‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 410 sur 425 · ELL1KON AN DER THUR · texte numérisé non relu

ELL1KON AN DER THUR

Karl Elgger.

D'après une photographie.

capitaine au service du pape à Castelfidardo 1860, fait prisonnier par les Piémontais après la capitulation d'Ancône, il revint à Lucerne. Il fut de longues années rédacteur de la Schweiz. Militârzeitung (dès 1863),

major d'état-major général 1872, instructeur fédéral dès 1875, lieutenant-colonel 1877; colonel 1891, t le 1er juillet 1901.

Auteur de plusieurs ouvrages sur la stratégie, la tactique, la technique des armes et l'histoire de la guerre, entre autres : Die Kriegsfeuerwaffen der

Gegenwart, 1868 ; Die Kiïmpfe am Morgarten 1315 und 1798 dans Festschrift der schweiz. Offiziersgesellschaft, 1868 ; Ueber die Stratégie, 1869 ; Der Dienst im Felde..., 1870 ; Kriegswesen und Kriegskunsl der Eidgenossen im 14.-16. Jahrh., 1873 ; Taktik der Infanterie, Kaeallerie und Artillerie, 2 vol., 1875-1876 ; Der Sicherungsdienst, 30 éditions ; Instruktion der schweiz. Infanterie, 3 petits volumes. — Voir : Allg. Schxueiz. Militâr.'eitung 1898, n° 5.

— Vaterland 1901, n» 150. - - NZZ 1901, n° 183.— Avec Johanna, t 14 octobre 1918, s'éteignit la branche suisse de cette famille [P.-X. W.]

ELIA DE BARTOLOMEO, de Ponte (Capriasca), architecte, mentionné à la «Loggia» de Città di Castello en 1449, auteur du palais de ville et de la Rocca de la même ville, 1476. Il dirigea la construction de Santa Maria Maggiore en 1483, et de 1483 à 1498, celle de la cathédrale de Città di Castello, où son fils Tomaso lui succéda. Citoyen de Città di Castello libéré des impôts 1491. — SKL. — ALBK. — Vegezzi : Esposizione storica. [C. T.]

ELICOURT, ELIGURT Voir HÉnicOLRT.

ELIE, Elias, de Laufon, appartenait à la famille Meyer de Laufon (Berne). Maître es arts libéraux, chanoine de la cathédrale de Beromùnster vers 1420, curé de Neudorf vers 1459. f 20 février 1475. On lui doit la publication du premier incunable suisse portant une date : le Mamotrectus sivc primicereus arte imprimendi seu caracterizandi, 1470. C'est un dictionnaire de la Bible, de Johannes Marchesinus, qui eut environ 30 éditions au XVe s. Elie fit encore imprimer : Roderici Zamorensis spéculum vitae humanae, 1472, 1473; Tractatus de missa editus a Magistro Nicola Andreae de ci vitale Theatina : Psalterium ; Thuricensis Plujsiti (sic) de cometa.

— Mbi : Die Buchdruckerei zu Beromùnster. — Liebenau : Ueberbl. iiber die Gesch. d. Buchdr. von Luzern, 5, 60. — Riedweo-; Kollegiatstift Beromùnster. -• K. Al. Kopp : Zur Geisteskulturv. Bero Munster. — JSG 17. [P.-X. W.]

ELISRIED (C. Berne, D. Sehwarzenburg, Com. Wahlern. V. DGS). Des restes romains feraient croire que la légende de l'existence d'une ancienne ville Helisee ou Holisea aurait un fond de vérité historique. En 1884- 1885, on y découvrit un cimetière de 99 tombes alémannes. Leur disposition était régulière ; on comptait 12 rangs de tombeaux, les uns des sarcophages de tuf, les autres, construits en briques faîtières romaines ou en galets, et orientés à peu près E.-O. Quelques tombeaux renfermaient plusieurs dépouilles, dont une seule occupait une position normale. Les trouvailles accusent une forte influence burgonde dans la forme massive des plaques de ceinturon incrustées d'argent ; dans le tombeau 33 se trouvait une plaque de ceinturon en ivoire gravé, représentant deux personnages en adoration, encadrés de barres ; les deux espaces latéraux sont occupés par deux dragons ou basilics ailés et affrontés. — Voir E. v. Fellenberg : Das Grdberfeld bei Elisried, dans MA GZ fasc. 7. [O. T.]

