‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 47 sur 425 · BERMONT · texte numérisé non relu

BERMONT

Gall, mentionnée dès 1431 à Rorschachberg. — Gallus, frère lai de l'abbaye de Saint-Gall, * le 3 décembre 1734 à St. Georgen, f le 15 août 1815. 11 rédigea en sa qualité de cellérier entre autres, dans le volume 1806 des archives du couvent, une table des Weinldufe, soit des prix officiels du vin dans le Rheintal, de 1482 à 1796, avec des données météorologiques ; en outre dans le Mns. 1450 de la bibliothèque du couvent un journal succinct des années 1790-1794 et 1804-1809. — Voir Archives du couvent. [J. Muller.]

BERLENS (ail. Berlingen) (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Com. et paroisse, ancienne seigneurie. Anciennes formes : Belens, Bellens. En 1875, on a trouvé à Berlens des tuiles et poteries romaines ; première mention entre 1150-1175. Au XIVe s., la seigneurie appartenait à la famille d'Estavayer ; deux siècles plus tard, elle est une possession de la famille d'Englisberg, de Fribourg. En 1592, elle est acquise pour 2500 écus par Josl du Pasquier (von der Weid), commissaire général de Fribourg. Elle resta dans cette famille jusqu'au 30 avril 1752, époque oit Nicolas-Albert GasteJla, banncret de Fribourg, en fit. l'acquisition. Il avait acheté également le château el le domaine rural qu'il revendit quatre ans après. Cette branche des Castella ajouta à son nom celui de Berlens. La seigneurie prit fin en 1830 lors du rachat des droits féodaux. La paroisse est mentionnée en 1228 ; le droit, de collation appartint d'abord au duc de Savoie, puis à l'évèque de Lausanne. Après la conquête du Pays de Vaud, il fut exercé par les seigneurs du lieu jusqu'en 1867, date à laquelle Rodolphe de Castella le céda à l'évèque. A l'église, consacrée sous le vocable de Notre-Dame, se rattache un pèlerinage à Notre-Dame de l'Épine. Il remonte à plusieurs siècles et a pour origine une tradition populaire suivant laquelle la Vierge serait apparue au milieu d'un buisson d'épines. — Voir Kuenlin : Blet. — Dellion : Dict. des paroisses. — Jeunet, dans Revue de la Suisse catholique, 1873. — Poivé : La triple couronne. [A. cI'Amman.]

BERLEPSCH von VALENDAS. 1. Her-

mann-Alexander, d'Erfurt, s'enfuit en Suisse en 1848, se fit naturaliser à Dutgien près de Valendas, et obtint la bourgeoisie grisonne en 1851. Il s'établit à Saint- Gall et étudia activement sa nouvelle patrie. Il a publié Der Alpenfùhrer et toute une série de guides de voyages : Hfteinlande ; West- und Norddeutschland ; Thûringen ; Der Harz ; Paris ; das sùdliche Frankreich ; Suddeulschland ; Italien ; Schweiz, etc., ainsi qu'une quantité de brochures et articles de journaux, f le 14 mai 1883. — [L. J.]— 2. Hans-Eduard, fils du n° 1, * 31 déc 1849 à Saint-Gall, f 1921 à Munich, étudia à l'École polytechnique de Zurich, s'établit à Francfort comme architecte, puisa Munich. Il fut chargé parle tsar de peindre les batailles de Bulgarie en collaboration avec Alexandre de Kotzebue. Pour le musée de Bàle, il entreprit la restitution graphique ries peintures détruites de Holbein sur la façade de la maison Zum Tanz, à Bâle. Auteur de : Die Entwickelung der Glasmalerei in der Schweiz, 1885 ; Gottfried Relier als Maler, 1895 ; Emil Riltmeyer, 1914, dans Schweizer Maler. f 1921 . — Voir Kùrschner : Literaturkalender. — [P. Bt.] — 3. GOSWINA, écrivain, sœur du n" 2 ; quitta Zurich pour Vienne en 1882, f en avril 1918. Elle publia une série de romans, entre autres : Bergvolk ; Wutter ; An Sonnengelànden ; Befreiung ; Heimat ; Mann und Weib ; Spdtrot ; Rosen im Schnee. Elle laissa 20 000 couronnes par testament à Dutgien-Valendas pour ses pauvres, et à Zurich qui lui avait conféré la bourgeoisie d'honneur, 50 000 couronnes pour une fondation Berlepsch. — Voir Verhandlungen des Grossen liâtes 1851, p. 77. — .4ms Kunst und Leben, annexe au St. Galler Ta g bl ail 1913, n» 19.— SKL I, 110-111. — BM 1916, p. 182. [L. J.]

