberuzwil et devint le centre d'une Freiweibrlhube, fief où un, huissier exerça la basse justice jusqu'en 1798. Au spirituel, Degersheim faisait partie d'Oberglatt ;. il construisit sa propre chapelle en 1494. En 1708, les protestants, en 1763 les catholiques fondèrent également leur paroisse séparée. En 1804, la localité constitua avec Maggenau la commune de Degersheim. Après l'incendie de 1818, le village se releva rapidement grâce à l'extension de l'industrie cotonnière. Après les tissages, on vit apparaître en 1842 les débuts de l'industrie de la broderie; celle-ci se développa rapidement depuis 1855 el atteignit son plus haut point en 1890 avec 429 métiers. En 1904 fut fondé, selon les idées d'Arnold Rickli, le sanatorium de Sennruti. Registres de paroisse dès 1830. — Voir Hagmann : Tegerschen unà Degersheim (avec bibliographie). [Hg.]
DEGGELER. Ancienne famille bourgeoise de
la ville de Schaffhouse, immigrée de Rottweil lors de la Réformation. Armoiries : d'or à un cheval de sable. En 1532 Jakob Teckeller est mentionné. 1. Hans, fils du précédent, * 16 janvier 1547, prévôt de corporation 1586, grand bailli de Thavngen 1593; t 1596. — 2. Hans-Caspab, * 11 novembre 1596, arbitre 1626, membre du Grand Conseil 1627, juge baillival 1629, prévôt de corporation 1632, grand-bailli de Neuhausen 1638, de Merishausen et trésorier 1646. vice-landammann 1653; t 6 juin 1657. — 3. Hans- Jakob, * 19 septembre 1602, arbitre 1629, du Grand Conseil 1657, prévôt de corporation 1663, juge matrimonial 1671, f 14 octobre 1676. — 4. HANS-CAS-
PAR, fils du n»
août 1623, administrateur de la
fondation du couvent de Sainte-Agnès 1646, arbitre 1657, du Grand Conseil 1661, juge baillival 1669, prévôt de corporation 1676, juge matrimonial 1688, f l'avril 1696. — 5. Hans-Ulrich, * 9 octobre 1631, arbitre 1665, du Grand Conseil 1665, préposé à l'office des morts 1670, juge baillival 1680; t 14 avril 1696.
— 6. Hans-Georg, fils du n° 4, * 1 1 juin 1654, inspecteur des poids et mesures 1677, arbitre 1693, du Grand Conseil 1696, juge baillival 1711, prévôt, de corporation 1712, destitué 1717. — 7. Hans-Jakob, * 9 juil. 1662, arbitre 1695, du Grand Conseil 1699, juge baillival 1712, prévôt de corporation 1717, grand-bailli de Buch 1728; f 15 rnai 1747. — 8. Tobias, fils du n» 7, * 26 mars 1685, Dr med., pendant plusieurs années médecin particulier de plusieurs ambassadeurs protestants à Vienne ; après son retour, arbitre 1730, médecin de la ville 1739, f 11 novembre 1754. -9. Laurenz, V. D. M., * 13 mai 1686, étudia àBàle,
professeur de logique et de métaphysique au Collegium humanitatis 1717, d'éthique et de catéchétique 1723, diacre de la cathédrale 1727; f 3 août 1732.
— 10. Hans-Wilhelm, * 2 janvier 1693, du Grand Conseil 1731, juge baillival 1734, prévôt de corporation 1736, grand-bailli du Reiat 1746; f 10 septembre 1752. — 11. Leonhard, * 8 mars 1744, du Grand Conseil 1770, directeur des travaux publics 1773, juge baillival 1786; t 14 août 1789. — 12. Johann- Kaspar, frère du n° 11, * 1746, du Grand Conseil 1789, juge baillival 1797, procureur général 1798 et 1800, prévôt de corporation 1799; f 8 septembre 1800; est. peut-être identique à un Johann-Kaspar, orfèvre à Schaffhouse et qui dirigea de 1782 à 1792 l'exploitation des mines de plomb de la vallée de Lauterbrunnen. — 13. Franz, * 15 décembre 1748, du Grand Conseil 1779, directeur des travaux publics 1790, juge baillival 1799, juge de la ville 1803; t à juillet 1809. — 14. Johann, * 3 mars 1751, graveur sur cuivre, sénateur sous la République helvétique, f 21 mars 1842. — 15. Johann-Heinrich, * 22 mars 1761, du Grand Conseil 1796, de la chambre communale 1800, t 8 septembre 1821. -- 16. Andréas, * 2 juin 1771, administrateur du couvent de Paradies 1804, conseiller d'État 1818, f 10 octobre 1821. — 17. Bernhard, * 29 avril 1822, missionnaire des Missions de Bâle à Mulki (Indes), puis pasteur à Karass (Russie).
