DOUANE DE LYON
DOWNES
lions en vue d'une nouvelle mise au point du tarif, parut l'ordonnance executive de la loi douanière du 18 octobre 1881. Des nouveaux traités de commerce furenl conclus avec L'Allemagne en 1881 et la France en 1882. Un nouveau tarif douanier fui adopté le 26 juin 1884 et entra en vigueur le Ier janvier 1885. Sous l'influence des tendances protectionnistes qui s! firent jour vers 1881) dans notre pays, furent presque immédiatement l'objet de demandes d'augmentation qui aboutirent au renouvellement du 17 décembre 1887, comprenant environ 150 augmentations, qui entrèrent en vigueur dès le Ier mai 1888. Les traités conclus avec l'Autriche- 1 longrie en 1888, l'Allemagne en 1888, l'Italie en 1889, ainsi que les transactions spéciales qui eurent lieu dès mai 1888 provoquèrent de nouvelles modifications. L'année 18(12 revêtil une importance peu commune pour notre politique commerciale parce qu'au Ier février arrivaient à échéance les traités de commerce avec l'étranger. La Suisse ilul avoir à sa disposition un « tarif de combat ». Le Conseil fédéral présenta son projet le 2 mai 1890 (avec 174 articles augmentés). Soumis au peuple, il fut rejeté une première fois, puis accepté le 18 octobre 1891. La nouvelle loi douanière, du 28 juin 1893, lui succéda ; elle est encore aujourd'hui en vigueur. Sur ses données furent conclus les nouveaux traités de décembre 1891 avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, de 1892 avec l'Italie et l'Espagne, avec la France en 1895 seulement après une assez longue guerre douanière. La grande étape suivante s'accomplit le 31 décembre 1903, jour où prenaient fin les traités avec l'Europe centrale. Le Conseil fédéral présenta, dès le 12 février 1902, un projet de tarif général modifié, à l'élaboration duquel la Ligue suisse des paysans avait eu une part importante. Les tendances protectionnistes s'y trouvaient encore accentuées. Ce nouveau tarif général fui adopté par le peuple le 15 mars 1903. 11 servit de base au renouvellement des traités avec l'Italie et l'Allemagne en 1904, l'Autriche-Hongrie et l'Espagne en 190(3, la France en 1906, également après une nouvelle et menaçante guerre douanière. Ces traités devaient échoir en 1917 et le Conseil fédéral avait entrepris dès 1913 les travaux préparatoires en vue d'un renouvellement du tarif général. Ils furent interrompus par la guerre. Le désordre économique de cette période et de l'après-guerre a rendu impossible jusqu'à cette heure la suppression du provisoire partout existant. La nouvelle situation économique obligea le Conseil fédéral à élaborer un tarif général d'usage provisoire daté du 18 février 1921 et qui entra en vigueur le Ier juillet suivant. Il décida le 2 février 1922, également à titre provisoire, des augmentations du tarif général, contre lesquelles une initiative douanière fut lancée le 22 mars 1922 et rejetée par le peuple le 15 avril 1923. La revision de la loi douanière de 1893 et l'introduction d'un nouveau tarif général sont en préparation. — Voir A. Huber : Die Entwicklung des eidgcn. Zollwesens. — P. -H. Schmidt : Die Schweiz und die europ. Handelspolitik. — ■ II. Wartmann : Handel und Industrie in der Schweiz im 19. Jahrh. — Max Beck : Das bernische Zollwesen im 18. Jahrh. — Louis Niquille : Das eidgen. Zollstrafrecht. — Art. Zollwesen dans Furrer : Volkswirtscltaftslexikon. — Messages et rapports du Conseil fédéral du 24 janvier 1921, 15 juillet 1921, 24 février 1922, 29 mai 1922, 28 décembre 1922, 16 avril 1923, 4 janvier 1924. — Au sujet de la situation particulière et de l'organisation douanière suisse et des zones franches de la Haute-Savoie et du pays de Gex, voir l'art. Zones, Question des. [h. Tr.]
DOUANE DE LYON. Voir LYON.
