‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 368 sur 425 · YONNE · texte numérisé non relu

YONNE

DOERFLINGEN

Divico. Divico offril la paix aux Romains à condition que César assignai un territoire aux Helvètes. César demanda des indemnités pour les Eduens et pour les Allobroges et la livraison d'otages. Divico eut alors la fameuse réponse : « Les Helvètes sont accoutumés à exiger des otages et non à en donner. » Puis il partit. Dans la région de Bibracte eut lieu en 58 av. J.-C. la bataille qui mit fin à l'indépendance des Helvètes. — Livius : Epit. livre G5. — César : Guerre des Gaules I, chap. 1 à 29. — W. Gisi : Quelle» buch zur Schweizergeseh. I. — Œclisli : Quellenbuch zur Schweizergesch

— Mommsen : Histoire romaine II, p. 157 ; III, p. 252. [O.Tschumi.]

DIVONNE. Nom que portèrent plusieurs membres de la famille de Cingins, seigneurs de Divonne, au Pays de Gex, ainsi que Louis de Joinville, bailli de Vaud.

— Voir GlNGINS. [M. R] DIX DROITURES ou DIX JURIDICTIONS

(LIGUE DES). Voir Ligues grisonnes.

DIZAIN. Nom donné aux anciennes subdivisions territoriales du Valais, qui vient, selon toute vraisemblance, de decem, décima. Les dizains, qui étaient à l'origine des communautés ou groupes de communes, portaient les noms suivants : Sion, Naters, Viège, Loèche, Conciles, Rarogne, Sierre, Granges, Ardon-Chamoson et Martigny. La division en sept dizains date du XVe s. Elle fut la conséquence de la cession à la Savoie, en 1384, de la partie du Valais située au couchant de la Morge de Conthey, ainsi que de la fusion de Granges avec la communauté de Sierre. Les sept dizains, tous au levant de la Morge, ont subsisté jusqu'en 1798. A la suite de la proclamation d'indépendance du Bas- Valais, 15-22 février 1798, le nombre des dizains fut porté à dix, dont trois bas-valaisans. Sous la République helvétique, les dix dizains devinrent douze districts, dont quatre pour le Bas- Valais. La constitution du 30 août 1802 adopta à nouveau le terme de dizain, bien que le nombre de ceux-ci restât fixé à douze. Sous le régime français, 1810-1813, le Valais devenu Département du Simplon compta treize «cantons» remplaçant les douze dizains. Les treize dizains ou districts actuels, qui n'ont subi dès lors que de légères modifications territoriales, doivent leur existence à la constitution du 12 mai 1815. Le terme de dizain fut définitivement remplacé par celui de district dans la constitution de 1875. — Gremaud. — Boccard : Hist. du Valais. — Constitutions cantonales. [Cn.l

DIZY (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Vge et Corn. La villa Diseidis est mentionnée dans un acte de 965 concernant un échange de biens qui arrivèrent plus tard au couvent de RomainmÔtier. Celui-ci acquit encore en 1041 une autre terre in villa Dysi. Du XIIe au XVe s. la seigneurie de Dizy appartint à des nobles de ce nom, vassaux des sires de Cossonay, puis elle fut morcelée. Au XV IIe s., les Darbonnier reconstituèrent ce domaine à peu près dans son intégrité. Il passa en 1731 aux Pesmes, puis aux Mestral de Saint-Saphorin, qui le possédaient à la Révolution. Un texte de 1489 mentionne à Dizy une église paroissiale dédiée à saint Michel et sur laquelle on n'a pas d'autres renseignements. — DH\. [M. R.]

DIZY, de. Famille noble vaudoise, remontant à GUILLAUME, chevalier en 1150. A donné plusieurs chevaliers et châtelains de Morges et Jean, bailli épiscopal de Lausanne en 1363. — Rép. fam. qualifiées. [M. R.]