Voir LL. — - Màgis : Schriftsteller. — Imthurn-
DEGGIO
DEITINGEN
Harder : Chronik. — Henking : Joh. von Millier. — J. G. Muller : Selbstbiographie. — Reg. généal. de la ville de Schaffhouse. [W.-K.J
DEGGIO (C. Tessin, D. Léventine, Com. Quinto. Y. DGS). Degio XI IF s. ; Decio 1783. Hameau qui fut incendié le 16 février 1759. La chapelle de Saint- Martin, hors du village, remonte peut-être au XIIe s. et possède une fresque de la fin du XVe s. La chapelle de Sainte-Catherine est mentionnée en 1570. — Voir D'Alessandri : Alti di S. Carlo. — Rahn : / Monumenti. [C. T.]
DEGIACOMI, de GIACOMI, de GIACOMO, aussi del GIACOMO. Famille de Rossa, Kazis et Lenz (Grisons). Armoiries : de gueules au lion rampant d'or tenant dans ses pattes une étoile d'or, sur trois monts de sinople. — Joachim, de Rossa, Lenz et Kazis, * 1858 à Chiavenna, médecin à Berne où il mourut le 14 novembre 1921. Il légua 200 000 fr. à la Société helvétique des sciences naturelles. — Gedenkblatt. — 14e rapp. de la Croix-Rouge de Berne. [H. T. et L. J.]
DEGIEN. Voir IGELS.
DEGIORGI. Famille tessinoise. — 1. Giovan-Batïista, peintre, de Aquila, * 23 janvier 1733, f à Vienne après janvier 1785. Il travailla à Milan, Francfort, Mayence, Vienne, Montanaso (Lodi), etc. Son portrait de Marie-Thérèse lui valut la bourgeoisie de Vienne. Au Tessin, il a laissé des œuvres dans sa famille, des fresques dans différentes chapelles de la paroisse de Aquila et dans l'église de Corzoneso, et les stations de la Via Crucis sur la place de cette dernière. — 2. Domenico, avocat, d'AquÛa, * 18 août 1787, membre de la Régence provisoire issue de la révolution de Giubiasco en 1814. Après l'échec de celle-ci, il s'enfuit et fut banni ; on dit qu'il mourut à Bissone, à une date inconnue. — 3. FBANCESCO, de Locarno, un des chefs du parti radical de cette ville. Le soir du 20 février 1855, il envahit avec quelques partisans le café Agostinetti, où se trouvaient des partisans de la fusion, des conservateurs et des modérés. Cette rixe où Degiorgi fut tué, provoqua le fameux Pronunziamento tessinois de 1855 et donna lieu à un procès politique retentissant. — 4. Candido, ingénieur, * à Mugena en 1846, t à la Spezia en 1906. Il construisit la route de la côte de la Spezia, collabora à la construction de la ligne du Gothard et à celle de Ponte-Tresa-Luino ; il fit le projet du funiculaire du San Salvatore à Lugano. - Voir Simona : Note di arte antica. — Galli - Tamburini : Guida del Malcantone. — BStor. 1905 et 1921. — Cantù : Storia di Como. — Marioni : Storia ticine.se. [C. Trezzini.]