ELLEND. Voir Elend.

ELLER. Famille d'Uri domiciliée depuis le XVIe s.

DUBs H — 49

à Silenen et actuellement bourgeoise de Gurtnellen. — 1. Melchior, capitaine au service de France, chevalier de Saint-Louis en 1708. t en 1729. — 2. Ludwig-Franz, capitaine de grenadiers au service de France, chevalier de Saint-Louis en 1732, blessé à Namur en 1746. — Voir Obituaire de Silenen de 1522 environ. — Stimmbucli ( Geschlechterbuch) des Kts. Uri. — LL. [J. M., A.]

ELLERBACH, Burkhart von. 1316-1369, capitaine de Fribourg, originaire d'une famille noble souabe. bailli autrichien en Souabe, Alsace et Argovie, chef des Fribourgeois dans la guerre de Laupen depuis 1340, et des Autrichiens dans le combat de Tâttwil (26 décembre 1351) où sa bannière tomba entre les mains des Zuricois. — Voir Dierauer I. — ■ QSG XVIII, 59. — ADB. [A.BûcHi.l

ELLG, ELLGŒW. Voir Elgg.

ELLGASS. Famille originaire de Lindenberg (Bavière) reçue au XIXe s. dans la bourgeoisie d'Estavayerle-Lac. Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 d'argent à un homme naissant habillé d'un parti d'azur et de gueules, le col et la ceinture d'or, coiffé d'une toque de gueules sommée d'une plume d'autruche d'argent, et tenant dans chaque main une rose de gueules boutonnée d'or, feuillée et soutenue de sinople ; aux 2 et 3 d'azur à deux pals d'or. — 1. Joseph, 1817-1870, bourgeois d'Estavayer en 1840, juge au tribunal de commerce 1852-1865, suppléant au tribunal d'Estavayer 1866- 1867, député au Grand Conseil 1855-1860. — 2. BnNAVENTURE, neveu du n° 1, 1837-1915, bourgeois d'Estavayer 1873, conseiller communal d'Estavayer, juge de paix 1877. — 3. Louis, fils du n° 2, * 1875, conseiller communal d'Estavayer, député au Grand Conseil dès 1921. — 4. Georges, fils du n° 2, * 1878, ingénieur, directeur de l'école de mécanique d'Yverdon dès 1906. — R. de Henseler : Familles staviacoises. [H. V.]

ELLIKER. Famille de la Com. de Kùsnacht (Zurich) où elle est connue dès 1570. Elle vint probablement de Dùbendorf où ce nom apparaît dès 1454 ou de Riesbach (1504). Appelée d'abord Aellikon, la famille tire son nom de l'une des localités zuricoises du nom d'EUikon. [J. Frick.]

ELLIKON AM RHEIN (C. Zurich, D. Andelfingen, Com. Marthalen. V. DGS). Commune civile et scolaire. Wolvun, vassal de Louis-le-Germanique, légua entre autres en 858 Eleenninchova au couvent de Rheinau. La haute juridiction appartenait aux Kibourg, la basse à Rheinau. D'abord fief des seigneurs von Tengen, il passa successivement dès 1337 aux frères an dem Lewe, aux Fulach, à Hans Trùllerei, et en 1520 à la ville de Schaiîhouse qui le conserva jusqu'à la Révolution. Rudolf von Kaiserstuhl donna en 1254 des biens à Ellikon au couvent de Wettingen. La pèche du saumon a été rendue impossible depuis peu par les barrages construits en aval. Au spirituel, Ellikon dépend de la paroisse de Marthalen, avec droit d'utiliser l'église de Saint-Nicolas à Rheinau, près de laquella se trouve aussi le cimetière. Entre Ellikon et Rheinau, au Kopferplatz, restes d'un poste d'observation romain. Population : 1836, 92 hab. ; 1910, 96. • Voir UZ. -- US. -- LL. -- JSGU I. — Peterhans : Vom Rheinfall zum Schnebelhorn I. [L. Forrer.]

