ENTREMONT
EPALINGES
Charles sédunoises. — Rivaz : Topo graphie. — Grenat : Hist. du Valais. [Ta.]
ENTREMONT (C. Vaud, D. Yverdon, Coin. Yvonand). Domaine de la commanderie de La (maux de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem avec une chapelle de Saint-Denis, dont Le recteur en 1533 adhéra au protestantisme. — DHV. [M. II.]
ENTREROCHES (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Gorge contournant la colline du Mormont entre deux tunnels du chemin de fer Lausanne-Neuchâtel, et que traversait le canal d'Entreroches. Ce canal devait relier le lac Léman au lac de Neuchâtel par la Venoge et la Thielle. Il prenait à Cossonay pour aller à Daillens, à Éclépens, à Entreroches et déboucher dans la plaine de l'Orbe. Le gouvernement bernois en accorda la concession le 10 février 1637 a Élie G.ouret-Du Plessis, seigneur de la Primaye, agissant au nom d'un consortium comprenant Turrettini, de Genève, les avoyers d'Erlach et Daxelhofer, de Berne, Morlot de Berne et des actionnaires hollandais, dont le prince d'Orange stathouder. La construction commença en 1640 et coûta 500 000 fr. Le canal avait 18 pieds de largeur à la surface, 10 au fond, et 8 pieds de profondeur ; une dizaine d'écluses le coupaient d'Entreroches à Yverdon. Ses faibles dimensions l'empêchaient de porter des charges de plus de 15 tonnes. Aussi le tronçon Cossonay-Entreroches fut-il bientôt abandonné et le canal ne servit-il plus qu'au trafic entre Orbe et Yverdon. L'entretien en devint de plus en plus onéreux pour les propriétaires, qui étaient en 1800 Pillichody, Gingins et Du Plessis. L'inondation du canal par le Talent, à la suite d'une rupture d'aqueduc en 1829, le fit abandonner. Les actionnaires se bornèrent dès lors à l'entretien du domaine qu'ils finirent par aliéner. Aujourd'hui, la Société pour la navigation du Bhône au Bhin se propose de reconstruire le canal sur de nouvelles bases. — DHV. — Archives de Gingins- La Sarra. [M. R.]
ENTSCHERZ (C. Berne, D. Cerlier, Coin. Tschugg). Hameau à population autrefois dense et qui se trouva réduit à une maison au XIXe siècle ; au temporel, il faisait partie de Tschugg, et au spirituel, de Champion. En 1430 le couvent de l'Ile à Berne y possédait des vignes. [E. B.]
ENVY (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Corn, dont le nom viendrait de En vy (d'étraz), où passait une voie romaine, et qui fut, dès l'origine, une dépendance du couvent, puis de la châtellenie de Romainmôtier. - DHV. [M. H.]
ENZ. Familles des cantons d'Appenzell, Thurgovie et Unterwald dont le nom dérive du prénom ahd. Enzo (Fôrstemann I, 133).
A. Canton d'Appenzell. Famille d'Appenzell (Bh.- Ext.). — 1. Johannes, porte-bannière du canton 1733.
- 2. Ulrich, chancelier de l'État 1733. --3. Hans- Ulrich, * 1720, du Conseil 1749, capitaine 1781. - 4. Adam, * 1718, du Conseil 1750-1784. — 5. Johann- Conrad, fonda en 1789 la première filature de coton dans ce pays, membre du Grand Conseil sous la Bépublique Helvétique. — Voir LL. — LLH. — Biisch : Der Kant. Appenzell, p. 98, 228.— ASHR. [R. Sch.-B.]
B. Canton de Thurgovie. Vieille famille qui est répandue dans les dix-huit communes des districts dr Bischofszell, Kreuzlingen, Mùnchwilen et Weinfelden.
— Johann, * 1857, à Schônholzerswilen, professeur de physique et de mathématiques et, dès 1901, recteur de l'école cantonale de Soleure. — DSC. [Sch.]
C. Canton d'Unterwald. Famille de l'Obwald, paroissienne de Giswil. Caspar obtint le droit de bourgeoisie en 1558. Trente-cinq membres de cette famille siégèrent au tribunal des XV entre 1588 et 1736. — Peter, intendant des travaux publics 1667, trésorier 1672, bailli de Lugano 1676-1678, fut landammann en fonctions en 1681, 1685, 1690 et 1694, député d'Obwald à quelques Diètes à Baden et Lugano. — Niclaus, banneret 1704 ; la famille fournit encore un certain nombre d'autret représentants au Conseil. — Voir Rats- und Gerichtsprotokolle Obwalden. — Kiichler : Genealogische Notizen.
— Durrer : Einheit Unterwaldens. [Al. Truttmann.] ENZENAU (C. Schwyz, D. Hôfe, Com. Feusisberg).
Localité sur le passage de Feusisberg à Einsiedeln où,
en 1798 et 1799, des combats furent livrés contre les Français. [R-r.l
ENZIAN, Jedediah Gaudelius. Voir Scherr, Johannes.