BERLI, BEERLI, anciennement B/ERLI. Famille zuricoise d'Uttenbach, mentionnée pour la première fois à Cappel en 1547 ; elle alla se fixer tôt après à Hausen, d'où elle se répandit vers 1640 à Ottenbach. [J. Frick.]

BERLIE, Pierre. Pasteur réfugié, originaire de Nîmes, fut ministre à Calvisson et vécut après la révocation de l'Édit de Nantes à Berne ; fit partie de la direction de la colonie française à Berne et y mourut le

7 février 1721. — Voir Bâhler : Kullurbilder aus der Refugientenzeit, p. 46, 47, 90. [E. B.]

BERLINCOURT (C. Berne, D. Delémont, Corn. Bassecourt. V. DGS). Vge où l'on a trouvé des monnaies des derniers empereurs romains. Anciennes formes : Burlincort, 1303 ; Boulincurt, 1320 ; Brelincort, 1499. Pendant la guerre de Trente Ans, le village fut brûlé par les impériaux. A 2 km. au Sud, près d'Undervelier, s'ouvre la grotte de Sainte-Colombe qui a servi d'habitation à l'homme pendant la période préhistorique. Une famille noble de Berlincourt a existé aux XIVe-XVe s. Population : 1910, 157 hab. cath. de la paroisse de Boncourt. — Voir A. Daucourt : Dict. des paroisses du Jura. TA. D.]

BERLINCOURT, famille originaire de la Montagne de Diesse, bourgeoise de Bienne en 1569. — 1, Joseph, du Grand Conseil de Bienne 1589, du Petit Conseil 1596, député à la conclusion de l'Alliance avec Henri IV 1602. — 2. Georg, du Grand Conseil 1615, du Petit Conseil 1691, administratenr de l'église 1627, intendant des bâtiments 1634-1635. — 3. Joseph, fils du n° 1, du Grand Conseil 1607, du Petit Conseil 1615. [E. B.]

BERLINGEN. Voir Berlens.

BERLINGEN (C. Thurgovie, D. Steckborn. V. DGS). Vge et Com. En 894 Berenwanc (pré d'ours), 1267 Bernench ; Bernan g jusqu'au milieu du XVIIIe s. Armoiries : d'azur à un anneau d'or. Berlingen appartint jusqu'en 1504 à la juridiction de Steckborn et à l'abbaye de Reichenau. En cette année il fut autorisé à former une juridiction à part et eut un rôle coutumier qui fut complété en 1535 et en 1550. Le 8 octobre 1576, le tribunal de Berlingen renonça en faveur de l'évèque de Constance au droit de nomination de l'ammann. En 1359 une chapellenie fut fondée à Berlingen, et en 1440, l'église fut détachée de la paroisse de Steckborn et érigée en paroisse autonome. Berlingen et son curé Kranz acceptèrent la Réforme ; le curé fut destitué par l'abbé de Reichenau en 1528. Là-dessus le droit de patronage passa à Zurich, non sans que l'évèque de Constance y eût fait opposition. La cure fut reconstruite en 1601 et 1647. En 1659, érection d'une nouvelle église qui fut reconstruite en 1842. L'école date de la fin du XVIIe s. Registres de paroisse : protestants dès 1604. [Sch.]

BERLI NGER, Johann-Georg, * 10 décembre 1841, | 29 août 1900 à Ganterswil son village natal, reprit la suite de la manufacture de son père pour le tissage en couleurs et la broderie. Député au Grand Conseil 1873-1891, au Conseil national dès 1890 ; colonel, commandant delà VIIe division 1888-1895, du IIe corps d'armée 1895-1898. Une ancienne famille de Beckenried portait aussi ce nom. — Voir St. Galler Nbl. 1901,

p. 47. — Schweiz. Militàr-Zeitung 1900.

[Bt.]

BERIVIETTLER. Voir Barmettler.

BERIVIEVEILLER. Voir B^ERSWIL.

BERMOND, Isaac, originaire de Glouyras, ministre à Vernoux en Vivarès (France), s'établit à Berne après la révocation de l'Édit de Nantes. Il fut un des fondateurs de la colonie française de Berne 1689, et l'un de ses plus zélés inspecteurs ; entreprit une quête pour le fonds d'assistance de la colonie dans les cantons de Glaris, Appenzell et des Grisons, du 4 avril au 29 mai 1694. Il résigna ses fonctions en 1696 et émigra en Allemagne après 1698. — Voir E. Bâhler : Kullurbilder aus der Refugientenzeit, 43, 81. [E. B.]