ELLIKON AN DER THUR (C. Zurich, D. Winterthour. V. DGS). Com. et paroisse.

Armoiries : d'argent à une bande d'azur chargée de trois croissants renversés du premier. En 1868, deux tombeaux celto-helvètes ont été découverts dans l'Oberholz ; des monnaies romaines furent également trouvées ; la route romaine de Vitodurum-Ad Fines (Pfyn) traversait le territoire de cette commune. En 1275 Elliankon.

Le couvent de Reichenau y possédait la seigneurie et la dîme ; cette dernière fut vendue en 1393 au monastère de Feldbach. La maison de Kibourg y exerçait les droits de justice,' mais la haute uridiction sur la partie du village à droite du ruisseau du Vge relevait de la Thurgovie. En 1363 la basse justice fut hypothéquée à Egli von Goldenberg, de Môrsburg. Cette famille, dont Ellikon adopta les armoiries,

Juin 1024

ELLIKON AN DER TIIUR

s'éteignit en 1569 et le bailliage revint à Zurich. La basse justice i'ut exercée de 1671 à 1 7 *. i !S par la famille Egg zur Miihle. Le lieu dit Bùrgli rappelle seul encore le

Elm : le Martinsloch. D'après une gravure sur cuiv

château qui fut détruit en 1407 par les Appenzellois. En 1799 et 1800, les Français bivouaquant dans le voi.-iuage, causèrent de grands dommages. L'église actuelle fut édifiée en 1485 sur l'emplacement d'uni' chapelle et agrandie en 1748. Elle était filiale de Gachîiang e1 fui érigée en paroisse autonome en 1649. La collation appartenait au couvent de Reichenau, plus tard à l'évêque de Constance. Pendant la disette de 1769-1772 la commune construisit sur la Kirchensc) iitti un grenier, le Schûttigut. Le 27 février 1798 on planta comme arbre de liberté', un platane qui existe encore. En 1884 Herten et Feldi furent détachés de Ellikon et attribués à Altikon. Population :

ELMENRINGEN

1634. 390 habitants (avec Herten et Feldi) ; 1792, 408 ; 1900, 359 (sans Herten et Feldi) ; 1<J20, 378. — Voir E. Stauber : Geschichte der Gemeinde Ellikon. [E. Staubkr.]

ELM (C. Glaris. Y. DGS).

Com. et paroisse. A l'origine Elme, aujourd'hui encore dans le langage populaire Aelme, probablement du mha. elme = L'irne, français orme, mot qui s'est conservé dans certains dialectes alémanniques. Il est mentionné la première fois dans le rôle des redevances du couvent de Saekingen,du début du XIVe s. L'église, probablement construite à la fin du XVe s., resta jusqu'en 1594 annexée à Matt. En 1448 une chapelle de Saint-Pierre à Hintersteinibach, en dépendait ; après la Réformation sa fortune fut réunie à celle de l'église.

C'est d'Elm, que le 6 octobre 1799, Souwaroff entreprit son célèbre passage du Panix. Le 11 septembre 1881, la partie inférieure du village fut ensevelie sous un énorme éboulement du Tschingel ; 115 personnes, 90 hectares de terrain, 83 bâtiments, 4 ponts et une carrière d'ardoise furent détruits ; les pertes matérielles s'élevèrent à un million et demi de francs.

Aujourd'hui les traces du désastre ont presque disparu, car les blocs d'ardoise furent rapidement désagrégés. Un monument commémoratif a été élevé au cimetière. Depuis 19(15. Elm est relié à la vallée de la Linth (station Schwanden) par un chemin de fer électrique. La localité compte deux grandes carrières d'ardoise.