DOBEN. Famille bourgeoise de la ville de Soleure, t au XVP' s. — Hans, de Lenzbourg, devint bourgeois 1508, du Grand Conseil 1512, bailli de Dornach 1515, Jungral 1521, Thuringenvogt 1525, intendant des bâtiments 1526, Altrat 1528-1540, bailli de Kriegstetten 1537. — Voir Burgerbuch. — Bestallungsbuch. [v. V.]

DOBER, autrefois Tober. Famille de Kusnacht (Schwyz), originaire de Bischofswil et Niederimmensee. Claus, Jenni et Wjelti, de Bischofswil, devinrent bourgeois de Lucerne en 1352. — 1. Hans, représenta, en 1474, les communiers de Bischofswil dans le démêlé au sujet de la pêche. — 2. Hans, fut préfel 1566, maire 1570-1571. - 3-6. OSWALD, 1614-1616, KASPAR, 1673-1675, et WlLHELM, 1912-1916, furent ammann de Kusnacht. — Voir les procès-verbaux du

Conseil, l'obituaire el le rentier de Kusnacht. — Archives d'État de Schwyz : Kusnacht. [Al. T.]

DOBLER. Vieille famille des communes de Schubelbach et d'Innertal qui a donné de nombreux instituteurs et musiciens. — Kaspar, 1855-1923, député au Grand Conseil durant seize ans et amtmann. — Melchior, * 1870, instituteur à Vorderlhal, en 1888 officier d'étatcivil, député au Grand Conseil. — Josef, * 1875 à Vordertal, instituteur à Sattel en 1894, maître de musique à Zoug en 1896, directeur de musique à Altdorf en 1911 ; organiste, chef d'orchestre el compositeur, fc. Sch/etty.1

DOCUMENTS RELATIFS A L'HISTOIRE DU VALLAIS. Sous ce titre, l'abbé Jean Gremaud a publié de 1875 à 1898, huit volumes de documents concernant le Valais. Ils ont paru dans les MDR, t. 29 à 33, et 37 à 39, et embrassent les années 300 à 1457. Le dernier volume a été publié après la mort de Gremaud. Cet auteur avait fait paraître auparavant, sous le nom de Chartes sédunoises, dans MDR, t. 18, p. 333 à 524, une série de documents des années 1005 à 1620 se rapportant plus spécialement aux évèques de Sion. [L. S.]

DODEL, Arnold, botaniste, * en 1843 à Affeltrangen (Thurgovie), privat-docent de botanique à l'université de Zurich en 1870, professeur extraordinaire en 1880, professeur ordinaire en 1883, f en 1908 ; auteur de nombreuses publications scientifiques, entre autres de Anatom.-physiolog. 'Atlas der Botanik ; Illustriertes Pflanzenleben ; Biologische Fragmente et de différents écrits sur la théorie de la descendance. — Voir Neue Zeit 1908. — ZWChr. 1908, p. 141. — Festschrift Univ. Zurich 1914. [Félix Rerchtold.]

DŒBELI. Famille du canton d'Argovie. — 1. Samuel, * 5 janvier 1858 à Seon, maître à l'école de district d'Aarau 1891-1918, auteur d'un relief du canton d'Argovie, était une autorité en matière d'entomologie ; t 22 mai 1919. — Mitt. der aarg. nalurhist. Ges. XV. — 2. Marie, * 1868 à Sarmenstorf, auteur de poésies et nouvelles ; f 1901. — Aarg. Dichterbuch 1903. [A. Hig.]

DŒNNI (TŒGNI, TŒNGI, DENIER). Vieille famille de la vallée d'Engelberg, citée dès le XVe s. ; en 1583 et 1591 des membres de la famille acquirent la bourgeoisie de Nidwald où leurs descendants sont Uertner de Wolfenschiessen et d'Ennetmoos. Armoiries : d'or à 3 monts de sinople à un 2 arabe contourné de sable. — Anton Denier, de Wolfenschiessen, * à Altdorf le

10 décembre 1847, prêtre en 1870, professeur à Schwyz 1870-1876, chapelain à Arth 1876-1882, curé à Attinghausen 1882-1911, confesseur à l'Institut d'Ingenbohl où il mourut en 1923. Il a publié d'anciens documents uranais et écrit des monographies historiques sur la maison des lazarites de Seedorf, sur les nicodémites d'Arth, etc. ; collectionneur passionné d'antiquités. Sa collection qui contient des pièces très intéressantes comme le bouclier de Seedorf et le coffret d'Attinghausen, devint la propriété du Musée national. [R. D.]