DOUANNE (C. Berne, D. Nidau. V. DGS). Com. et Vge dont la partie sise sur la rive droite du Twannbach et dite Petit-Douanne, appartient à la commune de Gléresse. En 1185, Duana ; en 1294. Twane. Vestiges lacustres des âges de la pierre et du bronze. Douanne fit partie du comté de Bargen, passa à la maison de Neu- ■i, puis à celle de Neuchâtel-Nidau en 1222 et en 1389 à Berne. Les droits seigneuriaux, une partie de la haute justice et la basse justice, appartenaient aux nobles de Douanne; quelques ruines de leur château
existent encore au-dessus du village. Ces droits échurent, successivement aux de Diesse, de Vaumarcus, de
Bollingen, et enfin à l'avoyer bernois Rudolf llofmeister en 1422, à Caspar vom Stein en 1456, puis à YVilhelm Diesbach duquel Berne les acheta en l'i87. Donné aux chevaliers de Saint-Jean de Munchenbuchsee en 1237 par Kuno de Douanne, le droit de collation de l'église, dédiée à saint .Martin, appartient à Berne depuis la Réformai ion. En 1870 les communes de Daucher et d'Alfermée, qui relevaient de la paroisse de Sutz supprimée cet le année-là, furent rattachées à la paroisse de Douanne. L'église, dont la tour est. de style roman tardif, possède une chaire de 1635. Dès la fin de l'époque carolingienne, la langue allemande a supplanté le français à Douanne.
De la famille noble qui portait le nom du village, les actes citent Berthold de, Tuana en 1136 déjà. — Voir Friedli : Bdrndùtsch als Spiegel bernischen Volkslums, vol. V : Twann (avec bibliographie). — v. Mulinen : Beitr. VI. [E. n.]
DOUBLON, en espagnol Doblone, Dobrao = le double). Monnaie d'or valant 2 couronnes frappée par Charles V d'Espagne pour ses colonies sud-américaines, et introduite en Italie vers 1529. En Suisse, Soleure en frappa en 1787, Berne en 1793, Lucerne en 1794 et Bâle en 1795. Berne fit les derniers en 1829, Soleure eut aussi des quarts, Soleure et Berne des demi-doublons. — Voir H. Halke : Handwôrterbuch der Miinzkunde. — E. Martinori : La Moneta. Vocabolario générale. — L. Coraggioni : Miinzgesch. der Schweiz. — Ed. Jenner : Die Munzen der Schweiz. [E. G.]
DOUBTE, Michel. Prédicant français, ministre aux Ormonts 1533-1535, envoyé à Lausanne par LL. EE. de Berne pour y prêcher la Réforme en février 1533 ; il y provoqua des désordres, fut expulsé par acte du Conseil de Lausanne et en retournant à Aigle fut molesté et blessé par les gens des Monts de Lutry. — Voir Ruchat : Hist. de la Réformation. — E. Chavannes : Manuaux de Lausanne. [M. R.]
DOUMERGUE, Emile * 1844, de Nîmes, Dr théol. h. c. de l'université de Genève 1901, doyen de la Faculté de théologie de Montauban. Parmi ses très nombreuses publications, il faut citer : Jean Calvin, 5 vol., 1899- 1917. [G. R.]
DOUSSE. Famille fribourgeoise dont l'ancien nom était de lé de frou, de Ledefurs, etc., originaire d'Arconciel, bourgeoise d'Auboranges. Charmey, Fribourg, etc. — 1. Nicolas, 1732-1808, vicaire à Crosme près Paris 1757, curé de Charmey 1762, doyen 1771. — 2. Antoine, légua en 1891 sa fortune aux pauvres du cercle de la justice de paix du Mouret (108 880 fr.). — 3. Jean-Baptiste, greffier de la justice de paix du Mouret, juge au tribunal de la Sarine, contrôleur des hypothèques, président de la Soc. frib. d'agriculture. t 1920. — Arch. d'État Fribourg. [R^my.]