Elle est devenue une station climatérique. Fente de rocher dans les Tschingelhorner, appelée le Martinsloch, par laquelle, le 30 septembre et le 12 mars, le soleil éclaire l'église du village.

Elm comprend aussi les hameaux de Sulzbach. Schwendi, Untertal, Obmoos et Hintersteinibach. Population en 1920, 884 hab., protestants. — Voir Gemàlde des Kant. Glarus VII, p. 603. — Buss et Heim : Der Bergstmz von Elm. — Buss : Glarnerland und Walensee. [Nz.]

ELMAUTHALER, JOHANN- Peter, 1801-1887, de Gersbach (Salzkammergut, Autriche), pré- Ire en LS26, professeur à St.

Luzi à Coire jusqu'en 1828, curé à Rômerstalden de 1828 h 1830, à Flùelen de 1830 à 1836, à Altdorf de 1836 à 1883, président de l'instruction publique de 1850 à 1862; il contribua beaucoup à la réorganisation des écoles d'Uri. — Voir Urner Wochenblatt 1887. — Gfr. 42, 16. — Protocoles du conseil scolaire. [J. M., A.]

ELMENRINGEN (C. Lucerne, D. Sursee, Com. Neudorf. Y. DGS). Hameau. De 1173 à environ 1500, Elmengrin. La résidence du chevalier Heinrich von Elmigrin (1226) fut transférée sur la hauteur voisine de Gormund. Elmenringen est un ancien fief de la seigneurie de Rotenbourg ; un poste y était établi vers 1703. C'est le berceau de la famille Elmengrin- Elmenringen-Elmiger. — Fontes II, 59. [P.-X. W.]

de Niquet.

du conseil

ELMER

ELSEWIL

ELMER. Ancienne famille de Glaris jouissant d'une haute considération. Originaire d'Elm et plus tard bourgeoise de Glaris, d'Ennenda, etc. Armoiries : d'argent au bouquetin c.mtourné de sable accompagné en pointe d'un renard contourné de gueules (remplacé dans la suite par un chevreuil). La famille est mentionnée pour la première fois en 1289 en la personne de l'ammann autrichien Elmer, dont le fils — Werner Elmer est probablement l'ammann autrichien Elmer cité à plusieurs reprises, de 1318 à 1324, comme ammann de Glaris. — Elle a joué un rôle important dans l'histoire du pays de Glaris et fourni nombre de fonctionnaires de marque. Les plus importants sont — 1. Hans, bailli de Werdenberg 1581-1584, banneret et membre du Schranken, soil

du gouvernement, depuis 1593. f 1603. — 2. Heinrich, bailli de Lugano 1574, banneret 1603-1621.

— 3. HEINRICH, frère du n° 1, trésorier et landammann 1594-1590 ; il fut à plusieurs reprises député à la Diète, t le 16 décembre 1600. — 4. Johnnn- Heinrich, lils du n° 3, 10(10-1679, intendant des bâtiments 1631, vice-lan dammann 1639-1641,1 644- 1646, 1659-1661 et 1669- 1671; landammann 1641- 1644, 1646-1049, 1661- 1664 et 1671-1674. 11 fut un chef zélé des Réformés et souvent député à la Diète. En 1639, député de la Diète auprès de Louis XI 11 au sujet delà neutralité de la Franche-Comté péage imposés illégalement à Valence et à Lyon. 11 en 1647 auprès des

Johann -Hein ri cli Kl mer.