DŒR, Wilhelm-Heinrich, Drphil., chimiste, * 1850 à Mannheim ; dans la suite, il acquit le droit de bourgeoisie à Glaris et se fixa à Zurich. Assistant du Musée national suisse ; il étudia surtout les anciennes armes et fournit des articles de grande valeur à l'organe du Verein fur historische Waffenkunde et de même au ASA.

11 fit don au Musée national de ses tables manuscrites pour le grand Armoriai de Siebmacher. f le 9 décembre 1905. — Voir 14<* Rapport du Musée national. [F. H.]

DŒRENECKEN ou DORINIQUIN, Stephan, orfèvre, reçu dans la bourgeoisie de Fribourg en 1424. — SKL. [r^îmy.]

DŒRFLI. Voir Klosters.

DŒRFLINGEN (C. Schaffhouse, D. Reiath. V. DGS). Vge et paroisse. Tombeaux de la période de Hallstatt alémannique. Il passa en 1264 aux Habsbourg- Autriche avec l'héritage des Kibourg. Les Truchsess de Diessenhofen y possédèrent un temps le droit de justice. L'Autriche l'hypothéqua en 1377, avec le bailliage d'Andelfingen, aux Hohenlandenberg ; Zurich racheta l'hypothèque en 1434. Dôrilingen étant soumis à la juridiction autrichienne de Nellenbourg, le village fut vendu fictivement à Jean de Tengen, comte de Nellenboifrg, afin qu'il le protégeât et perçût les redevances pour le compte de Zurich. Le 17 mai 1770, Zurich acheta

iV.fi

DCERFLINGER

DOLDER

finalement à l'Autriche la haute juridiction sur Dôr- Qingen et Ramsen. En 1798, le village fut incorporé au canton de Schaffhouse. La chapelle, dépendance de la paroisse de Gailingen, fui annexée en 1400 au couvent d'Allerheiligen. Dôrflingen passa à la Réforme sous l'influence de Zurich, mais ne devint paroisse autonome qu'en 1651. Registres de paroisse dès 1715. — Voir C.-A. Bâchtold : Gesch. der Pfarrpfrunden im Kl. Schaffhausen. — A. Largiadèr : Die Anfânge des ziircher. Stadtstaates, dans Festgabe fur Paul Schweizer, p. 73. — Art. Andklfingen. [F. Rippmann.]

DŒRFLINGER. Famille de Schaffhouse, domiciliée dès 1353 à Beromunster. — 1. STEFAN, ammann de Beromunster, t 1582. — 2. Wilhelm, instituteur à Sarnen en 1594, reçu bourgeois en 1596, est l'auteur d'un drame religieux : Bruder Klaus, f 9 décembre 1630.

- 3. Ulrich, curé d'Emmetten en 1604, publia : Ein schôner Spruch vom Bruder Klausen. — Durrer: Bruder Klaus I, 951, 973. — Kuchler : Obwaldn. Geschichtsbl., cahier 2. — Le même : Chronik von. Sarnen. — Procèsverbaux du Conseil d'Obwald. [Al. T. el P.-X. W.]

DŒRIG, DŒRING. Familles des cantons d'Appenzell et de Schwyz. Ce nom dérive du ahd. Thuring, During = Thuringien (Fôrstemann I, 1467).

A. Canton d'Appenzell. Dœking. — Hans, humaniste, curé d'Hérisau, ami de Vadian, passa à la Réforme et se maria en 1522. Auparavant, il avait été emprisonné pour dettes sur l'ordre de l'évêque. [Sch.-B.]