DOUTAZ. Famille originaire de la Gruyère. — Jean, f 1855, répétiteur de littérature latine et grecque au collège de Louis-le-Grand à Paris, passa en Pologne ; rentré dans son pays, il se consacra à la poésie. — Dellion : Dict. VII, p. 64. [Rjsmy.]
DOUTREBANDE, François. * 1838 à Liège, fl904 à La Chaux-de-Fonds. D'abord pasteur en Belgique, il accepta en 1873, après la formation de l'Église indépendante, un poste de pasteur de l'Église nationale à La Chaux-de-Fonds, où il resta jusqu'à sa mort. Son fils, — Élie, 1868-1921, fut pasteur aux Éplatures 1895- 1903, à La Chaux-de-Fonds 1903-1908, secrétaire du Conseil communal de Neuchâtel 1908-1920, conseiller communal 1920-1921. A publié quelques volumes de nouvelles et édité, avec Alexis Maridor, la Muse Romande, 1891 1893. Graphologue de mérite. — Messager boiteux de Neuchâtel, 1900, 1923. [L. M.]
DOVERE (IL). Organe du parti libéral-radical tessinois, fondé en 1878 par Rinaldo Simen et Augusto Mordasini à Locarno. 11 succéda au Tempo, fusionna avec La Ri for ma en 1898 et paraît depuis lors à Bellinzone. — Presse Suisse. [G. T.]
DOWNES, Georges. Auteur d'un Guide through Swilzerland and Savoy, Paris 1828, contenant d'intéressants aperçus sur les relations anglo-suisses. [G-. Sch.]
DOXAT
DRAPEAUX
DOXAT. Famille vaudoise, anciennement DOCZA, anoblie par l'empereur Ferdinand III en 1647. Armoiries : d'azur à deux poissons d'argent en pal. Citée à Lausanne, Saint-Sulpice, Combremontle-Grand aux XIV» et XVe s. — 1.
Claude, de Vuarrengel, souche de la famille, notaire et bourgeois d' Yverdon en 1545, juge à Champ vent en 1576.
- — 2. Joseph, 1643-1718, acquit en 1675 la seigneurie de Démoret. — 3.
Nicolas, 1682-1738, fds du n» 2, feldmaréchal-lieutenant au service d'Autriche, prit part aux campagnes de Hongrie, se distingua au siège de Belgrade en 1717, contribua en 1737 à la prise de Nisch, mais dut se rendre ensuite devant des forces supérieures ; ses ennemis le traduisirent devant un conseil de guerre qui le fit décapiter. — BT II, 1902. — ■ 4. Louis-Rodolphe, 1732-1800 environ, acquit en 1771 la seigneurie de Champvent ; ses descendants en possèdent encore le château. — 5. Benjamin, * 1742, membre de l'assemblée provisoire du Pays de Vaud en 1798, député au Grand Conseil de 1803. — 6. Alexis, 1782- 1867, banquier à Londres, philanthrope, chef delà branche anglaise de ce nom. — Livre d'Or. [M. R.]
DOZWIL (C. Thurgovie, D. Arbon. V. DGS). Corn, et paroisse. Les nobles d'Andvvil possédaient la juridiction de Dozwil en fief épiscopal et la revendirent en 1560 à Christoph Blarer de Wartensee, auquel Saint - Gall succéda plus tard. [Sch.]
DRACHENLOCH (C. Saint-Gall, D. Sargans).
Boyau souterrain long d'environ 70 m. avec six ramifications, près du sommet du Drachenberg (V. DGS), à 2445 m. au-dessus de la mer. C'est la station paléolithique la plus élevée connue actuellement sur tout le globe. Théophile Nigg, instituteur à Vàttis, y trouva les premiers ossements d'ours en 1917, après quoi les grottes II et III furent explorées l'été jusqu'en 1921, sous la direction scientifique du préhistorien E. Bàchler. Le sol relativement sec, ayant jusqu'à 3 V2 m. d'épaisseur, et formé de pierres délitées, d'argile et d'humus, formait six couches. Les IIIe, IVe et Ve couches, depuis le haut, contenaient des ossements d'ours des cavernes (Ursvs spvlae'us Blum) . Les crânes et certaines autres pièces étaient en partie rassemblés, empilés contre les parois ou entre de petites murailles de pierre (culte de chasse ou de sacrifice ?). On trouva encore des ossements isolés de loup, renard, bouquetin, etc., des outils primitifs en os et en pierre, même des foyeis préhistoriques. Le degié de civilisation est celui du Wildkirchli ou de Cotencher ; il doit correspondre à la dernière époque interglaciaire. — Voir Bâchler: Dos Drachenloch, dans Jahrb.dcr St. Gall. Naturwissensehaftl. Ges., 57, 1921. [Bt.]