BÉRMONT. Famille originaire d'Aspres (Dauphiné), dont plusieurs membres vinrent s'établir au XVIIe s. au Pays de Vaud pour cause de religion. Elle est bourgeoise d'Assens et de Paudex. — 1. Auguste, 1816- 1876, ingénieur. Il exploita la mine de houille de Paudex, émit le premier l'idée de voûter le Flon dans sa traversée de Lausanne et entreprit ce grand travail. Député au Grand Conseil vaudois. — 2. Marc, 1819-1895, frère du n° 1. Il s'occupa de la création de l'usine à gaz de Toulon et, avec son frère cadet, de la construction du canal qui amène l'eau de la Durance à Marseille, et du dessèchement du lac Fucino. — 3. Henri-Samuel, ingénieur, 1823-1870, frère des n»s 1 et 2, travailla à la construction du canal de la Durance à Marseille et de l'aqueduc de Boquefavour. Ingénieur en chef des travaux de

RKRNA

RERNARDAZZJ

dessèchement du lac Fucino dans le royaume de Naples, 1858. — Voir lier, de qénéal. vaudoises I. [E. M.]

BERNA, BERNI, BERIMO.— I. Très anciennes familles d'Ascona. Armoiries : coupé, le premier parti de gueules à une croix ancrée d'argent et d'azur à un lys d'argent ; le deuxième d'argent à un scorpion de gueules. — 1. Pietko, * à Ascona en 15515, f martyr à Coculin (Indes) le 25 juillet 1583, étudia la théologie à Rome, entra en 1577 dans la Cle de Jésus et quelques mois après était destiné aux missions des Indes. Il séjourna à Lisbonne de 1578 à 1579, fut ordonné prêtre à Goa en 1580 et envoyé à la mission de Salsète. Il fut tué à Coculin avec quatre compagnons. Le procès canonique pour la constatation du martyre commença en 1598 ; Benoît XIV en 1741 reconnut le martyre et Léon XIII proclama Pietro Berno et ses compagnons bienheureux le 30 avril 1893. A cette occasion des fêtes grandioses eurent lieu à Ascona. — 2. Bartolomeo, * 1590, f 4 octobre 1670, curé d'Ascona dès le 21 septembre 1631, doyen de la pieve de Locarno. — 3. Giacomo-Filippo, d'Ascona, docteur en théologie, premier curé de Ronco s /Ascona et doyen, f 1763. — Voir Borrani : Ticino Sacro. — BStor. 1883. — Oldelli : Dizionario. — Schweiz. Kirchenzeitung 1915. — A HS 1918.

II. Famille de Prato-Valle Maggia. Elle porte exclusivement le nom de Berna. Armoiries : d'argent à trois fasces d'azur, au chef d'or chargé d'une aigle de sable (variantes). — GioVANNr-GiULio, * en 1718, f à Locarno 1804, chanoine de la collégiale de Saint-Victor de Locarno, 1773- 1804 archiprêtre, doyen, protonotaire et commissaire apostolique. A l'occasion de son cinquantenaire de prêl lise il restaura la collégiale de Saint- Victor, et la commune de Locarno lui vota à cette occasion une pierre commémorative dans cette église (1791). — AHS 1914 et 1918. — Corti : Le famiglie patrizie del Cantone Ticino. — Borrani : Ticino Sacro. [C Trszzini.] BERNANG (C. Saint-Gall). Voir Bernegg.

BERNARD. Nom de plusieurs familles genevoises immigrées.

I. Famille éteinte venue de Coudrée, suivant Sordet, reçue à la bourgeoisie en 1456. Armoiries : quatre points équipolés, et une bande chargée de trois étoiles accompagnée en chef d'un soleil et en pointe d'un croissant. — 1. Louis, f 1548, fut prêtre, puis embrassa la Réforme ; du Conseil des Deux-Cents 1536, des Soixante 1539, conseiller et procureur général 1548. — 2. Claude, * 1498, frère du n° 1, du Conseil des Soixante 1535, châtelain du chapitre 1539. - 3. Jaques, f 1559, d'abord gardien du couvent des Cordeliers de Rive, devint prédicant en 1534 et soutint les thèses évangéliques l'année suivante ; pasteur à Archamp 1536-1538, à Genève 1538, à Satigny 1542- 1559, du Conseil des Deux-Cents 1539. — 4. Jean- François, 1527-1587, fils du n° 2, syndic de 1559 à sa mort, devint seigneur de Château-vieux, Confignon, etc., en 1575.

II. Famille d'Arare, éteinte au XVIIIe s., bourgeoise en 1596. Armoiries : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois étoiles du même ou de trois coquilles d'or. — Samuel, 1631- 1701, pasteur à Croset 1659, à Grenoble 1662, à Chancy 1677, à Genthod et à Saconnex 1680. En 1689 il avait ouvert un « collège de mathématiques » et fut autorisé à faire des exercices publics dans l'Auditoire de philosophie.