B. Canton de Schwyz. Famille bourgeoise du canton et du dilrict de Schwyz, autrefois établie à Neuviertel. — Nikolaus, d'Appenzell, obtint la bourgeoisie en 1530. — Azarias, du Conseil, f 10 mars 1642.

- .Iouann-Melchior, du Conseil, administrateur de l'église d'Ingenbohl, | 1077. [M. D.]

DŒSSEKEL aujourd'hui DŒSSEKKER. Famille du canton d'Argovie. — Edouard, * 29 octobre 1810 à Seon, f 4 avril 1890 à Aarau, juge au tribunal cantonal 1841-1890, écrivain, publia deux petits volumes de poésies. — Weber : Poetische N ationall itérât ur III. [A. Hlg.]

DŒTTINGEN (C. Argovie, D. Zurzach. V. DGS). Actuellement Gross-Dôttingen sur la rive droite de l'Aar forme une commune et une paroisse, tandis que Klein-Dôttingen, sur la rive gauche, appartient à la commune de Bôttstein. Tettingen 1269. Un vignoble près de Gross-Dôttingen contient des vestiges de constructions romaines. La haute-juridiction passa des comtes de Lenzbourg aux Habsbourg et en 1415 aux Confédérés. La basse juridiction appartenait à l'évêque de Constance. Relevant à l'origine de la paroisse de Klingnau, Gross-Dôttingen fut érigé en paroisse autonome le 4 mai 1848. Le 17 août 1799, l'archiduc Charles d'Autriche voulut jeter un pont de bateaux sur l'Aar, de Gross-Dôttingen à Klein-Dôttingen pour surprendre les troupes de Masséna. Mais quarante tirailleurs zuricois, postés dans le village en ruines de Dôttingen, tuèrent ses pontonniers et empêchèrent le passage. De Dôttingen partit en 1863 sous la direction du comité dit des 19 Mânnli, le mouvement populaire qui réclamait la révision de la constitution et la démission du Grand Conseil d'Argovie. Registres de baptêmes dès 1817, de mariages et de décès dès 1851. — Voir Otto Hunziker : Oberst Samuel Schwarz, dans TA 1921. — Voir Merz : Gemeindewappen des Kts. Aargau. — Dierauer V. — Ivo Pfyffer : .4ms dem Kriegsjahr 1 799 Th R 1

DŒTTINGEN (NOBLES DE). Famille de vassaux du canton d'Argovie, dénommée d'après le village du même nom et citée au XIIIe s. C'était probablement une branche de la famille souabe qui tirait son nom de Dettingen près Constance et portait les mêmes armoiries : coupé et tiercé en pal, d'or et de sable. A la famille argovienne appartient Heinrich von Tettingen. - - Voir Merz : Burganlagen, 180, 517. [H. R.]

DOGELTSWIL (C. Lucerne, D. Sursee, Com.

Oberkirch. V. DGS). Hameau. Towolswile en 1261, Toboltswile en 1306. La maison d'Autriche y avait le dioii de basse justice. Dès le XIIIe s., plusieurs personnes prirent le nom de l'endroit. Le domaine de Dogeltswil él.ni en 1597 la propriété de Hans-Ulrich Meyer. —

Voir Gfr. Reg. — UBer. — Habsburger Urbar. — Vogtkinderrechnunqen V, p. 306. . [P.-X. W.]

DOGES. Famille vaudoise, mentionnée à Oron et à Vevey à la fin du XIIIe s., qui donna plusieurs châtelains d'Oron-le-Château, mayors d'Oron-la- Ville, puis concentra son activité dans la région de Vevey. — 1. Henri, 1822-1883, planteur au Brésil, au Congo portugais, au Maroc, au Cap Vert, créé comte d'Arpoare par le roi de Portugal. — 2. François, 1860-1908, député, municipal à la Tour, auteur de monographies. [M. R.]