DRACHENRIED. Voir ALLWEG.
DRANMOR. Voir SCHMID, Ferd.
DRAPEAUX. Les enseignes les plus anciennes sont des représentations plastiques, portées au bout d'une hampe, tel le dragon, ayant une longue queue en étoffe se gonflant au vent, que nous trouvons dans un manuscrit de Saint-Gall du IXe s. C'est à la même époque que paraît le plus ancien type de drapeau proprement dit, le gonfanon (ahd. gund-fanon, drapeau de guerre), pièce d'étoffe oblongue, terminée en plusieurs languettes. Il était soit uni, rouge le plus souvent, soit de diverses couleurs, souvent brodé. Le drapeau de Schwyz, simplement rouge jusqu'au XVIe s. est le type de ces enseignes primitives qui est conservé dans les drapeaux d'église. Quand le gonfanon est armorié, ce qui se produit dès 1150 environ, l'axe principal du champ est perpendiculaire à la hampe (Fig. 1). Cette particularité s'est perpétuée dans les drapeaux de Lucerne (écu parti, bannière coupée, Fig. 2) et de la ville de Baden où le chef rouge suit la hampe tandis que le pal noir lui est perpendiculaire (Fig. 3). Au milieu du XIIe s. également apparaît la vraie bannière, oblongue, d'abord beaucoup plus haute que large (Fig. 4), puis changeant lentement de proportions de façon à devenir plus large que haute. Elle a lentement, mais, sauf pour les drapeaux d'église, complètement,
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remplacé le gonfanon. La bannière est le plus souvent armoriée, l'étoffe du fond servant de champ de l'écu, et son axe principal est parallèle à la hampe. La bannière de Saint-Ours de Soleure (commencement du XIVe s.) et celle de la société des cbevaliers de l'Etsch, conquise à Sempach, sont des exemples de bannières non armoriées du moyen âge. D'autres portent des représentations religieuses. A partir du XIVe s. existent aussi des bannières légèrement arrondies au large (Fig. 5) qui subissent, elles aussi, les changements de proportions des bannières carrées. Le pennon apparaît au XIIIe s. ; triangulaire, de forme très variable, il est d'abord armorié comme le gonfanon (Fig. 6), puis comme la bannière (Fig. 7-10) et peut aussi être chargé de représentations religieuses. Au XVe s. se trouvent aussi des pennoncels, très longs et étroits, d'un usage plutôt décoratif, et des pennons finissant en deux queues. Les étendards des grands seigneurs des XVe et XVIe s. sont des drapeaux du même genre, mais beaucoup plus grands.
Le fanon ou la flamme (Schwenkel) est une longue bande d'étoffe, rouge le plus souvent, attachée à la partie supérieure de la bannière ou du pennon et les dépassant plus ou moins. Il-apparaît au milieu du XIVe s., est porté par les princes, les villes, les États et les corporations. Beaucoup d'États ne s'en sont jamais servis et d'autres, comme Zurich, presque toujours. Celui de Bâle aurait été coupé sur le champ de bataille de Nancy par le duc de Lorraine, cérémonie qui paraît imiter la façon de faire, d'un simple chevalier, un banneret, en coupant la pointe de son pennon, comme le raconte Froissart. L'habitude d'orner les bannières de franc-quartiers décoratifs à motifs religieux, d'abord peints sur une feuille de parchemin, puis brodés, est probablement d'origine italienne. Bon nombre de ces franc-quartiers remontent aux donations qu'en fit le pape Jules II par l'entremise du cardinal Schiner (1512). Pour des exemples de la plupart de ces drapeaux, voir la planche des drapeaux conquis à l'art. Appenzell.
