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EMME

EMPEYTAZ

tique amhuin, emhain, sanscrit ambhas, lat. amnis, gaulois ambis = fleuve rapide. L'Emme est connue par ses grandes inondations qui se produisent à la fonte des neiges ou après des orages. Du XVIe à la fin du XIXe s., on en connaît 48 dans l'Emmental. La plus terrible fut celle des 21 et 22 août 1764 ; la rivière entraîna 24 maisons à Ruegsauschachen et de Hasli à Berthoud forma un lac profond de deux mètres qui se répandit dans la ville inférieure de Berthoud. Tout autour de Utzenstorf, aussi loin que le regard portait, ce n'était qu'un lac. Dès le temps des Kibourg la rivière était sillonnée de radeaux, dits Molkenflossen, lourdement chargés de fromages et de beurre. Cette navigation fut interdite en 1870, parce qu'elle endommageait les digues. Après que le canton de Soleure eut commencé la correction de la rivière sur son territoire, la Confédération accorda en 1884, 1885, 1896 et 1897, d'importantes subventions pour la correction du cours supérieur de l'Emme jusqu'à l'embouchure de l'Ilfis. — Voir M. von Stûrler : Ueber die Wasser-, Schachen- und Schwellenverhâltniss im Stromgebiet der Emme, dans AHVB VIII. — J.-H. Graf : Beitrâge zur Gesch. der Verbauung der Emme. [L.S.]

EMMEN (C. Lucerne, D. Hochdorf. V. DGS). Corn, et Vge. Eman en 840. Armoiries :

de sable à trois hameçons d'argent.

La localité fut donnée sous le règne de Pépin au couvent de Murbach- Lucerne, puis vendue en 1291 à l'Autriche et en 1386 à Lucerne.

Elle fit partie du bailliage de Rotenbourg jusqu'en 1798, du district de Lucerne 1798-180.3, et dès lors elle appartient au district de Hochdorf. A la suite d'un conflit entre bourgeois et habitants, en 154.3, les questions de pacage sur l'allmend, de coupes de bois et de récolte îles glands furent laissées chaque année à la décision d'une assemblée communale. Le droit coutumier date de 1304 : il a été renouvelé en 1537 (Grimm : Weistûmer. — Gfr. VI, 44). Rotterswil a été rattaché à Emmen en 1814. Le patronat de l'église passa en 1291 du couvent de Murbach à l'Autriche, en 1337 au couvenl de religieuses de Rathausen et en 1848 au canton de Lucerne. L'édifice date de 1828. Inondations en 1764, 1811. 1846 et 1906. On compte beaucoup d'industries à Emmen, entre autres des ateliers de construction et les usines von Moos surl'Emmenweid et la fabrique de de viscose fondée en 1905. — Arch. d'État Lucerne.

— Segesser : Rechtsgesch. — Gfr. 44, 29. — E. Weibel : Gesch. von Emmen. [P.-X. W.]

EMMENBRUCKE (C. et D. Lucerne, Com. Littau. V. DGS). Vge qui doit son nom au pont sur l'Emme, placé à cet endroit. Le plus ancien pont, de 1236, se trouvait plus haut, à Emmenweid. Le premier qui fui construit à l'endroit actuel l'a été en 1436, le second en 1571. Lors de la guerre des «Harengs» ( Hàringkrieg ) , 700 paysans de Rotenbourg y campèrent le 21 février 1570. mais ils se retirèrent à la suite des démarches des députés des petits cantons. Le dernier pont de bois a été construit en 1783-1785 et démoli en 1902. Dans la nuit du 7 au 8 décembre 1844 et le 1er avril 1845, des combats entre Corps francs et troupes gouvernementales eurent lieu à Emmenbrucke. — Dierauer V. — Siegwart : Jos. heu, 700, 833. — Troxler : Die Emmenbrucke. Luz. Srhu/'-htti 1902. — K. Pfyffer : Gesch. Luzern I. 3/4. [P.-X. W.]

EMMENDINGEN (C. Lucerne, D. Hocndorf, Com. Inwil). Hameau près de St. Katharina sur la Reuss, qui est mentionné dans le coutumier de Lucerne comme point frontière. -- Gfr. I, 161 ; XXXVIII, 32. -- Du XIVe s.au.WT' s. une famille portait le nom du village ; Adelheid, prieure de Neuenkirch en 1403, doil s'y rattacher. — Gfr. X, 87 ; XXI, 52. [P.-X. W.]

EMMENEGGER. Famille lucernoise, de l'Entlebuch, qui tire son nom, dès le XIVe s., des fermes Emmenegg. — KLAUS, capitaine à Eschental 1487. — Jo- HANN, maître banneret 1650-1653, fut à la tète du soulèvement des paysans en 1653, et exécuté le 23 juillet.