DOGNIER. Famille valaisanne originaire du Yalil'Illiez où elle apparaît dès 1341. — Maurice, notaire et châtelain 1755. — Délèze : Mns. [Ta.J

DOHNA. Fiun. saxonne, autrefois établie à Coppet et à Berne. Armoiries : d'azur à deux massacres de cerf en sautoir d'argent. — Le comte Friedrich, 1621-1688, lieutenant-général hollandais et dernier gouverneur de la principauté d'Orange, propriété de la maison du même nom, en Provence (devenue possession de Louis XIV en 1060), acquit, en 1657 la baronnie de Prangins et Coppet ( Vaud) et obtint le 22 août 1657 la bourgeoisie de Berne. Prangins fut revendu en 1658, Coppet resta dans la famille jusqu'en 1713. A cause de ses relations avec les Pays- Bas et le Brandebourg (il était le beau-frère du prince électeur de cet État), il fut souvent chargé par ces derniers de missions politiques ; d'autre part, il sauvegarda et soutint les intérêts suisses, ceux des cantons réformés surtout, dans l'exécution de ses charges. C'est lui, entre autres, qui régla la colonisation de la Marche de Brandebourg par des paysans suisses en 1663 ; elle eut lieu en 1683. 11 prit le haut commandement militaire à Genève en 1667 lors de l'attaque menaçante du duc de Savoie, évitée en 1668 par un arbitrage. Toutefois, les nombreux efforts diplomatiques qu'il fit vers 1670 en vue de rattacher la Suisse à la coalition des puissances européennes contre la France, ou tout au moins pour pouvoir lever des régiments suisses au service de la Hollande, se heurtèrent à l'indécision de la Diète et à la faiblesse de la politique impériale, t 1688. Plusieurs de ses descendants firent usage de leur qualité de bourgeois de Berne. — Voir LL. — LLH. — AGS. [Hch. Dubi.]

DOLCE. Deux résidents vénitiens à Zurich. — 1. Agostino, secrétaire, d'abord employé de l'ambassadeur Giov.-Batt. Padavino, puis résident lui-même de décembre 1616 à fin d'avril 1617. Il fut chargé d'enrôler des mercenaires pour le compte du doge Giovanni Bembo (guerre avec l'Autriche, siège de Gradisca). — 2. Pietro, résident, du 5 avril 1640 au 22 nov. 1641 ; il enrôla, dans la Confédération et dans les Grisons, des mercenaires pour le compte du doge Francesco Erizzo (guerre avec la Turquie). — ■ Voir Cérésole : Rèpu'<l. de Venise. — ■ Rott : In» somm. II, 520. — Le même : Représ. dipl. V, 599. [H. Brunner.]

DOLDER, TOLDER. Familles des cantons de Glaris, Lucerne et Zurich.

A. Canton de Glaris. Ancienne famille des communes de Glaris et Nâfels, mentionnée dès le commencement du XIVe s., éteinte en 1727. — 1. Heinrich, bailli du Freiamt 1463 et 1475. — 2. Ulrich, bailli du Freiamt 1489. — 3. Fridolin, secrétaire d'État 1516, bailli du Freiamt 1517, conseiller 1519, défendit énergiquement l'ancienne foi contre la Réforme. — 4. Walter, bailli du Gaster 1574. — Voir JHVG 9, 11, 23, 24. — G. Heer : Fridolin Brunner, p. 18. [J.-J. K.-M.j

B. Canton de Lucerne. Famille domiciliée à Beromunster dès 1563, probablement originaire de Glaris. — 1. Johann, * le 26 avril 1836, curé à Hochdorf en 1868, missionnaire chez les Sioux en 1872, chapelain de l'hôpital à Lucerne en 1883, chanoine à Beromunster depuis 1902. Auteur de Pilgerreise zum hl. Grab. — ■ Voir Estermann : Gesch. der Pfarrei Hoehdorf, p. 83. — 2. Joseph, Dr med., 21 avril 1838-1919, médecin à Munster de 1867 à 1897, puis à Lucerne ; auteur d'un mémoire sur Sanitdre Verhâltnisse im Kt. Luzern wàhrend det 18. Jahrh. — Voir Vaterland 1919, n° 96. — Luzerner Tagblatt 1919, n° 97. [P.-X. W.]