La bannière et le pennon étaient employés au moyen âge par les princes, les États, les seigneuries, les châtellenies et les corporations ; toutefois la grande bannière armoriée d'un État ne sortait qu'avec le gros de l'armée, dans les expéditions officielles ; pour les autres expéditions, on se servait d'enseignes toutes particulières (bannière de la folle vie), se rapprochant parfois plus ou moins des enseignes cantonales (celle portée par les Lucernois à Marignan, Fig. 12). Des contingents plus petits, comme les arbalétriers et la cavalerie, se servaient de pennons. Chevaliers et donzels portaient aussi le pennon, le chevalier-banneret la bannière. La Diète s'occupa à plusieurs reprises des enseignes portées par des contingents mixtes provenant de différents cantons, entre autres lors de l'occupation de Coblenz en 1499 et lors de l'envoi de secours à Rottweil en 1540. Dans ce dernier cas, il fut décidé qu'à l'arrivée des contingents des divers cantons avec leurs enseignes, le drapeau commun serait supprimé et que chacun rejoindrait la bannière de son canton. Dans les deux cas, il s'agit d'un drapeau rouge à la croix blanche, traversante ou alésée, nous ne le savons pas.
I. Drapeau fédéral. Par suite de sa conformation politique, l'ancienne Confédération n'avait et ne pouvait avoir ni drapeau, ni sceau. Le seul signe militaire commun à cette époque était la croix blanche portée comme marque de reconnaissance sur l'armure ou les vêtements (depuis 1339) et appliquée depuis la fin du XVe s. aux drapeaux des États souverains. Le premier drapeau suisse fut le drapeau tricolore de la République helvétique (décret du 14 avril 1798), trois bandes horizontales de vert, rouge et jaune ; dans le rouge, l'inscription : République Helvétique. Il existait aussi un drapeau de grenadiers avec une croix blanche traversante et sept flammes dans chaque quartier (trois rouges, deux vertes, deux jaunes). Ces drapeaux disparurent à la chute de la République Helvétique et furent remplacés, par décret du 10 mars 1803, par les anciens drapeaux des cantons. La loi du 12 octobre 1815 établit un drapeau fédéral, rouge à la croix
Avril 1924
DRAPEAUX
DRAPEAUX
alésée blanche avec des décorai ions particulières pour les quatre régiments de ligne formés des soldats rentrés de France. Le règlement militaire de 1817 ordonna des drapeaux flammés aux couleurs cantonales avec une croix blanche traversante. Dès lors le drapeau rouge à la croix blanche disparut, sauf pour les assemblées d'officiers et les tirs fédéraux, et ne fut rétabli que par le règlement militaire fédéral de 1840. L'Ordonnance militaire de 1843 et le Règlement de 1852 établirent les proportions de la croix (cinq carrés égaux) modifiés à la forme actuelle (longueur des bras : sept sixièmes de la largeur) par l'arrêté du 12 décembre
II. Drapeaux des régiments suisses au service étranger. France. Les régiments étaient formés primitivement de compagnies égales en rang, dont les drapeaux portaient une croix blanche assez étroite, divisant le champ en quartiers. Deux de ceux-ci étaient générale-
ÂNGLETERHE. Le drapeau national avec la croix bordée de jaune. Lors de la suppression des régiments on coupait les drapeaux en morceaux et on les distribuait aux officiers, ce qui explique l'absence complète de ces drapeaux.
Saint-Siège. Garde Suisse : XVIIIe s. Couleurs du pape régnant avec la croix blanche traversante et les clefs en sautoir. Depuis 1913, croix blanche traversante, 1er quartier armes du pape régnant, 2e et 3e quartiers fascés bleu, jaune, rouge, 4e quartier armes de Jules II ; au centre médaillon aux armes du commandant.