D'après un portrait à l'huile

au Paluxt à Nài'els.

et des nouveaux droits de à des négociants suisses fut aussi délégué à Lindau

généraux suédois qui lui firent des promesses rassurantes à propos de la neutralité de la Suisse. En 1003, il lit partie de la délégation suisse à Paris pour le renouvellement de l'alliance. — 5. JOHANN-CHRISTOPH, 1639-1696, vice-landammann 1684-1685 et 1094-1695 ; pour son élection, il eut à verser 100 11. dans la caisse des Réformés et à payer 4 batz à tous les hommes âgés de plus de 10 ans ; landammann 1685-1688 et souvenl député à la Diète ; délégué à la conférence qui régla l'affaire de Wartau en 1694. — Voir LL. — Rott : Inv. somm. I, IV.— AS I, V, 2, p. 1344.— Gfr. 3, 245.

- UG I et III.— JHVG XV, p. 16, XXIII, p. 41. - G. Heer : Zur Gesch. glarner. Geschlechter, besonders des Sernftals, p. 0-39. [Nabholz.]

ELMIGER (ELMENGRIN, ELMINGER). Famille lucernoise qui se répandit dans le Seetal dès le XVe s. Un rameau passa vers 1647 dans la commanderie de Reiden et plus tard à Lucerne, dont il devint bourgeois. — 1. Konrad, sous-bailli d'Ermensee, 1658. — 2. Alexander, sous-bailli de Reiden, 1647. — 3. Nlklaus, de Reiden, sculpteur, 1798. — 4. Alexander, de Reiden, 1751-1826, Dr med., conseiller d'éducation 1799, fonctionnaire municipal à Lucerne, économe «le l'hôpital militaire français, bourgeois de Lucerne 1803, médecin de la ville 1804, conseiller sanitaire, du Grand Conseil 1814. — 5. Joseph, de Reiden, du Grand Conseil 1801, député à la Diète. — 6. Joseph, de Lucerne 17/0-1859, Dr med., conseiller sanitaire, du Grand Co \seil 1841, du gouvernement 1841, avoyer 1842. - 7. .Melchior, de Reiden, 1810-1889, curé de Schiipfheim, fondateur et promoteur d'entreprises d'utilité publique, chanoine, 1865. — Voir Gfr. 4i, 12. — 8. Robert, 1808-1922, artiste-peintre, mentionné dans le SKL. [P.-X. W.]

ELS/ESSER. Famille de commerçants, bourgeoise

de Leuzigen, fixée à Kirchberg (Berne). — EMtL, conseiller national 1888-1890. 1H.T.]

ELSASS, von. Famille noble éteinte, bourgeoise de Hotenbourg (Lucerne). — Walther, bailli autrichien à Zoug en 1351, parait, de 1357 à 1367, plusieurs fois en qualité d'avoyer de Zofingue et on lui confie souvent d'importants arbitrages. Lors de la grande assemblée des vassaux d'Autriche à Zofingue en 1361, il reconnaît, avec son frère Johans, être bénéficiaire de plusieurs fiefs autrichiens, entre autres Eschenbach et Honegg. — Voir Habsburger Urbar. — Fontes rerum Austr. - Dierauer I. — Merz : Urkunden des Stadtarchivs Zofingen. — Zimmerli : Jahrzeitbuch des Stiftes Zofingen. — .IN 1. — LL. [Gr.]

ELSAU (G Zurich, D. Winterthour. V. DGS). Vge, Coin, et paroisse comprenant aussi Rûmikon, Ràterschen, Tollhausen, Schottikon, Schnasberg et Fulau. En 1043, Elnesowa, Eliisowe. Il appartenait au comté de Kibourg, passa avec lui à Zurich et fut attribué ;'i l'Ennern-Amt du comté. L'église est ancienne. Les revenus et la collation furent donnés par le comte Donal de Toggenbourg au couvent de Rùti en 1396 ; l'incorporation au couvent eut lieu en 1426. Peu avant la Réformation l'église fut agrandie, ainsi qu'en 1787. Depuis le 1 ' ■ janvier 1923, Elsau et Schottikon sont réunis. Population : 1920, 1117 hab. (dont 230 à Schottikon). -- LL. — Mem. Tig. — W.-L. Wuhrmann : Die Kirche zu Elsau. dans Die Sonntagspost, suppl. du Landbole 1914, p. 111. [W.-L. W.]