DÉGLISE, DE ECCLESIA, DE L'ÉGLISE, D'EGLISE. Famille fribourgeoise originaire de Remaufens, où elle est mentionnée dès le XIVe s., et bourgeoise de Châtel-Saint-Denis et de Besencens. — 1. Claude, de Remaufens, curé d'Attalens 1580-1609, accusé de sorcellerie, fut, quoique innocent, banni à perpétuité des terres de Fribourg. — Dellion : Dict. I, XI. — 2. Joseph-FRANÇOIS, 1725-1804, à Châtel-Saint- Denis, curé d'Avry-devant-Pont 1756-1765, de Châtel- Saint-Denis 1765-1803, légua sa fortune à cette dernière paroisse pour la création d'une école latine. — Dellion : Dict. I, 162, 351 ; II, 151, 171. — 3. Jean-FRANÇOIS, de Châtel-Saint-Denis, * vers 1755, f 1818, docteur en médecine, notaire 1797, préfet national du nouveau canton de Sarine et Broyé 1798-1802, député à la Diète générale de Berne 1801, sénateur helvétique 1802, membre en 1803 de la commission chargée d'appliquer l'Acte de médiation et d'administrer le canton pendant la période de transition. Préfet de Châtel-Saint-Denis 1811-1816 et député au Grand Conseil 1813-1814. — AS H F IX, 278. - - Philipona : Hist. de Châtel-Saint- Denis, 901. — ASHR. — 4. ANTOINE-Casimir, fils du n° 3, docteur en médecine, svndic de Châtel-Saint-Denis 1822-1831, préfet du district 1831-1847, député au Grand Conseil 1831-1847, avoyer-président de ce corps 1838-1847. - - 5. Jacques-NicOLAS, * à Châtel-Saint- Denis 1827, f à Monthey (Valais) 1900, notaire 1850, greffier, député au Grand Conseil 1856-1860, juge au Tribunal cantonal 1873-1888. — Élren. frib. 1901. — 6. JACQUES, prêtre français, de Pisenant-en-Languedoc,
recteur de Notre-Dame à Fribourg 1616, musiciencompositeur. — Dellion : Dict. VI, 417. [G-. Corpataux.]
DÉGLON. Famille vaudoise bourgeoise de Curtilles avant 1585. — 1. Pierre-Samuel, conseiller national 1855-1862. — 2. Louis, f 1907, député 1862- 1868, juge de paix 1868-1880, président du tribunal de Moudon 1880-1883, conseiller national 1883-1899. - Livre d'Or. [M. R.]
DEGONDA. Famille de Tavetsch, qui tire son nom de la ferme de Gonda. — 1. Jakor, curé de Sedrun 1749-1788, doyen du chapitre de l'Oberland grison ; f à 98 ans en 1804. — 2. Josef, successivement curé de plusieurs localités de l'Oberland grison. f à Surrhein 1832 ; il écrivit la première Goffinè romanche. [J. S.]
DE GRADIBUS. Voir Pontherose.
DE HARSU. Famille originaire de Soissons, bourgeoise de Genève en 1571. Plusieurs de ses membres furent notaires et commissaires, raiteurs de vieux plans du territoire genevois. — Jacques, 1730-1784, médecin et chirurgien, du Conseil des Deux-Cents en 1764, correspondant de la Société de médecine de Paris, auteur de Lettres sur les effets médicaux de l'aimant. — Voir Arch. de Genève. — Sordet : Diction. — Une famille De Harsy, de Lyon, fut reçue à la bourgeoisie genevoise en 1661, en considération des cautionnements qu'elle avait souscrits en faveur de la ville à deux reprises. Sordet a confondu les deux familles. [C. H ]
DEIIMIKOIM (C. Zoug, Com. Baar. V. DGS). Hameau. Tennikon, 1282; Tenninghofen = fermes des Tenng (de Tenno). Sur la Bùhne, lors de la construction d'une route en 1808, on trouva des monnaies romaines. Les noms d'endroits terminés en ikon comme Notikon, Tennikon, plus tard Dcinikon, remontent très probablement à des colonisations alémannes. La contrée souffrit beaucoup, dans la guerre de Zurich, de l'incursion des Zuricois du 25 mai 1443. Dans la seconde guerre de Cappel en 1531, les Zuricois détruisirent leur camp sur les hauteurs de Tann, Flùhof et Abern ; le pays fut entièrement ravagé, la plupart des maisons incendiées. La paix nationale du 16 novembre 1531 fut, selon la tradition, solennellement conclue près de Deinikon, sur un roc appelé Biïhne. La table qui fut employée est conservée au musée historique de Zoug. La première et surtout la seconde guerre de Villmergen, 1656 et 1712, furent néfastes au pays. Au moyen âge, les habitants étaient serfs du couvent de Cappel. Soutenus par le district et la ville de Zoug, ils se rachetèrent au cours du XVe s. de la juridiction du couvent. Les plus anciennes familles connues de la contrée sont les von Tennikon, von Tann et von Nordikon. - - Voir K.-F. Stadlin : Gesch. des Kts. Zug III, p. 166. - - A. Wickart : Die Freien von Nordikon dans Zuger Nbl. 1894, p. 26. — A. Weber : Deubuhl-Frûhberg an der Abern bei Baar, Erinnerungen an die Geschlechter Steiner und Beidhaar dans Zuger Kalender 1918, p. 40.