ENZISWILER. Famille bourgeoise éteinte de la ville de Saint-Gall, originaire de la ferme d'Enzetswil près Bonvvil (Com. Waldkirch) ; elle y détenait aussi des fiefs des comtes de Toggenbourg et du couvent de Saint-Gall. — Johann, témoin, 1338. — Andréas, du Conseil, de la ville de Saint-Gall 1367, bailli impérial 1391-1409, entre temps aussi sous-bailli à Saint-Gall. Son sceau porte dans l'écu une bande accompagnée de trois étoiles en chef et d'une croix de Malte en pointe. — Hans, bailli impérial 1412, sous-bailli 1418
— Voir UStG. [ot.J ENZLER. Famille florissante de l'Appenzell Kh.-Int.,
mentionnée depuis 1470. -- AU p. 533. [R. Srh.-B.]
ENZLIN. Abbé de Pfàfers, est mentionné dans un diplôme d'Othon Ier, du 26 novembre 957, qui nous est conservé dans une copie interpolée de 1656. Selon Ekkehart IV, Enziin, qui était prévôt de Pfàfers, aurait obtenu subrepticement d'Othon Ier le titre d'abbé, par vengeance contre l'abbé Craloh, de Saint-Gall, de qui Pfàfers dépendait. Le fait cependant est douteux. — Voir Mon. Germ. Dipl. I, 269. - Sickel : Ueber Kaiserurkunden in der Schweiz, 23. — MVG XIV- XV, 248. [j. M.]
ENZMANN, EUGEN, polisseur de glaces, de Tannheim (Bade), établi dès 1814 à Flùhli. — Bobert, Dr med., 1853-1922, médecin à Schùpfheim dès 1883, juge de district 1893, juge cantonal 1913, médecin de district 1919. — [P.-X. W.] — Carl-Bobert, * 3 mai 1888 à Schùpfheim, prêtre 1913, chapelain de la cathédrale de Soleure, dès 1922 professeur à l'école cantonale de Lucerne ; auteur de Geigenlieder, Sonntag ist's, ainsi que de croquis et de récils. — DSC. [J. K.]
ÉPAGN 1ER (enall. Sp^eniz) (C. et D. Neuchâtel, Com. Marin-Épagnier. V. DGS). Vge, autrefois Com. qui fut rattachée à Marin en 1888. Première mention 1163. Au spirituel, Épagnier relevait de Cornaux. C'est sur son territoire que se trouve la station préhistorique de La Tène, près de laquelle on avait projeté, en 1626, de construire une nouvelle ville : Henripolis.
Une famille noble d'Épagnier est mentionnée du XIIe au XVe s. — Pierre, chevalier, 1163. — Pierre, prieur de Corcelles 1331. — Jean, cbâtelain de Thielle 1350-1360, f 1364. -- E. Quartier-la-Tente : Le C. du Neuchâtel IIIe série, III. — Archives d'État Neuchâtel. [L. M.]
ÉPAGNY (en ail. Eppe\acii) (C. Fribourg, D. Gruyère, Com. Gruyères. V. DGS). Vge de la paroisse de Gruyères. Anciennes formes : Espaniei, 1115; Espanye 1278; Espagnier 1338, domaine d'Hispanius, gentilice romain. On a découvert à Épagny 13 tombes gauloises datant du IIIe s. av. J.-C. Le village est mentionné pour la première fois en 1115, dans la « Pancarte » de Bougemont. Épagny appartint au comté de Gruyère, puis au bailliage et au district de ce nom. En 1737, on décida de transférer à Épagny la chapelle de l'ermitage du Châtelet (Gruyère) dédiée à sainte Anne ; les travaux de construction du nouvel édifice furent exécutés de 1739 à 1740. On transporta ainsi à Épagny l'autel de l'ermitage qui est un Iriplyque de 1607, couvert de peintures représentant sainte Anne, la Vierge, le Christ, etc. La poudrière construite sur la Saussivue fit explosion et fut entièrement détruite le 25 août 1830. L'orphelinat, fondé par le préfet Duvillard, fut inauguré en 1915. — Voir Stadelmann : Études de toponymie. — Jaccard : Essai de toponymie. — Thorin : Notice historique sur Gruyère.
— ^Ebischer : La Pancarte de Rougemont, dans RHV 1920. — Hisely : Histoire du comté de Gruyère. — Idem : Monum.ents de V histoire du comté de Gruyère, dans MDR X, XI, XXII, XXIII. — Peissard : Découverte de tombes gauloises à Épagny dans AF 1916. — Berthier : Le triptyque de Sainte Anne dans FA 1912. [J.N.J
EPALINGES (C. Vaud, D. Lausanne. V. DGS). En 1182, la villa de Spanengis dépendait du chapitre de Lausanne, qui y entretenait un mayor. Au moyen âge, les gens d'Epalinges marchaient avec les Lausannois,
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