III. Famille des Beaurières près de Die (Drôme), bourgeoise en 1791. — Ami, f 1851, fonda une importante maison de commerce à l'étranger ; revenu à Genève, il fut élu au Conseil Représentatif, maire de Céligny.

D'autres familles Bernard venues des environs de Genève, de la Savoie, du pays de Gex et du midi de la France furent reçues à la bourgeoisie aux XVe et XVIe s.

elles ne laissèrent pas de traces. — Emery, de la Ferté Hubert près d'Orléans, habitant 1555, fut un des premiers musiciens d'une certaine réputation au XVIe s. ; il a laissé une Briève et facile méthode pour apprendre à chanter en musique, 1570. — Voir Galiffe : Nol. gen. III, VII. — Gaulier : Médecine. — Galiffe : Armoriai genevois. — France protestante. — Galiffe : Genève historique et archéologique. — F. Necker : L'église de Satigny, 24, 29. — Heyer : L'Église de Genève. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [H. Da.]

BERNARD. Nom de trois évêques de Genève : Bernahu I, 43e évêque de Genève d'après Gautier. Il n'aurait régné qu'un mois vers l'an 907. — Voir Gautier : Helvetia sacra. — Bernard II, 54e évêque de Genève d'après Gautier. Il succéda à Adalgodus au commencement du XIe s. — Voir Gautier : Helvetia sacra. -Bernard III, évêque de Genève 1206-1213, succéda à Nantellinus. Les frères de Sainte-Marthe lui donnent le nom de Charert qu'on ne retrouve ni dans les actes ni dans les sceaux qu'il a laissés. Ils disent aussi qu'il était chancelier de l'église de Paris. Bernard fut un prélat probe et droit, chargé à plusieurs reprises de missions de confiance par le pape Innocent III. Sous son épiscopat on voit pour la première fois l'évêque de Genève aux prises avec la maison de Savoie. Ayant appris, en 1211, qu'une paix se préparait entre Berthold V de Zàhringen et Thomas, comte de Savoie, et craignant de voir ce dernier émettre des prétentions sur Genève, l'évêque lui fit voir qu'il n'avait aucun droit sur la cité. Le comte passa un acte la même année dans lequel il promettait de respecter les droits régaliens de l'évêque. Bernard devint archevêque d'Embrun. — Voir Gautier I. — Regeste genevois. — Mallet dans MDG VIL — Blavignac dans MDG VII. [M.-L. G.)

BERNARD, Auguste, * le 5 novembre 1815 à Fornet, f le 21 février 1905 à Berne, pasteur à Saint-Imier 1850 et dès 1862 à l'Église française de Berne. Comme représentant de la théologie du Réveil, il participa par ses écrits aux différends religieux des années 1860-1870. — Voir TBG, 1905. [E. B.]

BERNARD, BÉNIGNE. En septembre et octobre 1624 il fut chargé d'une mission politique à Coire auprès des III Ligues par les ambassadeurs français, R. Miron et le marquis de Cœuvres. Le 12 septembre, à la Diète des Ligues, il demanda de pouvoir recruter 2000 hommes dans la Ligue de la Maison-Dieu et dans celle des Dix-Juridictions pour défendre Bâle et délivrer la Valteline. Sa demande fut repoussée. — Voir E. Rott : Représentation diplomatique V. [L. J.l

BERNARDAZZI. Famille de Pambio. - - 1. VlNcenzo, architecte, partit pour la Russie où il jouit de la faveur de l'empereur Alexandre. C'est peut-être lui qui fut impliqué en 1814 dans la révolution de Giubiasco. f à Pambio en 1837. — 2. Giuseppe, frère du n° 1, * à Pambio vers la fin du XVIIIe s., partit pour la Russie, fut nommé par le gouverne ment membre de la Commission des travaux publics et envoyé avec son frère Battista dans le Cau case. Il participa à l'expédition de l'Elbrus ou Elbrouz (1829) et découvrit et dessina plusieurs antiquités chrétiennes.

C'est d'après ses plans que l'empereur fit bâtir

la ville de Pjatigorsk ; il mourut dans cette ville en 1840. -- 3. Giuseppe, * 2 août 1816 à Pambio, t i'r» janvier 1891, reçu architecte à Brera, puis partit à 19 ans pour la Russie. Il travailla à l'embellissement du palais d'hiver et des villas impériales de Pétrograde, Moscou et Cronstadt. Auteur d'un panorama de Pétrograde et des plans de fortifications de Sébas-

Guiseppe Bernardazzi.

D'après uue photographie.

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