Naples. XVIIIe s. Régiment de la Garde Suisse : compagnie colonelle : blanc, semé de fleurs de lys d'or avec les armes du roi au milieu. Autres drapeaux : croix blanche traversante, flammes rouges, jaunes, blanches, noires. La hampe couverte de velours rouge. Autres régiments : compagnie colonelle: comme chez les gardes. Les autres drapeaux portent la croix blanchi'
Drapeaux. — 1. Gonfanon. — 2 et 3. Bannières et écus de Lucerne et'de Baden. — 4. Bannière de Saint-Gall, XIV1! s. — 5. Ban nière de l'Entlebucb, XlVe s. — 6-9. Pennons. — 10. Pennon d'Unterwald, XIVe s. — 11. Bannière avec fanion de Zurich. — 12. Bannière des Lucernois à Marignan, 1515. — 13. Bannière du Locle, XVIIe s.
ment d'une seule couleur, les deux autres fascés aux couleurs des capitaines. Ces drapeaux, arrondis au large, avaient plus de deux mètres de hauteur et davantage encore en largeur. Après la guerre de Trente ans, les régiments suisses furent réorganisés par le colonel Stuppa sur le type des régiments français. C'est alors seulement, depuis 1671, que l'on peut parler de drapeaux de régiments. Presque tous les régiments français portaient des drapeaux à la croix blanche traversante. Les quartiers ainsi formés étaient divisés par série de la même façon, mais de différentes couleurs. Pour les régiments suisses, les quartiers étaient divisés en flammes et ces drapeaux flammés remplacèrent bientôt en Suisse les anciennes bannières. Les drapeaux mêmes devinrent successivement plus petits.
Garde Suisse. Compagnie générale : blanc avec croix traversante blanche. Plus tard semé de fleurs de lys d'or. Drapeaux d'ordonnance : croix blanche traversante et flammes aux couleurs du colonel-général des Suisses et Grisons.
Autres régiments. Compagnie colonelle : blanc avec
■"croix blanche traversante, décorations diverses. Plus
tard semé de fleurs de lys d'or avec les armoiries de
France et Navarre au centre. Drapeaux d'ordonnance :
croix blanche et flammes aux couleurs du colonel.
Espagne. Compagnie colonelle : blanc avec les armes d'Espagne au milieu. Les autres drapeaux sont fascés ou flammés aux couleurs du colonel avec une croix de Bourgogne traversante.
traversante avec des flammes aux couleurs du roi et du colonel. Hampe couverte de velours bleu. Le régiment Wirz fait exception, ayant été repris à l'Espagne, il porte la croix de Bourgogne rouge en place de la croix blanche. — XIXe s. Rouge cramoisi avec croix blanche traversante et armoiries des cantons capitules.
Pays-Bas. XVIIIe s. Garde Suisse : compagnie du prince : blanc, dans les coins les écus couronnés de l'Ordre de la Jarretière, au centre les sept flèches liées des États et d'autres décorations. Les autres drapeaux avec la croix blanche et flammes orange, bleues et blanches. Autres régiments : compagnie colonelle : blanc avec les armes des Pays-Bas sauf le régiment Hirzel qui ne porte que le lion d'or tenant des sept flèches liées et l'épée. Les autres drapeaux montrent la croix blanche, les quartiers aux couleurs des cantons ou des colonels. Le régiment Hirzel porte une croix flammée.
XIXe s. Drapeaux blancs, d'un côté les armoiries des Pays-Bas comme dans les régiments nationaux, de l'autre les armes des cantons capitules.
Savoie. Compagnie colonelle : bleu de roi avec les armes royales au centre. Autres drapeaux : croix blanche et couleurs des colonels.
Venise. Compagnie colonelle : bleu ciel avec les armes de Venise au milieu. Autres drapeaux : croix blanche traversante et couleurs des colonels.
Voir Rapp. du Musée historique de Berne 1916-1917.
- MAGZ 1844, cahier 10. — ASA 1918, p. 5 et 66. —
AHS passim. — Catalogue des divers arsenaux et mu-
DREGHSEL