C. Canton de Zurich. Famille de la Com. de Meilen qui vint du pays de Gaster se fixer, probablement en 1500, sur le domaine de Toggwil, au-dessus de Meilen, qui dépendait du couvent de Wurmsbach. — -[J. Frick.] —

DOLK

DOMBKESSON

Jolmnii-Buriolf, * 1753 à Meilen, d'abord industriel, politicien passionné, fut élu au Sénat helvétique en 1798, au Directoire en 1799. Il participa au coup d'État du 7 janvier 1800 contre le Directoire et à celui du 8 août, et fut deux fois président de l'exécutif. Fait prisonnier par les patriciens bernois lors du Stecklikrie g en 1802, il fut relâché sur ordre venu de l'ambassadeur de France. Durant l'Acte de Médiation, il présida le gouvernement argovien et géra le département des finances ; f 17 février 1807. Voir le portrait de J.-R. Dolder dans DHBS I, 398. — Voir ADB. [A. Hlg.]

DOLF. Ancienne famille de la Ligue de la Maison- Dieu (Grisons), Cercle Funf-Dôrfer. — 1. Johann, podestat de Bormio 1541. — 2. Johann-Richard, président de la Ligue 1837, membre de la Commission des États 1838, du tribunal pénal cantonal 1841-1850. — 3. Christian, président de cercle 1923, membre du Grand Conseil. [M. V.]

DOLFINI ou DELFINI. Famille tessinoise, originaire du Val Maggia, établie dans la Léventine, à Lugano et à Venise. — Gian-Paolo, de la branche luganaise fixée à Venise, * 1745, f 1819 à Bergame ; chanoine de Latran, abbé de Santa Maria délia Carità à Venise, évêque de Ceneda 1774, évêque de Bergame 1777 ; poète.— AHS 1908. — Borrani : Ticino Sacro. — BStor.

DOLLAZ (C. Vaud, D.

Rolle, Com. Gilly). Domaine seigneurial, avec maison forte dès 1224, dépendant de la seigneurie de Mont - le - Vieux.

En 1294, il passa sous la mouvance de Louis de Savoie, baron de Vaud. Pierre Mestral, de Germagny, le vendit en 1484 à Jean de Marclay, puis à la mort de ce dernier, en 1487, il revint aux Mestral. — DHV. [M. R.l

DOLLFUS, DOLLFUS DE VOLKERSBERG. Vieille famille dont l'origine est controversée, que l'on trouve à Rheinfeldenau XVe s. Elle s'établit au

XVIe s. à Mulhouse où elle ne tarda pas à jouer un rôle considérable dans la magistrature et l'industrie. Elle fut anoblie en 1776 sous le nom de Dollfus de Volkersberg. La branche de Rheinfelden s'éteignit vers 1690 ; une autre, fixée à Herlisheim près Colmar, est éteinte depuis la fin du XIXe s. Armoiries : d'azur à la ctoisette d'argent, accompagnée en chef, à dextre et à senestre d'une étoile d'or à six rais, en pointe d'un pied senestre de carnation, le tout soutenu d'un mont à trois coupeaux de sinople. Après la guerre de 1870-1871, les Dollfus optèrent presque tous pour la France et se dispersèrent en Suisse, en Italie et en France. A la branche redevenue suisse appartiennent:

— 1. Louis-Gaspard-Albert, * 1846 à Stuttgart, f 1909 à Houlgate (Angleterre). Fondateur de la maison Lepetit, Dollfus & Gansser à Milan, aujourd'hui une des plus grandes entreprises italiennes pour l'industrie chimique sous le nom de Ledoga S. A. Citoyen d'honneur de Castagnola 1889, citoyen effectif 1893.