ELSENER (ELSINGER, ELSEIM). Vieille famille de la commune de Menzingen (Zoug). RUDI, témoin en 1413. La famille a donné des conseillers, des trésoriers, des administrateurs de l'église et plus de 20 ecclésiastiques dont l'un, Johann, fonda en 1700 à Menzingen la prébende (privée) Elsener. — 1. Heinrich, ammann du canton de Zoug 1590-1592 et 1606-1607. -- 2. I'. HONORIUS, de son nom Johann-Pet ci. capucin, 1811- 1890, prêtre 1835, prédicateur à Baar e1 vicaire à Zoug, père gardien des couvents de Mels 1869, de Xâfels 1872- 1874^ et de Zoug 1878-1880 ; écrivain. — H.-A. Kaiser : Zuger Schriftsteller . — 3. Johann-Baptist, imprimeur, * 6 janvier 1825, fondateur et éditeur du Zugerkalender' qui parait dès 1856 (Elsenerkilender) . f 7 mars 1910. -4. Karl-Leo 1836-1896, professeur de français et d'italien à l'école cantonale de Zoug 1809-1888, puis traducteur au Département fédéral du commerce : auteur d'une grammaire italienne et d'études sur la poésie allemande et la poésie française au moyen âge. -- Programmes de l'école cantonale de Zoug 1873 ei 1878. — 5. Klemenz, 1837-1865, avocat, rédacteur du Zuger Volksblatt en 1861, procureur général 1863. - 6. Franz-Joseph, 1840-1912, membre du Conseil des bourgeois 1874-1909, qu'il présida dès 1880 ei du Conseil des habitants 1874-1898 ; membre du Conseil d'église, député au Grand Conseil 1877-1894, e1 de 1898 à sa mort ; juge au tribunal cantonal 1893-1911. — W.-J. Meyer : Zuger Biographien. [W.-J. Meyer.]

ELSER (ELSNER, ELSINER). Famille lue. -rnoise d'Elsi près Perlen sur la Reuss. - - Heini, dit Bôsheini, domicilié à Lucerne entre 1474 et 1479, accompagna les troupes de la corporation zum Affenwagen à Héricourt, puis à Pontarlier et en 1476 à Grandson, d'où il rapporta le drapeau <\r< chevaliers de Chàteau-Guyon à Lucerne. — Diebold Schilling : Luz. Chronik, p. 77. — Arch. de Lucerne. [P.-X. W.]

ELSESSER, Xavier, de Porrentruy, 1805-18 71 Avocat, conseiller d'État bernois 1850-1852, conseiller national 1852-1854. Auteur d'une Histoire de mon temps. — Miilinen : Prodr. [G. A.]

ELSEWIL (C.Fribourg, D. Singine, Coin. Wiinnenwil. V. DGS). Hameau où l'on a découvert des tombes romaines en 1896. Aux XIIe et XIII c s., il formait une seigneurie dont la dîme appartenait à l'évêque de Lausanne. En 1205, les Dietisberg et Ilattenberg avaient une part de la dime qu'ils cédèrent à l'abbaye de Haut- Crêt. D'après .Mgr. de Lenzbourg, la casa Helenae du Liber donationum d'IIauterive ne serait autre qu'Elsenwil. - Dellion : Dict. XII. — MDR XII, 97. —F G XXVII, 55. — Diesbach : Regeste fribourgeois. — Kuenlin annoté par Schneuwly. [G. Cx.]