— Emmanuel Scherer : Zur Frûhgesch. von Baar dans Neue Zûrcher Nachrichten 1920, nos 310, 313, 341. — Al. Muller : Gesch. von Deinikon und seiner Korporation, 1924. [W.-J. Meyer.]
DEISCH. Voir Teisch.
DEISSWIL (C. et D. Berne. V. DGS). Vge dont la partie supérieure, renfermant d'anciennes carrières, forme un quartier d'Ostermundigen, de la paroisse dé Bolligen. L'autre partie est rattachée à la paroisse et Com. de Stettlen. Il s'y trouve une fabrique de carton dès 1876 et d'anciennes maisons de campagne patriciennes. — Voir Mulinen : Beitr. IV, sous Stettlen. [H. T.]
DEISSWIL (C. Berne, D. Fraubrunnen. V. DGS). Vge de la paroisse de Munchenbuchsee. Teiswile, 1257 ; Tietzwile, 1274 ; Deusswil, 1577. A Moos près Deisswil existent des traces d'une ancienne route romaine. Une vieille famille du même nom est mentionnée au XIVe s., mais elle peut aussi provenir de Deisswil près Bolligen.
— Voir Jahn : Chronik. — Idem : Kl. Bern. — LL. — FBB. [l.S.]
DEISSY. Voir ElSSY.
DEITINGEN (C. Soleure, D. Kriegstetten. V. DGS). Com. et paroisse. Teytingen, 1244. Dans la forêt de
(>il>
DK.IEAN
DELALIO
Deitingen se trouvenl des vestiges d'un établissemenl romain. Fief des Kibourg, li' village constituait une seigneurie de cette famille, qui y possédail deux châteaux. L'un csi actuellement transformé en cure, l'autre esl tombé en ruines. La moitié de la seigneurie passa après 135'.) aux mains de Waller von ( irunenberg, vers 1400 au prieuré de Wangen e1 en 1520 à Soleure. Engagée pendant quelque temps à Merlo, bourgeois de Soleure, l'autre moitié lui acquise par Soleure en 1482 déjà. Berne posséda dès 1406 la haute et depuis 1501 la moitié de la basse juridiction qui relevait jusqu'alors du prieuré de Wangen. Elle céda relie dernière en 1516 à Soleure et la haute juridiction en 1665 seulement. Registres «le baptêmes dès 1750, de décès dès 1755, de mariages dès 1837.
Les von Deitingen, famille de ministériaux dc> Kibourg, sont cités du milieu du XIIIe s. à la fin du XIVe s. Armoiries : d'argent à deux lèles de chevaux adossées de sable, bordées de gueules. • 1. HESSO, bailli d'Oltingen 1278. -- 2. Hesso, avoyer de Buren 1326, de Thoune 1344-1350. -- 3. Konrad, prieur de Wangen 1327. — 4. KoNBAD-SACHSO, bailli de Wangen 1356, avoyer de Thoune 1362, de Berthoud 1379-1383; en cette qualité il remil la ville aux Bernois. — 5. Anna, abbesse de Fraubrunnen en 1359. - Voir F. Eggenschwiler : Die territoriale Kidivicldung des lits. Soiothurn. [L. S.]