— Liebenau : Bauernkrieg, dans ,ISC XVIII-XX. —

Hans, sautier de Schùpfheim 1653. — MELCHIOR, maître banneret 1705. — HANS * 186i, peintre, cité dans le SKL. — [P.-X. W.] — Une branche établie dans le canton de Fribourg au XVIIIe s., est bourgeoise de Granges-Paccot. [G. Cx.]

EMMENTALBAHN (Soleure-Berthoud-Langnau).

Le 25 mai 1875 le secteur Soleure-Berthoud, le 11 mai 1881 le secteur Berthoud-Langnau furent mis en exploitation. Depuis le 17 juin 1919 le secteur Berthoud- Langnau est électrifié. [A. B/ertschi.]

EMMERT. — 1. August-Gottfried-Ferdinand, 1777-1819, * à Gottingue, Dr med., appelé en 1805 comme professeur ordinaire d'anatomie et de physiologie à l'académie nouvellement fondée de Berne ; en 1815 il accepta un appel de l'université deTubingue. — 2. Ludwig-Karl-Friedrich,177 9-1834, frère du précédent, appelé en 1812 à l'académie de Berne comme professeur de chirurgie et d'obstétrique, directeur de la Maternité 1815, et, en 1816, de l'école vétérinaire. — 3. Wilhelm, 1810-1880, Dr med., depuis 1835 médecin à l'Hôpital de l'Ile à Berne. — 4. Friedrich-Karl, 1812- 1903, bourgeois de Bienne, 1835 professeur de médecine à l'université de Berne. — 5. Emil, 1844-1911, fils du n° 4, Dr med., privat-docent 1870, professeur ordinaire 1902 à Berne pour les maladies des yeux et directeur de la policlinique ophtalmologique. [E. B.]

EMMISHOFEN (C. Thurgovie, D. Kreuzlingen. V. DGS). Vge et Com. municipale, paroisse catholique, primitivement faubourg de la ville de Constance et dont les habitants étaient paroissiens de Saint-Etienne à Constance. Plus tard, ils furent rattachés à la chapelle de Bernrain. Pour la basse juridiction, Emmishofen ressortit d'abord à Constance ; en 1902 les catholiques qui jusqu'à cette date allaient au culte à Bernrain érigèrent une église au milieu du village. Dès 1500 la localité fit partie des territoires où le bailli exerçait haute et basse juridiction. Au XVIIIe s. la basse juridiction d'Emmishofen fut remise en fief par les cantons à W.-E. Reding-de Biberegg, et resta dans cette famille jusqu'à l'établissement du gouvernement helvétique. Sur le territoire de la commune se trouvent les domaines de Granegg, d'Ober-, Mittel- et Untergirsberg, nommés actuellement Ebersberg et Brunegg, en outre Hochstrass, Bernegg et le petit château d'irrsee, construits en majeure partie par des patriciens de Constance et servant de séjour de campagne. Actuellement des négociations sont en cours en vue de réunir Emmishofen, Kreuzlingen et Kurzrickenbach en une seule commune urbaine. — Voir F.-X. Steiger : Emmishofen. [Son.]

ÉMONET. Famille de Sembrancher (Valais), établie aussi à Martigny-Bourg. — Jules, f 1915, avocat, auteur d'une monographie Martigny-Champex, 1903, et d'une Statistique île l'industie hôtelière en \'alais, 1007. [J.-B.B.]

ÉMONIN ou PiCHON. — 1. Peronnet, de Commugny, bourgeois de Genève en 1433, syndic en 1457 et 1462, secrétaire du Conseil 1461. — 2. Henri, fils du n° 1, recteur de l'hôpital des pestiférés en 1507, syndic 1513 et 1515, chargé de diriger les travaux de fortification de Saint-Gervais. — Voir Arch. de Genève. — lu: publiés. — Sordet : Dictionnaire. [H. F.]

ÉMOSSON (C. Valais, D. Saint-Maurice, Com. Finhaut. V. DGS). Pâturages qui. dès le XV' s., furent l'objet de longs démêlés entre les Savoyards, les gens de Sa Ivan et les abbés de Saint-Maurice. Un accord de 1697 attribua Émosson à Finhaut, tandis que Barberine resta à Salvan. Les contestations persistèrent, cependant, jusqu'à la fin de l'ancien régime. [Ta .]

EMPEYTAZ. Familles du Dauphiné venues s'établir à Genève.

I. Originaire de Poyols, bourgeoise en 1790, à laquelle appartient : — Henri-Louis, 1790-1853, qui, ayant été exclu de la liste des étudiants en théologie pour avoir présidé des assemblées religieuses non autorisées, quitta Genève et se fixa, avec la baronne de Krudener, au Ban de la Roche (Vosges), en Allemagne, à Paris puis à Aarau en 1816. C'est là qu'il écrivit sa brochure : Considérations sur la divinité de Jésus-Christ. De retour à Genève l'année suivante, il fonda l'église du Bourg-de-

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