ELSGAU

EMI)

ELSGAU. Nom allemand de l'Ai OIE. Voir ce nom. ELSINGER. I. Famille de Regensdorf e1 de Niederhasli (Zurich), à l'origine Elsiner, mentionnée déjà en 1383 à Regensdorf où elle posséda, Longtemps la taverne. En 1511, une branche s'établil à Oberhasli. — [J. Frick.] — Armoiries : d'afgenl à une ramure de cerf d'or sommée d'une feuille de sinople. — 1. 11 ans, de Oberhasli, banneret, acquil des von Waldkirch, le 1er mai 1667, le château de Rohr près de Rùmlang. Ses descendants le possédaient encore en 1790. — 2. Kilian, fils du n° 1, 1644-1733, juge du comté, résidait au château de Rohr.— ASA 1892, 137.— 11. Une famille, de Oberhasli, devint bourgeoise de Zurich en 1555, une autre, de Regensdorf, en 1565 et 1579. L'ancêtre de la famille actuelle est Félix, meunier, de Regensdorf, bourgeois en 1565. Armoiries: de gueules à un bois de cerf d'or, mouvant d'une roue de moulin du même et accompagné d'une feuille de trèfle au naturel et d'une étoile d'or. — Keller-Escher : Promptuar. — Meyer : Wappenbuch. — Ziircher Bûrgeretats. [F. Hegi.]

Une branche de la famille de Zurich s'est établie dans le pays de Neuchâtel au XVIIIe s. et a pris le nom de Elzingre. Naturalisée 1738, bourgeoise de Neuchâtel 1784. [L. M.]

ELTSCHINGER. Ancienne famille fribourgeoise originaire de plusieurs communes de la Singine. — Antoine, de Dirlaret, 1740-1841, militaire, prit part aru siège de Relgrade et accomplit plusieurs pèlerinages entre autres à Rome et à Saint-Jacques de Compostelle. — Voir Notes mns. de Schneuwly aux Archives d'État de Fribourg. -- ASHF III, 306: [G. Cx.]

ELZINGRE. Voir Elsixger.

EMBLER, AMBLARD. Famille de Mindelheim (Souabe), reçue à la bourgeoisie de Genève en 1494. Elle donna plusieurs magistrats, entre autres André, maître de la Monnaie, auditeur en 1558, du Conseil des Soixante ; envoyé avec Michel Roset en 1556 auprès des Ligues pour obtenir une alliance. Gautier cite un Adrien Embler parmi les Libertins en 1543. — Voir Arch. de Genève. [C. R.]

EMBRACH (OBER) (C. Zurich, D. Biilach. V. DGS). Com. politique composée des Com. civiles de Ober Embrach et de la Hofgemeinde (Unterwagenburg) ; paroisse d'Unter Embrach. Près de Bùhlhof se trouve un tumulus de la période de Hallstatt (VOfengupf) et un établissement romain à Steinmùrli. Des monnaies romaines ont été trouvées à Hausen. L'Autriche et le chapitre collégial d'Embrach y avaient des droits. La haute et la basse juridiction appartenaient à Wagenberg. Population : 1836, 796 hab.; 1920,631. [Hildebrandt.] EMBRACH (UNTER) (C. Zurich, D. Biilach. V. DGS). Com. et paroisse avec Ober Embrach. Armoiries: de gueules à deux clefs d'argent passées en sautoir, mlbriagua, 1044; Emperrach, 1223; Emerrach, 1433. Tombeaux alémanno-francs. La localité suivit au moyen âge la destinée de son chapitre collégial de Saint-Pierre, dont les origines sont entourées de légendes. En 1044, le chanoine strasbourgeois Hunfred remit le chapitre d'Embrach, avec ses dépendances, au haut chapitre de Strasbourg. Les droits de l'église de Strasbourg passèrent dans la suite, à titre de fief, aux comtes de Toggenbourg, et furent aliénés complètement à l'Autriche jusqu'en 1299. Celle-ci posséda aussi l'avouerie jusqu'en 1452 ; en 1392, elle plaça le chapitre sous la protection de la ville de Winterthour. Les règlements du chapitre sont conservés en une rédaction de 1454. Le chapitre comptait 12 prébendes et dès 1446, 11. L'église paroissiale appartenait au décanat de Dinhard. Le chapitre possédait dans les environs de nombreuses propriétés, ainsi que la basse justice à Embrach, Breite, Berg am Irchel et Hegi. En 1479, Zurich obtint le droit de présentation pour les prébendes du prévôt et des chanoines. Le 19 september 1524, le prévôt Brennwald remit le chapitre d'Embrach à Zurich. Un bailliage d'Embrach fut créé, qui dura jusqu'en 1798. De 1798 à 1803, Embrach fut rattaché au district de Bassersdorf, de 1803-1815 à celui de Bii-

lach, de 1815 à 1831 il fut chef-lieu du district d'Embrach Une maison d'Embrach, construite en 1517, contient des fresques avec versets satiriques relatifs à la