DEJEAN. Famille de Montauban, bourgeoise de Genève par Ai'.KL, reçu en 1007, et DAVID, dit l'Aîné, reçu en 1704. Armes : écartelé, aux 1 el 4 d'argent au dauphin d'azur, au chef d'azur chargé d'un croissant d'argent entre deux étoiles de même, aux 2 et 3 d'azAir, à l'épée d'argent posée en pal. A Sécheron, les frères Dejean possédèrent dès 1763 une hôtellerie qu'ils appelèrent Hôtel d'Angleterre. Le renom de leur établissement leur valut les séjours de l'empereur Joseph II 1777, de .Joséphine 1810, de Marie-Thérèse 1814, de la reine Hortense, de la reine Victoria, de Mmc de Staël el de Benjamin Contant, qui s'y brouillèrent, de Byron, de Shelley, de Ruskin, etc. — Voir Rec. gén. suisse II. — Doumergue : La Genève des Genevois. [C. R.J
DEJOUX, Pierre, d'une famille originaire rie Vernon en Vivarais, 1752-1825. Pasteur, professeur, donl l'activité agitée aboutit à son abjuration dix-huit jours avant sa mort. On a de lui : une Profession de foi révolutionnaire; publiée à Genève en 1794 ; La Franche- Maçonnerie ; Nouveau plan raisonné d'éducation publique 1774, etc. - Voir Sordet : Dict. des fam. genevoises. — Rivoire : Bibliographie. - Arch. de Genève. [C. R.]
DELABAYS, DE ABBATIA, DE LA BAY. Une des plus anciennes familles de la vallée de la Glane (Fribourg), originaire de la commune du Châtelard où elle existait déjà au XIVe s. Au XVIIIe s., les différentes branches de la famille, au nombre de neuf, étaienl désignées par des surnoms. — 1. Jean-Joseph dit Gagniaux, se rendit à Paris en 1778 et y obtinl le poste de suisse de l'église métropolitaine. Pendant la Révolution, il cacha si bien le trésor de Notre-Dame de Paris que les révolutionnaires ne parvinrent, pas à le découvrir. Il l'ut emprisonné pour ce fait et sommé vainement «le révéler sa cachette. Delabays revint à Paris une fois la tourmente passée et remit intact au clergé de la métropole le trésor caché. En reconnaissance de son dévouement cl de sa fidélité, le chapitre de Notre-Dame détacha trois parcelles de la vraie croix, les plaça dans un reliquaire en argent et les envoya à la paroisse des Grangettes le 2 août 1814. Pie VII, lors de son voyage à Pans, lui remit personnellement une médaille d'argent à titre de récompense. Ces objets, conservés dans l'église de Grangettes, oui été volés il y a plusieurs années. - 2. Ernest, * 1883, conseiller communal de Romont, députe au Grand Conseil 1921. -- Étr. frib. 1889. — Dellion : Dict. III, VI. [G. Corpatacx |
DE LA CHANA. - - 1. François, 1645-1720, d'une famille de .Milleri dans le Lyonnais, bourgeoise de Genève en 1631 . En 1707, il voulut présenter aux citoyens un projet de réforme constitutionnelle, vote au bulletin cl non plus à l'oreille, élection du Conseil des Deux-Cents par ce Conseil me me et non par l'autorité exécul ive, limitation
du nombre des membres d'une même famille dans les Conseils, publication des édits'. Censuré, il se soumit,
niais le nu' cou I en I cillent de tous ceux qui pensaient comme lui donna lieu à une résistance. De la Chana l'ut cassé de sa bourgeoisie et banni à perpétuité, il mourut
a Mtorges. 2. Alexandre, neveu du n° i, 1703-1765,
bon peintre sur émail, testa en faveur de l'Hôpital et de la Bibliothèque qui eut ses livres et ses émaux, aujourd'hui au Musée d'Art el d'Histoire. — Voir Sordet : Dict. des fam. genevoises. [c. R.]
