DOMINICAINS
I unir.
Mgr. Besson, ce i i viendrail de domnus Brictio, forme
ancienne de sainl Brice. Ed septembre 1824, on ;i découvert an Nord du village i20 monnaies romaines, donl
m n or; aucune n'esl postérieure à Néron. Au spi-
rituel, Dombresson dépendil du chapitre de Sainti'l lorsque celui-ci lui rattaché à Bienne, il eut cette ville pour collateur jusqu'en 1552. C'est sous l'influence de Saint - [mier et de Bienne que Dombresson fut un des premiers villages du Yalde-Ruz à passer à la Réforme en 1530. La paroisse est citée en L228 sons le nom de Sanctus Bricius sire I hinihrcçon . Le temple date de 1696.
La dîme fui donnée en 1267 par l'évêque de Lausanne au comLe de Neuchâtel. Dombresson est le siège de l'orphelinat cantonal, ou orphelinal Borel, dû à la générosité de François-Louis Borel (f 1869) et ouvert en 1880. Population: 1779, 519 hab. ; 1850, 860 : 1920, 1279. Registres de baptêmes dès 1646, de mariages dès 1652, de décès dès 1725. -- Voir Matile. - - Catalogue des médailles trouvées... à Dombresson. — Quartier-la-Tente : Le C. de Neuchâtel, IV1' série. [L. M.] DOMDIDIER(C.Fribourg,D. Broyé. V.DGS). Corn.. Yge el paroisse. Anciennes formes:
(de) Donno Desiderio, vers 1158; Dundedier, 1215; Dongnodiderio, 1207; c'est-à-dire domnus Desideri us, église de Didier, nom du saint auquel l'église du village est consacrée. Armoiries : d'or à la herse triangulaire de sable. Ce village, sur le territoire duquel passait la grande voie romaine allant de Soleure à Moudon, fut certainement habité à l'époque romaine : on a découvert à Domdidier même, ainsi qu'à Granges Rothey, de nombreux vestiges d'habitations et de conduites d'eau romaines. Première mention vers 1158. Domdidier releva des comtes de Neuchâtel (XIIIe s.), des sires de Montagny (XIVe s.), puis des comtes de Savoie. En 1478, il fut vendu au gouvernement de Fribourg, avec toute la seigneurie de Montagny, par le duc Philibert de Savoie ; dès lors il fit partie du bailliage de .Montagny jusqu'en 1798, du district d'Avenches (1798- 1803), de l'arrondissement de Montagny (1803-1830), du district de Dompierre (1830-1848), du district de la Broyé depuis 1848. Les franchises et les privilèges de Domdidier furent confirmés par le gouvernement de Fribourg en 1504, 1569 et 1658 ; ses statuts communaux furent approuvés en 1549 et 1664. Parmi les personnages illustres qui passèrent à Domdidier, citons l'empereur Joseph II (1777) et Napoléon Bonaparte, en 1797, quand il se rendit au congrès de Rastadt. En 1831, la route de Domdidier élait en très mauvais état et la commune refusait d'y t ransporter du gravier et d'accomplir les prestations qui lui étaient imposées par la loi. Une exécution militaire fut décidée par le gouvernement et quatre compagnies d'infanterie furent dirigées sur Domdidier le 28 mars 1832 : le village se soumit. Le
I I en pierre sur l'ancienne Broyé, construit vers 1780
a lié démoli en 1901 et remplacé par un pont métallique : un pont en bois existait en 1512, en aval de l'ancien moulin, à l'endroit où l'ancienne Broyé forme la li unie entre les cantons de Fribourg et de Vaud. Un pont couvert, en bois, sur le nouveau canal de la Broye^ a été construit en 1855-1856 et remplacé par un tablier métallique en 1902. La paroisse de Domdidier, qui comprenait Domdidier, Granges-Rothey, Eissy, Olleyres [u'à la Réforme) es1 très ancienne ; elle est mentionnée en 1228 e1 faisait partie du décanat d'Avenches : le droit de collation appartint, jusqu'en 1536, à l'évêque tisanne. L'église actuelle fut bâtie de 1837 à 1842. ii se primitive, qui est actuellement une chapelle, ait de la fin du XIe s. ou du commencement du XIIe s. Une école existait à Domdidier en 1625. Une famille noble portanl le nom de la localité est mentionnée aux XIIe et XIIIe s. Registres de baptêmes dès 1788, de décès dès 1797, de mariages dès 1850. — Voir
Jaccard : Toponymie. Diesbach : Le village de Domdidier, dans Étr. frib. 1904. — Dellion : Dictionnaire
l\. -- Kirsch: Die âltesten Pfarrkirchen, dan- l-'C XXIV. liahn, dans MAGZ XVII, 2. — .). Xi-
quille : Une commune fri bourgeoise insurgée contre le gouvernement, dans AF 1921. — Gremaud : Notice sur les ponts de Domdidier, dans liull. technique de lu Suisse romande 1904. — Le même : Le pont en pierre sur l'ancienne Broyé, dans Étr. frib. 1903. |J. N.]