Embrach en 1819. D'après une aquatinte dans Nbl. de la Bibliothèque de la ville de Winterthour.

vie débauchée des membres du chapitre avant la Réformation. En 1386 et 1444, le village et le chapitre furent la proie des flammes. Le rôle coutumier date de 1370, nouvelle rédaction en 1518. Registres de baptêmes dès 1594, de mariages dès 1751, de décès dès 1667. Population : 1836, 1216 hab. ; 1920, 1639. — Voir Hoppeler : Das Kollegiatstift St. Peter in Embrach, dans MACS XXIX. — Dândliker : Gesch. Zurich I, 240. — A. Weidmànn : Der Gemeindehaushalt von E. 1799-1884.

— M. Thomann : Die neue Orgel... mit Vorgesch. der Kirche, dans Bùlach-Dielsd. Volksfreund 1909, n° 34-40.

— Aehrenlese, suppl. au Biïlach-Dielsd. Volksfreund, des 1920. [Hildebrandt.]

EMBRACH, von. Famille de ministériaux des comtes de Toggenbourg et de Habsbourg appelée aussi VON BAUMGARTEN. — 1. CHUONRADUS, chevalier 1260.

— 2. Diethelmi's, fils du n° 1. recteur de l'église de Buoch 1265. — UZ. [Hildebrandt.]

EMBRICH. 5mt' abbé d'Einsiedeln, de 1026 à 1051, était suivant la tradition un baron d'Abensperg (Bavière). Sous son ministère eut lieu, en 1029, le premier incendie du couvent et on y transporta les reliques de saint Meinrad qui fut béatifié à cette occasion. — Voir Ringholz : Gesch. des Stifts Einsiedeln I, p. 56. — LL. [R-r.]

EMCH, Albrecht, * 12 mai 1836 à Gossliwil (Soleure), maître de district à Hessigkofen 1862-1904, député au Grand Conseil 1873-1904. Politicien actif et auteur de poèmes, drames et opuscules politiques, sous le pseudonyme de Feuerstein. f 31 octobre 1904

— Solotlt. Tagblàtt du 9 nov. 1904. [J. K.] EMD (C. Valais, D. Viège, V. DGS). Com. et Vge

Emd, Emeda, 1250; Embda, Ernda, 1330. Au XIIIe s. il devait les cens au doyen de Valère à Sion. La moitié de la dîme était aux mains d'Andréas von Stalden, qui la transmit à Johann von Gràchen ; Johann, fils de Johann von Emd, en acquit une partie en 1330. Emd est le berceau de l'ancienne famille ze Roten. Rectorat dépendant de Stalden (1764), Emd devint 1771 une paroisse autonome. Population : 1798, 149 hab. ; 1920, 293. — Gremaud III. [L. Mr.]

EMD, von. Famille noble, qui tire son nom du village de Emd. En 1330, Johann, acquit la moitié des dîmes sur la montagne d'Emd : il était en 1339 copropriétaire de fiefs à Emd. La famille acquit encore d'autres droits de dîme. En 1403, elle vendit celle de Tôrbel et se retira à Viège. A Viège, furent châtelains Anton 1403, Jannin 1417, Johann 1431. — Johann (1440- 1442), son fils Johann (1446) et Johann ab Emd (1483) furent grands-châtelains à Sion, où la famille s'éteignit. Selon la tradition familiale des Roten, ceux-ci auraient

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