DELACHAUX. Nom de deux familles neuchâteloises, citées dès le XVe s., l'une à Travers, l'autre au Locle et à La Chaux-de-Fonds. A la dernière appartiennent : -- 1. François, 1703-1850, à Valangin, notaire et avocat, conseille,- d'Étal 1831-1848, député au Corps législatif 1835-1848, au Grand Conseil 1852- 1858. - Biog. neuch. L — 2. Fritz-Auguste, 1846-1915, avocat el notaire à La. Chaux-de-Fonds, président du tribunal de cette ville 1896-1904, puis préfet 1904-1011. - 3. Léon, * 30 juillel 1850, graveur au Locle. puis en Amérique, s'adonna ensuite à la peinture, exposa à Paris en 1883 et à Berlin. — SKL. — 't. Henri, * 1864 à Neuchâtel, t 1908 ou 1000 dans la République Argentine. Géographe ci cartographe d'une grande notoriété dans la République Argentine. -- Messager bai/car <!•■ Neuchâtel 1909. -- 5. Théodore, * 1879 à Interlaken, peintre, exposa en Suisse, à Munich et à Rome ; professeur au gymnase dès 1012 et à l'école supérieure des jeunes filles de Neuchâtel. Conservateur du Musée ethnographique 1021. — SKL. -- DSC. [L. M.]
DE LA COMBA, CLAUDE, peintre, vivant à Lut iy en 1472 et auquel on attribue un dessin rie costume de vigneron de Lavaux (Bibl. cantonale de Lausanne). SKL. [M H.]
DE LA COMBE, DE COMBA. Famille bourgeoise de Genève dès 1412, éteinte au XVIIIe s. Elle a donné plusieurs membres du Conseil, et entre autres — Ami. qui, en 1603, fut, un des meneurs de l'opinion publique contre Blondel et se porta, en 1605, partie criminelle contre lui. — Voir art. Blondel. — Galiffe : Not. gén. III. — Gautier : Hist. de Genève V. [C. R.]
DELACOSTE. Originaire de Moreillon en Savoie, cciic famille apparaît avec François, notaire, à Monthey en 1621, puis à Sion à la fin du XIXe s. ; un rameau se fixa à Oran (Algérie) vers 1900. — FRANÇOIS, conseiller d'État, joua un rôle dans les événements de 1844. — Edmond, * 1854, président de Monthey et conseiller d'État. — Archives de Monthey. [Ta.]
DE LA FAYE, ANTOINE, * à Chàleaudun, diocèse de Chartres, | 1615, théologien. 11 se retira à Genève où il fut nommé régent au Collège en 1561, et reçu gratuitement à la bourgeoisie en 1568. Il se rendit en Italie en 1574 pour y prendre le grade de docteur en médecine ; revenu à Genève, il fut nommé successivement directeur du collège 1575, professeur de philosophie à l'académie 1577, pasteur à Chancy et Cartigny 1570. à Genève 1580, recteur de l'académie la même année et professeur de théologie en 1583. Il composa eu 15S7, avec d'autres collègues, la préface de la Bible qui parut en 1504. Il est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages religieux, de polémique, d'histoire, d'édification et d'un poème sur l'Escalade : Geneva Liberata, 1603. — Voir Rec. gén. suisse I, 137. — De Montel : Dict. — Heyer : L'Église de Genève. — France protestante. — Borgeaud. LH Da.]
DE LA GRANGE. Famille originaire de Bussy en Bourgogne, fixée à Lausanne dès 1701. — 1. JEAN- PlERHE, 1700-1763, architecte, transforma l'aspect du château de Lausanne en y ajoutant en 1733 un péristyle et en effectuant des travaux intérieurs en 1750. Il est l'auteur d'un important plan du château. — 2. GABRIEL, 1715-1794, lit avec Jean-Pierre, son frère aîné, de 17'i7 à 1749, de gros travaux à la cathédrale de Lausanne. — Voir Arch. cantonales vaudoises. — SKL. — Reymond : Les châteaux de Lausanne. [M. R.]
DELALIO ou de LALIO. Famille lessiuoisc. 1.