DOMENICO. Nom porté par plusieurs artistes tessinois avec l'indication de leur lieu d'origine. 1. Domenico de Bedigliora, architecte. D'après une inscription découverte en lHTo. il construisit l'ancien Pretorio ou palais de justice de Lugano en H2(i (aujourd'hui banque d'Étal). — 2. DOMENICO DE BELLINZONA, restaura en 1503 les remparts de la ville de Poggio San Marcello, près d'Ancone, et construisit en 1522 la grande tour de la porte Saint-Augustin à Acervia (.Marches). — .'!. Domenico de Donato DE Bissone, sculpteur, travaillait à la fin du XVe s. à la « scuola grande de San Marco » à Venise. — 4. Domenico de Carona, peutêtre un membre de la famille Solari, travaillait en 1387 à la construction du dôme de Milan. Un Domenico de Pietro de Carona, sculpteur, est mentionné en 1470 et travaillait à Venise. — 5. Domenico de Locarno, maitre constructeur et sculpteur. Il travailla à Rome de l 'iti.'i à 1465 aux palais pontificaux, à la chapelle Saintel'el rouille, dans d'autres parties de Saint-Pierre et à Sa n la Maria Maggiore. En 1466, il était occupé à la tour Saint-Georges et au château de Gênes. — (i. DoMENICO de Lugano, architecte du XVe s., élève de Brunellesco, refit avec d'autres artistes plusieurs chambres du Vatican détruites par un incendie ; il acheva et décora les salles du pavillon du Pappagallo. — Voir Barollio : Memorie storiche. — Yegezzi : Esposizione slorica. — BStor. 1885 et 1890. -- SKL. — ALBK. [C. Trezzini.]
DOMINICAINS. Nom populaire des Frères Prêcheurs (Fratres ordinis Praedicatorum) , appelés aussi dans les pays de langue française Jacobins, Jacopins ou Jacobites. L'ordre fut fondé par Dominique de Caléruéga, sous-prieur du chapitre cathedra] d'Osma, à la suite de prédications contre les Albigeois (1205-1215). Approuvé par le pape en 1216, il prit une forme définitive en 1220-1221. — Les Prêcheurs étaient à l'origine des chanoines réguliers. De l'institution canoniale régulière, ils ne retinrent que le vêtement (robe blanche et chape noire), la vie en commun et l'office choral (réduit). De la vie monastique, ils rejetèrent le travail manuel, le vœu de stabilité et l'établissement dans les lieux solitaires. Par contre, ils conservèrent les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Ce qui domine dans la vie dominicaine, c'est l'activité apostolique du prédicateur et l'activité doctrinale du professeur de sciences sacrées (Mandonnet ? Saint Dominique, 1921). Matériellement, l'ordre est divisé en couvents à la tête desquels est placé un prieur. Les couvents sont groupés en provinces, administrées par un prieur provincial. Les provinces elles-mêmes constituent l'ordre qui est gouverné par le maître général. Le régime de l'élection existe à tous les degrés. Le pouvoir législatif appartient aux chapitres généraux.
Au début du XIIIe s., dans toute l'Europe, l'insuffisance du clergé séculier était manifeste. Dans les villes qui se développaient remarquablement et rapidement, on désirait une pastoral ion plus intense, plus éclairée. L'ordre des Prêcheurs avait été créé pour remédier à cet état de choses. De là son succès. C'est à la demande de l'ordinaire qu'ils s'établirent en 1233 à Bàh\ l'année suivante à Lausanne, peu après 1276 à Coire. Ce son! les bourgeois qui les appelèrent à Zurich (1229), à Berne (1269). A Genève (à Palais, Plainpalais), ils furent installés par la maison de Savoie (1263) : à Zofingue, ils se lixèrent en 1286. Dans la plupart des villes, ils avaient à leur disposition, outre l'église, de vastes bâtiments où descendaient généralement les personnages importants (v. par ex. sur le couvent de Berne et les peintures du réfectoire, Stammler, HT II, 1900, 145-222). Partout ils prirent une part active à la vie locale. Souvent, ils fuient chargés de l'inquisition (à Bâle, Lausanne, par ex.). Parfois, ils eurent des démêlés assez vifs avec le
DOMINIGE