— 2. Roger-Albert, fils du n° 1, * 1876, banquier et industriel à Milan. Conseiller national 1922, lieu-

à l'état-major général. En 1915, le

tessinois l'autorisa à reprendre le nom

Volkersberg qui avait été abandonné

lors de la réunion de Mulhouse à la

René-Auguste, * 1877, directeur de

la banque Speyr et Cle, à Bâle, citoyen de Viganello en

1898. — AGS IV. — Dollfus : His>. généal. delà famille

Dollfus. [C. Trezzini.]

Daniei, géologue, * 15 avril 1797 à Mulhouse,

t 21 juillet 1870. Lors de son voyage en Suisse en 1840, il fit la connaissance de L. Agassiz et E. Desor et participa activement à leurs travaux sur le glacier inférieur de l'Aar 1842-1845. Pour ses observations météorologiques, il fit bâtir en 1844 sur la rive gauche du glacier un abri de pierre qu'on appela plus tard le pavillon Dollfus. Il édifia dans la suite une station météorologique au col de Saint-Théodule et publia les résultats de ses recherches dans : Matériaux pour servir à l'étude des glaciers, en 13 volumes. — Voir ADB, suppl. 1903. — Alpenpost 6, 11. — Neue Alpenpost. [Hch. Dubi.]

DOLMEN (du breton dol — table et men = pierre). Monuments apparaissant dans les plus diverses époques de la préhistoire, mais principalement aux âges de la pierre et du bronze dans les milieux civilisés de l'Europe occidentale. Ce sont des édifices funéraires formés de blocs ou plaques de pierre verticales en soutenant d'autres horizontales. Ils contiennent en général plusieurs tombes, parfois ils forment des ossuaires. Une forme dérivée des dolmens sont les allées couvertes, qui conduisent à une tombe.

En Suisse, des constructions qui rappellent les dol-

tenant - colonel Conseil d'État de Dollfus de par sa famille France. — 3.

Dolmen. Le tombeau d'Auvemier.

mens sont connues à Auvernier et à .Esch (Bâle-Campagne). La pierre levée ou percée de Courgenay peut avoir été la plaque d'entrée d'un dolmen, mais elle n'est certainement plus à sa place originelle. Le dolmen d'/Esch, fait de grandes plaques calcaires, mesure en plan 3 m. 10 sur 1 m. 80 ; il était entouré d'un tumulus et orienté ESE-ONO. Il contenait les squelettes d'environ 30 adultes et 10 enfants, d'après le nombre des dents retrouvées. Le mobilier funéraire se composait de couteaux et pointes en silex, de dents d'animaux percées, de tessons de terre cuite et d'un outil à trépanation

Le dolmen d'Auvemier, orienté NE-SO, était composé d'une chambre centrale de 1 m. 60 sur 1 m. 13, de deux couloirs latéraux et de deux petites chambres au Nord et au Sud. Le compartiment principal contenait les crânes d'un grand nombre d'individus, alignés le long de la paroi ; les os longs étaient au milieu avec des dents d'animaux, des lamelles en dents de sanglier percées de trous, un petit ciseau en serpentine, un anneau, une perle et une aiguille de bronze. — Voir G. de Bonstetten : Essai sur les dolmens. — J. Déchelette : Manuel I, chap. III. — H. Obermaier : Die Dolmen Spaniens, dans MA G Vienne, vol. 4. — V. Gross : Les tombes lacustres d'Auvemier, dans le 7e Pfahlbaubericht. — F. Sarasin : Das steinzeitliche Dolmengrab bei ASsch unweit Basel, dans Verhandlungen naturf. Ges. Basel, vol. XXI. [o. Tschumi.]

DOMASO. Voir Dongo.

DOMAT. Voir Ems.

DOMBRESSON (C. Neuchâtel, D. Val-de-Ruz. V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : d'azur à la gerbe d'or. On a fait dériver Dombresson de domus Bricii, maison de Brice, compagnon de saint Imier. D'après

DOMDIDIER

Page 1