DOMENICO, ingénieur militaire cl architecte, de C.andria (contrairement au BSlor. 1890 qui le di1 de Scaria, Val d'Intelvi, Italie), f 1563. 11 travailla dès 1545 en Styrie, collabora en 1550avec Antonio délia Porta aux fortifications de Warasdin ; de 1554 à 1558 dirigea les travaux de
DELALOYE
DELARAGEAZ
reconstruction de celles de Gratz. Il y bâtil le grandiose hôtel de ville, travailla à la cathédrale e1 au palais Friedrich. Il appela à Gratz ses frères Giovan-Maria et Audi ea eL de nombreux Tessinois qui travaillèrent aux fortifications de Gratz, Marbourg, Laibach, Raun, Radkersbourg, Furstenfeld. En 1559, Domenico fut nommé ingénieur impérial pour les terres de la couronne de Croatie. 11 fut le chef d'une école d'artistes à laquelle on doit les palais de Achaz, de Heberstein, l'hôtel de ville de Marbourg, les châteaux de Ratmannsdorf à Weiz, de Gutenberg, Fronberg, Ehrenhausen, Spieltfeld et Hollenegg, tous transformés plus tard. — 2. Giovan- Mabia, étail en 1549 ingénieur en chef des fortifications de Pettau. — 3. Andréa, dirigea les travaux des fortifications de Marbourg. — Voir Wachsler : Kunstleben an> Hofezu Cru:-. — Popolo e Liberté 1923, n° 156. [C. T.] DELALOYE. Nom de famille qui apparaît au XIIIe s. dans la châtellenie de Conthey, ortographié de la Lou. 11 se répandit dans la majorie d'Ardon- Chamoson, dans la châtellenie de Saillon, au XIVe s. sous la forme de Lobbio à Massongex, ensuite à Sion et dernièrement à Moulin y. -- Pierre de Lobbio, chanoine de Sion en 1473. — Pierre de Lobbio, curé de Nendaz et Vétroz, chanoine de Sion, f 1577. — Joseph- Maiue Delaloyc, d'Ardon, 1770-1822, procureur. du chapitre calhédral. — JOSEPH-MARIE, d'Ardon, 1785-1848, I»' théol., premier curé de Chamoso'n, chanoine titulaire, doyen d'Ardon. — Gabriel, d'Ardon, 1829-1897, curé de CoUombey, où. il construisit l'église en 1863, curé de Vionnaz, doyen de Monthey. — Voir Ritz : Décimal d'Ardon, mns. — Archives locales. [Ta.] DE LA MAISONNEUVE. Famille genevoise éteinte au XVIIIe s. qui parait être originaire du Valais où elle apparaît dès 1362 dans le dizain de Sierre. Elle vint à Genève vers le milieu du XVe s. On ne possède aucun document sur son admission à la bourgeoisie, qui fut reconnue d'office au XVIe s. Armes :
Écartelé, aux 1 et 4 d'azur à la maison garnie de deux girouettes d'argent ; aux 2 et 3 d'argent à la main droite ouverte, de gueules, posée en pal. Gomme dans toutes les familles patriciennes, se= membres furent du Conseil des Deux-Cents, quelquesuns plusieurs fois syndics et premiers syndics. Les plus connus furent : — 1. Baudichon, * vers 1488, t 16 août 1551, prit une part considérable à rétablissement de la Réforme à Genève. 11 fut le chef du parti nouveau. Sa maison, située aux Rues Basses, à peu près sur remplacement du passage dit des Lions, devint le quartier-général des réformés et leur fournit leur premier lieu de culte. Arrêté à Lyon en 1534, pour hérésie, on lui fit un procès (publié par M. Baum en 1873). L'énergique intervention de Berne le sauva de la mort. Capitaine-général en 1535, du Conseil des Deux-Cents en 1537. — 2. Etienne, frère du n° 1, t 17 décembre 1551, religieux franciscain au couvent de Rive dès 1524. Il embrassa la Réforme avec quelques autres religieux au moment de la dispute de Rive (1536). Du Conseil des Deux-Cents 1538. — Voir Rec. gén. suisse I, 157. — Denkinger : Introduction de la Réforme à Genève. — Arch. de Genève. [H. Denkinger.] DE LA MAR, DE LA MARE. Famille bourgeoise de Genève dès 1482, qui prit une part active aux luttes de Genève et dont les principaux membres n'acceptèrent pas la domination de Calvin et préférèrent se retirer de la ville. Armoiries : d'argent à trois fasces ondées d'azur, au chef de gueules chargé de trois étoiles à six rais d'or. — Etienne, seigneur de Vanzier, syndic en 1519.
— Pierre, du Conseil des Deux-Cents 1548, renonça à la bourgeoisie de Genève et se retira à Merlinge; il était devenu sujet de Heine. — Henri-Philippe, pasteur à Genève en 1536. à Jussy 1543, déposé en 1546, de nouveau pasteur en 1555, à Choulex, puis à Gex. Sa déposition avait eu pour cause son blâme à Calvin dans l'affaire Ameaux.
- Voir Galiffe : Nul. gên. 1. — Sordet : Dict. -- Arch. de Genève. [C. R.]
DELANNE. Famille originaire du bailliage de Langres (France), bourgeoise d'Estavayer-le-Lac en 1774. — 1. Jean-Baptiste, 1813-1884, jésuite, professeur de rhétorique et préfet des études à Fribourg, missionnaire à Constantinople (Péra), aumônier à La Corbière près d'Estavayer. — 2. Alfred, * 1844, officier dans l'armée française, capitaine dans la guerre francoallemande 1870-1871, colonel 1894, général de brigade 1897, chef d'état-major de l'armée française 1899. Professeur à l'école de Fontainebleau. — Voir Schneuwly : Généalogies. — Livre d'or des élèves du Pensionnai de Fribourg. — L'Ami du peuple 1899, n° 122. — Journal d'Estavayer 1899. [G. Corpataux.]
DELAPALUD. Nom porté par de nombreuses familles des environs de Genève, où quelques-unes se fixèrent. — 1. Jean, bourgeois en 1455. — 2. Rolet, bourgeois, venu de Chalex (Ain), condamné comme Peneysan en 1535. -- 3. Jean, aussi de Chalex, bourgeois en 1480, manifesta contre le duc de Savoie à l'occasion du Conseil des Hallebardes, membre du Conseil des Deux-Cents en 1527, de celui des Soixante en 1535. — 4. Simon, 1797-1877, membre du Conseil représentatif 1838, secrétaire de l'Assemblée constituante 1841, membre du Grand Conseil 1842. — Voir Sordet : Dictionnaire. — Arch. de Genève. — Fazy dans Genève suisse p. 38. [C. R.]
DE LA PASLE ou SCHUFFELIIM, de Nuremberg. Celte famille fut bourgeoise de Genève en 1518 avec Conrad. — Claude, son fils, 1525-1587, fut syndic en 1573 et 1579. — Du Bois-Melly reprit le nom de cette famille pour l'héroïne d'un de ses romans. — Voir Sordet : Dict. — Arch. de Genève. [C. R.]
DELAPLANCHE. - ■ 1. Jean-Lazare, 1765-1842, d'une famille bourgeoise originaire de Corsinge et Jussy. Ayant délaissé le saint ministère pour la politique, il fut membre du Comité d'administration en 1783 et. quelque temps président de l'Assemblée nationale, administrateur 1794. Élu ministre de la République de Genève en France en 1796, il ne fut pas accepté par le Directoire. Il se détourna dès lors des affaires publiques. — 2. Benjamin, fils du précédent, 1800-1841, fit ses études à l'École polytechnique de Paris. Devenu mathématicien distingué, il professa à Saint-Étienne et à Genève. Prof, de chimie à l'académie. Député au Conseil représentatif 1830, au Grand Conseil 1840. — Voir Arch. de Genève. — Sordet. : Dictionnaire. [C. R.]
DELARAGEAZ. Famille des environs de Genève, fixée à Préverenges (Vaud) dès 1 606. — Louis-Henri, 1807-14 mars 1891, commissaire arpenteur 1831, député au Grand Conseil 1841. Ami de Proudhon, disciple de Cabet et de Fournier, fondateur des phalanstères vaudois, il devint rapidement, avec Druey et Eytel, l'âme de l'opposition contre le régime libéral urbain de 1830, dirigea le mouvement qui renversa le régime en 1845 et proclama le gouvernement radical sur Montbenon. Après la nomination de Druey au Conseil fédéral, il devint chef du Conseil d'État.
Le régime radical fut renversé en 1862 par la coalition Ceresole-Eytel, mais Delarageaz rentra au gouvernement en 1866 quand l'élément radical reprit le dessus. En 1878 son opposition au système de la défalcation des dettes hypothécaires le fit quilter le Conseil d'Étal, puis peu après le Grand Conseil et le Conseil national, où il avait siégé de 1857 à 1881, et se retira de la vie politique. Son journal, le Nouvelliste, qui avait suivi son évolution vers, la droite, lui
Louis-Henri Delarageaz.
1 1 après un portrait de
Au Peuple vaudois.